CHAPMAN (série en trois volumes).

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Tome 1 : Les premières victoires

Tome 2 : Les années sang et or

Tome 3 : Splendeur et drames

Dessin : Nedzad Kamenica, Christian Papazoglakis, Robert Paquet

Scénario : Denis Bernard

Editions Glenat

Collection Plein Gaz

Sortie T1 : 01/02/2012- T2 : 07/11/2012 – T3 : 12/06/2013.

48 pages

Prix conseillé : 13,90 €

Sport automobile, Formule 1, Biographie, Colin Chapman, Lotus.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): De la naissance des premières voitures artisanales au couronnement suprême au championnat du monde de Formule 1 avec Jim Clark, en passant par la première victoire d’une voiture à moteur arrière à Indianapolis, ce premier volume retrace l’ascension fulgurante de la marque Lotus et de son inventeur que certains considèrent comme le Enzo Ferrari britannique.

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Mon avis : Le succès de la collection « Calandre » chez Paquet a donné des idées aux éditions Glénat qui ont lancé en 2012 une nouvelle collection appelée « Plein gaz ».En réalité, Glénat a été chercher des dessinateurs du Studio Graton (Michel Vaillant) pour travailler sur ce coup marketing. Au moment des premières sorties, j’ai regardé cette nouvelle collection de loin. Je n’accrochais pas trop au graphisme de certains albums. Vu que j’avais d’autres albums à lire, j’ai passé mon tour. C’est à l’occasion d’une visite chez mon ami Carlo (le Bédéfil à Liège) en ce mois de décembre que j’ai acheté les trois tomes de « Chapman » en occasion. Chapman, cela dit beaucoup de choses aux amateurs de courses automobiles. Restent à voir si les albums sont à la hauteur de la légende…

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Au départ, il faut bien dire que la vie de Colin Chapman est a elle seule un roman. Ce pionnier de la F1, passionné et passionnant, décédé d’une crise cardiaque à 56 ans, a vécu plusieurs vies, à un rythme de fou jusqu’au jour où la machine a lâché…Il était un défi permanent à l’innovation souvent au détriment de la fiabilité. Cela ne l’a pas empêché de remporter de nombreux titres mais de connaître aussi de nombreux drames. Denis Bernard avait donc de la matière pour faire un très bon scénario. Encore fallait-il faire la bonne balance entre les informations historiques, les informations techniques et une narration bien huilée et bien construite qui mène le lecteur, amateur éclairé ou béotien, au terme d’un récit captivant. Hélas, l’histoire manque de liant par moment, d’empathie. Le scénariste est un peu trop technique et énumère des faits, des courses, des résultats avec peu de sentiments. J’ai quand même appris pas mal de détails sur Gerard Crombac, le rédacteur en chef du magazine  « Sport auto » que je lisais lorsque j’étais jeune. J’ignorais qu’il était le confident, presque le bras droit de Colin Chapman…

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Au niveau du dessin, c’est l’éternel problème de ce genre d’ouvrage fait par des passionnés d’automobiles. Les voitures sont très bien dessinées avec des fiches techniques. Il ne manque pas un boulon ! Les scènes de courses sont bien reproduites. Par contre, mis à part Colin Chapman qui est bien représenté et reconnaissable, certains autres personnages sont parfois esquissés, peu ressemblants. Il ne faut pas être exigent sur ce point là. Il suffit de voir les écrans de télévision dont est affublé Gerard Crombac… Certains décors et arrière-plans sont parfois sommairement dessinés. Au final, le lecteur a devant lui des planches d’une qualité inégale. Certaines cases sont exceptionnelles, d’autres « bof bof »…De plus avec 3 dessinateurs par album, on se demande par moment qui a fait quoi. C’est le principe du studio mais c’est pour moi un peu frustrant au final.

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Pour en terminer, j’ai lu avec intérêt les trois albums car je me suis remémoré certains événements et j’ai appris d’autres faits qui m’étaient complètement inconnus. Cet aspect encyclopédique m’a amusé. Par contre, au fil des pages, j’ai bien du me dire qu’il s’agissait plus d’un collier de perles qu’on a enfilées plutôt que d’un récit biographique bien torché. J’aurai aime avoir une pointe épique au récit, goûter plus à la légende. Cela manque de piquant, de relief. Je crains que le lecteur « de base » n’y retrouve pas son compte. Pour les spécialistes du genre uniquement.

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Graphisme :      7/10

Scénario :        7/10

Moyenne :        7/10

 

Capitol.

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