LA VILLA SUR LA FALAISE.

Couv_175667.jpg1212011125360001.JPGDessin & scénario: Divers

Editions Casterman

Collection : Ecritures

Sortie : 24/10/2012

206 pages

Prix conseillé : 17,00 €

ISBN : 9782203049024

Album collectif, narration à thème.

 

 

Résumé (de l’éditeur): La collection Ecritures a dix ans ! Pour accompagner ce dixième 1212011130060001.JPGanniversaire, Casterman a proposé à dix auteurs de tous horizons (certains francophones comme Cati Baur ou Fred Bernard, mais aussi de nombreux étrangers, anglo-saxons, japonais ou européens) de créer chacun une histoire originale d’une vingtaine de planches, à partir d’un « pitch » commun. L’amorce de La Villa sur la falaise est de Benoît Sokal : en bord de mer, une tempête d’une rare violence a littéralement coupé en deux une villa située sur un promontoire rocheux, exposant soudain à la curiosité de tous l’intimité d’une maisonnée et d’une famille, dans un curieux spectacle conjuguant l’incongru et l’indécent…

 Les dix auteurs de La Villa sur la falaise : Cati Baur, Fred Bernard, Hannah Berry, Isabel Kreitz, Gabrielle Piquet, Nate Powell, Davide Reviati, Sylvain Saulne, Kan Takahama, Jirô Taniguchi.

 

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Mon avis : Pour marquer le coup, Casterman fête les 10 ans de la collection «écritures » en publiant un album collectif de différents auteurs ayant sévi dans le cadre de cette aventure. La collection « écritures » nous a déjà valu quelques bels albums de qualité, à la narration innovante et d’inspiration littéraire. Cette collection a été construite au départ autour de Jirô Taniguchi dont la bande dessinée franco-belge s’est entiché. Elle regroupe surtout des jeunes auteurs et des auteurs étrangers remarquables par leur travail graphique et scénaristique. Voilà le décor, voyons donc maintenant ce que cela donne à la lecture.

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Cet album permet de découvrir une palette complète d’auteurs complètement différents au niveau du graphisme. Cela va du sublime au basique. Ce foisonnement est la caractéristique principale de l’album. Chaque auteur a fait un chapitre de 20 pages et donne libre cours à son inspiration. L’objectif est donc atteint au niveau du dessin : nous étonner par cette diversité.

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Par contre au niveau de la scénarisation des chapitres, je suis resté sur la réserve. Je m’explique. D’abord, en début de chapitre, l’éditeur présente l’auteur avec les grandes lignes de sa production éditoriale. C’est très judicieux, j’ai appris à connaître un peu mieux des dessinateurs (trices) que je ne connaissais pas. Seul bémol pour Taniguchi. Casterman a oublié de parler dans sa présentation du « Sommet des Dieux », une œuvre majeure, récompensée par de nombreux prix. Mais elle ne cadrait peut-être pas avec le concept d’écritures…Dommage !

 

Toujours au niveau du scénario, cela part dans tous les sens mais parfois, il y a des chapitres qui se ressemblent vraiment fort. Faut-il abattre la maison ? Faut-il vendre le terrain ?Je trouve que certains auteurs ont franchement manqué d’imagination et n’ont pas osé aller en dehors des sentiers battus. J’ai bien aimé par contre les travaux de Fred Bernard et de Takahama. J’ai découvert un petit grain de folie, une idée scénaristique qui fait mouche. Taniguchi, encore lui, a fait tout à fait autre chose que les autres. Pour se distancier ou parce qu’il n’en a rien à faire du pitch de Benoît Sokal ? Il n’empêche que la maison détruite devient un phare toujours bien entier. C’est bien traité mais cela n’empêche que Taniguchi a triché un peu par rapport au concept. Globalement, je suis donc resté un peu sur ma réserve à propos du scénario car il y a des doublons, des manques d’audace et par moment un concept pas toujours respecté.

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En conclusion, cet album vous permettra de faire de belles découvertes graphiques. Pour le scénario, je pense que l’album a les faiblesses du concept. C’est aussi un peu comme l’auberge espagnole, chacun ira y chercher ce qui l’intéresse. Bon mais peu mieux faire…

 

 Graphisme :   7,0/10

Scénario :      7,0/10

Moyenne :      7,0/10

 

Capitol.

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Toubab or not toubab


mercier, sonon, derey, casterman, rivages noirs, 082012, 810, afrique, abidjan, cote d'ivoire, toubabmercier, sonon, derey, casterman, rivages noirs, 082012, 810, afrique, abidjan, cote d'ivoire, toubabScénario : Mercier, Mathias
Dessin : Sonon, Hector
Couleurs :Raymond, Damien
Dépôt légal :08/2012
Editeur : Casterman
Collection : Rivages Noir
ISBN : 978-2-203-04165-3
Planches : 96

 

Présentation :


« Tu veux devenir un vrai coupeur de mains ? Un métier sûr, sans morte saison ! » Hondo, douze ans, mauritanien et orphelin, échoue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il tombe sous la coupe d’un tandem de voleurs sanguinaires, qui, sous peine de mort immédiate, le contraignent à participer à leurs sinistres activités. Pour échapper à leur emprise, le jeune garçon décide de les livrer à la police – mais se retrouve lui-même emprisonné. Il réussit pourtant à s’évader en compagnie de Boubakar, un enfant-soldat surnommé Colonel Jackson, qui a participé à la guérilla en Sierra Leone. Désormais, lâchés sans protection dans la grande ville cruelle et indifférente, il va leur falloir survivre, entre les parias, les autorités corrompues et les « toubabs », ces Blancs libidineux qui ont tous, à un moment ou un autre, leur « quart d’heure colonial ».

Noir jusqu’aux tréfonds, Toubab or not toubab dépeint sans faux-semblant un continent dévasté. La figure touchante de Hondo, symbole d’innombrables enfances sacrifiées, n’en rend que plus poignant le sentiment d’irrémédiable qui s’attache à cette histoire désespérée.

 

Mon avis :


Amateur de gros nez, de BD humoristique ou d’histoires guillerettes, voir fleur bleue passez votre chemin Toubab or Not Toubab n’est pas pour vous !!!


Cette Bd est tirée du roman du journaliste Jean-Claude Derey.  Les dessins sont d’un dessinateur africain, originaire du Bénin, Hector Sonon.

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L’action se déroule à Abidjan ou notre « héros » Hondo essaye de survivre tant bien que mal.  Après avoir été contraint de fuir sa campagne, Hondo se réfugie à la ville.  Il espère pouvoir y gagner assez d’argent pour rembourser sa dette et ainsi pouvoir épouser son amoureuse.


mercier, sonon, derey, casterman, rivages noirs, 082012, 810, afrique, abidjan, cote d'ivoire, toubabIl va y faire la connaissance de truands assassins, de flics corrompus, d’enfants perdus, de dealers, d’un ex-enfant soldat… bref de toute une faune qui essaye de vivre ou de survivre sans trop y perdre.


Toubab or not toubab est une histoire sombre, sans concession qui ne nous présente pas l’Afrique sous forme de carte postale pour les touristes. Beaucoup de sujets forts sont traités dans cette BD : la drogue, le tourisme sexuel, la pédophilie, la corruption, l’exploitation humaine, l’immigration, etc.….


Le dessin semi-réaliste d’Hector Sonon, qui m’a immédiatement fait penser à celui de Brüno (Commando Colonial, Junk, Lorna…), vient contrebalancer la dureté de l’histoire par ses arrondis. Un dessinateur à suivre et à revoir dans une histoire moins sombre.

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Au final, j’ai vraiment apprécié Toubab or not toubab !! Une histoire qui m’a amené à me poser des questions et à appréhender différemment ma vision de l’Afrique.  


Revedefer


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Ma note globale 8/10


Dessins 8/10

Scénario 8/10

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