MICHEL VAILLANT – Saison 2- tome 1: Voltage.

Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, 12/2013Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, 12/2013Dessin : Marc Bourgne &  Benjamin Benéteau

Scénario : Philippe Graton &  Denis Lapière

D’après les personnages crées par Jean et Francine Graton

Editions Graton/Dupuis

Sortie : 06/12/2013

56 pages

Prix conseillé : 15,50 €

ISBN : 9782800157795

Aventure, automobile.

 

Résumé (de l’éditeur): Interdit de course jusqu’à la fin de la saison après les événements de la course de Portimão, Michel Vaillant traverse une période de doute. Troublé par la détermination de son fils, engagé dans une entreprise qu’il juge incompatible avec les valeurs de la famille, Michel Vaillant décide de relever un nouveau défi : battre le record de vitesse avec une voiture électrique sur le Lac salé de Bonneville, aux États-Unis. La pression qui pèse sur ses épaules est forte. La crédibilité et le prestige des usines Vaillant se trouvent mis en jeu dans cette performance. Il n’a en effet pas droit à l’échec, tant vis-à-vis des sponsors que de son père, le patriarche de la famille, qui n’a jamais caché son mépris pour l’électrique. S’ajoutent à cette tension les inquiétudes de Françoise, préoccupée par les risques que va prendre Michel en pilotant ce prototype.

Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, 12/2013

Mon avis : Je ne vais pas reprendre les arguments et les développements que j’avais énoncés lors de la première chronique de la saison 2 de Michel Vaillant. Je vous renvoie à celle-ci via le lien repris en fin de cette chronique. Ce tome deux continue sur la même lancée du tome 1, dans le même plan «marketing». Les auteurs nous avaient laissés sur un suspens intenable à la fin du tome précédent. Maintenant, il va falloir développer l’idée de base et ils y parviennent avec maîtrise. Ils sont entrain de creuser le trou dans lequel est plongé Michel Vaillant. Des emmerdes, il en a plein la casquette : l’usine Vaillant, son fiston, sa suspension de licence automobile,…On a parfois les soucis qu’on mérite…Disons que les scénaristes se sont donnés à fond pour sortir une histoire qui sort du plan courses – victoires – coups fourrés du « Leader », son meilleur ennemi.

Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, 12/2013

L’aspect psychologique  est mis en avant et on creuse profond. C’est à ce niveau que la saison 2 est novatrice. Mais on ne laisse pas pour autant tomber les ficelles qui ont fait le succès de la série de Jean Graton. La référence à des personnes vivantes, acteurs du monde des courses automobiles, est toujours bien présente. On rencontre au fil de la narration Alain Menu ou la firme Venturi automobiles qui s’est mis pour objectif de battre le record du monde de vitesse en véhicule électrique. Un feuillet en quadrichromie de 4 pages est d’ailleurs ajouté à l’album et fait le point sur le projet Venturi. C’est la confrontation de la fiction « Michel Vaillant » à la réalité. C’est aussi un rappel, un renvoi, à la saison 1 et à l’album « Mach 1 pour Steve Warson », paru en 1968. Vous l’aurez compris, c’est de la fine mécanique mise en place par le scénario.

Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, Venturi, 12/2013

Au niveau du dessin, c’est globalement d’un très bon niveau graphique. Au niveau des véhicules, il n’y a vraiment rien à dire. On est proche de la perfection. Les personnages récurrents de la saison 1 sont par contre moins bien dessinés. J’ai quelques réticences par exemple sur la façon est dessinée Steve Warson. Pas encore bien maîtrisé le « Steve » ! Je trouve aussi qu’au niveau des expressions des visages, c’est parfois un peu figé.

Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, Venturi, 12/2013

Pour conclure, cet album se lit avec facilité et envie. C’est cela le principal et je pense que la série Michel Vaillant est bien repartie avec un univers plus diversifié, plus riche, plus basé sur la psychologie des personnages qui sont plus que des personnalités bien propres, bien lisses et bien nettes. Les héros de papier ont maintenant le pied sur terre. Ils sont plus vulnérables et cela donne une nouvelle dynamique à la série.

 

Graphisme :      7,5/10

Scénario :        8,5/10

Moyenne :        8,0/10

 

Lien internet vers le site des éditions Dupuis : ICI.

Lien vers la chronique du tome 1- Saison 2 : Au nom du fils : ICI.

Lien vers le site internet de Venturi : ICI.

 

Capitol.

 

Michel Vaillant, Voltage,Graton, Dupuis, 12/2013

 

Moi, jardinier citadin

moi jardnier citadin,minho choi,akata,manwha,jardinage,société,jardins collaboratifs,incroyables comestibles,incredible edible,012104,810moi jardnier citadin,minho choi,akata,manwha,jardinage,société,jardins collaboratifs,incroyables comestibles,incredible edible,012104,810Scénario et dessin : Min-ho Choi

éditeur : Editions Akata

date de sortie : 23 janvier 2014

208 pages

manwha (sens de lecture occidental)

genre : autobiographie, société,écologie

 

 

Min-ho Choi est dessinateur de BD et pour l’animation. Fatigué de la vie moderne, le rythme trépidant de la capitale Coréenne ne lui convient plus et il ne prend plus de plaisir dans un métier en pleine mutation où la production de masse est reine, imposant ses cadences infernales. Il profite de son mariage pour entamer une nouvelle vie en s’installant dans une petite ville au nord de Séoul, en bordure de montagne. Il veut reprendre contact avec la nature et se rapprocher de son rythme. Pour cela, il décide de se lancer dans la culture potagère.

Complètement ignorant en la matière, il fera ses classes dans un jardin collaboratif au contact de voisins truculents, chacun ayant ses propres motivations et méthodes pour faire pousser ses légumes.

Le jardinier novice, sous ses airs candides, boira les paroles de chacun, se fera un peu railler et moquer, mais à force d’observations, de patience et de bon sens, il s’apercevra qu’il n’est pas si compliqué de cultiver un potager en respectant la nature. Et quelle meilleure récompense que celle de savourer ses propres légumes qui ont un vrai goût ?

 

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Ce livre est une vraie bouffée d’oxygène. Min-ho Choi à choisit d’appuyer sur la touche « pause » et de nous faire partager cette expérience sous la forme d’un récit un peu naïf, mais d’une fraicheur bienfaisante.

Avec lui, nous prenons le temps de regarder ce qu’il y a autour de nous et surtout, ce qu’il y a sous nos pieds : de la terre ! De la terre dans la quelle poussent des choses que l’on peut manger. Des légumes et des herbes qui grandissent tout seuls ou avec un petit coup de pouce de l’homme, mais surtout, qui s’en sortent très bien sans produits chimiques. Nous redécouvrons aussi les saisons et les activités qui y sont liées, invitant à la patience et à l’harmonie du rythme de la nature. On s’émerveille aussi des premières pousses, on est dépités des dégâts causés par une tempête, on est fâchés après ces insectes qui se repaissent de nos bons légumes bio … Mais, tout compte fait, ne serait-ce pas ça la vraie vie ? A chaque saison ses légumes, à chaque légume son type de terre, son besoin en eau et soleil, à chaque plante son parasite et son anti parasite naturel.

 

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La culture potagère n’est pas qu’un simple hobby pour Min-ho Choi mais quasiment une thérapie. Le fait de voir émerger de terre ses tomates, courgettes ou concombres lui fait redécouvrir le sens de la vie et la notion de « terre nourricière ». Dans nos sociétés de consommation où il suffit de mettre les pieds dans un supermarché pour y trouver tout ce veut (qu’on en ait besoin ou pas), il est si facile d’oublier d’où viennent les choses, comment elles ont été faites, le travail qu’il y a derrière chaque produit.

Sans tomber dans le militantisme ostentatoire, l’auteur remet simplement les pendules à l’heure avec beaucoup d’humilité et d’humour. Il nous invite à découvrir l’engouement grandissant de par le monde pour les jardins collaboratifs où règnent partage et convivialité.

 

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A ce titre, les Editions Akata s’associent au mouvement Incroyables Comestibles (Incredible Edible) dont l’objectif est de promouvoir l’autosuffisance alimentaire et surtout le « consommer local et sain« . Cette expérience communautaire initiée en Angleterre en 2008, consiste à mettre à disposition gratuitement les légumes cultivés dans des petits potagers qu’ils soient privés ou publics.

Moi, jardinier citadin invite à réfléchir sur la malbouffe, sur le consumérisme déraisonné des sociétés occidentales, mais aussi indirectement à la mainmise sur l’agriculture mondiale d’une certaine multinationale américaine spécialiste en biotechnologie agricole …

 

A l’heure où l’Union Européenne interdit la vente et l’échange des semences ne figurant pas au catalogue officiel (autrement dit toutes les graines et semences anciennes et traditionnelles qui ne sont pas commercialisées par les grosses multinationales), il est bon de voir germer un mouvement de résistance pacifique, convivial et utile au quotidien. C’est le pot de terre contre le pot de fer, mais je veux bien parier sur une victoire du bon sens au profit de la nature et de l’humanité.

 

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Pour conclure, malgré des personnages dessinés de manière un peu trop caricaturale dans leurs attitudes et expressions, Min-ho Choi nous livre un rafraîchissant petit traité de jardinage où les plantes sont magnifiquement mises en valeur par des dessins tout en aquarelle. L’ensemble est agrémenté de doubles pages explicatives sur les légumes et leurs vertus ou bien sur quelques techniques potagères.

De quoi glaner de précieux conseils pour qui voudra tenter l’expérience.

 

Ma note : 8/10

Loubrun

 

 

 

 

 

 

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