SKETCH! BATTLE DE DESSINS A BRUXELLES!

Le jeudi 13 décembre, c’est le deuxième round pour « Sketch ! », battle de dessins que Le Lombard organise avec le Potemkine. La première avait rencontré un grand succès !

En attestent les photos suivantes : http://www.facebook.com/media/set/?set=a.421173967902951.91877.200256016661415&type=1

Venez nombreux pour encourager Philippe Bercovici, Godi, Olivier Grenson, Fred Jannin, Marco Paulo et Olivier Saive, prêts à s’affronter sur des kilomètres de papier à partir de thèmes déjantés et improbables.

Présenté par les Vedettes, et mis en musique par Los Hermanos Brothers.

Le jeudi 13 décembre dès 20h30 au bar du Potemkine (2-4  Av. de la Porte de Hal – 1060 Bruxelles – Métro Porte de Hal)

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Heureux qui comme

Couv_176271.jpgheureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialAuteur : Nicolas Presl

Editeur : Atrabile

Collection : Flegme

240 planches

sortie : novembre 2012

genre : Fable sociale

 

 

Résumé (éditeur)

Dans Heureux qui comme, l’auteur s’intéresse plus particulièrement aux relations tout à la fois pas­sionnées et tumultueuses qui lient l’Afrique noire et l’Occident, à travers le parcours de deux êtres qu’à première vue tout oppose, et qui, contre toute at­tente, finiront pas se croiser. D’un côté, on suit l’en­voyé d’une firme industrielle tentant d’amadouer une population locale pour mieux pouvoir la spolier. Sûr de son bon droit, enfermé dans sa bulle dorée et ses certitudes, il ne verra que trop tard la colère qui gronde…

De l’autre, les premiers pas d’une jeune femme, sans doute trop naïve et fragile, dans un endroit fantasmé, idéalisé, des premiers pas qui vont la laisser décontenancée et chancelante…

Ces deux êtres, tout aussi inadaptés l’un que l’autre aux situations qu’ils traversent, semblent incapables d’un regard objectif, distancié, et de ce manque de recul, mâtiné d’un certain paternalisme, de cette vision tronquée d’un monde qu’ils ne com­prennent pas, ne naîtront alors qu’erreurs, faux pas et occasions manquées.

 

 

heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialJ’espère que vous avez bien lu le résumé de l’éditeur, parce que franchement sans cette bouée de sauvetage, la compréhension de cet album est vraiment compromise.

Nous avons là une histoire sans texte et sans dialogues. Si cela est peu habituel dans l’univers de la BD et éveille la curiosité, cela ne relève en rien d’une grande innovation ni d’une grande originalité d’ailleurs. D’autres s’y sont essayés bien avant et notamment l’immense Moebius dans les années 70 qui fut le premier à réaliser des bandes dessinées sans texte autour du personnage d’Arzach. Mais n’est pas Moebius qui veut. En effet, quand on est devant un dessin composé de personnages aux faces déstructurées et que les proportions et perspectives sont plus que douteuses, la curiosité s’étiole et fait rapidement place à un rejet au point de se demander si on arrivera au bout. Je suis allé au bout, mais je me suis tout de même un peu forcé.


heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialC’est visiblement la marque de fabrique de Nicolas Presl, qui assume cette préférence pour des récits muets en privilégiant les mises en scènes picturales aux dialogues et textes. Dans cet album il apporte toutefois une innovation par rapport à ses précédents travaux en utilisant la couleur. Et là je me dis : « mince ! en couleur c’est déjà pas facile, en noir et blanc ça doit être imbuvable… ».


Je ne m’attarde pas sur l’histoire et ses clichés sur les méchants occidentaux qui exploitent les pauvres africains (même si ça existe), et la naïve bobo parisienne (j’ignore si elle est bobo et parisienne, mais il me plait de l’imaginer comme ça, et après tout en l’absence de  texte je peux bien imaginer ce que je veux ! ) qui part gentiment la fleur au sac à dos à la découverte de l’Afrique. Comme il est dit dans le résumé, elle va chanceler. Eh oui ! L’Afrique ça n’est  pas le pays des bisounours !


Bon, je n’ai pas accroché à cette histoire et, à part quelques cases et deux ou trois mises en scènes, je n’aime pas du tout le coup de crayon de Nicolas Presl. Sans doute qu’un amateur de la période surréaliste de Picasso apprécierait davantage.

Néanmoins, il faut en toute objectivité reconnaître qu’il y a là un travail artistique indéniable. L’utilisation des couleurs est intéressante et sert directement la narration et les mises en scènes. Chaque personnage, chaque situation dans le temps et dans l’espace a son « code couleur » procurant ainsi une aide utile à la compréhension. Car si l’on comprend la situation d’une vignette à l’autre au coup par coup, il n’est pas aisé d’avoir une vue d’ensemble cohérente sans un décorticage systématique de chaque vignette.

Pour conclure, on peut trouver un intérêt dans l’exercice de style et la recherche artistique, mais la lecture reste très ennuyeuse et fastidieuse. Pourtant il y en a des choses à dire sur les rapports entre les pays riches et l’Afrique. Mais les dessiner ne suffit sans doute pas.

 

4,5/10heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,social

Loubrun

Kick-Ass 2 – Tome 2. Shoot de rue

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Scénario :Millar, Mark
Dessin :Romita Jr., John
Couleurs :White, Dean V.
Dépôt légal : 11/2012
Editeur : Panini Comics
Collection : 100% Fusion comics
ISBN : 978-2-8094-2737-0
Planches : 94 

 

Saignant :

Amis de la délicatesse, romantiques et autres fleurs bleues en tout genre passez votre chemin, ce Comics n’est absolument pas pour vous !!!


Amis de la violence, du gore, amateur du cinéma de Quentin Tarantino bienvenus dans cette chronique.

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Nous terminions le premier tome de ce diptyque sur l’arrestation du père de Dave, alias Kick-Ass,  par la police. Le père de Dave se faisant passer pour Kick-Ass auprès des forces de l’ordre pour protéger son rejeton. Cette dernière ayant décidé de mettre fin au délire « Super-Héros » suite à la flambée de violence occasionnée par Red Mist et sa bande.


kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics, violence, meurtre, new york, 8510, 112012, tarantino, gore Ce deuxième opus met en scène la vengeance de Red Mist à l’encontre de Kick-Ass à qui il reproche d’avoir tué son père. Faut pas l’énerver le Red Mist : dans l’opus précédent il avait violé avec ses sbires l’amie de Dave et tué toutes les personnes qu’ils rencontraient dans sa rue.  Cette fois-ci, il s’en prend au père de Dave : il le fait assassiner en prison par des membres de la pègre, puis il fait parvenir une photo à Dave. En parallèle, il recrute via le net des « super méchants » pour une descente  sur  Times Square afin de semer la violence et le chaos sur New York.


Dave est effondré pas le décès de son paternel.  Il a décidé d’arrêter d’être Kick-Ass. Lors de l’enterrement  les complices de Red Mist tirent dans la foule et l’enlève. C’est là que Mindy, alias Hit-Girl, qui s’était retirée des affaires va reprendre du service pour voler au secours de son ami.


kick ass, super-héros, millar, romita, panini, comics, violence, meurtre, new york, 8510, 112012, tarantino, gore A partir de ce moment l’histoire dérape et vous vous retrouvez projeté dans du Quentin Tarantino sous LSD.  Mark Millar se lâche et la violence déjà très présente dans Kick-Ass vous explose au visage sans aucune retenue.  Mindy, belle petite fille blonde, redevient Hit-Girl, une machine à tuer. Rien n’arrêtera cette gamine !!!  La confrontation Hit-Girl Vs Mother Russia est digne des combats Hulk Vs La Chose. Hit-Girl a un côté Wolverine déchainé, croisé avec Elektra pour la maitrise des arts martiaux.


La confrontation entre les Super et les Méchants est  vraiment très violente !!!  Nous sommes loin, très loin des critères habituels des Comics de Super-Héros tels que nous les connaissons en Europe. 


Les esprits chagrins reprocheront à Mark Millar le manque d’épaisseur de son scénario au profit d’une violence trop présente. Personnellement, c’est ce que j’adore dans Kick-Ass : cette débauche d’énergie, ce manque de retenue qui pousse à l’extrême la violence entre Red Mist, Kick-Ass et Hit-Girl. 

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John Romita JR a beaucoup de détracteurs qui trouvent que ses dessins sont trop « cracra » qu’ils manquent de finitions. C’est un fait que le sieur n’est pas toujours constant dans la qualité de ses dessins. Mais j’apprécie beaucoup son travail sur Kick-Ass. Je trouve justement que là, ses dessins collent bien à cet univers poussé à l’extrême.


En résumé, j’ai pris un pied d’enfer en lisant ce deuxième opus des aventures de Kick-Ass et j’attends avec impatience la sortie de Kick-Ass 3.


Revedefer


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Ma note :


Dessins : 8/10
Scénario : 9/10

Global : 8.,5/10


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