Airborne 44 T5 :S’il faut survivre.

Airborne 445.jpgAirborne 445e.jpgAuteur : Philippe Jarbinet.

Editeur : Casterman.

Sortie :04/2014.

Décembre 1944. 

Alors que dans les Ardennes, l’Allemagne nazie acculée vient de lancer une spectaculaire contre-offensive, tous les avions disponibles sont requis pour aller sur place soutenir les troupes alliées, durement combattues. Y compris les appareils civils de l’Air Transport Auxiliary, une organisation britannique qui a pour particularité d’intégrer des pilotes féminins. C’est l’une de ces opérations de convoyage entre l’Angleterre et la Belgique qu’assure la jeune Tessa, pilote américaine émérite engagée de longue date dans cette unité de soutien. Mais cette fois, elle joue de malchance. À la suite d’un duel aérien, la jeune femme fait un atterrissage d’urgence en forêt juste derrière les lignes allemandes. Tout près de Bastogne, là où les combats sont les plus durs? Une seule issue pour tenter de la récupérer : parachuter sur place un commando de secours. Une mission que vont prendre en charge Sebastian Leder et Tom De Witt. L’un et l’autre sont considérés comme des éclaireurs d’élite. Mais ils ont aussi pour point commun de bien connaître Tessa depuis leurs jeunes années, là-bas en Amérique?

 

Dans le prolongement de la tétralogie d’Airborne 44, le premier volet d’un nouveau diptyque, mené avec brio sur fond de Seconde Guerre mondiale

Consacré par les lecteurs et la critique (même chez SambaBD , c’est dire) pour les deux diptyques d’Airborne 44 signé chez Casterman depuis 2009, Philippe Jarbinet en amorce un troisième dont voici le premier volume, S’il faut survivre. Moins qu’une véritable suite, il s’agit d’une histoire distincte, qui entretient néanmoins certaines correspondances avec les personnages et les situations rencontrés au fil des précédents albums.

 

Ce tome pose principalement les personnages, enfin quand je dis pose, ce serait plutôt s’écrase. Après cette ouverture aérienne que la magnifique couverture met en avant, on se retrouve vite dans le Kansas « profond » où la misère règne en maître. Les 2/3 de l’album sont donc un gros flashback d’avant guerre chez les américains. Vu la situation, c’est un peu la crise des subprimes avant l’heure. J’espère que le second tome de ce diptyque sera plus axé sur « Bastogne ».J’ai eu une petite sensation de « remplissage » par moment.

Il n’empêche que Philippe Jarbinet nous gâte avec son magnifique dessin « aquarelle ». C’est vraiment du bel ouvrage avec en plus une colorisation exemplaire.

 

L’ensemble devrait mieux se savourer une fois les deux albums réunis, mais pour cela, il faudra s’armer non pas d’une mitrailleuse mais de patience.

 

 

 

a09-3e78912.gifDessin 

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 Global.

On en parle sur le front.

Samba.

 

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Jarno T1-Planète hostile.

Jarno---Tome-1---Plan-te-hostile (1).jpgjarno.jpgAuteurs : Veys et Hotsnow.

Editeur :Zéphyr BD

Sortie :04/2014.

Dans un lointain futur…..

Jarno  apprend que ses parents viennent de mourir. Il lui reste un seul parent, un oncle qui vit sur une planète éloignée Marakine. Une nouvelle vie commence pour notre jeune héros sur cette terre tellement étrange.

Attention au Palinurus Stuhlmenni.

La pochette annonce la couleur, il s’agit d’un titre plutôt destiné à un public « jeune ». Mais le nom de Pierre Veys (Adamson,Baker street) annonce lui une histoire originale. Par contre Hotsnow (neige chaude !), lui ne me dit rien du tout, peut être un groupement de dessinateurs ou  un studio de création?

Le rendu graphique est très moderne et fait penser à un trait de dessin animé. Les attitudes sont figées certes mais quel décorum ! C’est réellement impressionnant, on en prend plein les mirettes. Chaque planche mérite qu’on s’y attarde pour disséquer tous les détails proposés. Je pense que le public cible sera enchanté par tant de dépaysement. C’est indéniablement le point fort de cet album, le dépaysement et l’aventure qui se retrouvent  à toutes les pages. L’habillement des personnages lui m’a fait penser à celui de Star wars. Rajoutez une touche à la « Léo » (les mondes d’Aldébaran) pour la faune et la flore et on a ici une SF très sympathique à suivre.
Bon, je vous l’accorde, notre héros n’est pas très loquace et pas mal de mystères  semblent roder autour de l’imposant château.

Bref, que d’aventures à venir pour nos têtes blondes… et même pour leurs papas.

 

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a08-3e78906.gifDessin 

a07-3e78901.gif Global.

Samba.

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Le fils du yéti

le fils du yéti,tronchet,casterman,roman graphique,filiationle fils du yéti,tronchet,casterman,roman graphique,filiationScénario et dessin : Didier Tronchet

Éditeur : Casterman

Collection : Écritures

date de sortie : mars 2014

200 pages

genre : roman graphique

 

Vous prendrez bien une petite madeleine ?

 

Bling ! Bruit de verre cassé et odeur de fumée. Il fait nuit, il y a le feu dans l’immeuble. Plus désemparé que paniqué, le narrateur est ramené à la réalité par les pompiers qui lui suggèrent de quitter les lieux au plus vite. Quitter les lieux, ok, mais il faut bien tenter de sauver quelque chose du désastre ! Que prendre ? Il décide d’emporter tous ses albums photos et se retrouve en pyjama dans la rue, avec un sac rempli de souvenirs qui le transporteront dans un voyage introspectif pour toute la semaine.

 

Une semaine bien chargée où les évènements vont s’enchainer : un ami qui meurt, une grand mère à enterrer, la découverte d’une vieille lettre rédigée par son père à son attention alors qu’il avait trois ans. Et surtout, toutes les photos de son père, disparu bien trop tôt, qu’il découvre ou redécouvre avec un nouveau regard. Cela fait beaucoup de souvenirs et beaucoup de questions qui font surface d’un coup, mais qui feront le plus grand bien à ce quadra en quête d’identité.

 

le fils du yéti,tronchet,casterman,roman graphique,filiation

Didier Tronchet adapte son propre roman éponyme paru en 2011 aux éditions Flammarion. Plus habitué des récits humoristiques et loufoques, il change ici de registre en abordant un sujet sérieux, celui de la filiation. Pas tout à fait autobiographique mais presque, (la plupart des faits évoqués sont du vécu), ce récit intimiste au ton monocorde et au rythme assez lent est touchant et profond. Ce personnage qui est un anti héros ordinaire profite d’un bouleversement de son quotidien pour faire une sorte d’auto psychanalyse. Les fêlures sont nombreuses mais les plaies seront finalement toutes pansées, et en douceur. Le passé et le présent se rabibochent habilement grâce à une belle madeleine de Proust que représentent les lectures des albums de Tintin partagées avec son neveu, notamment Tintin au Tibet qui permet au passage de comprendre le titre de cet album.

 

Avec son style graphique reconnaissable entre tous, bien qu’ici un peu plus charbonneux et épais, Didier Tronchet nous livre un voyage introspectif émouvant et sensible. Parsemé d’un humour léger et sobre, ce roman graphique invitera le lecteur à considérer ce qui pour lui est essentiel dans la vie.

 

Ma note : 7/10

Loubrun

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Les échappés T1/2 –Opération Tonga.

Échappés (Les)1.jpgÉchappés (Les)1c.jpgAuteurs : Zytka et Seigneuret.

Editeur : Soleil.

Sortie : 09/2013.

6 Juin 1944. 

L’Opération Tonga est le fer de lance du débarquement aérien des troupes britanniques par planeurs. Chargé de livrer du matériel aux premières troupes engagées dans le combat, le planeur piloté par Rod Taylor et Steve Moss, est pris sous le feu de la DCA allemande et s’écrase à plus de 20 kilomètres derrière les lignes ennemies. Avec l’aide de la résistance et de civils, ils vont tenter de regagner leurs lignes. « Les Échappés » combine de nombreux faits réels vécus par des pilotes de planeurs ou parachutistes anglais et canadiens en juin et juillet 1944. En s’appuyant en partie sur des rapports de l’armée britannique, mais également des témoignages de civils acteurs de ces épopées.

Le gros bordel.

Il en fallait du courage pour monter dans ces cercueils volants en sachant qu’on allait en plus essuyer les feux ennemis. Pourtant, ces « commandos » sont partis combattre sans sourciller. Ensuite, vu les aléas des atterrissages, c’était surtout l’improvisation et la débrouille qui ont conduit leurs pas vers leurs objectifs.

Tout l’album joue la carte de l’authenticité (lieux, unités, combats, etc…) bien que le destin de Rod Taylor soit une fiction. On joue ici la carte de l’héroïsme classique, je m’attendais presque à voir John Wayne au détour d’une case. Comme le récit est linéaire, on suit facilement l’action  qui se déroule essentiellement dans le bocage normand. Le dessin réaliste de Seigneuret se regarde avec plaisir via des actions bien amenées et joue lui aussi la carte historique. Ce n’est pas la BD du siècle mais j’ai mieux aimé ce titre que le premier Opération Overlord par exemple.

Maintenant, j’espère qu’on n’attendra pas trop longtemps pour voir le tome 2 dans les librairies.

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin

a06-3e788fc.gif Global.

Samba.

 

les échappés.jpg

 

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BAD BARTJE – Tome 1: Acta est fabula.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014Dessin : Marco Paulo – Scénario : Falzar

Editions Kennes

Sortie : 23/04/2014

49 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782875800237

Belgique, politique, humour, De Wever.

 

Résumé (de l’éditeur) : Fin des années 70. Bartje est un petit belge comme les autres.
Enfin presque…Il ne peut pas s’amuser tout à fait comme les autres car il a une mission.
Un Destin. Il le sent, il le sait. C’est lui qui va écrire l’Histoire. Et ce n’est pas une histoire belge. Ni une histoire drôle.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

Mon avis : « Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes existante ou ayant existé serait pure coïncidence… » C’est la phrase d’entrée que l’on peut lire sur le site des Editions Kennes qui publie cet album. Dimitri Kennes, un ancien de chez Dupuis, a lancé sa propre maison d’édition et maintenant se lance dans la publication de bandes dessinées. Nous avons donc reçu en primeur cet album belgo-belge, un peu un ovni dans le paysage belge de la bande dessinée où les albums à connotation politique sont peu nombreux, à la différence de la France où les albums ont fleuri sur Nicolas Sarkozy ou autre François Hollande.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

NDLR: »Momaaaaan, je n’sais pu djazer! »:C’est du wallon. Cela veut dire: « Maman, je ne sais plus parler(wallon) ».

D’abord parlons du titre. « Bad Bartje ». Une locution anglo-flamande qui veut dire en français « Le méchant petit Bart ». Pour nos amis francophones, ignorant de la politique belge, je dois maintenant passer par un plantage de décor, une explication du phénomène « Bart De Wever » car c’est de lui qu’il s’agit ici, le cauchemar de tous les partis politiques en Belgique en vue des élections qui se pointent pour le 25 mai 2014 (européenne, fédérale et régionale). On annonce un raz-de-marée en Flandres du parti de Bart De Wever, la NVA.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014Lors de la crise politique de 2010-2011 qui a duré 541 jours, où la Belgique a vécu de façon surréaliste sans gouvernement, un personnage très controversé est apparu comme le personnage central de la pièce qui se jouait au niveau politique. Il s’agit de Bart De Wever (De Wever veut dire « Le tisserand » en français). Avec son parti, la NVA, il réclame l’indépendance de la Flandre qui en a marre de subsidier la Wallonie et sa cohorte de « fainéants ». La NVA est aussi à la droite de la droite. Elle appelle au renvoi des étrangers non désirés, l’arrêt de nombreux programmes sociaux, la réduction du budget de l’Etat de 10% tout de suite, la réduction des prérogatives de l’Etat Fédéral au profit des régions et plus particulièrement la région flamande, demande la fin de la Royauté, etc…La direction de la NVA a des connections avec le FN en France, même s’il haïssent les francophones… Je vous passe les détails. Entre-temps, Bart De Wever est devenu le bourgmestre d’Anvers. Anvers est devenu le laboratoire de De Wever et de la NVA, avec des fortunes très diverses. C’est l’homme le plus populaire en Flandres et est crédité d’après les sondages à plus de 30% des voix en Flandres des intentions de vote de l’électeur flamand. Mais dans ce même sondage, 75% des électeurs de la NVA ne veulent pas entendre parler de la scission de la Belgique…Bonjour le surréalisme à la belge!

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014L’histoire personnelle de Bart De Wever vaut aussi le détour…Issu d’une famille de nationalistes flamands dont le grand-père, avait été secrétaire du Vlaams Nationaal Verbond, un parti flamand d’extrême droite de l’entre-deux-guerres, reconnu parti unique par l’occupant nazi. Son grand-père a été condamné après la guerre de 1940-1945 à la prison et à la déchéance de ses droits politiques pour collaboration avec l’occupant (les anciens parlent des « inciviques »). Cette famille a toujours milité pour l’indépendance de la Flandre et « vomit » la Belgique

Bart de Wever en 2008 et actuellement.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014(« Belgie barst ! »: Que la Belgique crève !).Bart De Wever est historien de formation et féru de l’antiquité et de l’époque romaine. Jules César, il adore. Lors de ses interventions, il agrémente celles-ci de citations latines (d’où le titre de l’album : acta est fabula).Au départ, il était obèse, une obésité presque morbide à tel point que ses médecins lui ont dit qu’il devait de toute urgence se reprendre en main. Lors de la crise des 541 jours, les négociateurs pour la formation du nouveau gouvernement

ont révélé que De Wever se goinfrait de nombreuses gaufres de Liège pendant les réunions. D’ou son surnom de l’époque. De Wever était devenu « De Wafel » (la gaufre en flamand) ce qui justifie une série de gags dans l’album. Il a médiatisé le régime draconien qu’il a suivi et il a perdu pas loin de 40 kilos en peu de mois grâce à une méthode de régime mystérieuse, pas très naturelle. On le voit courir en jogging, participer à des courses populaires…Le rondouillard De Wever se transforme radicalement pour devenir un homme mince, sec et cassant.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014Pendant les négociations politiques, il joue systématiquement la montre, critique tout, refuse les discussions à plus de deux personnes, privilégie les discussions en tête à tête, et enfin de compte enlise la situation politique de la Belgique. Bref, il sabote le fonctionnement de la Belgique, jusqu’à ce que les autres partis flamands prennent enfin leurs responsabilités et forment un gouvernement sans De Wever. La Belgique devenait petit à petit un bateau ivre, il fallait faire preuve de courage politique après 541 jours d’enlisement. Il a une science incroyable de la communication et rejette la faute sur les autres alors qu’il a tout fait pour que la Belgique ne fonctionne plus. A l’heure actuelle, il n’a rien perdu de son potentiel politique et de sa capacité de nuire à la Belgique. L’avenir nous dira la suite de son histoire après les élections du 25 mai 2014.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

Dernière péripétie en date, c’est l’affaire des pandas ! Le très dynamique parc à thème « Pairi Daiza », situé en Wallonie, a négocié avec la Chine l’arrivée d’un couple de Pandas. La Chine accepte. C’est pour la Belgique un signe de confiance immense de la part de Chine qui pratique la politique des pandas comme un outil marketing de première force. Le premier ministre Elio Di Rupo en remet une couche. Il est sur le tarmac de l’aéroport à l’arrivée des deux sympathiques animaux pour les accueillir en grande pompe. Ils sont reçus comme on reçoit des hommes d’état. L’avion qui les transporte est peint spécialement pour la circonstance aux couleurs du transporteur (DHL) et du parc. Bref, grosse publicité pour Pairi Daiza qui voit ainsi récompenser son travail énorme et efficace dans l’ombre. Bart De Wever, bourgmestre d’Anvers, se réveille et apparaît dans une émission de télévision « people » déguisé en panda. Sur le ton de l’humour, il s’attaque à Pairi Daiza qui bénéficie d’un paquet de subsides wallons, de la bienveillance du premier ministre wallon qui favorise la Wallonie. Le « pauvre » mais réputé zoo d’Anvers méritait bien plus que les wallons la présence sur son territoire des deux illustres plantigrades. Bref, la Wallonie a encore une fois grugé la Flandre…De Wever crie au scandale ! La réponse de Pairi Daiza ne va pas tarder… Non, Pairi Daiza n’a reçu aucun subside et c’est le résultat de leur expertise, leurs contacts directs en Chine, de leur travail de longue haleine, leur sérieux. Le Zoo d’Anvers n’a jamais fait la moindre demande à la Chine pour avoir les pandas et en plus il bénéficie de subsides illégaux de la région flamande. Pairi Daiza donc réclame le remboursement de ses subsides par le zoo D’Anvers mais invite Bart De Wever a faire une visite en Wallonie pour rendre visite aux pandas. Il est le bienvenu ainsi que le public flamand. Voilà Bart De Wever pris au piège de sa propre rhétorique et remis à sa place. (Le communiqué de presse humoristique de Pairi Daiza : ICI).Voilà pourquoi vous trouverez des pandas dans l’album…

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Les auteurs sont Marco Paulo au dessin et Falzar au scénario. Paulo a déjà pas mal de références et de parutions dans le monde de la bande dessinée. Il a sorti la bande dessinée sur Rachida Dati en 2013 (Au nom du père) qui lui a valu un retentissement médiatique en France suite à une tentative avortée d’interdiction de sa parution. Falzar est un scénariste qui a travaillé chez Dupuis et le journal de Spirou. En 2013, il publie chez Sandawé l’album « zozoland » (chronique sur Samba BD : ICI) et « Plus belge la vie » publié à la renaissance du livre.

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

L’album a été imprimé chez Lesaffre en Belgique et est très bien réalisé. La couverture est aux couleurs du drapeau national belge : noir, jaune, rouge. Il représente un Bart De Wever jeune avec un sourire sardonique, une boite d’allumette qui sort de sa poche, et la Belgique et Bruxelles en feu dans l’arrière plan. Il s’agit d’un livre d’humour. Nous sommes dans la caricature, une entreprise de dénigrement systématique qui ne va pas plaire à tout le monde. Certains parlent de « De Wever bashing ». Le principe de l’album est de raconter l’enfance du petit Bartje. Tout au long des planches, Bartje cherche une victime, rejette la faute sur l’autre, passe pour un monstre sans cœur qui a une destinée bien tracée. La série est actuellement en prépublication dans les journaux du groupe Sud presse, le plus important groupe de presse belge en francophonie. La presse flamande en a fait écho et reste à ma grande surprise sur la réserve, restant très zen et polie envers l’album. Mais à ce jour, l’éditeur n’a pas trouvé d’éditeur flamand d’accord de publier l’album en néerlandais. Certains disent qu’en Flandres, De Wever fait peur et que certains libraires et commerciaux craignent des vitrines brisées si l’album est exposé.

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Le dessin est dans le plus pur style franco-belge. C’est classique. Le personnage est bien croqué. On peut y voir d’autres politiques flamands (Wout, Kris, Flupke,…). J’ai d’abord lu planche par planche l’album via le journal « La Meuse ». Je n’ai pas trouvé l’album très top. Des gags répétitifs, un peu basiques parfois, très « premier degré ». Par la suite, après avoir reçu l’album à la maison, j’ai relu les gags dans leur continuité et je dois reconnaître que cela forme ainsi un album plus compact, plus cohérent. Certains gags m’ont bien plu mais ce n’est pas non plus la 7e merveille du monde. C’est un très bel objet « marketing » qui sort à un moment bien choisi, un mois avant les élections, qui sera en librairies et en grandes surfaces du coté francophone sous les feux de l’actualité. Les Editions Kennes y ont vu un excellent coup, ils savent y faire…

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

Vous aurez compris que, pour moi, ce n’est pas un album qui « déchire » mais il s’agit d’un produit dans l’air du temps. Je ne vais pas parler d’un album « gentil » mais plutôt « vénéneux ». Le journal flamand «De Standaard » parle d’un petit Nicolas en négatif. C’est flatteur mais avec la poésie en moins et cela fait une grosse différence. Je pense que l’album va fonctionner mais quand je vois la mention « tome 1 », je me pose quand même des questions…J’ai même vu un site en faire un « coup de cœur » mais il s’agit probablement aussi d’un effet marketing…Certains sites spécialisés en bande dessinée trouvent tous les albums qui sortent extraordinaires, ce n’est pas le cas sur Samba BD…A livre atypique, chronique fleuve, voilà le résultat de mes cogitations…Chacun se fera son avis. Je me demande si l’album sort en France…Il faudra poser la question à l’éditeur…

 

Dessin :            7,0/10

Scénario :          6,0/10

Moyenne :          6,5/10

 

Liens vers le site de l’éditeur Kennes : ICI.

Liens vers Wikipédia sur Bart De Wever : ICI.

Liens vers Wikipédia sur la crise politique belge de 541 jours : ICI.

Bart De Wever déguisé en panda : ICI.

Lien vers le site de Pairi Daiza : ICI.

 

Capitol

 

Bad Bartje, Paulo, Falzar, Kennes, 04/2014

 

 

HARPIGNIES par Elric et Darnaudet

Henri Joseph HARPIGNIES (1819-1916) fut un grand peintre paysagiste de l’école de Barbizon. Un peu oublié de nos jours – j’avoue que je n’avais jamais entendu parler de lui – il était reconnu et adulé à son époque.

Cet album a le mérite, par le biais d’une charmante histoire, de nous faire connaître ce personnage de notre histoire de l’art.

Tout commence par l’enterrement d’une grand-mère! notre héros, Eric Harpignies, se rend à contre coeur à l’enterrement ( il en a assez de supporter les allusions moqueuses de la famille sur son manque de travail – il dessine. ). A son retour il constate la disparition d’un tableau, le dernier, que sa famille conservait, peint par l’arrière, arrière, arrière, grand-oncle. Sa mère lui avoue l’avoir vendu pour payer certaines dettes car la famille ne roule pas sur l’or.

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NARCISSE – Tome 1 – Mémoires d’outre-monde

Dessin & scénario : Chanouga
Éditions Paquet
Collection Cabestan
Sortie : 23/04/2014
64 pages
Nautisme, aventure, voyage, voiliers.


Résumé (de l’éditeur) 

Inspiré de l’histoire vraie de Narcisse Pelletier, jeune mousse vendéen qui, à la suite du naufrage de son navire, vivra une longue parenthèse de 17 années chez les «sauvages» du Cap Flattery (Extrême Nord Australien).
Ce premier tome est celui de l’apprentissage. Celui d’un enfant dont le désir de devenir marin va le conduire à s’embarquer pour un périple de deux ans, brusquement interrompu par un naufrage sur des rivages océaniens peuplés de cannibales. Il ignore que cette tragédie marque le début d’une nouvelle vie…

Lire la suite « NARCISSE – Tome 1 – Mémoires d’outre-monde »

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