Dessin & scénario : Servais
Couleurs : Raives
Editions Dupuis
Sortie : 04/10/2013
64 pages
Prix conseillé : 15,50 €
ISBN : 9782800157788
Histoire, roman graphique, Bouillon, croisade, vie quotidienne.
Dessin & scénario : Servais
Couleurs : Raives
Editions Dupuis
Sortie : 04/10/2013
64 pages
Prix conseillé : 15,50 €
ISBN : 9782800157788
Histoire, roman graphique, Bouillon, croisade, vie quotidienne.

Dessin & scénario : Patrick Prugne
Editions Daniel Maghen
Sortie : 29/08/2013
104 pages dont un carnet graphique de 26 pages
Prix conseillé : 19,50 €
ISBN : 9782356740328
Histoire, Amérique, indiens, roman graphique.
Résumé (de l’éditeur): Alors qu’il a perdu tout espoir de retrouver Louis, son ami tombé aux mains des redoutables Pawnees, Alban a décidé de rentrer en Europe pour retrouver les siens. Il ignore que sa soeur Angèle, morte d’inquiétude, vient de franchir le blocus anglais et de débarquer à Philadelphie avec la ferme intention de les ramener tous deux en France. Pendant ce temps, un groupe de miliciens en mal d’action croise le chemin d’une famille d’indiens qu’ils massacrent pour le simple plaisir. Bientôt, les morts s’enchaînent au sein de la bande alors qu’une silhouette indienne les talonne…
Mon avis : Un autocollant sur la couverture indique « L’aventure Frenchman continue… ». Patrick Prugne, après la révélation de son album « Canöe bay », nous avait sorti un album de la même qualité appelé « Frenchman ». Il en profitait pour devenir du même coup dessinateur et scénariste. L’album est à nouveau très bien reçu par la critique. Voilà donc maintenant « Pawnee ». Patrick Prugne n’a pas l’habitude de faire des suites. Ses livres peuvent se lire comme des « one-shot ». Mais comme il s’était laissé la possibilité de donner une suite, il voulait continuer à suivre le destin de ses personnages. Il ne s’est pas fait prier pour imaginer une suite mais avec un décalage temporel. Ceci étant dit, il serait dommage de passer à côté d’albums de telle qualité comme « Canöe bay » ou « Frenchman »!
Nous retrouvons donc les personnages de « Frenchman » mais sept ans plus tard en 1811. Alban, accusé de meurtre, porté déserteur et recherché par l’armée, a été recueilli par la tribu Minetaree grâce au trappeur Toussaint Charbonneau dit « Frenchman ».Il n’a plus de trace de son ami Louis, tombés aux mains des redoutables Pawnee. Il décide donc de rentrer en Europe mais il ignore que sa sœur Angèle a traversé l’Atlantique et a débarqué à Philadelphie avec la ferme intention de ramener les deux hommes en France…Cette époque de l’histoire américaine est peu connue. Les Français et les Anglais se font la guerre directement ou par tribus indiennes interposées. C’est le début de la conquête de l’Ouest et de la pression démographique des colons sur les territoires de chasse des indiens…
Patrick Prugne a toujours été passionné par l’histoire et plus particulièrement par cette période. Passionné de western, il a lu des romans comme ceux de Fenimore Cooper ou les Blueberry. Au cinéma, on peut faire référence à des films tels que « Little big man » d’Arthur Penn, « Jeremiah Johnson » de Sydney Pollack ou « Danse avec les loups » de Kevin Costner. On y retrouve également ce contact avec la nature, grandiose, d’Amérique du nord.
Son scénario est bâti sur le cheminement de ses trois personnages principaux et sur une double intrigue. Ils vont amener le lecteur à ce qui pourrait être une fin de l’histoire mais, encore une fois, il se laisse la possibilité de faire une suite si l’envie venait le titiller.
Le dessin de Prugne rend très bien cette ambiance de coureurs des bois, de trappeurs, d’indiens tapis dans les fourrés. Le dessin est précis, fluide, aérien et donne une impression de grande liberté. Les couleurs sont toujours très bien en adéquation et suit le rythme des saisons. Les couleurs de feu de l’automne laisse place en fin d’album à la neige qui annonce l’arrivée de l’hiver.
En conclusion, il s’agit d’un album de très grande qualité tant au niveau du scénario que du dessin. Le genre de livre dont le cinéma pourrait s’emparer à condition de trouver un réalisateur qui sait capter la nature, la forêt, les animaux,le ciel, les couleurs…Car, Patrick Prugne a mis la barre très haut grâce à la qualité de son travail. Remarquable album et coup de cœur !
Graphisme : 9.5/10
Scénario : 8.5/10
Moyenne : 9.0/10
Capitol.
Scénario : Férey, Caryl
Dessin : Camuncoli, Giuseppe
Couleurs : Richard, Stéphane
Dépôt légal : 10/2013
Editeur : Ankama Éditions
Collection : Hostile Holster
Planches : 62
Kenu est inspecteur au département homicides de la police d’Auckland. En proie à de lourds démons du passé, il va enquêter sur le meurtre d’une jeune fille dont le corps a été retrouvé sur une plage fréquentée par les surfeurs et les marginaux Maori. Pour compléter le tableau des ennuis, il s’agit de la fille du député Maori candidat à l’élection présidentielle New Zélandaise.
Si vous ne connaissez pas les œuvres de Caryl Férey, je vous envie. Cet auteur prolifique a beaucoup voyager. Il a ramené dans ses bagages des souvenirs forts. Il transcrit ce gout prononcé pour les autres dans l’écriture des romans noirs de toutes beautés. Dans cette première irruption dans la bande dessinée, Caryl Férey nous gratifie d’un scénario original (meme si l’on retrouve des accents prononcées de sa saga New Zélandaise « Utu » et « Haka »). Il donne l’occasion au lecteur de s’immerger dans la culture insulaire des maoris et des pakehas (les non maoris). Carey en profite pour tenter de décrypter les codes sociaux de ce pays à identité forte. L’ambivalence du héros est à l’image de cette société : écartelée entre communautés, violente avec son lot de misère et d’injustice. Cette immersion dans cette société aux antipodes de l’Europe happe le lecteur rapidement. Les pages s’enchainent avec gourmandise. C’est vif, tranché avec évidemment (oh rage !) une fin au bord d’une falaise, vous donnant une envie irrésistible de connaitre la suite. Mais ne vous trompez pas, Caryl Ferey est là pour vous délivrer un message. Il dénonce les impasses politiques d’un monde globalisé avec contre toute attente des accents d’optimisme. Cette histoire est prévue en deux tomes. Le second volet paraitra en 2014.
Le dessin a été confié à Giuseppe Camuncoli. Ce dessinateur était un habitué du monde des comics (Swamp Thing, Hellblazer …). C’est ça première incursion dans le monde de la Franco-belge. Cela est décidément très tendance de marier les deux courants transatlantiques. Et cela fonctionne plutôt bien ! Le trait est à l’image du scénario, dynamique avec des gros plans sur des personnages sombres et torturés. Cependant, le dessin des visages surprend parfois par l’absence d’expressivité. Ce vide dans les yeux et le dépouillement des arrière-plans laisse parfois vos neurones sur une sensation d’inachevé. Les couleurs de Stéphane Richard sont très éthérées. Cette sensation impalpable nous entraine encore plus dans l’ombre du scénario. Les éditions Ankama ont édité cette BD avec une espèce de protection de latex en un et quatrième de couverture. Cela donne du relief et une sensation bizarre au toucher – à l’image sans doute du contenu !
Cette association d’un auteur de polars ethniques et d’un dessinateur du comics est une première dans le monde de la BD. L’écriture lyrique et tendue de C. Férey n’est pas trop mal rendue en dessin. L’impression de gouffre est prégnante. En tout, cela donne un bon moment de lecture de littérature noire. A noter, aux crédits en page 2, il est cité, entre autre, Stéfano Landini à l’encrage et à la finition, et Luc Brunschwig au soutien à l’écriture et au découpage. En voilà une œuvre collective !
Note : 7/10
Tigrevolant
Editeur : Le Lombard.
Sortie : 10/2013
Par amour.
Gauthier de Flandres a gagné Saint-Jean d’Acre et y a retrouvé sa sœur Sybille. Mais il n’a pas oublié la promesse faite à une jeune femme mourante : celle de retrouver sa sœur capturée par les fous de Dieu qui se nomment les Flagellants. Accompagné de son fidèle ami Ozarias, il repart en direction du désert, vers la plus effrayante des destinations.
Homélie.
La couverture craque, la couleur afflue, le sable bat fort et l’esprit se rapproche de l’évasion.
Prends garde lecteur si tu ne veux pas être envoûté par cette série de ne pas ouvrir ce grimoire au nom de croisade car derrière ses pages se cache un infâme poison. Il parait qu’un enchanteur du nom de Xavier y a dessiné la damnation éternelle. Cette infamie prend des formes diverses : une église au milieu du désert, des déesses à damner un saint, de la laideur affirmée, des croix vengeresses ou encore des croissants criants vengeance.
Tu peux déjà te préparer à faire pénitence pour avoir ouvert cette BD. Tu devras te farcir toutes les BD de Bartoll pour expier tes fautes de lecteur déviant aimant la turpitude.
Tant que tu y es, tu me brûleras ce blasphème fait au 9e art dans un grand autodafé. Tu sauveras ainsi ton âme de lecteur occasionnel n’achetant que de la dope.
Et évites de venir sur ce blog satanique de SambaBD , nom de Dieu !
Dessin
Scénario
Global.
Samba.
On en parle sur l’autel de Dieu.

Inscrivez-vous à la bible illustrée.
La brigade juive T1 : Vigilante.

Scénario : Marvano
Dessin : Marvano
Couleurs : Marquebreucq, Bérengère
Dépot légal : 11/2013
Editeur : Dargaud
ISBN : 978-2-505-01708-0
Planches :46
Ce premier épisode de La Brigade juive se déroule en Pologne en 1945. Leslie et Ari, deux soldats de l’armée britannique, sont en embuscade près d’une église. Ils cherchent un prêtre… que Leslie abat froidement. Il s’agissait d’un S.S….
Une lecture agréable pour nous parler d’une brigade méconnue de la 2e guerre mondiale, la brigade juive. Et au lieu de se focaliser sur ses faits guerriers, Morvano met plutôt l’accent sur ses actions d’après guerre : la chasse aux anciens SS ou sur le prélude à la création de l’état d’Israël. Il entrecoupe intelligemment des scènes chocs comme un pogrom avec des réflexions sur le bien fondé de leurs actions. Cette série est prévue en 3 tomes et je pense bien la suivre, le début est convainquant.
7/10
Samba.
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Jeune fille en Dior

Scénario : Goetzinger, Annie
Dessin : Goetzinger, Annie
Couleurs : Goetzinger, Annie
Dépôt légal : 10/2013
Éditeur : Dargaud
ISBN : 2-205-07093-2
Planches :128
Cette BD se passe à Paris juste après la deuxième guerre mondiale, en 1947. Elle met en scène les coulisses de la maison Dior.
Je ne suis absolument pas fan de mode. Dior ne m’a jamais intéressé. J’ai lu cette bande dessinée plus par curiosité que par envie. Finalement quand je suis arrivée à la dernière planche j’avais accroché !!!
Les dessins sont très jolis et les couleurs toutes en douceurs sont très réussies. Les dessins mettant en scène les mannequins et les belles robes de Dior sont vraiment magnifiques !!
Une vrai bonne surprise !!! A conseiller aux fans de mode et aux accros à Dior.
7,5/10
Revedefer
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Brynhildr in the darkness Tome 1

Scénario : Okamoto, Lynn
Dessin : Okamoto, Lynn
Dépôt légal : 09/2013
Éditeur : Tonkam
ISBN : 978-2-7595-1122-8
Planches :192
Murakami, notre jeune héros, a perdu son amie Kuroneko, dans un accident, étant enfant. A l’adolescence, 16 ans, une jeune fille Kuroha Neko arrive dans sa classe. Cette demoiselle ressemble étrangement à la défunte Kuroneko. Murakami est persuadé que cette nouvelle élève n’est autre que son amie d’enfance…
Ce tome 1 de Brynhildr in the darkness est une bonne entrée en matière pour cette série pour ados matinée de fantastique. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde pendant cette lecture. Je suis même impatient de connaitre la suite, c’est bon signe.
Ma fille de 12 ans a lu elle aussi Brynhildr in the darkness . Elle a adoré et m’a déjà demandé d’acheter le tome 2.
8/10
Revedefer et sa fille
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HE – The Hunt for Energy Tome 1

Scénario : Boichi
Dessin : Boichi
Dépôt légal : 09/2013
Éditeur : Tonkam
ISBN : 978-2-7595-1118-1
Planches : 181
La catastrophe de Fukushima, 11 mars 2011, a inspiré l’auteur qui a donné vie à ce manga.
Une société japonaise confie à une petite équipe de découvrir l’énergie du futur. Energie qui se doit d’être « propre » et ainsi remplacer le pétrole et le nucléaire. Pour se faire Hiro Narushima qui a la capacité de voir les différents types d’énergie va parcourir le Japon afin de sauver le monde. Sa quête ne sera pas de tout repos les multinationales de l’énergie ne voyant pas cela d’un bon œil.
Ce premier tome de HE – The Hunt for Energy est une bonne entrée en matière. Le scénario est bien construit. Les dessins sont plaisants. Je serai présent pour le T2.
7/10
Revedefer
Auteur : Dufaux et Grenson.
Editeur : Le Lombard.
Sortie : 10/2013.

Scénario et dessin : Etienne Davodeau
Editeur : Futuropolis / éditions du Louvre
date de sortie : octobre 2013
144 pages
Pour les beaux yeux de Mona
Mathilde et Fabien sont ensembles depuis quelques temps lorsqu’un beau jour Mathilde décide de présenter son ami à sa famille. Voilà donc le gars Fabien qui se retrouve en pleine campagne au milieu du clan Benion, entouré du père, des deux frères et du grand père de Mathilde. Pour Fabien, la rencontre avec sa belle famille va être des plus singulières et son statut d’agent de surveillance au musée du Louvre sera curieusement mis à contribution. De gardien de salle, il sera promu Expert en art et se verra confier une mission de la plus haute importance pour le clan Benion.
Une vieille toile familiale est ressortie du grenier et l’avis de « l’expert » est alors requis. Que vaut ce tableau, représentant un chien qui louche, peint au XIXème siècle par un aïeul ? Est-ce une croûte, ou mérite-t-il le statut de chef d’œuvre, au quel cas il pourrait bien avoir sa place au Louvre.
Fabien ne mesure pas tout de suite le sérieux de la requête des Benion, jusqu’au jour où il voit débarquer sur son lieu de travail les deux frères qui s’enquièrent de l’avancement de l’affaire.
A travers cette fable cocasse, Etienne Davodeau nous dévoile un peu des coulisses du Louvre en révélant le métier de gardien de musée, mais surtout il nous invite à une réflexion sur la valeur des œuvres d’art. Qu’est-ce qui fait qu’un tableau à plus de valeur artistique qu’un autre ? Comment une œuvre se retrouve-t-elle accrochée au mur d’un musée ? Qui décide de la mettre en valeur ou de la laisser dans une cave ou un grenier ? Et pourquoi ces milliers de peintres anonymes spécialistes des couchers de soleil criards et des natures mortes trop mortes, n’auraient-ils pas le droit de voir leur travail exposé dans un musée ?
Si l’Art est une chose souvent traitée avec sérieux et parfois avec condescendance, Davodeau opte ici pour un ton léger et fantaisiste permettant de prendre un peu de recul par rapport à la vraie valeur que l’on veut bien donner aux œuvres exposées. Ainsi, la Joconde, vue par 90% des visiteurs du Louvre et photographiée des milliers de fois tous les jours, a-t-elle aux yeux de la famille Benion vraiment plus de valeur que ce Chien qui louche peint par un aïeul ? N’en déplaise aux spécialistes, la question est légitime, et Etienne Davodeau ose la poser et y répondre en inventant un obscur et néanmoins drolatique groupe – La République du Louvre – chargé d’étudier l’entrée des œuvres dans le musée. Il réussit ainsi à opposer gentiment et avec beaucoup d’humour les propos parfois sibyllins des professionnels de l’art au bon sens et à la simplicité du terroir.
Comme dans les Ignorants, Davodeau excelle dans la narration nourrie de dialogues simples, fluides et truculents à la fois. On entend littéralement parler les protagonistes et l’on arrive à s’immiscer dans l’histoire tant les personnages, mêmes les plus farfelus, font vrais.
Coédité par le musée du Louvre, les pendules sont remises à l’heure à la fin du livre par une description du dispositif d’acquisition des œuvres du musée. La réalité est malheureusement ou heureusement – libre à chacun de choisir son camp – beaucoup moins fantasque que la version proposée par Etienne Davodeau.
Ma note : 8/10
Loubrun
Au fait, pour la Joconde, c’est là → Aile Denon – 1er étage – Salle 6 – Salle de la Joconde.

Dessin : Dany – scénario : Arleston et Melanÿn
Editions Soleil
Sortie : 23/10/2013
52 pages
Prix conseillé : 14,50 €
ISBN : 9782302020740
Héroïc Fantasy, Humour.
Résumé (de l’éditeur): Emprisonnées et torturées à Rouge-Palais, Lynche, Raya et Issan parviennent à s’évader du repaire de Myrgl, monstrueux homme-serpent qui sommeillait dans les entrailles du fort. Dehors, elles décident de rejoindre la caravane humanitaire pour informer leurs anciens amis, Moon, Bardin et Linnah de l’imposture d’Yquem et de sa troupe.
Elles veulent les rallier à leur cause et récupérer le trésor englouti dans le Lac Placide lors de l’attaque qui a vu disparaître toute la famille de Lynche…
Mon avis : Le deuxième tome des guerrières de Troy vient de sortir. Il forme une première histoire complète avec le premier tome. C’est une bonne initiative que de fonctionner de cette façon. Je pense que le dessinateur et le lecteur y gagnent.
Dany, qui m’avait accordé une interview au mois de mars 2013, reste un auteur vif, plein de projets, jeune de corps et d’esprit, séducteur, grand amateur des plaisirs de la vie. Sa démarche se veut avant tout dynamisée par le plaisir de faire du beau travail, de découvrir le monde dans lequel il vit, de rencontrer et découvrir des gens, de partager… C’est surtout un gros bosseur, même s’il peut donner l’image d’un certain « dilettantisme ». C’est réellement « une pointure » dans son métier, dans le domaine de la bande dessinée. En plus, il est d’une disponibilité et d’une gentillesse hors pair. J’ai eu cette chance de le vérifier lors de notre rencontre. Cela restera un grand moment de ma modeste activité de chroniqueur pour SambaBD.
Cette digression m’amène à parler de ce tome 2 que j’ai découvert fébrilement. Très attendu, les auteurs nous livrent encore un petit bijoux tant au niveau du scénario, du dessin et des couleurs.
Arleston et Melanÿn s’y sont mis pour nous livrer un récit enlevé avec des jolies petites « pépés », de l’action, une solide dose d’humour, un plaidoyer pour le « girl power ». Bref, un scénario fait sur mesure pour Dany qui s’est régalé. Il a dû certainement y rajouter son grain de sel, j’en prends le pari ! Au final, l’histoire est très réussie et ne traîne pas en longueur. Ils ont trouvé la bonne distance et le bon style pour mener à bien cette entreprise. En plus, l’histoire dénonce les dérives de certains humanitaires qui font plus du business et du marketing que d’aider réellement les gens dans la détresse, au grand dam des nombreuses organisations sérieuses.
Le dessin de Dany est du même tonneau que le tome 1.Le dessin est époustouflant. Il ne lésine pas sur les détails. Certaines planches sont magiques. Dany est au sommet de son art.
Au niveau des couleurs, j’ai pris beaucoup de plaisir. Chez Dany, il y a le dessin puis vient ensuite les couleurs, tout en nuances, qui viennent « habiller » l’ensemble. Franchement, Dany peut se permettre de faire lui-même les couleurs car il est un virtuose dans cette exercice très difficile. Mais comme c’est un perfectionniste, il a fait de nouveau appel à Mourier pour réaliser ses « effets spéciaux », souvent des interventions ponctuelles sur certaines couleurs via un traitement informatique.
En conclusion, cela nous donne un excellent album d’Héroïc Fantasy. Moi qui n’ai pas spécialement d’affinité pour ce style de BD, j’ai apprécié à sa juste valeur cet opus qui sort du lot grâce au talent des auteurs. De plus l’impression et la réalisation de l’album sont de très haute qualité. La couverture bénéficie d’un procédé de « vernis sélectif » du plus bel effet. Les lecteurs de la version numérique n’auront pas ce plaisir du bel objet. Superbe!
Graphisme : 9.0/10
Scénario : 8.0/10
Moyenne : 8.5/10
Lien vers le site internet de Dany: http://www.danybd.com/
Pour rappel, l’interview de Dany sur SambaBD:
1ere partie: http://www.sambabd.be/archive/2013/04/23/interview-dany-1ere-partie.html
2eme partie: http://www.sambabd.be/archive/2013/04/24/interview-dany-2eme-partie.html
Toutes les illustrations de cet article sont « copyrights Dany »
Capitol.

Je m’appelle Jonny, Jonny Frost et j’ai eu « les couilles » de venir chercher le JOKER à sa sortie de l’asile d’Arkham…………. Aucun des « Boss » de Gotham ne voulait venir l’accueillir, et pour cause! Ils s’étaient partagé sa ville alors qu’il était chez les fous. Et ils pensaient qu’il ne reviendrait jamais.
Je crois que j’ai commis une erreur ! pas d’être venu le chercher mais d’être resté avec lui, d’avoir cru qu’il y aurait une place pour moi dans sa folie, d’avoir pensé qu’il voulait se venger des caïds de la ville pour lui avoir pris son trône…… Bien sur le JOKER voulait se venger! mais pas des caïds, de tout le monde car le JOKER n’aime personne, il en veut à tout le monde et la ville va souffrir, Oh oui! elle va souffrir jusqu’à ce que la chauve-souris mette un terme à cette horreur mais, pour moi, il sera déjà trop tard.
Brian AZZARELLO ( 100 bullets ) écrit ici l’un des meilleurs récits sur la folie du JOKER, son texte est un sommet de violence incontrôlée, un hymne à la démence meurtrière d’un être dénoué de toute logique, de toute pitié, de toute humanité.
Les images démentes de Lee BERMEJO apportent un complément évident au récit. Les personnages ont l’air déformés, comme vus à travers les yeux d’un fou! pourtant le narrateur, Jonny Frost, semble sain d’esprit…….. à moins que le fait d’être le chauffeur du JOKER et d’assister à ses actions maléfiques ne lui aient pas dérangé l’esprit.
Les couleurs délavées, presque en noir et blanc finissent de parachever la beauté de cet ouvrage aux relents d’aliénation mentale et physique.

Un bel ouvrage que je conseille à tous les fidèles du fou morbide qui se fait appeler le JOKER. Mais attention! n’abusez pas trop de la lecture de cet album car les portes de l’ ARKHAM ASYLUM sont grandes ouvertes.
JOKER
BRIAN AZZARELLEO & LEE BERMEJO
URBAN COMICS – COLLECTION DC DE LUXE – SORTIE NOVEMBRE 2013
ma note : 8/10 pour le dessin et le scénario JR

Auteurs :Arleston et Pellet.
Editeur :Soleil.
Sortie :10/2013.
L’ELU.
Darko est l’élu de la prophétie, celui qui doit libérer le monde de l’emprise maléfique des prêtres de la lumière et du nécromant Kamphre D’Yrkhone. Il devait retrouver les titans, mais ceux-ci sont morts et son ancêtre Cohars a basculé, victime de la puissance d’une pierre noire. Pourtant, Sleilo semble parvenir à contrôler la puissance de cette pierre.
Lire la suite « Les forets d’Opale T8 : Les hordes de la nuit. »
Ca y est, ce bon vieux compère UDERZO prend sa retraite! On aurait pu penser que Asterix partirait avec lui ( je suppose qu’il y avait pensé lui même mais il fallait compter avec la fille du regretté GOSCINNY – c’est que le petit gaulois est une mine d’or! ); d’autant plus que les dernières aventures manquaient de souffle, on voyait bien que UDERZO avait toujours le trait de génie du dessinateur aguerri mais ses scénarii étaient plus que moyens.
Lorsque j’ai appris que deux nouveaux allaient reprendre les aventures de nos gaulois préférés j’avoue avoir eu peur! tout le monde se souvient des catastrophiques reprises de LUCKY LUKE après le décès de MORRIS.
Et finalement ASTERIX chez les Pictes est plus qu’une agréable surprise! bien sur, on est loin des superbes histoires qui nous avaient tant fait rire, aux dialogues percutants, aux réparties virtuoses, aux noms cocasses des personnages, aux jeux de mots à se rouler par terre ( voir Asterix gladiateur, chez les bretons, en hispanie etc, etc.) mais le scénario de Jean-Yves FERRI tient la route. Ses personnages sont hauts en couleurs ( voir le chef pictes au teint blafard, aux traits de Vincent Cassel et qui répond au nom de Mac Abbeh ), nos gaulois vont une nouvelle fois porter secours à des voisins d’un autre pays, ici l’Ecosse, et nous avons droit à toute une série de clins d’oeil amusants sur les us et coutumes des calédoniens d’alors. Même le monstre du Loch Ness fait une cocasse apparition. Le druide local, Mac Robiotik, imbibé de l’alcool picte, l’eau de malt ( whisky bien sur ) est bien dépeint, Obelix est toujours aussi gaffeur qu’il veuille lancer le tronc ( jeu local ), donner des baffes aux bardes pictes, il est égal à lui même et nous l’aimons ainsi.
Nous avons même droit à des élections parsemées d’allusions à nos propres joutes électorales!
Le dessinateur Didier CONRAD a très bien assimilé le « coup de patte » du maître et il faut avoir l’oeil fin pour trouver une différence.

Des références multiples au cinéma ( hibernatus surtout ) : l’histoire commence dans le petit village gaulois, en plein hiver, Asterix et Obelix vont sur la plage prendre des huîtres et tombent sur un homme congelé, Mac Oloch, qui, une fois réveillé s’avère être un picte que le chef d’un clan rival a fait jeter en mer, lié à un tronc, afin d’éliminer l’adversaire potentiel à ses plans pour monter sur le trône de Calédonie. Nos héros vont le raccompagner chez lui et l’aider à mettre fin aux manigances de l’odieux Mac Abbeh.

Bref! un bel album qui relance la série et qui nous fait espérer de futures aventures encore plus grandioses et marrantes.
ASTERIX CHEZ LES PICTES
LES EDITIONS ALBERT RENE – OCTOBRE 2013
ma note pour le dessin et le scénario : 8/10 JR

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