Mauvais Genre

mauvais genre.jpgmauvais genre 1.jpgAuteure : Chloé Cruchaudet

Éditeur : Delcourt (Mirages) 

Sortie : 09/2013

D’ après la garçonne et l’assassin de Fabrice Virgil et Daniele Voldman.

 

Paul et Louise s’aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l’enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d’identité, se travestir. Désormais il sera… Suzanne

 

Transmutation.

Parfois, il y a quelques albums qui font l’impasse sur SambaBD .Ce « mauvais genre » en fait résolument partie. Déjà, si Delcourt ne nous snobait pas pour un accord de partenariat, on aurait évité cet oubli (Guy, si tu nous lis, on est preneur !). J’ai commencé à me dire que j’avais raté un bon titre en voyant cet album pointé son nez lors de différentes sélections de fin d’année. Je l’ai donc commandé via le service de la Fnac puisque je n’ai jamais trouvé ce titre sur les étalages, je sais que j’habite une région reculée de Belgique mais quand même. Le colis se perd dans les méandres postaux, je dois donc le recommander une 2e fois mais directement cette fois-ci via ma librairie (le fil d’Ariane pour ne pas la nommer).Vous avouerez que je suis tenace, je la veux cette BD saint milliard !

mauvais genre 2.jpgJe peux enfin commencer ma lecture et voir si toutes les louanges pour cet album étaient justifiées. L’histoire déjà est déconcertante, imaginez  un déserteur de la grande guerre obligé de se travestir pour éviter le peloton d’exécution, c’est déjà pas banal. Ce changement de sexe (enfin presque) et de pilosité  va aussi se muer en changement de personnalité. Il va finir par être dévoré par ce rôle, une schizophrénie va même s’installer petit à petit. Mais peut-on réellement blâmer notre Suzanne de préférer la lumière à la vie triste de Paul ? 

En tout cas, c’est une belle immersion sans fioriture au sein d’un couple peu ordinaire  allant du vaudeville à la tragédie.

On sent aussi une fibre très féminine dans le traitement graphique. Déjà, pas de cases définies mais une sorte de halo autour du trait vif au lavis de la dessinatrice d’Ida. Ajoutez y une quasi absence de couleur et vous obtenez un rendu proche de vieilles photos dignes de la belle époque. Bref, je trouve que ça colle très bien à l’univers proposé.

Au final, une BD qui se lit avec envie et intérêt, je ne le recommanderai néanmoins pas à Frigide Barjot.

a07-3e78901.gifDessin 

a09-3e78912.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal.

SAMBA

Capture.JPG

 

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