Kililana Song Seconde partie.

Kililana song2.jpgKililana song2g.jpgAuteur : Benjamin Flao.

Éditeur : Futuropolis

Sortie : 10/2013

 

Kililana, sur l’archipel de Lamu. Après le passage d’une grosse tempête, Hassan est une fois de plus, à la recherche de son turbulent petit frère Naïm. Il est très inquiet car il pense qu’il est parti en mer avec le capitaine Jahid, à la pêche… aux poissons, ou aux drogues dures ?! En fait, Naïm est bien dans la barque de Jahid mais avec Ali, qui la lui a volée. Et ils ont avec eux les ossements du vénérable Liongo Fumo, le dernier héros de leur peuple, qu’il fallait impérativement mettre à l’abri des pelleteuses et autres engins de terrassement. En effet, les promoteurs Blancs sont parvenus à leur fin et lancent la construction de leur complexe touristique de luxe, à l’endroit même où la dépouille de Liongo Fumo reposait, sous l’arbre sacré, veillée depuis toujours par Ali et ses ancêtres.

Larguer les amarres.

Bon, sur ce coup là, je retarde vachement. Tiens, en parlant de ruminants, si tu sors de la foret en même temps que le buffle, sache monter à l’arbre. Un petit conseil africain au passage, ça ne peut pas faire de mal. Kililana Song (pas évident comme titre, je m’embrouille toujours dans une syllabe) est pointé un peu partout comme un album incontournable, il fallait bien rattraper cet oubli en me le procurant. Je suis un peu comme un fleuve qui fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin. 

kililana-song-baiser-surprise.jpgCe diptyque  rassemble l’air de rien pas mal de genres différents dans ses pages intérieures, vous avez à un moment « le capitaine Phillips » mais à la puissance 10, on est aussi « en pleine tempête » mais en version africaine dont l’adage suivant n’a jamais été aussi vrai : une pirogue n’est jamais trop grande pour chavirer. On peut aussi y voir une fable contemporaine opposant la « modernité » à un village de pêcheurs traditionnels. On y trouve aussi un récit initiatique avec des visions chamaniques et  bien évidement un carnet de voyage. C’est indéniablement bien ficelé car tous les destins que vous rencontrerez dans cet album vont converger vers une fin explosive. Tiens, en parlant de terminus, savez vous que tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. Au final, ce récit est d’abord bougrement dépaysant mais sans fioriture car  on y côtoie des réalités loin d’être roses.

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Le dessin de Flao joue un grand rôle pour retranscrire cette Afrique si captivante et sauvage. On a d’abord, ce soleil qui écrase tout, ensuite, des tempêtes où même une lionne ne retrouverait pas ses petits. Et puis, il y a ce séjour en mer, grandiose, héroïque, un modèle du genre à l’aquarelle. Encore un petit conseil de navigation avant ma conclusion : celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.

Si vous avez une âme de baroudeur ou de bourlingueur, cette chanson sera numéro UN dans votre cœur.

 

a08-3e78906.gifDessin 

a07-3e78901.gifScénario 

a08-3e78906.gif Global.

Samba.

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