Long Hiver (Le) Tome 2. 1918

mallet, lecloux, casterman, 6510, guerre, 1418, elfe, talisamn, petit peuple, fantastique, 082012mallet, lecloux, casterman, 6510, guerre, 1418, elfe, talisamn, petit peuple, fantastique, 082012Scénario et dessin : Mallet, Patrick
Couleurs : Lecloux, Aurélie
Dépôt légal : 08/2012 
Editeur : Casterman
ISBN : 2-203-04699-6
Planches : 46 

 

L’histoire : Engagé comme tant d’autres dans la Grande Guerre, Baptiste Beaufils bénéficie d’un talisman magique, offert par la rebouteuse de son village, qui le protège des blessures et de la mort. Hélas, sur le front, un courrier lui apprend la mort accidentelle de son fils Jules. Suicidaire, il se jette à corps perdu dans le moindre combat… mais le talisman le protège réellement : il devient un « trompe-la-mort », dont les camarades se méfient. Un jour, il donne son talisman à un jeune conscrit, simplement parce qu’il s’appelle Jules, comme son défunt fils. Dans les secondes qui suivent, il est enseveli par l’explosion d’un obus. Dans les interstices de galeries souterraines, il finit par émerger devant une porte surréelle. De l’autre côté, il découvre une nef gigantesque et merveilleuse, que soutiennent des colonnes qui paraissent vivantes. Tout au bout, un monde féerique s’ouvre à lui. Il croit alors que cette fois, il est bel et bien mort, en enfer. Des créatures magiques, elfes, fées et lutins le conduisent alors auprès du roi de ce lieu enchanté, qui lui « inocule » la connaissance du vieux langage, afin qu’ils puissent se comprendre. Le roi lui explique qu’il est dans un monde parallèle qui existe depuis la nuit des temps mais qui a été « oublié » par l’humanité. Or une catastrophe s’est produite : la princesse a été blessée par une balle humaine lors d’une sortie à la surface. Elle est condamnée car le métal est néfaste aux créatures du petit peuple et ces derniers n’ont aucune notion de médecine. Baptiste se propose donc pour extraire la balle…

mallet, lecloux, casterman, 6510, guerre, 1418, elfe, talisamn, petit peuple, fantastique, 082012


Mon avis :

Je terminais ma chronique du tome 1 par cette phrase : J’espère que toutes les pièces du puzzle se combineront dans le deuxième opus pour rendre cette série aussi  intéressante qu’Achab.


Ben, je dois dire et cela avec beaucoup de regrets que je suis déçu par cette série.   Jusqu’à présent j’ai toujours bien aimé le travail de Patrick Mallet mais là je n’arrive pas à accrocher.


J’avais déjà eu du mal avec ses dessins dans le premier tome. Je trouve que les dessins du deuxième tome sont encore moins travaillés et je ressens une sensation d’inachevé. 

mallet, lecloux, casterman, 6510, guerre, 1418, elfe, talisamn, petit peuple, fantastique, 082012


Du côté du scénario : le premier tome de ce diptyque racontait l’histoire d’un paysan confronté à la guerre de 14-18. Ce deuxième tome change radicalement de ton et plonge notre héros dans un monde féerique  rempli de fées, de lutins etc.  La rencontre entre Baptiste et le Petit Peuple est intéressante, surtout que nous découvrons son histoire à travers les âges.  Ce que je reprocherai le plus au scénario, c’est l’utilisation de cette voix off que je trouve particulièrement redondante avec les textes des bulles ou les dessins.


Au final, une série moyenne qui ne sort pas du lot des sorties de cette fin d’année 2012.


Revedefer


mallet, lecloux, casterman, 6510, guerre, 1418, elfe, talisamn, petit peuple, fantastique, 082012


Ma note :

Dessins : 6/10

Scénario : 7/10

Global : 6.5/10

LA MARQUE JACOBS, une vie en bande dessinée.

174196_c.jpg174196_pla.jpgDessin : Louis Alloing – Scénario: Rodolphe

Editions Delcourt

Collection Mirages

Sortie : 14/11/2012

112 pages

Prix conseillé : 16,95 €

ISBN : 9782756024769

Biographie, Edgar P. Jacobs

 

 

Résumé (de l’éditeur): Né le 30 mars 1904 à Bruxelles, Edgar P. Jacobs est très tôt fasciné par le dessin et par la musique. Tantôt baryton, tantôt illustrateur, il est choisi par Hergé comme collaborateur officiel sur les albums de Tintin avant de voler de ses propres ailes en créant les mythiques aventures de Blake et Mortimer et sa Marque jaune, qui restent à jamais gravées dans les esprits et dans le monde du 9e Art.

Capitol, La marque Jacobs, Alloing, Rodolphe, Delcourt, Mirages, 7.5/10, biographie, Edgar P. Jacobs, 11/2012.

Mon avis : On a beaucoup parlé de cet album juste avant sa parution dans les journaux mais plutôt à la rubrique « judiciaire » qu’à la rubrique « littérature ». Dargaud et son propriétaire « Média-participations » ont plaidé en référé devant le Tribunal de Paris (la loi est plus restrictive en France) pour « plagiat » et « emprunts graphiques non autorisés » contre la couverture de cet album. « Média-participations » demandait le retrait de la couverture donc indirectement du livre qu’il aurait fallu mettre au pilon et rééditer avec une nouvelle couverture… Le Tribunal a rejeté la demande. Le scénariste, Rodolphe et aussi auteur chez Dargaud, était choqué de ne pas avoir été averti ou contacté avant d’engager l’action en justice. Enfin, l’album a pu sortir à la date initiale avec sa couverture initiale et un bon coup de publicité en prime pour les éditions Delcourt…Sur ce coup là, Dargaud aurait pu être plus proactif en lançant un tel projet lui-même avant qu’un autre éditeur y pense. Dargaud a peut-être été un peu vexé de se faire couper l’herbe sous le pied !

Capitol, La marque Jacobs, Alloing, Rodolphe, Delcourt, Mirages, 7.5/10, biographie, Edgar P. Jacobs, 11/2012.

Mais revenons à l’album en lui-même. On n’y raconte pas la vie in extenso de Jacobs mais des épisodes marquant de sa vie : sa prime enfance, la première guerre mondiale à Bruxelles, ses premiers dessins, sa carrière de chanteur lyrique à Lille, son retour en Belgique, sa collaboration avec Hergé, la seconde guerre mondiale, le début du journal Tintin,la création de Blake et Mortimer,…Il ne s’agit donc pas d’une somme complète et définitive mais une suite de tableaux très explicites qui résument bien le cheminement de cet immense auteur. Ceux qui voudront en savoir plus par le détail se rabattront sur l’autobiographie de Edgar P. Jacobs intitulée : « Un opéra de papier », parue en 1981 et rééditée en 1996.

Capitol, La marque Jacobs, Alloing, Rodolphe, Delcourt, Mirages, 7.5/10, biographie, Edgar P. Jacobs, 11/2012.

Le dessin d’Alloing est très proche du graphisme de Jacobs et c’est voulu. Il s’agit d’une ligne claire très classique et réaliste qui ne va certainement pas perturber le lectorat habituel de Blake et Mortimer. La composition des planches est très classique également voire un peu austère.

Capitol, La marque Jacobs, Alloing, Rodolphe, Delcourt, Mirages, 7.5/10, biographie, Edgar P. Jacobs, 11/2012.

Cet album se laisse lire avec facilité et reste un événement de cette fin d’année 2012. Sans être exceptionnel, il est cependant d’une bonne qualité générale et rempli un vide. Il a sa raison d’exister. Il reflète un phénomène qui va aller en s’amplifiant. Jacobs est de plus en plus reconnu comme un monument de la bande dessinée et non plus comme un collaborateur talentueux d’Hergé. A noter qu’en fin d’album, une interview de Rodolphe et un petit dossier graphique intitulé « by Jove », viennent ponctuer cet album. Pour tous les amateurs du Centaur club de Londres…

 

Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

Capitol, La marque Jacobs, Alloing, Rodolphe, Delcourt, Mirages, 7.5/10, biographie, Edgar P. Jacobs, 11/2012.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑