L’oracle della Luna – T5 – Esther et Elena

Scénariste : Frederic Lenoir
Dessinateur : Griffo
Editeur : Glénat
Genre : Historique
56 pages
Sortie le 7 mars 2018


Avis de l’éditeur :

Jérusalem. Giovanni a finalement mis la main sur l’un des mystérieux « hommes en rouge » qui ont torturé et assassiné son maître Lucius. Toutefois il n’a pu se résoudre à se venger, épargnant à son âme de basculer dans l’ombre. C’est donc empli de sérénité qu’il rejoint la belle Esther et la demande en mariage. Les deux époux filent alors le parfait amour, jusqu’à ce que le destin les rattrape et que le passé de Giovanni resurgisse…

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La Planète des Riches Tome 1

61b+boKws3L__SX383_BO1,204,203,200_.jpgPlancheS_60180.jpgAuteur : Mo Cdm

Éditeur : Fluide Glacial

48 pages

Genre : Humour

Sortie le 21 février 2018

 

 

Avis de l’éditeur :

 

L’absence de dividendes vous colle les glandes ? Prêt à tous les sacrifices pour augmenter vos bénéfices ? Vous décrocheriez la lune pour augmenter votre fortune ? Alors rejoignez le club diamant en orbite autour du globe pour une épopée riche en émotions… et en pognon…

 

Mon avis :

Démesuré? Scandaleux? Tout est relatif lorsqu’on dispose des moyens. Quoi qu’il en soit, ces nouveaux riches ont de l’ambition : pouvoir profiter en toute impunité de leurs colossales fortunes, à l’abri de tout regards de la classe pauvre, comme ils le disent avec tant de spontanéité. Tout individu ne disposant pas au minimum de  plus de 1 milliard d’euros…n’a strictement pas sa place à bord du luxueux monde en orbite situé à 400 km au dessus de Monaco. Que vous disposiez d’un milliard d’euros ou d’un centime, à leurs yeux, vous n’êtes qu’un pauvre… Avec de tels arguments, les places sont strictement limitées…

La trame orchestrée par Mo / Cdm vaut agréablement le détour. De manière totalement ironique, il pousse les artifices du profil des personnes riches dans leur retranchement, bien que ceux-ci, la plupart du temps, pleurent de ne savoir que faire avec leurs lingots, pleurent de connaître qu’au même instant sur Terre, leurs dividendes ne font que s’accroître, et pleurent encore et toujours de ne disposer que de deux bras, deux jambes et d’une vie limitée sur Terre pour accomplir toutes leurs folies.

A l’effigie d’un récit d’Oncle Picsou, la Planète des Riches offre un humour satirique, qui joue en permanence sur les saveurs mielleuses et les frustrations que pourraient rencontrer ces super-riches, si bien que le moindre mouvement deviendrait dés lors un travail d’arrache-pied.  L’auteur pousse le vice de la richesse, ou plus particulièrement les déboires de celle-ci vers des frontières totalement insolites, drôles à souhait, dans lesquels le lecteur s’immisce le temps de la lecture.

Finalement, riches ou non, ont leurs moments de stress…reconnaissons-le! Bienvenue au club diamant!

Cette série est prévu en deux tomes dont la suite paraîtra en juin 2018

 

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Coq de Combat

Chroniques courtes #162 : BTooom ! 23 ; Bonneville T1

9782344027424-G.jpgPlancheA_323136[4094].jpgBtooom ! T23

Auteur  : Junya Inoue
Editeur : Glénat
210 pages

Genre : Survival
Sortie : le 7 février 2018

 Mon avis :

Matthew Perrier débarque sur l’île, accompagné de quelques hommes. Cet ancien agent de la NSA, hacker et espion, déclare à Ryota et les derniers survivants d’arrêter ce jeu de massacres. De nombreux internautes de par le monde soutiennent Ryota, par son palmarès au jeu Btooom en ligne, et tentent de renverser d’une part, la firme Tyrannos, et d’autre part, un organisme nettement plus coriace, tenu par de très grands pontes à l’échelle mondiale. Par contre, le fait de stopper net les combats, n’est pas au goût de tous… un avion de chasse américain s’approche de l’île, bien décidé à exécuter les derniers rescapés de ce jeu cruel. Chaque seconde rapproche Ryota de l’exploit, lui qui récupère à ses côtés Himiko, libérée de son bourreau.

Toujours aussi efficace, survolté et tenant le lecteur en haleine, Btooom propose un récit à la fois intelligent sur la survie humaine, tout comme l’interconnexion entre individus sur le plan psychologique et moral appelant à l’entraide ou à l’individualisme. Une série qui se savoure jusqu’au-boutisme !

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Coq de Combat


Bonneville – tome 1 – Quatre zéro sept  !

chroniques courtes,#162,btooom !,junya inoue,glénat,survivalchroniques courtes,#162,btooom !,junya inoue,glénat,survivalAuteur  : Marvano
Éditeur : Dargaud
46 pages

Genre : adaptation
Sortie : le 16 février 2018

 

Bluebird, Thunderbolt, Railton Special, Spirit of America… autant de noms mythiques dans le monde de la vitesse automobile. Mais pas sur circuit ! Plutôt sur le Bonneville Salt Flats, cette plaine couverte de sel, pas loin du célèbre grand lac salé de Salt Lake City dans l’Utah. C’est plus lisse, et ça accroche moins que l’asphalte. Idéal pour battre des records de vitesses. C’est tout l’univers, passionné et dramatique, que Marvano tente de nous faire découvrir en adaptant le livre Salt of the Earth de Zeldine Johnson dans cet album aux dessins sublimes. Dommage que le choix narratif se soit porté de manière quasi exclusive sur une voix off, ce qui nuit au récit et à l’intrigue et empêche l’installation d’une dynamique qui irait pourtant bien avec le sujet. Du coup, on a du mal à s’intéresser aux personnages y compris à l’énigmatique narrateur.

Suite et fin dans le tome 2.

Loubrun

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La Religion T2 : Orlandu

51OdXZU3qzL__SX372_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_319749.jpgScénariste : Benjamin Legrand

Dessinateur : Luc Jacamon

Éditeur : Casterman

80 pages – Historique

Sortie le 17 janvier 2018

 

 

Avis de l’éditeur :

Malte, mai 1565. Les chevaliers chrétiens de l’ordre des Hospitaliers, aussi nommé la Religion, se préparent à l’invasion de l’île par Soliman le Magnifique et ses 45 000 « lions de l’Islam ». A un contre cinq, le combat semble perdu d’avance et le siège qui se prépare s’annonce d’une violence inouïe. Pour parer à la faiblesse de ses troupes, le grand maître La Valette décide de convoquer Mattias Tannhauser.

 

Mon avis :

Les combats font rage. L’inquiétude règne. Mattias énonce devant Carla, sa future épouse, les motifs de ses tatouages : Ils symbolisent des représentations du culte sacré des janissaires dont le but consistait à se laver du désir des femmes. Pas sûr du coup que cette dernière apprécie leurs représentations, ou au contraire, elle se sent honorée qu’il la comble.

Sur les champs de bataille, Mattias Tannhauser réconforte les siens, il encourage ses hommes à avoir foi en l’éternité et d’affronter son destin avec courage. Il revient auprès de ses proches conseillers avec Nicodemus, un devshirmé, prélat au dernier conseil d’état major turc, souhaitant être rebaptisé parmi les agneaux de Dieu. Ses informations semblent fiables : le pacha Mustapha se prépare à prendre le Fort Saint-Elme. Avant d’affronter les Ottomans, Tannhauser est en pleine introspection. Il recherche davantage la paix intérieure plutôt que les richesses. Néanmoins, les désirs de la chair l’envahissent : pris en étaux entre deux femmes : Carla ainsi que la Comtesse, à qui il a juré de retrouver son fils. Mais au travers de la rudesse des combats, Mattias ne rencontrera que souffrance et désolation : il perdra ses fiers amis et sera victime de la fièvre, suite à de nombreuses blessures.

 La fin d’album laisse entrevoir une suite passionnante : Mattias retrouve son père parmi l’ennemi!

 

La qualité graphique de Jacamon nous en met plein les yeux. On comprend désormais que l’artiste sait jongler avec aisance sur divers tableaux! Dommage pour la trame qui bien qu’élogieuse, et pleine de dynamisme ne parvient pas à nous entraîner comme on le souhaiterait.

 

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La guerre des Sambre : Maxime et Constance

51IGgrufYML__SX373_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_317963.jpgScénariste : Yslaire

Dessinateur & coloriste : Marc-Antoine Boidin

Éditeur : Glénat

88 pages

Genre : Historique – Drame

Sortie : le 17 janvier 2018

 

Avis de l’éditeur :

Conclusion de l’ultime trilogie de La Guerre des Sambre, le 3e chapitre de Maxime & Constance en est la clé de voute, le chaînon sanglant de la malédiction familiale.

Avant l’apothéose de la série culte Sambre, Yslaire conclut tragiquement l’ultime trilogie de La Guerre des Sambre, dans un format exceptionnel de 87 pages.

Mon avis :

 Louise pleure toutes les larmes de son corps…du moins, ce qu’il lui en reste. Abandonnée avec ses fils jumeaux, elle donne naissance à une fille, enfant qui ne survivra pas.

Paris, juin 1794. Écrivant de nombreuses lettres à sa mère, sans la moindre certitude que celle-ci les reçoive, elle démontre dans chaque mot, le désespoir de son quotidien. Exilée depuis 5 ans, prise au piège de la manière la plus abominable par un mari qui l’a trahi, loin est derrière elle la couleur du bonheur. Chaque jour la prive un peu plus de liberté et la rapproche de l’inéluctable fin tragique : son exécution. Tout comme son fils, François de 12 ans qui vit dans la terreur. Son autre fils sera épargné, les docteurs le diagnostiquent de débilité. Dans une semaine tout au plus, la mort les attendra. Et ou se trouve Maxime? Dans les bras de filles de joie serait encore pour Louise une satisfaction. Mais il est épris de manière radicale pour Constance, qui plus machiavélique que jamais, joue de lui et met en place un processus abominable.

Louise revoit son passé, et ne comprend rien à sa situation si catastrophique d’un aujourd’hui sans lendemain. Elle se remémore néanmoins qu’il demeurait une once d’espoir, mince certes, mais tolérable lorsqu’elle se vit offrir par sa sœur Germaine, les appartements à l’hôtel des innocents. Accompagnée à ce temps là par Robespierre. Mais la noirceur invivable de la Révolution transpire à chaque recoin, et ses larmes se transforment peu à peu en véritable calvaire. Elle restera 3 longues années en ces lieux, espérant que son mari obtienne la possibilité d’un ailleurs – partir pour l’Angleterre – ou en terrain plus faste. Paris est sous surveillance, chacun tente de dénoncer à titre personnel, la Révolution engendre la peur et la traîtrise. Que ne ferait-on pas pour un morceau de pain?

Louise voit en Maxime un monstre qui la traumatise. Elle vit recluse dans la crainte d’être dénoncée pour complot royaliste ou qu’un ancien domestique, pour ne pas l’avoir salué en citoyen. Plus d’un aristocrate se voit modifier ou raccourcir leur nom par précaution d’être condamné. Quant à Maxime, il profite des bienfaits d’un homme de sa condition, savoure les délices des prostituées…bien que pris au piège de son amour pour Constance, il devra endosser la force et la détermination de cette dernière. Car Constance représente la lumière, le destin enflammé pour qui il pourrait tout perdre…

-> l’avis commence ici

Que dire concernant cette conclusion, si ce n’est un magnifique mais ô combien horrible dénouement. Yslaire nous livre ici une véritable toile scénaristique, telle une cendre qui se consume jusqu’à l’extinction. Les dernières pages du récit atteignent un niveau d’atrocité psychologique rarement vu ou rédigé. Son personnage central, Constance joue certes les salopes avec un grand S, on ne peut cependant que la féliciter avec de tels arguments et stratagèmes mis en place. Une putain du peuple qui gravit les échelons de la victoire plus qu’immorales. Et finalement, son pantin, le si fort Maxime rampera vers elle, et la comblera au détriment de tout, et de tous.

En lisant ce chapitre final, cela nous évoque ce qu’aurait pu concocter le Marquis de Sade dans toute sa splendeur. La qualité graphique tout bonnement éblouissante, contribue à élever cette trame macabre. Le trait de Marc-Antoine Boidin réaliste et provoquant émerge littéralement. Sa pellette de couleurs cloue le bec de bout en bout. C’est bien simple, on se sent aspiré tel des fétus de paille au travers d’un orchestre philharmonique.

Chef-d’œuvre!

 

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Coq de Combat

 

 

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Le Troisième fils de Rome T1 : Martius

51WT+Q7zyrL__SX359_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_322707.jpgScénariste : Laurent Moernard

Dessinateur : Stefano Martino

Éditeur : Soleil

Genre : Historique – 56 pages

 Sortie le 31 janvier 2018

 

 

Avis de l’éditeur :

 

On connaît la légende de la naissance de Rome, fondée par les jumeaux Romulus et Remus, fruits de l’union entre Mars et la vestale Rhéa Silvia, sauvés du Tibre et élevés par une louve. Mais on ignore qu’un troisième enfant est né de l’union forcée entre Rhéa et Amulius. Ce troisième fils de Rome et ses partisans, à l’origine d’un ordre secret, vont influencer et changer à tout jamais l’histoire de Rome.

 

Mon avis :


L’empire romain n’a décidément pas fini de nous surprendre. Pour cette énième tentative, nous voici confrontés aux origines de ses fondations. La trame démarre avec la guerre de Troie où Achille tue Hector, mais se concentre davantage sur Enée, qui fût également un excellent chef troyen de l’époque.

Quittant Troie, Enée s’installe au Tibre. Des siècles durant, sa descendance règnera en ces lieux. De nombreux rois se succèdent dont le 13e Numitor, un être droit et foncièrement bon. Son frère Amulius est quant à lui, tout son contraire, avide et cruel. Il en vient à détrôner son frère, tuer son cousin et tente d’emprisonner sa nièce Rhéa. Contre toute attente, le dieu Mars la surveille et la séduit. Ensemble ils auront deux enfants : les jumeaux Romulus & Remus. Connaissant ces événements, Amulius exige la mort des enfants, mais Mars observe et protège les jumeaux. Des années plus tard, devenus adultes, c’est au tour des jumeaux de chercher vengeance. Ils assassinent Amulius, et permettent à Numitor de récupérer son trône.

Mais comme par malédiction, les deux frères finissent par se haïr. Romulus assassine son frère à l’aide d’une pierre. Pourtant une rumeur circule comme quoi la vérité serait tout autre : Amulius pris de colère aurait violé Rhéa et un fils serait né de cette union violente : Le troisième fils de Rome!

Ce dernier bien réel s’est juré de venger son père tué par les jumeaux. Obnubilé par cette vengeance personnelle, il décide de s’opposer à Rome, aidé par une secte fanatique souhaitant éradiquer le système mis en place. Ils sèment terreur et mort sur leur passage faisant de la capitale la nouvelle Troie.

Nouvelle série, nouveaux protagonistes, tout en reprenant pareils ingrédients qui furent le couronnement de la grande Rome, déjà à maintes fois présentées. On fait face à un impressionnant déluge de personnages, entremêlés les uns aux autres, de conspirations et de prise de pouvoir. Vengeance est synonyme de trahison.

Graphiquement, le constat est plutôt favorable. Les scènes épiques sont de hauts standing, les duels aux corps à corps spectaculaires. On peut toutefois se plaindre côté visages, car les faciès des protagonistes sont bien trop conventionnels.

Prévu en cinq tomes, avec des héros distincts, le second tome annonce le premier Spartacus Eunous.

 

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Last Man Stories

Couv_319750.jpgPlancheA_319750.jpgScénariste : Bastien Vivès

Dessinateurs : Bastien Vivès & Leveillé Bacci

Éditeur : Casterman

200 pages – noir & blanc

Sortie : le 24 janvier 2018

Genre : Polar

 

Avis de l’éditeur :

 

Quinze ans avant les événements de «Last Man», alors que le jeune Richard Aldana est une star au sommet de sa gloire et un mari volage, Milo Zotis, parrain de la mafia locale, s’apprête à inonder la ville de sector, une dangereuse drogue expérimentale. H, un flic infiltré, et le Corbeau, un justicier masqué aux méthodes extrêmes, tentent de l’en empêcher.

Mon avis :

Amateurs de polars ultra-violents où les plus grands caïds, les gens de la rue et autres drogués pullulent, ce manga vous est destiné! Ici, vous ne rencontrerez pas de réel gentil, tout à fait obsolète à l’heure du polar moderne. Par contre, vous parcourez ce scénario déjanté avec la graine de voyous en tout genre : du flic patibulaire, aux bimbos ravageuses, et autres tatoués prêts à découdre.

Une fois tous ces individus plus que sympathiques mis sur l’échiquier, la danse peut démarrer. La force du récit réside par son second degré, que l’on peut retrouver par exemple dans une série Comics mythique : 100 Bullets. Soyons clairs, on ne peut toutefois pas comparer sur le même plan d’égalité les deux séries. 100 Bullets étant un chef-d’œuvre, difficile de lui mettre des battons dans les roues. Toutefois, Last Man Stories, qui se déroule 15 ans avant les événements de Last Man, reprend une boulimie d’éléments, qui indépendamment ne valent pas grand chose, mais une fois réunis tiennent réellement la cadence.

La ville de Paxtown regorge d’individus sauvages. Et pour l’occasion, la grande finale du Violent Ball fait rage. Les joueuses toutes aussi affriolantes que droguées, vont s’en mettre plein la tronche. Les bookmakers se frottent déjà les mains. Entre règlements de comptes, poules de luxe, et toxicos à la petite semaine, bienvenue dans ce bled vivement conseillé pour vos prochaines vacances. Au moins, vous aurez quelque chose à raconter qui sort du traditionnel !

Le duo Vivès et Bacci s’en donnent à cœur joie. Pour notre plus grand plaisir. Un découpage, on ne peut plus rudimentaire, mais qui respecte le message à transmettre : aller au plus simple et nous en mettre plein les gencives.

Ce type de lecture plaira aux amateurs du genre, qui deviennent à notre époque de plus en plus nombreux. La série B, pour de nombreux lecteurs ou de cinéphiles est un répertoire à part entière. Certains même avoueront davantage prendre leur pied que pour des grosses productions ou des livres vivement conseillés.

 

La marque de fabrique utile et indispensable d’une série B, consiste à tenir le lecteur ou le spectateur en haleine le plus longtemps possible, avec le minimum de temps morts envisageable. Last Man Stories contribue à cela, de manière inintérrompue. Si bien, qu’au final, on en redemande.

 

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