Heureux qui comme

Couv_176271.jpgheureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialAuteur : Nicolas Presl

Editeur : Atrabile

Collection : Flegme

240 planches

sortie : novembre 2012

genre : Fable sociale

 

 

Résumé (éditeur)

Dans Heureux qui comme, l’auteur s’intéresse plus particulièrement aux relations tout à la fois pas­sionnées et tumultueuses qui lient l’Afrique noire et l’Occident, à travers le parcours de deux êtres qu’à première vue tout oppose, et qui, contre toute at­tente, finiront pas se croiser. D’un côté, on suit l’en­voyé d’une firme industrielle tentant d’amadouer une population locale pour mieux pouvoir la spolier. Sûr de son bon droit, enfermé dans sa bulle dorée et ses certitudes, il ne verra que trop tard la colère qui gronde…

De l’autre, les premiers pas d’une jeune femme, sans doute trop naïve et fragile, dans un endroit fantasmé, idéalisé, des premiers pas qui vont la laisser décontenancée et chancelante…

Ces deux êtres, tout aussi inadaptés l’un que l’autre aux situations qu’ils traversent, semblent incapables d’un regard objectif, distancié, et de ce manque de recul, mâtiné d’un certain paternalisme, de cette vision tronquée d’un monde qu’ils ne com­prennent pas, ne naîtront alors qu’erreurs, faux pas et occasions manquées.

 

 

heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialJ’espère que vous avez bien lu le résumé de l’éditeur, parce que franchement sans cette bouée de sauvetage, la compréhension de cet album est vraiment compromise.

Nous avons là une histoire sans texte et sans dialogues. Si cela est peu habituel dans l’univers de la BD et éveille la curiosité, cela ne relève en rien d’une grande innovation ni d’une grande originalité d’ailleurs. D’autres s’y sont essayés bien avant et notamment l’immense Moebius dans les années 70 qui fut le premier à réaliser des bandes dessinées sans texte autour du personnage d’Arzach. Mais n’est pas Moebius qui veut. En effet, quand on est devant un dessin composé de personnages aux faces déstructurées et que les proportions et perspectives sont plus que douteuses, la curiosité s’étiole et fait rapidement place à un rejet au point de se demander si on arrivera au bout. Je suis allé au bout, mais je me suis tout de même un peu forcé.


heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialC’est visiblement la marque de fabrique de Nicolas Presl, qui assume cette préférence pour des récits muets en privilégiant les mises en scènes picturales aux dialogues et textes. Dans cet album il apporte toutefois une innovation par rapport à ses précédents travaux en utilisant la couleur. Et là je me dis : « mince ! en couleur c’est déjà pas facile, en noir et blanc ça doit être imbuvable… ».


Je ne m’attarde pas sur l’histoire et ses clichés sur les méchants occidentaux qui exploitent les pauvres africains (même si ça existe), et la naïve bobo parisienne (j’ignore si elle est bobo et parisienne, mais il me plait de l’imaginer comme ça, et après tout en l’absence de  texte je peux bien imaginer ce que je veux ! ) qui part gentiment la fleur au sac à dos à la découverte de l’Afrique. Comme il est dit dans le résumé, elle va chanceler. Eh oui ! L’Afrique ça n’est  pas le pays des bisounours !


Bon, je n’ai pas accroché à cette histoire et, à part quelques cases et deux ou trois mises en scènes, je n’aime pas du tout le coup de crayon de Nicolas Presl. Sans doute qu’un amateur de la période surréaliste de Picasso apprécierait davantage.

Néanmoins, il faut en toute objectivité reconnaître qu’il y a là un travail artistique indéniable. L’utilisation des couleurs est intéressante et sert directement la narration et les mises en scènes. Chaque personnage, chaque situation dans le temps et dans l’espace a son « code couleur » procurant ainsi une aide utile à la compréhension. Car si l’on comprend la situation d’une vignette à l’autre au coup par coup, il n’est pas aisé d’avoir une vue d’ensemble cohérente sans un décorticage systématique de chaque vignette.

Pour conclure, on peut trouver un intérêt dans l’exercice de style et la recherche artistique, mais la lecture reste très ennuyeuse et fastidieuse. Pourtant il y en a des choses à dire sur les rapports entre les pays riches et l’Afrique. Mais les dessiner ne suffit sans doute pas.

 

4,5/10heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,social

Loubrun

Kick-Ass 2 – Tome 2. Shoot de rue

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Scénario :Millar, Mark
Dessin :Romita Jr., John
Couleurs :White, Dean V.
Dépôt légal : 11/2012
Editeur : Panini Comics
Collection : 100% Fusion comics
ISBN : 978-2-8094-2737-0
Planches : 94 

 

Saignant :

Amis de la délicatesse, romantiques et autres fleurs bleues en tout genre passez votre chemin, ce Comics n’est absolument pas pour vous !!!


Amis de la violence, du gore, amateur du cinéma de Quentin Tarantino bienvenus dans cette chronique.

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Nous terminions le premier tome de ce diptyque sur l’arrestation du père de Dave, alias Kick-Ass,  par la police. Le père de Dave se faisant passer pour Kick-Ass auprès des forces de l’ordre pour protéger son rejeton. Cette dernière ayant décidé de mettre fin au délire « Super-Héros » suite à la flambée de violence occasionnée par Red Mist et sa bande.


kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics, violence, meurtre, new york, 8510, 112012, tarantino, gore Ce deuxième opus met en scène la vengeance de Red Mist à l’encontre de Kick-Ass à qui il reproche d’avoir tué son père. Faut pas l’énerver le Red Mist : dans l’opus précédent il avait violé avec ses sbires l’amie de Dave et tué toutes les personnes qu’ils rencontraient dans sa rue.  Cette fois-ci, il s’en prend au père de Dave : il le fait assassiner en prison par des membres de la pègre, puis il fait parvenir une photo à Dave. En parallèle, il recrute via le net des « super méchants » pour une descente  sur  Times Square afin de semer la violence et le chaos sur New York.


Dave est effondré pas le décès de son paternel.  Il a décidé d’arrêter d’être Kick-Ass. Lors de l’enterrement  les complices de Red Mist tirent dans la foule et l’enlève. C’est là que Mindy, alias Hit-Girl, qui s’était retirée des affaires va reprendre du service pour voler au secours de son ami.


kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics, violence, meurtre, new york, 8510, 112012, tarantino, gore A partir de ce moment l’histoire dérape et vous vous retrouvez projeté dans du Quentin Tarantino sous LSD.  Mark Millar se lâche et la violence déjà très présente dans Kick-Ass vous explose au visage sans aucune retenue.  Mindy, belle petite fille blonde, redevient Hit-Girl, une machine à tuer. Rien n’arrêtera cette gamine !!!  La confrontation Hit-Girl Vs Mother Russia est digne des combats Hulk Vs La Chose. Hit-Girl a un côté Wolverine déchainé, croisé avec Elektra pour la maitrise des arts martiaux.


La confrontation entre les Super et les Méchants est  vraiment très violente !!!  Nous sommes loin, très loin des critères habituels des Comics de Super-Héros tels que nous les connaissons en Europe. 


Les esprits chagrins reprocheront à Mark Millar le manque d’épaisseur de son scénario au profit d’une violence trop présente. Personnellement, c’est ce que j’adore dans Kick-Ass : cette débauche d’énergie, ce manque de retenue qui pousse à l’extrême la violence entre Red Mist, Kick-Ass et Hit-Girl. 

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John Romita JR a beaucoup de détracteurs qui trouvent que ses dessins sont trop « cracra » qu’ils manquent de finitions. C’est un fait que le sieur n’est pas toujours constant dans la qualité de ses dessins. Mais j’apprécie beaucoup son travail sur Kick-Ass. Je trouve justement que là, ses dessins collent bien à cet univers poussé à l’extrême.


En résumé, j’ai pris un pied d’enfer en lisant ce deuxième opus des aventures de Kick-Ass et j’attends avec impatience la sortie de Kick-Ass 3.


Revedefer


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Ma note :


Dessins : 8/10
Scénario : 9/10

Global : 8.,5/10


Miss Octobre T1 :Playmates, 1961

Miss Octobre1.jpgMiss Octobre1e.jpgAuteurs : Desberg et Queireix
Editeur : Le Lombard (troisième vague).
Sortie : 10/2012

Les mois s’écoulent.
Rendue sourde suite à un viol, Viktor refuse de se laisser abattre et recherche activement son agresseur, quitte à dérober les fonds nécessaires à cette enquête. En parallèle, des meurtres se produisent : Miss Janvier, Miss Février – autant de cadavres et de clichés laissés par l’assassin. Viktor se rend compte qu’elle a failli figurer dans cette macabre série. Clegg, un flic qui n’est pas insensible à son charme, va l’aider à démasquer le mystérieux photographe.

Vous dites ?
Miss Octobre1z.jpgSi vous aimez les bons vieux polars des  années 60, cette série prévue en 3 tomes devrait vous intéresser. Vous y trouverez tous les ingrédients qui ont fait le succès de ce style : un inspecteur taciturne et roublard, une blonde platine mystérieuse, le monde du crime avec ses multiples visages et aussi des pin-up  mais légèrement détériorées malheureusement. Le tout fait très « cinéma », un peu  comme l’affaire Thomas Crown par exemple.
Et comme tout le monde trompe tout le monde, ça nous permet aussi d’admirer la plastique de ces dames.
Le dessin est plutôt enchanteur mais malgré ça, vous remarquerez que je n’ai mis qu’un 6/10 comme note. La raison : j’ai eu un mal fou à distinguer les personnages surtout les 2 inspecteurs que j’ai confondu tout le long de l’album. En plus, j’ai trouvé quelques scènes assez perturbantes et peu compréhensibles à la première lecture. Bref, je n’ai pas eu la sensation d’une lecture facile ou agréable … néanmoins les amateurs du genre devraient y trouver leur bonheur.

Scénario : 7/10.
Dessin : 6/10
6.5/10 Global.
Public cible : Polar .
Samba.

Miss Octobre1egd.jpg

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La geste des chevaliers Dragons T15 : l’ennemi.

Geste des Chevaliers Dragons (La)15.jpgGeste des Chevaliers Dragons (La)15d.jpgAuteurs : Ange/ Boutin-Gagné
Editeur : Soleil.
Sortie : 11/2012

Dragon es-tu là ?
Alors qu’elle allait abattre le Dragon, le Chevalier Saraï est enlevée et jetée au harem. Alors, pour elle, la Bête n’est plus l’Ennemi. L’Ennemi est son geôlier, et tous ses talents tactiques, elle les mettra au service de sa libération… À Messara, la Matriarche se bat pour la faire libérer. Mais pour elle, l’Ennemi est plus politique, et bien plus intime. L’adversaire – le Dragon – peut prendre bien des formes…

Chez Djinn
La geste des chevaliers Dragons, c’est un peu comme un Kinder surprise, on se demande toujours sur quoi on va tomber. Du très bon comme pour les tomes 13-9 et 7 ou une calamité comme pour les tomes 10 et 8 ?
Il n’empêche que cette série a trouvé son public grâce à un univers cohérent et fouillé. Un petit rappel pour les nouveaux lecteurs, tous les albums peuvent se lire indépendamment les uns des autres mais il existe aussi de petites passerelles entre ces tomes. D’ailleurs, si vous cherchez un travail de fin d’étude, pourquoi ne pas faire une thèse sur la GDCD ? Je serai tout de suite preneur pour une carte de ce monde accompagnée d’une ligne historique plaçant tous les albums mais aussi les interactions entre les différentes combattantes. Il y a pas mal de travail l’air de rien pour réaliser cet exercice.
Pour ce tome 15, nous sommes plongés dans le monde envoûtant des harems. Si vous connaissez la particularité des chevaliers Dragons, ce n’est pas spécialement un endroit qu’elles apprécient. Saraï va donc devoir jouer à Steve Mc Queen pour effectuer  une grande évasion. Va y avoir du sport comme on dit pour le sultan.
Le dessin est confié pour cette fois au canadien Patrick Boutin-Gagné. Un trait dynamique  fort proche de l‘animation qui donne un bon rythme à ce titre .C’est une sorte de mélange des « naufragés d’Ythaq » avec « Courtney Crumrin ». Oui, je sais, je suis allé la chercher loin cette comparaison. A noter aussi la colorisation flamboyante et  réussie de  Stéphane Paitreau.
Au final, on a  droit à une lecture très fluide  et agréable sans anicroche particulière … enfin c’est une façon de parler car ça dérouille pas mal dans ce tome.
Voilà, pas besoin d’en dire plus car si vous êtes arrivés au tome 15, c’est que vous appréciez cette série populaire.
Longue vie aux dragons !!!
Scénario : 7/10.
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gifGlobal.

Public cible : fan d’HF en jupon.
Samba.

Geste des Chevaliers Dragons (La)15dd.jpg

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EXPOSITION « FRANCOIS BOUCQ » A LA GALERIE CHAMPAKA A BRUXELLES.

boucq10.jpgLa galerie Champaka, installée au n°27 de la rue Ernest Allard à Bruxelles (Sablon), spécialisée dans les Arts de la Bande Dessinée, organise, du 6 décembre 2012 au 5 janvier 2013, une exposition-vente de François Boucq. Dessinateur et scénariste, c’est un grand nom de la bande dessinée franco-belge. Les planches exposées concernent deux de ses séries à savoir : « Jérôme Moucherot » et « Bouncer ».

SambaBD était au vernissage en présence de l’auteur.

 

 

 

A l’occasion de la parution de Jérôme Moucherot, Le manifeste du

mâle dominant, aux Editions du Lombard et de Bouncer – To Hell,

aux Editions Glénat, la Galerie Champaka met sur pied un face à

face entre l’univers humoristique et l’univers réaliste du travail de

François Boucq. Les éléments issus de l’ensemble des albums de

«Jérôme Moucherot» et de «Bouncer» disposeront chacun, à égalité,

du mur de gauche ou de droite, sur les deux niveaux de l’espace de

la Galerie. La présentation des pièces originales sera complétée par

un dispositif d’impressions aux encres pigmentaires de grand format.

 

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L’Auteur

François Boucq est né à Lille en 1955. Après des débuts

prestigieux comme illustrateur et dessinateur de presse pour Le Point, Le Matin de

Paris et Playboy, le talent de Boucq se révèle dans la bande dessinée. Il collabore à

Pilote, Fluide Glacial et (A Suivre). Son univers surréaliste s’inspire de son enfance

dont il retire un goût prononcé pour les visages expressifs. Son dessin est dense,

puissant, fouillé et approfondi par un sens aigu de raconteur d’histoire. Héritier

direct de Franquin et de Giraud-Moebius, Boucq a ouvert de nombreuses portes

dans le dessin réaliste. Entre caricature et précision du dessin, le « style Boucq »

est unique.

 

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Jérôme Moucherot

Au début des années 1980, François Boucq donne naissance à Jérôme Moucherot

qui deviendra très vite l’une des figures de proue de la bande dessinée d’humour

contemporaine.

 

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Bouncer

Bouncer, personnage mythique et héros maudit, né de sa collaboration avec

Alejandro Jodorowski, nous livre un récit de western extraordinaire, dans un Far-

West impitoyable.

 

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Galerie Champaka

27, rue Ernest Allard

B-1000 Bruxelles

Belgique

Tel : + 32 2 514 91 52

Fax : + 32 2 346 16 09

sablon@galeriechampaka.com

http://www.galeriechampaka.com

• Mercredi à samedi : 11h00 à 18h30

• Dimanche : 10h30 à 13h30

LES ENQUÊTES AUTO DE MARGOT – Tome 4: Le pilote aux deux visages.

 

Couv_172211.jpgPlancheA_172211.jpgDessin & scénario: Olivier Marin 

Storyboard, dessin, couleurs : Callixte

Editions Paquet

Collection Calandre

Sortie : 19/09/2012

48 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782888904809

Automobile, polar.

 

Résumé (de l’éditeur): Pise, printemps 1962. Margot et Louis savourent leur voyage de noces. Lors d’une promenade romantique sur une plage de Toscane, ils découvrent des pièces automobiles amenées par une tempête. Ces éléments proviennent d’une Fiat 500. Margot est persuadée que l’épave de la voiture est toujours au fond de la mer. Au grand dam de Louis, elle décide de percer ce mystère et part sur les traces d’un ancien pilote devenu tétraplégique suite à un accident de rallye. Qui est véritablement cet homme ? Un as du volant fauché en pleine gloire ou une petite frappe sans envergure ?

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Mon avis : 4e épisode des enquêtes de la jolie journaliste Margot. Dans chaque album, Olivier Marin, créateur de la série, focalise l’album sur un modèle de voiture qui devient ainsi le personnage central de l’histoire. Il s’agit pour cet opus de la mythique Fiat 500 qui a permis après la seconde guerre mondiale de repeupler une partie de l’Italie…C’était une petite voiture citadine, sympa, économique, facile à l’entretien et tout usage !

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Le dessin est toujours aussi exceptionnel. J’ai appris lors d’une dédicace d’Olivier Marin qu’il s’agissait en réalité d’un travail à quatre mains. Olivier Marin et Callixte se répartissent le travail  grâce à un code couleur qui permet de savoir exactement qui a fait quoi. Marin dessine les décors et les voitures (crayonné bleu) alors que Callixte réalise les personnages (crayonnés rouges). Le dessin est dans une ligne claire impeccable, trop peut-être ! Les couleurs sont soignées et la mise au net irréprochable. On y retrouve des personnages inspirés de la vie réelle comme Berlusconi ou Roberto Benigni. Vous pourrez essayer de retrouver des visages connus.

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Au niveau du scénario, c’est un polar, une enquête sur une Fiat 500 dont Margot a retrouvé l’épave au fond de la mer. S’en suit une enquête sur le pilote de cette voiture qui vit reclus dans sa maison. Mais la vérité première n’est pas toujours la vérité définitive…La suite à la lecture de l’album…

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En conclusion, un album d’une excellente tenue avec un dessin très bien maîtrisé et une enquête originale qui sort des sentiers battus. Non, la course de voiture y est anecdotique. Et pourtant la magie de la collection Calandre est toujours bien là…  

 

Graphisme :   8,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     8,0/10

 

Capitol.

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LA VILLA SUR LA FALAISE.

Couv_175667.jpg1212011125360001.JPGDessin & scénario: Divers

Editions Casterman

Collection : Ecritures

Sortie : 24/10/2012

206 pages

Prix conseillé : 17,00 €

ISBN : 9782203049024

Album collectif, narration à thème.

 

 

Résumé (de l’éditeur): La collection Ecritures a dix ans ! Pour accompagner ce dixième 1212011130060001.JPGanniversaire, Casterman a proposé à dix auteurs de tous horizons (certains francophones comme Cati Baur ou Fred Bernard, mais aussi de nombreux étrangers, anglo-saxons, japonais ou européens) de créer chacun une histoire originale d’une vingtaine de planches, à partir d’un « pitch » commun. L’amorce de La Villa sur la falaise est de Benoît Sokal : en bord de mer, une tempête d’une rare violence a littéralement coupé en deux une villa située sur un promontoire rocheux, exposant soudain à la curiosité de tous l’intimité d’une maisonnée et d’une famille, dans un curieux spectacle conjuguant l’incongru et l’indécent…

 Les dix auteurs de La Villa sur la falaise : Cati Baur, Fred Bernard, Hannah Berry, Isabel Kreitz, Gabrielle Piquet, Nate Powell, Davide Reviati, Sylvain Saulne, Kan Takahama, Jirô Taniguchi.

 

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Mon avis : Pour marquer le coup, Casterman fête les 10 ans de la collection «écritures » en publiant un album collectif de différents auteurs ayant sévi dans le cadre de cette aventure. La collection « écritures » nous a déjà valu quelques bels albums de qualité, à la narration innovante et d’inspiration littéraire. Cette collection a été construite au départ autour de Jirô Taniguchi dont la bande dessinée franco-belge s’est entiché. Elle regroupe surtout des jeunes auteurs et des auteurs étrangers remarquables par leur travail graphique et scénaristique. Voilà le décor, voyons donc maintenant ce que cela donne à la lecture.

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Cet album permet de découvrir une palette complète d’auteurs complètement différents au niveau du graphisme. Cela va du sublime au basique. Ce foisonnement est la caractéristique principale de l’album. Chaque auteur a fait un chapitre de 20 pages et donne libre cours à son inspiration. L’objectif est donc atteint au niveau du dessin : nous étonner par cette diversité.

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Par contre au niveau de la scénarisation des chapitres, je suis resté sur la réserve. Je m’explique. D’abord, en début de chapitre, l’éditeur présente l’auteur avec les grandes lignes de sa production éditoriale. C’est très judicieux, j’ai appris à connaître un peu mieux des dessinateurs (trices) que je ne connaissais pas. Seul bémol pour Taniguchi. Casterman a oublié de parler dans sa présentation du « Sommet des Dieux », une œuvre majeure, récompensée par de nombreux prix. Mais elle ne cadrait peut-être pas avec le concept d’écritures…Dommage !

 

Toujours au niveau du scénario, cela part dans tous les sens mais parfois, il y a des chapitres qui se ressemblent vraiment fort. Faut-il abattre la maison ? Faut-il vendre le terrain ?Je trouve que certains auteurs ont franchement manqué d’imagination et n’ont pas osé aller en dehors des sentiers battus. J’ai bien aimé par contre les travaux de Fred Bernard et de Takahama. J’ai découvert un petit grain de folie, une idée scénaristique qui fait mouche. Taniguchi, encore lui, a fait tout à fait autre chose que les autres. Pour se distancier ou parce qu’il n’en a rien à faire du pitch de Benoît Sokal ? Il n’empêche que la maison détruite devient un phare toujours bien entier. C’est bien traité mais cela n’empêche que Taniguchi a triché un peu par rapport au concept. Globalement, je suis donc resté un peu sur ma réserve à propos du scénario car il y a des doublons, des manques d’audace et par moment un concept pas toujours respecté.

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En conclusion, cet album vous permettra de faire de belles découvertes graphiques. Pour le scénario, je pense que l’album a les faiblesses du concept. C’est aussi un peu comme l’auberge espagnole, chacun ira y chercher ce qui l’intéresse. Bon mais peu mieux faire…

 

 Graphisme :   7,0/10

Scénario :      7,0/10

Moyenne :      7,0/10

 

Capitol.

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Toubab or not toubab


mercier, sonon, derey, casterman, rivages noirs, 082012, 810, afrique, abidjan, cote d'ivoire, toubabmercier, sonon, derey, casterman, rivages noirs, 082012, 810, afrique, abidjan, cote d'ivoire, toubabScénario : Mercier, Mathias
Dessin : Sonon, Hector
Couleurs :Raymond, Damien
Dépôt légal :08/2012
Editeur : Casterman
Collection : Rivages Noir
ISBN : 978-2-203-04165-3
Planches : 96

 

Présentation :


« Tu veux devenir un vrai coupeur de mains ? Un métier sûr, sans morte saison ! » Hondo, douze ans, mauritanien et orphelin, échoue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il tombe sous la coupe d’un tandem de voleurs sanguinaires, qui, sous peine de mort immédiate, le contraignent à participer à leurs sinistres activités. Pour échapper à leur emprise, le jeune garçon décide de les livrer à la police – mais se retrouve lui-même emprisonné. Il réussit pourtant à s’évader en compagnie de Boubakar, un enfant-soldat surnommé Colonel Jackson, qui a participé à la guérilla en Sierra Leone. Désormais, lâchés sans protection dans la grande ville cruelle et indifférente, il va leur falloir survivre, entre les parias, les autorités corrompues et les « toubabs », ces Blancs libidineux qui ont tous, à un moment ou un autre, leur « quart d’heure colonial ».

Noir jusqu’aux tréfonds, Toubab or not toubab dépeint sans faux-semblant un continent dévasté. La figure touchante de Hondo, symbole d’innombrables enfances sacrifiées, n’en rend que plus poignant le sentiment d’irrémédiable qui s’attache à cette histoire désespérée.

 

Mon avis :


Amateur de gros nez, de BD humoristique ou d’histoires guillerettes, voir fleur bleue passez votre chemin Toubab or Not Toubab n’est pas pour vous !!!


Cette Bd est tirée du roman du journaliste Jean-Claude Derey.  Les dessins sont d’un dessinateur africain, originaire du Bénin, Hector Sonon.

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L’action se déroule à Abidjan ou notre « héros » Hondo essaye de survivre tant bien que mal.  Après avoir été contraint de fuir sa campagne, Hondo se réfugie à la ville.  Il espère pouvoir y gagner assez d’argent pour rembourser sa dette et ainsi pouvoir épouser son amoureuse.


mercier, sonon, derey, casterman, rivages noirs, 082012, 810, afrique, abidjan, cote d'ivoire, toubabIl va y faire la connaissance de truands assassins, de flics corrompus, d’enfants perdus, de dealers, d’un ex-enfant soldat… bref de toute une faune qui essaye de vivre ou de survivre sans trop y perdre.


Toubab or not toubab est une histoire sombre, sans concession qui ne nous présente pas l’Afrique sous forme de carte postale pour les touristes. Beaucoup de sujets forts sont traités dans cette BD : la drogue, le tourisme sexuel, la pédophilie, la corruption, l’exploitation humaine, l’immigration, etc.….


Le dessin semi-réaliste d’Hector Sonon, qui m’a immédiatement fait penser à celui de Brüno (Commando Colonial, Junk, Lorna…), vient contrebalancer la dureté de l’histoire par ses arrondis. Un dessinateur à suivre et à revoir dans une histoire moins sombre.

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Au final, j’ai vraiment apprécié Toubab or not toubab !! Une histoire qui m’a amené à me poser des questions et à appréhender différemment ma vision de l’Afrique.  


Revedefer


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Ma note globale 8/10


Dessins 8/10

Scénario 8/10

Enfant maudit (L’) Tome 2. La marque O

galandon, mo,in, 062012, bamboo, grand angle, guerre, nazi, juif, famille, orphelin, 810, wehrmacht, 1968, allemandgalandon, monin, 062012, bamboo, grand angle, guerre, nazi, juif, famille, orphelin, 810, wehrmacht, 1968, allemandScénario : Galandon, Laurent
Dessin et couleurs : Monin, Arno
Dépôt légal : 06/2012
Editeur : Bamboo
Collection : Grand angle
ISBN : 978-2-8189-0715-3
Planches : 46 

 

 

L’histoire : Après avoir découvert auprès d’une prostituée rouennaise que sa mère était une jeune fille qui avait eu des relations avec l’occupant allemand, Gabriel décide d’en savoir plus. En pleines grèves de 1968, il prend la route de l’Allemagne, bien décidé à rencontrer son père jusque là inconnu. A son arrivée sur place, il bénéficie de l’aide bienveillante d’un fonctionnaire de la WAST, les archives de la Wehrmacht. Plus rapidement que la procédure ne le permet normalement, il trouve le dossier de son père. Tout y est : le nom, l’adresse et surtout la confirmation que l’homme de 49 ans est très probablement toujours vivant. Pas de temps à perdre, Gabriel se rend à l’adresse indiquée. Mais une surprise de taille l’attend, lorsqu’il rencontre enfin l’homme tant recherché. Les réponses que lui apporte l’ancien soldat allemand vont le conduire à de nouvelles questions. La recherche de ses racines ne fait que commencer. Les fils d’une histoire d’amour complexe vont progressivement se dénouer, pour le rapprocher de ses origines, ou peut-être l’en éloigner définitivement…


Plus c’est long plus c’est bon ?


3 ans que nous attendions la fin de ce diptyque.  Cela valait-il le coup d’attendre aussi longtemps ? Sans détour, je réponds oui !!

 

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Laurent Galandon, nous a encore concocté là un scénario intéressant ! Y-a pas à redire, c’est vraiment un scénariste à suivre. Ne manquez pas le Cycle 2 de L’envolée Sauvage qui vient juste de sortir en librairie.


Ces trois années ont sûrement permis à Laurent Galandon de murir ou tout au moins de bichonner son scénario dans les moindres détails. Pas de temps mort dans ce deuxième tome, l’intrigue avance telle un TGV lancé à pleine vitesse. De multiples rebondissements viennent ponctuer la quête d’identité de Gabriel.  A aucun moment je ne me suis ennuyé à la lecture de La marque O.

 

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Les dessins d’Arno Monin sont vraiment très réussis.  Ils sont fins, élégants, remplis d’émotions. Arno Monin, arrive parfaitement à nous faire ressentir les émotions ressenties par Gabriel. 


Pas besoin de vous en faire des tomes, j’ai adoré cette BD !!!


Vous savez ce qu’il vous reste à faire, procurez-vous de toute urgence La marque O.  Si vous ne possédez aucun des deux tomes de L’enfant maudit, ajoutez cette série en tête de liste de vous futurs achats. A moins que le Père Noël  ne vous l’apporte, mais pour cela il faudra être très gentil ;-)))))


Revedefer

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Ma note :

Dessins : 8/10

Scénario : 8/10

Global : 8/10

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