Barracuda T4 : Révoltes.

barracuda 2.JPGBazrracuda.JPGAuteurs : Dufaux et Jérémy.

Editeur : Dargaud.

Sortie :11/2013

 

Le résumé.

 Jean Dufaux et Jérémy passent en cinémascope pour ce tome 4 de Barracuda ! Place à l’action, aux batailles entre Espagnols et flibustiers, aux requins-tueurs, aux courses-poursuites dans la jungle ! Sur Puerto Blanco, le pouvoir change de mains et la cupidité demeure. Prostituée devenue gouverneure, Fine Flamme s’y entend pour tirer profit de son passé avec le Faucon Rouge, tandis que Frère Esteban utilise les méthodes de l’Inquisition pour retrouver le diamant du Kashar… Et d’ailleurs, où se cache le Barracuda ?

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La chanson des pirates.

Ah Aaah

Ah Aaah

Voiles sur les filles

Barques sur Puerta Blanco

Je suis en péril

Je suis dans de sales draps

Raffy et Maria

 

Puerta Blanco où la révolte danse avec la nuit

J’ai plus d’appétit

Qu’un Barracuda

Je mangerai le Raffy si il n’se retient pas

Puerto Blanco

Puerto Blanco

Puerto Blanco où l’amour danse au fond des geôles

Ce soir j’ai soif de vengeance et toi tu meurs dans l’eau

Les requins du port Blanco

Chantent encore la même mélodie wowo

La lumière du phare de Puerto Blanco

Fait naufrager les espagnols en lutent contre les esclaves.

 

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Puerto Blanco où tout commence et tout finit

J’ai plus d’appétit

Qu’un Barracuda

Je t’attends à la fin de ton périple

Puerto Blanco

Puerto Blanco

Puerto Blanco  ce soir je massacre dans tes rues

Je mangerai la gouverneure crue si tu n’me retiens pas

La prostitué  de Puerto Blancobarracuda5.JPG

Chantent encore la même mélodie wowo

Les nouveaux maîtres de Puerto Blanco

Fait naufrager les fugitifs en quête de liberté.

 

Ah Aaah

Ah Aaah

Voiles sur Emilio

Barques vers les îles

Emilio ,Emilia

Ce soir j’ai fait une découverte et toi Maria tu es blottie contre moi

Ce soir je lis, je lis, je lis dans tes pages.

BARRACUDA.

 

Tout est dit dans le résumé, c’est de l’action digne d’Hollywood .Un tome haletant sans aucun temps mort , une lecture très agréable et un cliffhanger fatal.

J’en redemande .

Bravo.

 

a09-3e78912.gifDessin.

a08-3e78906.gif Scénario.

a08-3e78906.gif Global.

 

Samba.

 

On en parle sur le navire.
 

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Les Petites Chroniques (37) Les naufragés d’Ythaq Tome 11 – Les chasseurs d’écume Tome 2 – 1909, les maîtresses du quai – Les chasseurs d’écume Tome 3 – 1913, le patron de pêche

Les naufragés d’Ythaq  Tome 11 L’Haleine de l’Ogre

 

 

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Dessin : Floch, Adrien
Couleurs : Guth, Claude
Dépot légal : 09/2013
Editeur : Soleil Productions
ISBN : 978-2-302-03079-4
Planches :46

 

 

Narvarth est le seul à posséder les clefs de l’univers parallèle. Il est le centre de toutes les convoitises. Les autorités de la Fédération l’ont mis au vert sur un monde isolé, en compagnie de Krurgor, Callista et Granite. Mais l’inaction pèse…

Voilà, Arleston a enclenché le mode « suite ». Rien de bien nouveau dans ces aventures à rallonge, c’est le train train quotidien de Granite et compagnie. Il reste la touche « sexy »de Floch très agréable à regarder.

Ma note : 6/10

 

Samba

 

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Les chasseurs d’écume Tome 2 – 1909, les maîtresses du quai

 

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Dessin : Fino, Serge
Couleurs : Pradelle, Bruno
Dépôt légal : 10/2012
Éditeur : Glénat
Planches :46
 

 

Après la disparition en mer de son père, Jos Gloaguen apprend le métier de pêcheur avec son oncle Guillaume. Jos est déterminé. Amoureux de la fille Guilcher – ennemis jurés des Gloaguen – ll a besoin d’argent pour l’épouser et fonder une famille. Mais les lois du marché ne vont pas lui faciliter la tâche. Cette année 1909 est une année très généreuse en sardines. Les acheteuses sont donc impitoyables avec les pêcheurs et les cours n’en finissent pas de s’effondrer. Conflits sociaux, révoltes, répressions, rivalités familiales, amours impossibles, la tension est à son comble et tout est là pour donner à Jos un rôle de premier ordre dans l’Histoire de la pêche à la sardine.

Dessins et scénario sans fautes, à savourer sans modération.
 
Ma note :  8/10

Loubrun

 

 

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Les chasseurs d’écume Tome 3  – 1913, le patron de pêche

 

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Dessin : Fino, Serge
Couleurs : Pradelle, Bruno
Dépôt légal : 10/2013
Éditeur : Glénat
Planches :46

 

 

En 1913, Jos Gloaguen est maintenant un homme et se voit confier le commandement de l’ami-du-travail, Sloop sardinier de Douarnenez. Mais la grande Histoire rattrape les petites, et le tocsin retenti dans les campagnes appelant sous les drapeaux tous les hommes assez valides pour aller se faire trouer la peau. Jos change d’horizons et embarque à Brest sur le cuirassé le Danton. Il découvrira la mer sous un autre angle, où l’ennui à bord doit être trompé par des corvées paraissant aussi vaines qu’inutiles, et où l’on n’est moins en sécurité que sur un petit Sloop ballotté par les vagues.

Sur fond de première guerre mondiale, le petit Jos impétueux du début de la saga a gagné ses galons et est devenu un vrai patron de pêche apprécié et respecté. Cette saga est toujours aussi prenante et les ambiances maritimes toujours aussi merveilleusement rendue.

Allez, Kenavo !

Ma note : 8/10

Loubrun

Voir la chronique du tome 1 : http://www.sambabd.be/archive/2012/03/03/les-chasseurs-d-ecume-t1-1901-prem…

 

BANDONEON

104670_c.jpg104670_pla.jpgDessin : & scénario : Jorge Gonzalez

Editions Dupuis

Collection Air libre

Sortie : 18/10/2013

200 pages

Prix conseillé : 24,00 €

ISBN : 9782800159874

Roman graphique, Argentine, tango, société.

 

Résumé (de l’éditeur): « Bandonéon », c’est, entre autres, le récit de la destinée d’Horacio, enfant prodige au piano, fasciné par les musiciens de tango, devenu ce jeune homme doué, prêt à tout pour devenir l’égal des notables viveurs dont il envie l’aisance. Il ne reculera devant aucune compromission pour arriver, enfin, même si pour cela il lui faudra se renier soi-même et s’en mordre les doigts quand l’illusion se sera dissipée, et que la vie aura filé.

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Mon avis : Voilà ce qu’on appelle vraiment un album atypique dans tous les sens du terme. Une expérience graphique sur fond d’un scénario qui traite de l’immigration. Il faut être capable de laisser tomber ses préjugés graphiques et scénaristiques tout en se disant qu’on rentre dans une aventure artistique et intérieure. La collection Aire libre de chez Dupuis ne pouvait pas mieux cadrer cette démarche singulière.

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L’album se subdivise en trois parties différentes.

Une première partie, appelée « Bandonéon », nous livre une aventure, une fiction qui raconte la vie d’Horacio, un enfant qui vient d’Italie en 1916. Il traverse l’atlantique pour s’installer en Argentine avec son père. Horacio est doué pour la musique et a tout en main pour réussir une grande carrière internationale mais il ne va pas suivre la voie royale qui est tracée devant lui. On va le voir grandir, devenir un homme. Il va préférer rester en Argentine, se contenter d’être le premier dans son village plutôt que le premier aux Etats-Unis. Il va préférer jouer le Tango près de chez lui plutôt que de devenir un jazzman célèbre aux States. C’est en réalité la chronique d’un échec annoncé. Il ne réussira jamais à décoller de chez lui, même s’il se rend compte qu’il passe à côté d’opportunités bien plus intéressantes.

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La deuxième partie intitulée « Juste comme ça ». Il s’agit d’un journal intime dessiné de l’auteur. Il a quitté l’Argentine pour pratiquer son travail de dessinateur en Espagne. Il revient pour une courte période dans son pays pour revoir ses amis et sa famille. La nostalgie, le déracinement, l’amour du tango sont les mêmes qu’avec Horacio. Si ce n’est que Jorge Gonzalez a fait le chemin inverse vers l’Europe pour réussir son rêve. Il explique ses états d’âme mais il y lâche aussi des idées, des essais pour le récit qu’il raconte dans sa première partie. Je cite une phrase extraite de ce journal qui caractérise bien l’état d’esprit : « Sans sortir de ma table à dessin, je connais le monde. La fuite est permanente. La distance qui me sépare de ma table à dessin est la même qu’avec mon Buenos Aires ».

Une troisième partie intitulée « Annexes » donnent des informations.Elles donnent certains détails sur quelques planches particulières écrites en espagnol. Il s’agit d’une traduction pour remettre le lecteur, qui ne connaît pas la langue, sur le bon chemin.

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Au niveau du dessin,  du graphisme, il faut s’accrocher. Le style est tout à fait particulier. Nous sommes loin, très loin de la ligne claire. Beaucoup de traits superflus. L’auteur esquisse plus qu’il ne dessine réellement. A force de superposer des traits, on voit apparaître les personnages, le décor. Les bulles sont translucides et dépassent parfois sur les cases annexes. Nous sommes loin d’une construction de planche rigide et bien balisée. Les tons sont dans les gris, bruns, les couleurs foncées tendant vers le noir. Ca, c’est pour la première partie.Il en sort beaucoup de nostalgie.

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La deuxième partie me fait penser plutôt à un journal intime, quotidien. Le graphisme ressemble plus à des brouillons, à un paquet d’idées lancés sur des pages blanches, reste à faire un tri. Parfois, les dessins sont tellement basiques qu’ils ressemblent à des dessins de petits enfants. Un vrai chantier graphique et pourtant il en ressort une histoire, une unité de récit, une explication sur sa démarche graphique, artistique, à mettre en parallèle avec la première partie.

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Le tout donne un ensemble cohérent mais chaque lecteur va devoir se créer un chemin, son chemin, dans cette jungle graphique. Une vraie expérience, un peu déconcertante. Pour résumer le livre, je peux reprendre la description de l’éditeur qui synthétise bien l’album : « L’occasion d’une plongée introspective dans ce que créer, être argentin, aimer le tango, partir et revenir veulent dire ».

Ce livre a obtenu le premier prix international du roman graphique FNAC-SINS ENTIDO. L’auteur propose également une musique du bandonéoniste Marcel Mercadante, une bande originale pour son album, téléchargeable via le web. Il suffit d’aller sur la page consacrée à l’album sur le site de l’éditeur Dupuis (suivre le lien ci-dessous).

 

Graphisme :      7,5/10

Scénario :        7,5/10

Moyenne :        7,5/10

 

Lien vers le site internet des éditions Dupuis : ICI.

 

Capitol.

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Concours The end of the fucking world

Samba BD est très heureux de vous permettre de remporter un album de The end of the fucking world, le coup de cœur du moment de William dont vous pouvez retrouver la chronique ici.


concours teotfw,


Pour gagner, il vous suffit de répondre à une simple question.

 

Quel est le nom de ce chien emblématique dessiné par Charles Schulz?

 

Envoyez votre réponse par mail à monsieurwilliambd@gmail.com.

Réservé à la France métropolitaine et la Belgique.

Fin du concours le 22 novembre 2013 à 12h00.

Tirage au sort par une main innocente (si, si, promis!).

The end of the fucking world

teotfw-couverture_web-7614d.jpgthe-end-of-the-fucking-world-forsman-p3-754c3.pngRésumé de l’éditeur: Alyssa aime James, James pense que, peut-être, il aime Alyssa. Grandir c’est difficile, spécialement lorsqu’on est incompris des adultes et qu’on a l’impression d’être méprisé par le monde entier. Lassés de cette vie déprimante, les deux personnages de The End of the Fucking World entament la fin de leur adolescence par une longue fugue où ils vont se retrouver confrontés à des situations extrêmement critiques. Menacés par un dangereux gourou, poursuivis par la police, ils vont vivre un temps, la liberté et l’insouciance pour se voir brutalement rattrapés par une précarité d’une rare intensité. Ce que ne sait pas Alyssa, c’est que James est un jeune sociopathe qui a passé son enfance à tuer toutes sortes d’animaux, grands ou petits pour le plaisir. Maintenant ses pulsions meurtrières se font de plus en plus présentes et difficiles à cacher. C’est d’ailleurs, à cause de cette déviance non contrôlée, combinée à une mauvaise rencontre qui va leur attirer des ennuis.


 Avec The end of the fucking world, la maison d’édition L’employé du moi nous propose une nouvelle fois une adaptation en français d’un de leur camarade de la bande dessinée indépendante américaine (après Basewood, Monsters,…). L’auteur Charles Forsman a la particularité de déployer un trait largement inspiré de celui de Charles Schulz, monstre sacré du strip (Peanuts). On découvre un dessin noir et blanc épuré,  une ligne claire sans trop de rigueur qui accentue une certaine naïveté. Le contraste s’orchestre magnifiquement entre ce trait naïf et la violence de ce road trip meurtrier. Avec peu de dialogue mais un certain rythme, The end of the fucking world traite, au delà de la violence meurtrière, de la violence de l’adolescence avec toutes les remises en question, l’impulsivité et l’acné qu’elle comporte.

 

 

 Il est impossible de lire cette album sans avoir à l’esprit l’histoire de ce jeune tueur en série, Charles Raymond Starkweather, parti dans une balade meurtrière accompagné de sa petite amie. Une affaire très connue au États-Unis qui se termina sur la chaise électrique en 1959 et qui inspira à de nombreuses reprises la littérature et le cinéma. On peut évoquer des films comme Tueurs nés (Oliver Stone 1994) ou, bien avant, La balade sauvage (premier chef-d’œuvre de Terence Malick avec Martin Sheen, 1975) qui compte de nombreux points communs avec The end of… dans sa façon d’esquisser l’adolescence.  

 

 

 Le +: The end of the fucking world est une œuvre d’une déconcertante maîtrise entre naïveté et violence. L’employé du moi ose prendre des risques et on adore ça. Les amateurs de BD indé devraient adorer et les autres ne devraient pas rester insensibles à cet album qui mérite un beau succès (en tout cas on lui souhaite, même si on connait déjà l’injuste réalité du marché de la BD).

 

 

 Le -: Un récit malgré tout un peu court (comme souvent avec les bonnes BD) qui gagnerait à développer certaines séquences.


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Je clique chez:


L’employé du moi


Charles Forsman

 

 


STALINGRAD KHRONIKA – Seconde partie.

Couv_198796.jpgPlancheA_198796.jpgDessin : Bourgeron – scénario : Ricard

Editions Dupuis

Collection Aire libre

Sortie : 04/10/2013

64 pages

Prix conseillé : 12,00 €

ISBN : 9782800157443

Histoire, 2e guerre mondiale, Stalingrad.

 

Résumé (de l’éditeur): Stalingrad, hiver 1942. L’équipe de tournage envoyée à Stalingrad, au coeur de la bataille qui y fait alors rage, pour filmer la grandeur de l’armée soviétique, accumule les catastrophes : non seulement Simon et Yaroslav se haïssent, mais une des précieuses bobines du film a disparu. Or Kazimir, censé superviser ce calamiteux tournage, ne peut absolument pas se permettre la perte d’une bobine. Comble de malchance, il se fait tirer dessus, tandis que le reste de l’équipe tombe aux mains de soldats soviétiques persuadés d’avoir affaire à des déserteurs. S’il est vital pour Kazimir de récupérer la fameuse bobine, dérobée par Yaroslav le cinéaste, il est tout autant primordial pour Simon de l’intercepter. Le bout de film qu’elle contient pourrait en effet condamner à mort l’ancien directeur du centre cinématographique tombé dans la disgrâce.

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Mon avis : Voilà deux longues années que le premier tome était sorti en librairie. Cela fait long, trop long. Il a donc fallu se remémorer l’histoire et ses méandres scénaristiques pour se remettre d’aplomb dans le sens de la lecture…Ce n’est pas spécialement un bon indice de lecture ! Si le sujet au départ en lui-même est particulier, sort de l’ordinaire et de l’image que l’on a de la bataille de Stalingrad, il faut bien reconnaître qu’au final, la réalisation est un peu décevante, voire poussive. J’avais déjà eu des réticences après le tome 1, cela ne s’est pas amélioré à la lecture du second tome. L’histoire repose, dans cet opus, sur une quête pour retrouver des bobines perdues lors du tournage du film, tourné dans cet univers hostile, sans foi, ni loi (ou si peu) qu’est Stalingrad.

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J’ai trouvé la fin un peu abrupte et je me demande s’il n’y aura pas une suite…Mais qui dit second, veut dire normalement, en bon français, qu’il n’y aura pas un troisième. Au sinon, il aurait fallu intituler l’album « deuxième partie »…C’est très bavard et l’action se traîne un peu trop à mon goût. Les auteurs auraient voulu s’interroger sur le statut de l’art et de l’artiste dans un régime totalitaire, celui de Staline. On y voit surtout une guerre absurde mais je ne pense pas que le sujet soit réellement traité en profondeur.

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Au niveau du dessin, je reste sur mon avis du premier tome. Le graphisme a un certain style mais c’est fort dépouillé, trop peut-être. Les décors sont plus stylisés que détaillés. Cela fait un peu « pauvre » par moment. C’est comme tourner un film à petit budget dans des décors en carton pâte.

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Je me répète par rapport à ma chronique du premier tome. L’intention de départ était bonne mais, au final, le résultat est un peu décevant, en dessous de mes attentes. Pas trop mon truc, à vous de vous faire votre propre avis sur cet album.

           

Graphisme :      6,0/10

Scénario :        6,0/10

Moyenne :        6,0/10

 

Lien vers le site internet des éditions Dupuis : ICI.

 

Capitol.

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Pierre Kroll On s’en souviendra.

KROLL_2013_vignette.jpgà la renaissance du livre .

 

Dessins humoristiques sur le départ d’Albert II, sur Fabiola qui compte ses sous, sur les 7 maillots jaunes retirés à Neil Armstrong. Et aussi Obama, Hollande, Berlusconi, Mittal, Depardieu, Di Rupo, la guerre en Syrie, la crise en Europe, le mariage pour tous en France…

Amis français, si vous ne voulez pas être les dindons de la farce une deuxième fois à Angoulême, je vous conseille ce recueil de dessins de Pierre Kroll, car après Willems, notre bon Kroll a toutes ses chances surtout qu’il est bien meilleur !! 

Sinon, je remercie les femens car sans elles, pas de Maggie De Block ni de Joëlle topless. Avouez que ça aurait dommage de rater cet immense quoique improbable  fantasme. Je trouve que cet ouvrage à vocation humoristique peut aussi être vu comme un recueil des événements de cette année. Une sorte de rétrospective des événements 2013 habillé d’un œil souvent pertinent, parfois mordant mais atteignant toujours leur cible. 

Bon, si vous suivez Kroll sur la RTBF, sur le net  ou ailleurs, la plupart des dessins sont connus. Il n’empêche quant lisant cette BD, je me suis dit que le monde et l’information avancent à 200 km heure. C’est aussi un regard parfois critique sur notre « belle société ». Pour les français, ce sera une belle occasion de mieux connaitre notre pays oh combien complexe même pour nous les belges.

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Samba.

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Le Gourmet Solitaire

gourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresgourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresgourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresScénario : Masayuki Kusumi

Dessins : Jiro Taniguchi

 Dépôt Légal : avril 2013

Editeur : Casterman

Collection : écritures

Petit Format

Planches : 179

200 pages, sens de lecture occidental.

avec une postface de Masayuki Kusumi : Le cerisier Fend-la -Roche de Kamaïshi

préface de Patrick Honnoré : traducteur

Ce récit a été publié pour la première fois en France chez Sakka (Casterman) en 2005

 

Résumé :

Un promeneur solitaire se retrouve à chaque fois obligé de trouver un endroit ou apaiser son estomac affamé, soit parce qu’il est en voyage d’affaire, soit parce qu’il est déjà tard pour déjeuner, en tous cas toujours prêt à satisfaire son appétit. Appétit qui s’aiguise souvent à la vue de tout ce qui lui est proposé.

 

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Dans des lieux toujours différents, nous découvrons les spécialités culinaires japonaises ainsi que leur tarif, souvent raisonnable, au dire du narrateur. Dans des endroits qui ne payent pas de mine, l’homme semble apprécier la nourriture, ainsi que les souvenirs et les émotions qu’elle développe en lui à chaque repas.

Une madeleine de Proust japonisante.

 

 

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Mon avis :

L’équivalent de ce périple en France, serait une tournée des divers « routiers » qui jalonnent les parcours des voyageurs de commerce, ou celui des vacanciers.

Nous avons tous connu ce petit resto, ou cette gargote, qui ne paye pas de mine, et qui reste souvent la seule ouverte au moment ou la faim commence à se faire sentir ; mais qu’est ce qu’on fait là ? et que choisir pour ne pas être déçu ? On peut se rabattre sur le banal steack/frites… mais quelquefois, l’andouillette ou le jambonneau nous tendent les bras. Ainsi que les plats en sauce, ou les spécialités de la région.

 

 

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Dans ce récit le japon n’a pas l’air en reste pour proposer des menus très divers et si variés, même si les ingrédients qui les composent nous sont certaines fois complétement inconnus… les haricots noirs sucrés en gelée, sauce au miel ; Algues nori ; Manjû grillés.

 

 

gourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresA travers ce périple, l’auteur nous fais apprécier la culture asiatique ; certains aliments ne se consomment qu’avec de l’alcool, Le fonctionnement des boites repas (que j’ai découvert en déjeunant avec une collègue qui l’utilisait), les sushi tournants et les happy hours pour le thon ôtoro.

 les fast food japonais qui changent un peu des hamburgers traditionnels U.S. et du jambon beurre SNCF…

 

 

 

 Promeneur épicurien, le héros de cette histoire arrête le temps afin de profiter pleinement de son repas. Pareil au héros de « quartier lointain », on retrouve un état de stupeur émerveillée dans ses pérégrinations, comme s’il se détachait de son personnage pour apprécier encore plus ces moments de plaisirs simples qui n’appartiennent qu’à lui.

 

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Un album au charme discret, un voyageur pensif et rêveur dans l’agitation des métropoles. Un recueillement atteignant à la dévotion devant les nourritures terrestres menant peut-être à l’extase et à la plénitude des sens ?

 

ma note :  8,5/10

mais je suis une inconditionnelle de Jiro Taniguchi…

 

Sophie

 

 

Interview de Benoit Blary pour Sigurd et Vigdis.

Je vous propose une interview du jeune et prometteur dessinateur Benoit Blary pour la sortie du tome 2 de Sigurd et Vigdis au Lombard.

 

9782803633234-couv-I325x456.jpgSigurd et Vigdis se sont rencontrés et enfuis à la tête d’une petite troupe. A présent qu’ils ont conquis leur liberté, à condition d’exercer cette dernière en direction de l’Est, il leur faut affronter le plus terrible des adversaires : l’hiver. Ils ignorent encore que certains n’ont pas digéré leur idylle. Mais qu’importe : les amants maudits sont prêts à écrire leur légende en lettres de sang !

Et maintenant place à l’itw !

 

 

1-SambaBD-Avant de parler de Sigurd et Vigdis, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel jusqu’ici ?

AVT_Benoit-Blary_3750.jpegBenoit Blary-Suite à mes études à l’Institut St-Luc à Bruxelles, j’ai travaillé en tant qu’illustrateur et ai réalisé du storyboard pour des courts et moyens métrages, des clips et documentaires. Parallèlement à ceci, je montais divers projets de bande-dessinée et les membres de l’Atelier 510ttc, à Reims, à qui je venais montrer mon travail régulièrement m’ont gentiment proposé d’intégrer leurs rangs. J’ai signé mon premier album au Lombard, avec Hervé Loiselet, quelques-temps après. 

2-Ton trait que je qualifierais de « crayonné à l’aquarelle » est très caractéristique, comment procèdes tu pour réaliser une planche ? As-tu constaté une évolution dans ton style par exemple par rapport à 20 ans de guerre ?

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Je commence par un storyboard en format proche du A5 que j’agrandi ensuite aux dimensions de la planche pour le reprendre à la table lumineuse, pour la préparation de la page. Je précise ensuite le dessin, sans le finaliser, pour essayer de garder un peu de vie et de dynamisme lors de l’étape suivante de « l’encrage » au stylo-bille noir. Puis je termine en appliquant l’aquarelle. Le tout étant sur la même feuille comme il se doit pour une technique à la couleur directe classique.

J’espère avoir évolué depuis mon premier album qu’est « 20 ans de guerre ». La technique en elle-même n’a pas changée, pour l’instant, stylo-bille et aquarelle, mais je m’efforce d’être plus efficace dans le dessin et l’application de la couleur, en synthétisant, en jouant sur les ambiances, etc.

 

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3- Comment se passe une rencontre entre Benoît Blary et Hervé Loiselet ? Te mêles tu aussi du scénario ?

Hervé et moi ne nous rencontrons physiquement que très rarement. L’essentiel du travailsigurd-et-vigdis-portfolio-benoit-blary-3481-l215-h315-c.jpg se fait par email. Nous avons une passion commune pour l’Histoire et divers sujets qui rend notre collaboration agréable. 
 
Je n’interviens pas sur le scénario. Hervé me le transmet sous forme de découpage écrit, à partir duquel je fais le storyboard. Je ne modifie pas les dialogues et le découpage d’ensemble de l’album, des séquences, bien entendu, mais j’ai la chance d’avoir une certaine liberté pour la mise en scène dans les pages, les cases. Je peux ajouter ou retirer une case si je l’estime nécessaire, choisir les angles de vues, etc,. Cette étape du storyboard me plaît beaucoup, me permet de m’immerger dans l’histoire. Je procède ainsi sur mon autre série, « Virginia », avec Séverine Gauthier.

4-Qui est le plus passionné de la période viking  toi au Hervé? Quelle est la partie « véridique » dans Sigurd et Vigdis ?


sigurd et vigdis,blary,loiselet,vikings,aventures,le lombard,interviewNous n’avons jamais fait de concours pour savoir qui est le plus passionné par le sujet… Je lui demanderai combien il possède livres traitant des vikings. Si il en a plus que moi on pourra dire que c’est lui le plus passionné ! En tout cas c’est un sujet qui nous intéressait tout les deux depuis de nombreuses années. Et nous intéresse encore.

Hormis le fond (vêtements, armes, architecture, coutumes, etc. Sans prétendre être parfait non plus) il n’y a pas de volonté d’être véridique, au sens historique du terme, dans cette BD. C’est avant tout un récit d’aventures ancré dans un environnement passé. Il y a des bouts de « vérité » ici ou là pour rendre l’univers crédible (du moins l’espérons-nous) mais c’est tout.  Hervé va peut-être bondir en lisant cela mais c’est ainsi que je le vois !

  

5-Il me semble que les aventures de Sigurd et Vigdis vont nous mener bien loin, des grands explorateurs ces vikings ? En combien de tome S & V ?

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Le projet fut signé en deux tomes, mais Hervé à effectivement pensé son récit dès le départ comme une grande saga pouvant conduire nos personnages dans des contrées (très) lointaines. Sait-on jamais, les dieux leur permettront peut-être de poursuivre leurs aventures.

 

 

6-Il me semble que tu as particulièrement fait attention aux habits et aux apparats portés  par tes personnages.

 

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Oui, c’est un point qui m’intéresse, qui permet de parfaire sa culture, qui donne du corps aux images, et qui aide (je l’espère) à se plonger dans l’univers décrit. Hervé aussi accorde de l’importance à ceci et me fournit parfois de la doc sur certains points. Mais ce n’est pas pour autant historiquement juste à chaque fois même si j’essaie de le faire avec sérieux, n’ayant ni le temps ni les connaissances historiques approfondies permettant d’être infaillible. Et comme je l’ai dit plus haut, c’est un récit d’aventures et non un traité d’historien.

7- Ça ne doit pas être évident de se documenter sur cette période assez obscure? 

Il  y a de nombreux livres sérieux traitant des vikings et on peut accéder à des photos de pièces de musées sur le net. En recoupant les sources on obtient pas mal de choses.

8- Quittons Sigurd et Vigdis , es-tu aussi un lecteur de BD ? Tes coups cœurs ?

BigFootDumontheuil3_09062008_224343.jpgOui, je lis de la BD bien que je sois plus souvent plongé dans des Couv_198620.jpgromans, des livres sur les musiciens, etc. En BD, j’ai découvert dernièrement « Big Foot » de Nicolas Dumontheuil que j’ai beaucoup aimé, tant au niveau graphique que du scénario. Il faudra d’ailleurs que je lise le roman dont c’est adapté. Sinon, dans les réelles nouveautés je citerai « Battling Boy » de Paul Pope, qui est un auteur que j’apprécie depuis longtemps.

9-Tes ambitions pour le futur ? Déjà d’autres projets en tête ?

Pouvoir continuer à raconter en bande-dessinée  des histoires me plaisant. 

9782203047808.jpgConcernant les projets, je travaille actuellement sur le tome 02 de « Virginia » chez Casterman et scénarisé par Séverine Gauthier ainsi que sur des dessins pour la seconde saison de la série documentaire « Sur nos traces » diffusée sur Arte. Et j’ai d’autres projets en préparation mais rien dont je puisse parler pour l’instant.

10-le bonheur pour Benoit Blary , c’est ….

 Vaste question… Le fait que mon entourage, famille et amis, se porte bien y est pour beaucoup, en règle générale.

Voilà, c’est fini.

 

Un grand merci à Benoit  pour sa disponibilité et sa rapidité.

On lui souhaite que du bon pour le futur.

 

Samba.


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