CARTHAGO ADVENTURES – Tome 2: Chipekwe.

Carthago adventures, Chipekwe, Humanoïdes associés, 02/2014Carthago adventures, Chipekwe, Humanoïdes associés, 02/2014Dessin : Fafner – Scénario : Christophe Bec

Editions Les humanoïdes associés

Sortie : 05/02/2014

56 pages couleurs

Prix conseillé : 14,20 €

ISBN : 9782731647952

Aventure, fantastique.

 

Résumé (de l’éditeur) : Dans cet album, nous partons à la chasse d’un nouvel animal préhistorique : le redoutable et mystérieux Chipekwe. Lié par sa dette envers un certain collectionneur, London Donovan a pour mission de trouver et capturer l’animal. Avec son équipe, il s’aventure sur les rives du grand lac Dilolo, en Angola, sur les traces du « monstre du lac »…

Carthago adventures, Chipekwe, Humanoïdes associés, 02/2014

Capitol,Carthago adventures, Chipekwe, Fafner, Bec, Humanoïdes associés, 8/10, Aventure, Fantastique, 02/2014Mon avis : « Carthago adventures » est une série « spin off » de la série « Carthago ». Chaque album peut être lu indépendamment des autres albums. Le lecteur qui lit l’album, connaît donc la fin de l’histoire, ce qui est appréciable par les temps qui courent. L’avantage de la formule, certains éditeurs parfois l’oublient, c’est que le scénario va directement à l’essentiel, sans détour ou état d’âme. Au final, cela nous donne une bande dessinée d’aventure teintée de fantastique mais qui reste très crédible par rapport à la réalité. C’est cette proximité que j’apprécie dans cet album.

La construction scénaristique de Christophe Bec est un exemple d’efficacité, de rythme, d’action et un gage certain de qualité. J’ai rarement été déçu par les scénarii de Christophe Bec.

Capitol,Carthago adventures, Chipekwe, Fafner, Bec, Humanoïdes associés, 8/10, Aventure, Fantastique, 02/2014

Le dessin est pris en charge par Fafner que j’ai découvert à l’occasion de cette sortie. LaCapitol,Carthago adventures, Chipekwe, Fafner, Bec, Humanoïdes associés, 8/10, Aventure, Fantastique, 02/2014 mise en page est conforme à un format à la « Carthago ». C’est la « signature » graphique et scénaristique de la série. La mise en page est inventive, moderne, parfois déstructurée mais l’ensemble se tient, forme un ensemble cohérent et donne une dynamique particulière au récit. Les cases explosent et s’étalent sur toute la surface de la page, y compris dans les marges blanches. Les angles de vision sont variés. Sur ce plan là, Fafner répond magnifiquement à l’attente et possède bien son sujet graphiquement. Les personnages sont bien croqués, les animaux sont crédibles. De plus, ses couleurs font mouche et transcrivent bien les émotions, les ambiances.

Bref, c’est un excellent album d’aventure qui se laisse lire avec plaisir, un récit fluide et bien ficelé. Pas de prise de tête, rien qu’une lecture agréable en toute détente.

 

Dessin :              8,0/10

Scénario :           8,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Capitol

 

Carthago adventures, Chipekwe, Humanoïdes associés, 02/2014

 

Les petites Chroniques (48) X-Men N°9 La Bataille de l’Atome 1/2 – Infinity Tome 1

X-Men N°9 La Bataille de l’Atome 1/2

infinity,032014,marvel,panini,kiosque,vengeurs,thanos,inhumains,0810,crossover,x-men,bataille de l'atome,avengers,cyclope,magneto,deadpool,mutant,0710PANINI Kiosque MARS 2014 
PRIX : 4.80 €

Voici que sort en France le « run » LA BATAILLE DE L’ATOME. La nouvelle série X-Men, après le cross over Avengers vs X-Men, tient bien la route:

Cyclope ayant tué le professeur X lorsqu’il était envoûté par la force Phenix est devenu un paria même pour les autres mutants. Il a formé un petit groupe qui se veut l’avenir des mutants ( avec notamment Magneto et Emma Frost ).

Le Fauve a eu l’idée de faire revenir du passé les premiers X-Men ( donc Cyclope jeune et Jean Grey ) afin qu’ils fassent voir au Cyclope actuel les erreurs qu’il a faites.

Mais ce paradoxe temporel met la réalité en danger et, pire, les jeunes X-Men ne veulent pas tous revenir chez eux, Angel veut rester dans l’actuel groupe de Cyclope, Jean Grey ne veut pas mourir et penser qu’elle peut changer son futur ( dans le passé ).

Puis voila qu’arrivent les X-Men du futur avec une Kitty Pride, un Fauve, un Magneto et un Deadpool vieux entre autres; ils viennent dire aux mutants que le fait d’avoir fait venir les jeunes X-Men du passé a perturbé le futur et détruit le futur des mutants………mais sont-ils vraiment ce qu’ils semblent être ?

 

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Na note : 7/10

 

JR

 

 

 

 

 

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Et voici l’arrivée du nouveau CROSSOVER MARVEL : INFINITY

infinity,032014,marvel,panini,kiosque,vengeurs,thanos,inhumains,0810,crossover,x-men,bataille de l'atome,avengers,cyclope,magneto,deadpool,mutant,0710infinity,032014,marvel,panini,kiosque,vengeurs,thanos,inhumains,0810,crossover,x-men,bataille de l'atome,avengers,cyclope,magneto,deadpool,mutant,0710

 

INFINITY N°1
Panini Kiosque mars 2014
PRIX CHOC / 2.00 €

 

Deux grands dangers arrivent sur Terre ! D’abord LES BÂTISSEURS, race très ancienne, qui, comme son nom ne l’indique pas, déferle sur toute planète habitée et la raye de l’univers ; sur sa trajectoire : la Terre.

Les Vengeurs vont essayer d’arrêter ces aliens qui ont réussi à détruire Galador et ses défenseurs LES CHEVALIERS DE L’ESPACE.

En même temps, THANOS, cherche à récupérer les joyaux de l’infini; sa quête va le mener sur terre et affronter Les Inhumains mais aussi Namor et les mutants.

Ce premier épisode annonce une saga d’anthologie.

Ma note : 8/10

 

JR

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INTERVIEW MAARTEN VANDE WIELE (I fucking love Paris)

Samba BD : Quel est votre parcours professionnel au niveau de la bande dessinée ?Maarten Vande Wiele vient de publier chez Casterman l’album « I fucking love Paris », son premier album traduit en français. SAMBA BD a décidé de vous faire mieux découvrir ce talentueux dessinateur flamand.

Samba BD : Quel est votre parcours professionnel au niveau de la bande dessinée ?

Maarten Vande Wiele: Je dessine depuis mon enfance et ai toujours aimé lire des bandes dessinées. J’ai publié ma 1ère bande dessinée lorsque je faisais des études d’animation de film. C’était dans un magazine BD alternatif. Ma 1ère bande dessinée ‘ solo ‘ était un petit format intitulé  « Glamourissimo ». Le sujet était une relation difficile mère/fille, dont le final est que la fille mange la mère.

Samba BD : Qu’est ce qui vous a amené à collaborer avec Casterman et à vous faire publier pour la première fois en français ?

Maarten Vande Wiele: En Flandre nous avons le Fond Flamand pour les Lettres ( Flemish Literature Fund ) qui fait de la publicité à l’étranger pour les auteurs de bande dessinée. Ils ont un bon contact avec Casterman et les ont encouragés à publier mon travail. En tant qu’auteur flamand, c’est un rêve d’être publié en français, c’est donc pour moi un rêve devenu réalité.

Samba BD : Que pensez-vous de la bande dessinée flamande actuelle ? Evolue-t-elle ? S’ouvre-t-elle à de nouveaux marchés ?

Maarten Vande Wiele: D’un côté vous avez en Flandre les grandes séries pour la jeunesse comme « Bob et Bobette » qui atteignent un large public et à côté vous avez un groupe d’auteurs qui font des choses étranges et surprenantes. Ils font des histoires personnelles qui ne touchent pas le grand public flamand, mais qui se répandent au niveau international. Nous sommes donc ouvert à de nouveaux marchés et de nouvelles influences étant donné que nous n’avons pas de grand public en Flandre.

Samba BD : Quel est votre parcours professionnel au niveau de la bande dessinée ?Samba BD : Votre style de dessin me fait penser à l’ « Atome Stijl », à Ever Meulen, Serge Clerc, Ted Benoit,… Pourquoi avoir adopté un tel style de graphisme ? Etes-vous capable d’adopter un autre style, plus réaliste ?

Maarten Vande Wiele: J’ai choisi ce style de dessin car il se marie bien avec les histoires que je veux raconter. J’aime que mes histoires se passent dans le passé. Ma période favorite est les années ’60. J’y aime tout : la mode, les films, les acteurs, l’architecture et le design. Les formes organiques se prêtent bien à ma façon de dessiner. Mais ce style a également ses limites. Je ne peux me permettre de raconter une histoire sérieuse. La suite de « I fucking love Paris» est « Monsieur Bermutier » et est basé sur quelques histoires courtes de Guy de Maupassant. « Monsieur Bermutier » est plus sérieux et plus lugubre d’où un dessin plus réaliste.

Samba BD : S’attaquer au milieu de la mode parisienne et du show business, il fallait oser, c’est un bastion franco-français. Pouvez-vous m’en dire plus sur la genèse du scénario et sur son traitement ? Fallait-il que ce soit des auteurs non français qui s’y attellent ?

Samba BD : Quel est votre parcours professionnel au niveau de la bande dessinée ?Maarten Vande Wiele: J’ai toujours été intéressé par la mode. Dans les années ’90 nous avions le « hype » de « super modèles », qui a continué à nourrir cet intérêt. L’idée pour « I fucking love Paris » m’est venu en lisant « Valley of the Dolls » de Jacqueline Susann, un roman à scandale des années ’60. Dans ce roman, 3 filles se rendent à New-York à la recherche du rêve américain. Finalement ce rêve les détruit. Je voulais faire quelque chose dans ce genre, mais dans le monde de la mode parisienne. J’ai fait beaucoup de recherches, rassemblé des histoires et finalement fait le livre. En effet, le scénario est composé par des Flamands et c’est pour cela qu’il y a une vision différente du monde de la mode parisienne.

Samba BD : J’ai beaucoup aimé la façon de mettre en scène la mode avec des références claires sur les marques et les stylistes en bas de case pour le lecteur. Avez-vous une base de styliste-designer ? Avez-vous eu recours à une grosse documentation sur la mode ?

Maarten Vande Wiele: Non je n’ai aucune formation de styliste, mais une connaissance de base de l’histoire de la mode et je connais d’importants créateurs de mode. Mais je ne voulais pas utiliser uniquement des créateurs du passé. Je voulais mettre dans mon livre des créateurs moins évidents. Les vrais « fashionistas » ne portent pas uniquement les grandes marques, mais font des combinaisons personnelles. De cette manière je restais au courant des nouvelles collections. Il ne me restait donc plus qu’ à aller à la recherche de vêtements que je pouvais traduire sur papier, car toutes les robes ne sont pas « dessinables ».

Samba BD : Quel est votre parcours professionnel au niveau de la bande dessinée ?Samba BD : Votre dessin, même s’il est stylisé et épuré, n’en n’est pas moins incisif et cru. Le sexe y est même explicite. Avez-vous eu un débat à ce sujet avec vos scénaristes et votre éditeur ?

Maarten Vande Wiele: Non, je trouvais important de montrer la beauté et la laideur, sinon « I fucking love Paris » n’aurait été qu’une simple « chick lit » (roman écrit pour le marché féminin). Je voulais séduire le lecteur, et à certains moments lui donner des nausées. Ce ne sont pas des personnages agréables et leur comportement est tout simplement blâmable. Et cela s’accompagne de sexe à l’extrême. C’est un de leurs traits de caractère.

Samba BD : Dans votre album, quelle est la part de la fiction et de la réalité ?

Maarten Vande Wiele: La majorité des histoires sont basées sur la réalité, mais c’est au lecteur de déterminer ce qu’il veut croire.

Samba BD : Quels sont les premiers retours depuis la sortie de l’album en librairie ?

Maarten Vande Wiele: « I fucking love Paris » est un livre polarisant. On aime ou on hait. Il n’y a pas de compromis. Les personnes possédant un sens de l’humour l’apprécieront certainement. Il ne faut pas le prendre trop au sérieux, c’est une parabole, une fantaisie. Mon but  était de raconter quelque chose sur la société dans laquelle nous vivons.

http://maartenvandewiele.blogspot.be/Samba BD : Quelles sont vos prochains projets en bande dessinée ?

Maarten Vande Wiele: Mon prochain livre sera « Monsieur Bermutier » qui paraîtra dans le courant du mois d’août sur le marché français. Momentanément je travaille à une autre histoire. Ce sera quelque chose de complètement différent, de joyeux. Après les histoires sombres, j’ai besoin d’un peu de lumière.

Interview réalisée par Capitol pour Samba BD.

La chronique de « I fucking love Paris » sur Samba BD, c’est ICI.

Le blog de Maarten Vande Wiele: ICI.

Remerciements à Anne-Marie pour la traduction.

 

 

 

 

 

 

http://maartenvandewiele.blogspot.be/

 

Paci T1 :Bacalan.

paci.jpgpaci dargaud.JPGAuteur : Pierrot Vincent.

Editeur : Dargaud.

Sortie : 03/2014

 

L’accélérateur.

À peine sorti de prison, Pacifique, alias Paci, est contacté par son ancien boss, Ashram, pour reprendre son job de livreur de drogue en voiture. Mais il veut se ranger, ce qui n’est pas du goût de tous. Les vieux réflexes reviennent, seule issue pour Paci : comprendre son passé pour mieux l’affronter.

 

Hawai police patraque.

Commençons par  la définition de Pacifique : qui aime la paix, qui désire la tranquillité.paci t1.JPG

Voilà bien à quoi aspire notre héros, Paci, en sortant de taule. Le problème, c’est que le milieu de la pègre  n’a pas oublié ses talents de pilote et va donc chercher à tout prix à le débaucher pour de nouvelles cavalcades.

Il espérait Tahiti et  le voilà dans les 40e rugissants du cap-Horn et ses tumultes. Pendant son voyage, on  a pu constater qu’il était fortiche dans la course de bagnole. Vu ses tatouages digne d’un samoan, il devrait aussi exceller dans les va’a (course de pirogue). En tout cas, il a quelques aptitudes pour bien manier la pagaille, à l’instar de JC Dusse avec son planté de bâton. 

Le dessin de Vincent Pierrot (Belleville story) se veut  nerveux et percutant  comme un bon  Haka des All blacks néo-zélandais. On est un peu comme dans la nouvelle démocratie des îles Vanuatu dans la mouvance « indépendant ». 

Au final, le lecture s’avère très rapide mais aussi addictive en espérant vite avoir dans les mains la suite des malheurs de Pacifique. Il parait qu’on appelle ça « El Niño ».

 

 

a06-3e788fc.gifDessin 

a07-3e78901.gifScénario

a06-3e788fc.gif Global.

 

Samba.

paci 1.JPG

 

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BATMAN – THE KILLING JOKE

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Il y a deux fous à GOTHAM city, l’un est le plus souvent enfermé à l’asile d’Arkham, l’autre se balade la nuit affublé d’un costume de chauve-souris……….

Le Joker s’est encore évadé de l’asile! il a préparé sa vengeance et acheté un vieux parc d’attractions plus que délabré. Il va se rendre chez le commissaire GORDON, abattre sa nièce Barbara qui lui ouvre la porte, s’attendant à la visite d’une amie, et kidnapper le commissaire.

La séquence est devenue classique par sa violence « esthétique » grâce au dessin très réaliste de BRIAN BOLLAND  et au scénario de ALAN MOORE qui va ainsi définir le futur de Barbara, après cette attaque elle deviendra tétraplégique et aidera son père et Batman à combattre le crime sous le nom d’ORACLE, en développant un système numérique de logiciels de piratage informatique. (rappelons que Barbara agissait, avant le drame, sous l’identité secrète de BATGIRL)

La scène suivante est pire encore: le Joker torture Gordon, nu comme un ver et tenu en laisse par des nains lubriques; il le fait monter dans le train fantôme de son parc et lui passe sur écran géant les photos qu’il a prises de Barbara gisant, blessée et nue, sur le tapis du séjour familial. Le joker veut ainsi faire perdre la raison au pauvre commissaire et montrer que tout le monde peut devenir fou par un seul événement survenu dans une journée.

683124JokerandBarbaraTheKillingJoke.jpg

Ce désir insensé du Joker s’explique par son passé, raconté ici en flashback, et revisité par Moore. Ainsi le Joker était marié, sa femme venait d’avoir un bébé – comique de scène raté il n’arrivait pas à nourrir convenablement sa famille. Alors il s’allia avec des truands pour voler la caisse de l’usine où il avait travaillé avant (fabrique de cartes à jouer – un comble). mais le hasard fit que sa femme mourut électrocutée par un chauffe biberon le soir du vol – bien sur l’opération rata et, en tombant dans un cuve de produits chimiques, le Joker devint……..fou à lier!

936full-batman--the-killing-joke.jpgLe final, d’anthologie, montre un Joker battu par le héros, gisant à terre, sous un fine pluie, qui se met à raconter une blague sur les fous…. Batman, debout, d’abord stoïque, finit par se mettre à rire de concert avec le Joker! Ah, Ah, Ah, Ah……..

Cet album est, à mon avis, le meilleur jamais paru sur la guerre mortelle que se livrent BATMAN et le JOKER. Il a été plusieurs fois édité en France depuis 1989(parution originale US de 1988). L’originalité de cette réédition chez URBAN est qu’il s’agit d’une nouvelle version entièrement re coloriée par le dessinateur BRIAN BOLLAND qui n’aimait pas le résultat final de l’édition originale! Là où la première version insistait sur les rouges et les jaunes, baignant le récit d’une lumière blafarde, cette édition est plus claire, les couleurs plus délavées et les parties du récit contant les « origines » du JOKER traitées en noir et blanc. 

Personnellement je trouve les deux versions aussi belles, mais si vous n’avez jamais lu cette histoire l’achat de cette version de luxe est une priorité absolue.

batman___the_killing_joke_by_liamshalloo-d55ur8n.jpgBATMAN – THE KILLING JOKE

URBAN COMICS – COLLECTION DC DELUXE – FEVRIER 2014

DESSIN ET COULEURS : BRIAN BOLLAND

SCENARIO : ALAN MOORE

 

ma note pour le dessin et le scénario : 10

JR

 

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Fairest – Tome 01 – Le grand réveil

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Bill Willingham, Phil Jimenez, Adam Hughes, Fairest, Urban Comics, JaxomScénario : Bill Willingham
Dessin : Phil Jimenez
Couverture : Adam Hughes
Dépot légal : 02/2014
Editeur : Urban Comics
ISBN : 978-2-365-77382-9
Nb Pages : 160

Cette chronique contient des spoilers sur la série Fables.

Bill Willingham, Phil Jimenez, Adam Hughes, Fairest, Urban Comics, JaxomUrban Comics nous permet une nouvelle fois de nous intéresser à l’excellent catalogue Vertigo avec ce spin-off de Fables. Ce premier tome de Fairest concerne Ali Baba et La Belle aux bois dormants.

Rappel pour ceux qui ne suivent pas au fond de la classe :

Tiré d’un conte populaire, la Belle aux bois dormants est une princesse pour laquelle son père (le roi donc) organise un somptueux banquet et reçoit la visite de sept fées qui, tout à tour vont bénir et offrir un don à la princesse (Chanter comme un rossignol, beauté, richesse etc.). C’est alors que se pointe une huitième fée (bouh !) qui, frustrée de ne pas avoir été invitée lance une malédiction : la princesse se piquera le doigt sur un fuseau et en mourra. La dernière des fées n’ayant pas encore prononcé son charme atténuera la malédiction en prononçant ses mots : au lieu d’en mourir, elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d’un roi viendra la réveiller. La malédiction sera partagée aux personnes à proximité de la princesse.

Bill Willingham, Phil Jimenez, Adam Hughes, Fairest, Urban Comics, JaxomPièce maitresse de la communauté des Fables dans le plan visant à neutraliser l’Adversaire, la belle aux bois dormants était volontaire pour se piquer sur un fuseau après avoir infiltré le quartier général de l’adversaire. Englobant ainsi dans sa malédiction tout un pan des hauts gradés de l’armée de l’adversaire.

Au départ de ce premier tome de Fairest, Ali Baba le Prince des Voleurs découvre une fiole renfermant un djinn. A la recherche du plus grand trésor de toute la cité le djinn l’emmènera bien vite dans un campement de trolls où, plongée dans un profond sommeil, la Belle aux bois dormants  attend le baiser de l’amour véritable. A côté d’elle se trouve également la glaçante Reine des Neiges. Qui aurait pu prévoir que l’heureux élu serait le célèbre et présomptueux Prince des voleurs, Ali Baba ? Prince des voleurs certes, mais prince tout de même.

 

Bill Willingham, Phil Jimenez, Adam Hughes, Fairest, Urban Comics, Jaxom

 

Un premier tome concocté par Bill Willingham hauts en couleurs avec son lot de rebondissements. Des personnages que l’on n’a pas l’habitude de suivre dans Fables, mais qui sont tout de même intéressants. Comme à son habitude les dessins de Phil Jimenez sont excellents et bien détaillés.

Le tout nous donne un bon premier tome de mise en bouche pour ce spin-off de Fables.

 

Scénario : 07/10
Dessin : 09/10
Global : 08/10

JaXoM

 

Les vestiges de l’aube – tome 1 – morts en série

les vestiges de l'aube,morts en série,le tendre,peynet,khara,dargaud,vampire,polar,fantastique,adaptationles vestiges de l'aube,morts en série,le tendre,peynet,khara,dargaud,vampire,polar,fantastique,adaptationScénario : Serge Le Tendre

Dessin : Frédéric Peynet

Editeur : Dargaud

48 pages

date de sortie : mars 2014

 genre : polar fantastique

 

 

Internet, sauveur des âmes en peine …

Résumé (éditeur)

Barry Donnovan est un flic dévoré par le désespoir depuis les attentats du 11 Septembre, lors desquels sa femme a péri dans l’effondrement d’une des tours… Hanté par cette mort, il trouve cependant du réconfort sur Internet grâce à des discussions qu’il a, chaque soir, avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et attentif. Peu à peu, sans qu’ils se soient jamais rencontrés, une complicité entre les deux hommes se tisse, Werner semblant étrangement réceptif au drame qu’a vécu Barry. Werner a en fait lui-même connu une histoire dramatique et violente impliquant sa famille, il y a cela longtemps, très longtemps, avant qu’il ne devienne… un vampire !

 

les vestiges de l'aube,morts en série,le tendre,peynet,khara,dargaud,vampire,polar,fantastique,adaptation

 

Serge Le Tendre et Frédéric Peynet (Le Feul, Phoenix) adaptent le roman de David S. Khara et revisitent le mythe du vampire en fusionnant fantastique et polar. Ce diptyque démarre sur les chapeaux de roues par une scène de crime assez violente posant là son lot de mystères.

Petit flashback vers une maison abandonnée dans les entrailles de laquelle nous faisons connaissance avec Werner Von Lowinsky. Pas de cave voutée, pas de galeries souterraine sombres et humide ; ici, l’intérieur du sieur Werner est coquet, moderne et bien équipé. C’est que la vie d’un vampire, c’est pas facile tous les jours ! Être quasi immortel, ça finit par être lassant. D’autant que si tuer est dans sa nature, il ne le fait pas par plaisir, mais par nécessité. Ce vieux vampire cultivé s’ennuie ferme ! Son salut vient d’Internet grâce auquel il rencontrera la parcelle d’humanité qui lui fait défaut en la personne du flic Donovan chargé d’élucider la série de crimes qui sévit dans New York.

Ces deux personnages qu’a priori tout oppose se trouvent des points communs et des affinités, et vont finir par se rencontrer. En tissant cette relation, chacun enfreint ses propres règles et l’on attend avec impatience le jour ou Donovan découvrira la vérité.

 

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Cet album où fantastique et polar se mêlent habilement est vraiment bien mené. Le dynamisme du dessin de Peynet est renforcé par des cadrages osés et percutant, donnant à la lecture un rythme effréné.

Voilà une histoire de vampire qui sort des sentiers battus et une belle surprise en ce début d’année.

 

Ma note : 7/10

Loubrun

 

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Seuls – Tome 8 : Les arènes

Couv_195535.jpgPlancheA_195535.jpgVerso_195535.jpgScénario : Fabien Vehlmann

Dessins : Bruno Gazzotti

Couleurs : Usagi

Editeur : Dupuis

Planches : 54

ISBN : 978-2-8001-5709-2

 

Enfin la suite… dans ce huitième tome qui ne laisse aucun répit aux enfants de Fortville, ni au lecteur, on découvre enfin les « Familles ». Saul est le champion des 7 premières familles qui recherchent avec avidité le messie du mal…

Au fil des siècles, les enfants morts de mort tragique ont formé les 7 premières familles chargées d’accueillir les nouveaux arrivants et de les protéger des forces des ténèbres qui préfigurent les 7 dernières familles et annoncent une nouvelle guerre des limbes.

seuls,arènes,gazzotti,vehlmann,dupuis

La 6ème, dont font partie Alexandre et Sélène peints au cou d’un 6 blanc, comporte les « éclaireurs » qui dirigent la ville.

La 7ème famille, celle des « éveillés » choisi ses élus après des épreuves périlleuses dans les arènes romaines. Le groupe d’enfants formé dans le second cycle va devoir affronter les jeux du cirque revisités mais non moins effroyables.

Les enfants de la 8ème famille, marqués au front, sont considérés comme des serfs, la famille des sans noms.

Il suffit de déplaire aux dirigeants pour se retrouver rapidement esclave dans la Rome antique.

seuls,arènes,gazzotti,vehlmann,dupuis

Mon avis :

 J’ai tout de suite accroché au début de la série, et depuis, j’attends le dénouement avec impatience… mais pas trop, je ne boude pas mon plaisir à chaque nouvel album.

Je connais maintenant mon style préféré, les Bd jeunesses de chez Dupuis, et surtout, les dessins « école de Marcinelle » dixit Capitol. J’adore, et je maintiens, les Bd c’est pas pour les enfants….

Tout au long du premier cycle où les 5 héros occupent chacun une des couvertures, je me suis fait plaisir avec les  clin d’œil à la culture de ma jeunesse :

le Club des Cinq, Tarzan,

l’autobus à impériale et ses bricolages de palissade,

les enfants de Timpelbach adapté au cinéma il y a peu,

le village des damnés et les yeux vitreux de tous ces angelots blondinets,

le cercle rouge : quelque peu tiré par les cheveux et sans tactique du gendarme,

les films de zombies, et Terry en schtroumpf grognon,

et bien sûr : 2001 l’odyssée de l’espace…

En 2014 désormais, la fin du monde est derrière nous… mais la physique quantique plutôt devant, et bien que je n’y comprenne rien, Anton décrit assez bien les phénomènes qui se déroulent dans la BD, de quoi réfléchir à l’après…

seuls,arènes,gazzotti,vehlmann,dupuis

Faut être Einstein pour résoudre l’énigme, ou attendre désespérément la fin du second cycle. Et pour vous faire saliver un petit peu : Qui est l’enfant Minuit ??? « c’est l’astre mort qui guidera les deux dernières familles et avalera le monde des limbes ».

comme dans « Sa Majesté des Mouches » la prise de pouvoir par des enfants n’est pas sans danger et les terrifiantes épreuves des arènes sont un moindre mal face à la nouvelle société romaine antique édifiée par les premières familles.

 Ma note :seuls,arènes,gazzotti,vehlmann,dupuis

Scénario : 9

Dessins : 9

Moyenne : 9

 

Sophie

 

Et comme c’est la rentrée, une bonne nouvelle ne venant jamais « Seule », le Tome 8 est à gagner en laissant simplement un message ou un petit commentaire.Une chance supplémentairement si vous vous inscrivez à la newsletter.

Le gagnant ou la gagnante sera tiré au sort le mardi 1er avril…. et ce n’est pas une blague.

Bonne chance à tous !

 

 

 

 

ERRANCE EN MER ROUGE.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014Dessin  & scénario : Joël Alessandra

Editions Casterman

Sortie : 12/03/2014

120 pages couleurs

Prix conseillé : 22,50 €

ISBN : 9782203070856

Roman graphique, voyage, piraterie, Golfe d’Aden, Somalie, Djibouti, Mer Rouge.

 

Résumé (de l’éditeur) : Pour essayer de se distraire du souvenir lancinant de son épouse récemment décédée, Tom, un enseignant en arts plastiques dans la quarantaine, accepte un nouveau poste à Djibouti. Là, face au détroit de Bab-El-Mandeb – « la Porte des larmes » – qui a tant fasciné des générations d’artistes de toutes origines, Tom soudain submergé par des ambiances et des sensations nouvelles cesse peu à peu de se cramponner à son chagrin et se laisse happer par cet environnement inédit. Ses interventions bénévoles pour enseigner des rudiments de dessin aux orphelinats locaux et surtout sa rencontre avec Fred, un baroudeur excessif et illuminé installé de longue date à Djibouti, vont achever de le guérir de sa neurasthénie. Rapprochés par leur passion pour les grands écrivains de l’ailleurs comme Henry de Monfreid, le sulfureux vétéran de l’aventure en mer Rouge, ces deux hommes que tout semble opposer sympathisent. Et Tom se laisse convaincre d’accompagner Fred, trafiquant à ses heures, dans l’une de ses sorties pas vraiment légales en mer… 

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

 

Mon avis : Cet album est d’abord un objet magnifique avec une couverture cartonnée de qualité, un papier épais et de qualité, un traitement des couleurs extraordinaire. Il commence par la préface de Guillaume de Monfreid, petit-fils du mythique voyageur, aventurier, écrivain et contrebandier, Henry de Monfreid. Cette préface met l’album de Joël Alessandra dans le contexte. D’abord, il nous parle d’un retour à l’année 1917 avec l’évocation d’une période révolue, mais où sont passés tous les grands aventuriers de l’époque qui ont nourri tout un imaginaire de la Mer rouge et une immense littérature de qualité. Ensuite, il nous convie à faire le parallèle avec la réalité actuelle.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

Vient ensuite le début de l’histoire, classique qui nous raconte la vie de Tom, enseignant en arts plastiques, qui vient de perdre sa femme et qui accepte un poste à Djibouti pour faire son deuil. Bien vite la bande dessinée fait place à des planches qui ressemblent plus à un carnet de voyage avec des cartes, des photos, un billet d’avion, des croquis de paysage, de bâtiments vus à Djibouti, de personnages rencontrés dans la rue,…Bref, cela sent le voyage bien en phase avec la population locale, loin des clichés des tour-opérateurs et des voyages en groupe en car.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

Au gré de ses pérégrinations, Tom va faire la connaissance de Fred, un baroudeur, installé à Djibouti. Il va lui faire découvrir la littérature d’Henry de Monfreid. De fil en aiguille, Tom découvre vite que Tom trafique en Mer Rouge, parfois au péril de sa vie. Il va décider de le suivre pour vivre une aventure dangereuse et hors norme à la manière D’Henry de Monfreid.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014Il s’agit donc ici d’un documentaire-fiction dessiné et scénarisé de maîtresse façon par Joël Alessandra. Son dessin est de très bonne facture, un dessin académique qu’il a réussi à adapter en fonction du tempo de la narration. Il se fait précis quand il s’agit de décrire par le détail le décor (bâtiments, habillements des personnages, armes, etc…) et plus évasif lorsqu’il s’agit uniquement de faire passer des ressentis, des sentiments. J’ai beaucoup aimé cette approche graphique. Les couleurs sont vives, faites probablement à l’aquarelle (cela y ressemble très fort…), et donnent du « peps » au dessin.

Le scénario est très bien construit. Cela débute comme un simple voyage d’agrément et cela se termine dans la fureur, l’action. J’ai bien aimé ce « crescendo » dans la narration. L’auteur, en seconde partie de l’histoire, nous parle en réalité de la problématique du piratage des bateaux dans le golfe d’Aden, en Mer Rouge. Il explique la problématique et le modus operandi de bandes d’anciens pêcheurs, très violents, pour qui le prix de la vie a peu de valeur et qui peuvent se faire immensément riches en très peu de temps. L’auteur soulève comme justification à ce phénomène le fait que des sociétés occidentales sont venues piller leurs fonds marins, polluer ceux-ci avec des déchets en tous genres, dont des déchets radioactifs. Ces faits sont avérés mais peuvent-ils justifier tant de violence? C’est surtout une région très instable politiquement, peu contrôlée, dont profitent des bandes mafieuses.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

Dans les dernières pages du livre, l’auteur explique ce qui l’a amené à se lancer dans ce récit et nous explique son voyage sur place et ses rencontres.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

 

J’aime beaucoup les albums qui permettent à la fois de découvrir une partie du monde (la Mer Rouge), une problématique (le piratage en mer), une histoire bien racontée. Ici, les éléments susceptibles de me plairent sont réunis dans un même album et fonctionnent à plein régime. Cet album me fait un peu penser aux derniers albums d’Emmanuel Lepage (Un printemps à Tchernobyl, Voyages aux îles de la désolation). Errance en Mer Rouge est vraiment pour moi un « coup de cœur ». Je vous le recommande chaudement !

 

Dessin :            9,0/10

Scénario :          9,0/10

Moyenne :          9,0/10

 

Liens vers le site de l’éditeur : ICI.

 

Capitol

 

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Casterman, 03/2014

 

LA CHRONIQUE DES IMMORTELS – Tome 3: Le vampyre (1/2).

La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014Dessin : Chaiko

Scénario : Benjamin Von Eckartsberg & Wolfgang Hohlbein.

Editions Paquet

Sortie : 12/02/2014

48 pages couleurs

Prix conseillé : 14,50 €

ISBN : 9782888906292

Aventure, Fantastique, Histoire.

 

Résumé (de l’éditeur) : Andrej Delany et Frédéric poursuivent le navire du marchand d’esclave Abu Dun pour sauver leurs proches, dont la mère de Frédéric. Mais Abu Dun s’avère être un redoutable combattant et leur tentative de sauvetage dans le delta du Danube échoue… Le marchand d’esclave va alors passer un pacte avec les Delany, dans l’espoir de percer leur secret. Poursuivis par l’inquisition, leur périple les mènera au cœur de la Transylvanie, en pleine guerre contre l’envahisseur ottoman !

La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014

Mon avis : Cette série est adaptée d’un best-seller du célèbre auteur allemand de littérature fantastique Wolfgang Hohlbein. Elle est dessinée au départ (le premier cycle) par Thomas Von Kummant, dessinateur talentueux que nous avons découvert également chez Paquet avec la nouvelle série d’anticipation « Gung Ho ». A partir de ce tome 3, le dessin est repris par Chaiko, un réalisateur de dessins animés basé à Shanghai.

La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014

La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014La série « Les chroniques des immortels » a déjà eu une histoire mouvementée chez Paquet. Le premier cycle avec Von Kummant est sorti initialement en trois tomes. Le tome 1 sort en 2005 et avait enthousiasmé beaucoup de lecteurs. Le tome  2, très attendu, sort 5 ans après une longue attente. Mais c’est la déception. Ce tome 2 ne fait pas progresser l’histoire. Certains parlent de scandale et d’arnaque. Un an après, sort enfin le tome 3 qui remet de l’ordre dans le récit et clôt ainsi ce premier cycle. Les dessins sont fabuleux. La série reste en stand-by. En 2011, sort une intégrale du premier cycle en trois tomes. Nous arrivons en 2014, c’est le moment de la réactivation de la série avec un changement de dessinateur et la réédition du premier cycle mais en deux tomes seulement. Vous me suivez? Voilà en gros le topo. L’éditeur parle d’une nouvelle numérotation des tomes pour une meilleure cohérence et compréhension de l’histoire. Le « couac » du tome 2 est effacé. Autant le dire directement, la lecture préalable des deux premiers tomes est une obligation pour comprendre tous les tenants et aboutissants de ce troisième tome de la saga fantastique à connotation historique.

La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014

Le dessin de Chaiko n’est pas celui de Von Kummant mais en reste proche. Le dessin est toujours superbe. Chaiko y a mis aussi sa patte. Les romans de Wolfgang Hohlbein sont adaptés chacun en deux tomes. A la fin de ce tome 3, nous ne serons donc qu’à la moitié du récit. Le scénario est dans le plus pur style d’une saga fantastique à inspiration historique. Il s’agit des pérégrinations de deux hommes perdus dans une époque très sombre, à l’époque médiévale, en Europe centrale mise à feu et à sang par l’inquisition et les Ottomans. Malgré que ce soit, somme toute, conventionnel, cela ne manque pas de qualité. La série installe le lecteur dans une ambiance mystérieuse, sombre, qui l’embarque rapidement. Les amateurs de ce style de bande dessinée vont vite devenir accros à cette série, si ce n’est déjà le cas. Un album et une série à découvrir. C’est le moment de prendre le train en marche. Espérons que la série a trouvé son équilibre et va maintenant prendre sa vitesse de croisière et nous valoir à espace régulier les prochains tomes de la saga. Intéressant.  

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :           7,0/10

Moyenne :           7,5/10

 

Liens vers le site de l’éditeur : ICI.

 

Capitol.

 

La chronique des immortels, Le vampyre, Paquet, von Eckartberg, Hohlbein, Chaiko, 02/2014

 

Le Horla

le horla.jpgguillaume-sorel-le-horla-81.jpgAuteur : Guillaume Sorel.

Editeur : Rue de Sevres

Sortie : 02/2014

 

Sur les rives.

Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, lorsque d’étranges phénomènes commencent à  se produire. C’est la carafe d’eau sur sa table de nuit qui est bue, des objets qui disparaissent ou se brisent, une fleur cueillie par une main invisible… Peu à  peu, le narrateur acquiert la certitude qu’un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrit de ses provisions. Pire encore, cet être, qu’il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant… Du Horla ou de l’homme, l’un des deux doit périr. Le Horla comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu’il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l’angoisse, la hantise du suicide, la peur de l’invisible.

Aux rivages de la folie.

 

Les éditions Rue de Sevres continuent leur petit bonhomme de chemin en nous proposant une adaptation d’une œuvre de Guy De Maupassant signé par le talentueux Guillaume Sorel.

Si vous me lisez fréquemment, vous devez connaitre mon admiration pour le talent du dessinateur  d’Algernon Woodcock  , des derniers jours de Stefan Zweig ou de l’hôtel particulier.

Le début de l’album permet justement d’admirer son trait, on contemple la nature, on scrute l’horizon ou on détaille un voilier majestueux. Le temps est  propice à la flânerie et la contemplation. 

Puis vient une sorte de crainte intérieure, une angoisse, une présence  que seul un chat guillaume sorel, sorel, le horla,(presque un fil conducteur dans l’œuvre de Sorel) a pu sentir. L’unique échappatoire semble être la fuite via des voyages ou de nouveau on se dit que le Guillaume, il a un talent fou. La visite au mont St Michel est saisissante à en donner le vertige !

Cet univers où le fantastique s’installe  progressivement est assez caractéristique aussi de la touche Sorel. Cet album c’est aussi une lutte  contre la folie, contre la solitude, contre la peur, contre l’angoisse .Toutes les explications nous amènent à l’orée du fantastique comme dirait notre narrateur. Le combat s’engage donc et la fin nous échappe.

Mais rappelez-vous toujours que les nuits mangent nos jours !

Mélisande rajouterait certainement « la nuit est sombre et pleine de terreur ».

 

a09-3e78912.gif dessin.

a06-3e788fc.gifScénario

a07-3e78901.gifGlobal.

 

Samba.

On en parle sur le forum.

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