
Scénario/Adaptation : Moynot, Emmanuel
Dessin : Moynot, Emmanuel
Dépôt légal : 08/2013
Éditeur : Casterman
Collection : Univers d’auteurs
Planches : 110
ISBN : 978-2-203-06861-2
Après l’adaptation géniale par Baru de Canicule, c’est au tour d’Emmanuel Moynot, Hurlements en coulisses, d’adapter, chez Casterman, un roman, L’homme qui assassinait sa vie, de Jean Vautrin, paru en 2001.
Le pitch de ce one shot : François-Frédéric Frey, dit FFF, 43 ans, sort de prison. Il vient d’y purger une peine de trois années pour fausses factures et abus de biens sociaux. Il est bien décidé à présenter la note et avec des intérêts à ceux qui lui ont pourri la vie : famille, ex-femmes (3) et ex-beau-papa. Nous suivons aussi Gus Carape, 56 ans, ex-flic, détective privé de seconde zone qui vivote et essaye de trouver une combine pour avoir une rentrée d’argent, ceci afin de payer ses arriérés de loyers.
Voilà pour les deux personnages principaux de cette bande dessinée. Comme dans Canicule, vous croiserez au fil des pages de ce one shot une multitude de second couteaux tous plus « déjantés» les uns que les autres. Une vieille communiste, son fils autiste en « cavale », un commissaire mis sur la touche qui va essayer de redorer son blason. Une famille de routier véreuse, un politicien véreux, des gendarmes, des femmes libidineuses, une junkie, un chien errant qui a une addiction au whisky. Bref tout une série de personnages tous plus loufoques et « crétins » les uns que les autres.
Au niveau des dessins, ceux d’Emmanuel Moynot font indubitablement penser à ceux de Jacques Tardi période Nestor Burma dont il a dessiné trois aventures. A noter son remarquable travail sur la colorisation. Celle-ci apporte véritablement un plus aux dessins et aux différentes ambiances que l’on retrouve tout au long de cette histoire.
L’homme qui assassinait sa vie est à conseiller à celles et ceux qui aiment les ambiances déjantées, glauques et les histoires qui se terminent mal. Vous avez là un très bon road-movie à déguster sans aucune modération !!!
Ma note : 8/10
Revedefer



J’ai bien aimé la lecture de ce polar. Il fait penser en effet à Tardi et Nestor Burma.Ce qui m’a déplu dans cet album, ce sont les couleurs: elle sont horribles! Franchement,à ce prix là, je préfère encore le noir et blanc!