Succombe qui doit

succombe.jpgsucombe 1.jpgAuteurs : Ozanam et Rica.

Editeur : Casterman (KSTR)

Sortie :01/2014.

 

Coup foireux.

Sale temps sur la casse auto Marchado. Quatre jeunes malfrats en fuite après un braquage qui a dégénéré, dont l’un grièvement blessé, s’y sont réfugiés lors d’une nuit de déluge. Depuis, ils y séquestrent José, le patron des lieux, un costaud taciturne, misanthrope et revenu de tout.

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Des clous dans la tête.

 

Ce que j’aime souvent dans la collection KSTR, c’est qu’on sort du BDphilement correct. Déjà, la couverture annonce l’uppercut que vous allez prendre dans la gueule. Une histoire franche du collier qui commence par une putain de scène hallucinatoire. Ensuite, on fait connaissance avec une bande de braqueurs complètement barges et du propriétaire des lieux, Laser Joe. Bienvenue en enfer  ha ha  ha !

Ce polar à la française (s’il vous plait)  est brut de décoffrage, violent, sale  mais aussi et surtout efficace. En plus, la surprise finale est à la hauteur de nos espérances.  On peut dire que ce huis clos d’Ozanam est au plus haut des cieux.

Le dessin de Rica est au diapason du récit, il fait même crever ce con de Tintin ! C’est du lourd, du gras, du percutant avec des cadrages de fou. Le nec, ce sont les tronches de cake qu’il ose mettre en avant.

Une fucking bonne giclée d’hémoglobine n’a jamais fait de mal à personne  non ?

Allez, à la prochaine chronique bande de p’tits branleurs !

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Samba.

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L’Homme qui assassinait sa vie

l'homme qui assassinait sa vie,one shot,vautrin,moynot,polar,road movie,vengeance,junkie,politicien,chien,commissaire,0810,casterman,082013,univers d'auteurs,detective,privel'homme qui assassinait sa vie,one shot,vautrin,moynot,polar,road movie,vengeance,junkie,politicien,chien,commissaire,0810,casterman,082013,univers d'auteurs,detective,priveScénario/Adaptation : Moynot, Emmanuel
Dessin : Moynot, Emmanuel
Dépôt légal : 08/2013 
Éditeur : Casterman
Collection : Univers d’auteurs
Planches : 110 
ISBN : 978-2-203-06861-2

 

Après l’adaptation géniale par Baru de Canicule, c’est au tour d’Emmanuel Moynot,  Hurlements en coulisses, d’adapter, chez Casterman,  un roman,  L’homme qui assassinait sa vie, de Jean Vautrin, paru en 2001.

 

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Le pitch de ce one shot : François-Frédéric Frey, dit FFF,  43 ans, sort de prison. Il vient d’y purger une peine de trois années pour fausses factures et abus de biens sociaux. Il est bien décidé à présenter la note et avec des intérêts à ceux qui lui ont pourri la vie : famille, ex-femmes (3) et ex-beau-papa.  Nous suivons aussi Gus Carape, 56 ans, ex-flic, détective privé de seconde zone qui vivote et essaye de trouver une combine pour avoir une rentrée d’argent, ceci afin de  payer ses arriérés de loyers. 

 

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Au niveau des dessins, ceux d’Emmanuel Moynot font indubitablement penser à ceux de Jacques Tardi période Nestor Burma dont il a dessiné trois aventures. A noter son remarquable travail sur la colorisation. Celle-ci apporte véritablement un plus aux dessins et aux différentes ambiances que l’on retrouve tout au long de cette histoire.

 

L’homme qui assassinait sa vie  est à conseiller à celles et ceux qui aiment les ambiances déjantées, glauques et les histoires qui se terminent mal.  Vous avez là un très bon road-movie à déguster sans aucune modération !!! 

 

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Ma note : 8/10

 

Revedefer

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