MOURIR NUIT GRAVEMENT A LA SANTE – Yoyo post mortem.

 

Couv_196209.jpgPlancheA_196209.jpgDessin & scénario : Gilles Le Coz

Editions Sandawé

Sortie : 09/10/2013

64 pages en noir & blanc

Prix conseillé : 14,95 €

ISBN : 9782930623184

Humour

 

Résumé (de l’éditeur): Monsieur Jean Paul Gratin est mort. Mort et enterré. Mais le repos éternel n’est pas encore au programme. Car, de son cercueil, un ultime voyage attend notre défunt… En compagnie d’un étrange guide, un squelette à l’humour… mortel, sorti tout droit d’un film de Tim Burton. Son nom ? Mister Bône. Cette descente au pays des défunts se transforme grâce à lui en un voyage initiatique, loin d’être triste !

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Mon avis : « Vous avez peur de la mort ? Ce livre vous en guérira définitivement. » Voilà l’invitation des éditions Sandawé dans son dossier de presse. J’ai feuilleté l’album en librairie et il ne m’a pas particulièrement attiré. Couverture noire et rouge. Le cahier intérieur est entièrement en noir et blanc. Ou plutôt majoritairement en noir et gris. J’avais l’impression en ouvrant l’album,  d’entrer dans une mortuaire…Pas trop mon truc…

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N’écoutant que mon instinct de chasseur de pépites bédéesques, je me suis forcé à lire cet album en ce dimanche soir, distraitement devant la télévision. Rien que la première page donne le ton. On enterre Jean-Paul Gratin. Le noir domine…Puis arrive un squelette affublé de lunettes de soleil. Il vient du tréfonds de la terre réveiller l’âme du cher défunt dont le corps est dans le cercueil. Il lui dit qu’il a gagné un voyage et qu’il s’appelle « Bône, James Bône ». Les dialogues sont très « second degré », pleins d’humour et de calembours. L’univers est déjanté également. L’auteur revisite les poncifs de la mort et les réemploie à sa sauce, à sa manière. Bien vite, le lecteur va s’apercevoir qu’il se passe beaucoup de choses très étranges et que la débrouille, même 6 pieds sous terre, est toujours d’actualité. Je ne vais pas vous raconter l’histoire dans tous ses détails mais c’est plein d’humour (noir), de délires mais aussi de poésie.

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Cet album est dessiné par Gilles Le Coz dont c’est le premier album en solo publié. Il a commencé sa carrière professionnelle dans la publicité et il a réussi à convaincre Sandawé et assez de contributeurs à franchir le pas de l’aventure éditoriale. Il met en pièce les tabous, les croyances, le mythes (le Styx, le Cerbère, le passeur,…), ce qui déclenche le rire et une vision humoristique de la mort. L’éditeur fait référence à un univers à la Tim Burton. C’est bourré d’idées, de bonnes idées. Le dessin quant à lui n’est pas vraiment féerique mais est efficace et cadre bien dans un album d’humour.

Quoiqu’il arrive, je garde le sourire…Au final, la lecture de cet album m’a bien amusé. C’est un excellent album d’humour et dieu sait si c’est un exercice difficile!

 

Graphisme :      7.0/10

Scénario :        8.0/10

Moyenne :        7.5/10

 

Capitol.

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Elfes T4 :L’élu des semi-Elfes.

Elfes4.jpg02.jpgAuteurs : Corbeyran/Bordier.

Editeur : Soleil.

Sortie : 10/2013

 

Les bâtards !

Les semi-elfes n’ont ni pays, ni patrie, ni roi, ni unité. Ce sont des bâtards dégénérés qui vivent éparpillés et disséminés. Détestés par les races « pures », ils sont persécutés, chassés, bannis, emprisonnés, lorsqu’ ils ne sont pas purement et simplement éliminés à la naissance. Mais les temps changent. Sous l’impulsion de Naah-Taal, l’Élu, l’heure est venue du Grand Rassemblement…

 

Droit au but !

carte.jpgMais pourquoi ça ne m’étonne pas de voir le nom de Corbeyran  sur une série « concept » .Je pense qu’à lui seul, il truste bien 50 % de cette activité éditoriale (Uchronies-Zodiaque-Destins).J’exagère un peu mais c’est un spécialiste de la surproduction.

C’est donc avec quelques craintes que j’ai débuté ma lecture de ce 4e opus des Elfes .Le premier élément qu’on remarque, c’est la qualité graphique de Jean-Paul Bordier. Un trait raffiné avec une belle fluidité qu’on constate surtout dans les scènes de combat très stylisés.

D’une manière générale, on a été gâté avec les différents dessinateurs de cette série, une réussite assurément.

Par contre, pour le scénario (à part le tome 1, le meilleur selon moi), les « Elfes » souffrent d’une manque de développement psychologique  vu qu’il s’agit de one-shot à chaque fois. Ce manque de place fait qu’on va droit au but .On emprunte donc des raccourcis, des chemins de traverses qui amènent fatalement à quelques belles invraisemblances (la passation de pouvoir entre Naah-Taal et Snah-Liih , il faut y croire !).

Un album qui m’a fait penser à …Spartacus, bien oui, un ancien esclave devenu chef  qui tente d’amener son peuple à sa terre promise Ici, on rajoute la sauce Héroic-Fantasy  comme variante.

Un album correct au final qui ne dénote pas par rapport aux autres tomes .Pour les amoureux du genre donc. 

 

 

a08-3e78906.gifDessin 

a05-3e788c9.gifScénario 

a06-3e788fc.gifGlobal.

Samba.

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