LES MEILLEURS ENNEMIS. Une histoire des relations entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient 1. Première partie 1783/1953 2. Deuxième partie 1953/1984

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Dessin et couleurs : David B. 
Dépot légal : 03/2014 
Editeur : Futuropolis
Pages : 116 et 104 
 
Tout commence avec Gilgamesh. Les points communs entre son épopée il y a 2400 ans et l’invasion américaine en Irak en 2003 ressortent de façon stupéfiante. Puis se succèdent les chapitres relatant les relations diplomatiques Américaines de 1753 en Libye jusqu’en 1984 au Liban en passant par l’Arabie Saoudite et la guerre des six jours.  
 
Jean-Pierre Filiu, au scénario, n’est pas le premier venu. Il est professeur à Science-Po et spécialiste reconnu de l’Islam contemporain. Autant dire que cet auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient sait de quoi il parle.  Toute l’histoire de la diplomatie Américaine se déroule devant vous. Coups tordus,  vengeances, pots de vin et autres bassesses sont au menu. Le maitre mot en filigrane de toute cette « projection de puissance » est le pétrole. Cet approvisonment énergétique vital pour une Amérique gloutonne en energie fossile, est également le prextexte au développement d’une politique impérialiste. Plusieurs points frappent ce panorama depuis le 18ème siecle : d’une part une histoire qui se répète sans cesse, et d’autre part, l’ambiguité des relations qu’ils instaurent avec leurs « alliés » (Mes meilleurs ennemis !). Souvent fait de retournements ou de trahisons, à la lecture de ces albums on comprend mieux les conflits ouverts (ou non) du 21ème siecle et le rôle de la « première puissance mondiale » (pas toujours prète à tenir son rôle !). Le lecteur se laisse facilement prendre au jeu de la narration de Jean-Pierre Filiu. Ses talents de conteur sont indéniables. Ce dernier nous déroule l’Histoire de façon laconique et chronologique sous différents points de vues. Ce coté  monocorde permet de bien cerner les tenants et les aboutissants. Pourtant, il vous faudra être attentif. Le manque de dates (seule l’année est mentionnée en début de chapitre) et de références sont un frein à une lecture fluide et à l’intégration de données dans votre cerveau. Une autre déception vient de la disproportion de traitement entre les différents sujets : 3 pages sur la révolution Iranienne et près de 40 pages pour le guerre des six jours ?!?!
 

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Coté dessin, il n’est pas évident de représenter autant d’événements, autant de contradictions dans un espace aussi étroit et en deux tomes d’une centaine de pages. David B, fondateur de la maison d’édition alternative l’association, n’est plus à présenter. Il aime déformer l’espace, les  personnages et la dimension temporelle. Il surperpose ainsi plusieurs pensées et les suggère par des artifices oniriques. Il laisse beaucoup de place au récit et à la voix off de Jean-Pierre Filiu.  Mais, il est difficile de suivre le cheminement de ce dessinateur inclassable. Sans doute du au coté touffu des scènes. Plusieurs lectures s’imposent donc pour saisir tout le talent de David B. 
 

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Cette traversée des siecles dans la diplomatie Américaine est une véritable mine d’informations. Elle vous permettra au travers d’une certaine vulgarisation historique d’appréhender les tenants et les aboutissant de la situation, pour le moins conflictuelle, du Moyen-Orient. Si le récit souffre parfois d’une quantité trop importante d’informations, il ravira quand meme les férus de géo-politique. Ces deux tomes vous permettront de comprendre la prééminence des Etats-Unis sur le reste du monde mais aussi leurs défaites et leurs déboires.
 
Scénario : 7,5/10
Dessins : 7/ 10
Total : 7,5/10
 
Tigrevolant

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