BATMAN – THE KILLING JOKE

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Il y a deux fous à GOTHAM city, l’un est le plus souvent enfermé à l’asile d’Arkham, l’autre se balade la nuit affublé d’un costume de chauve-souris……….

Le Joker s’est encore évadé de l’asile! il a préparé sa vengeance et acheté un vieux parc d’attractions plus que délabré. Il va se rendre chez le commissaire GORDON, abattre sa nièce Barbara qui lui ouvre la porte, s’attendant à la visite d’une amie, et kidnapper le commissaire.

La séquence est devenue classique par sa violence « esthétique » grâce au dessin très réaliste de BRIAN BOLLAND  et au scénario de ALAN MOORE qui va ainsi définir le futur de Barbara, après cette attaque elle deviendra tétraplégique et aidera son père et Batman à combattre le crime sous le nom d’ORACLE, en développant un système numérique de logiciels de piratage informatique. (rappelons que Barbara agissait, avant le drame, sous l’identité secrète de BATGIRL)

La scène suivante est pire encore: le Joker torture Gordon, nu comme un ver et tenu en laisse par des nains lubriques; il le fait monter dans le train fantôme de son parc et lui passe sur écran géant les photos qu’il a prises de Barbara gisant, blessée et nue, sur le tapis du séjour familial. Le joker veut ainsi faire perdre la raison au pauvre commissaire et montrer que tout le monde peut devenir fou par un seul événement survenu dans une journée.

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Ce désir insensé du Joker s’explique par son passé, raconté ici en flashback, et revisité par Moore. Ainsi le Joker était marié, sa femme venait d’avoir un bébé – comique de scène raté il n’arrivait pas à nourrir convenablement sa famille. Alors il s’allia avec des truands pour voler la caisse de l’usine où il avait travaillé avant (fabrique de cartes à jouer – un comble). mais le hasard fit que sa femme mourut électrocutée par un chauffe biberon le soir du vol – bien sur l’opération rata et, en tombant dans un cuve de produits chimiques, le Joker devint……..fou à lier!

936full-batman--the-killing-joke.jpgLe final, d’anthologie, montre un Joker battu par le héros, gisant à terre, sous un fine pluie, qui se met à raconter une blague sur les fous…. Batman, debout, d’abord stoïque, finit par se mettre à rire de concert avec le Joker! Ah, Ah, Ah, Ah……..

Cet album est, à mon avis, le meilleur jamais paru sur la guerre mortelle que se livrent BATMAN et le JOKER. Il a été plusieurs fois édité en France depuis 1989(parution originale US de 1988). L’originalité de cette réédition chez URBAN est qu’il s’agit d’une nouvelle version entièrement re coloriée par le dessinateur BRIAN BOLLAND qui n’aimait pas le résultat final de l’édition originale! Là où la première version insistait sur les rouges et les jaunes, baignant le récit d’une lumière blafarde, cette édition est plus claire, les couleurs plus délavées et les parties du récit contant les « origines » du JOKER traitées en noir et blanc. 

Personnellement je trouve les deux versions aussi belles, mais si vous n’avez jamais lu cette histoire l’achat de cette version de luxe est une priorité absolue.

batman___the_killing_joke_by_liamshalloo-d55ur8n.jpgBATMAN – THE KILLING JOKE

URBAN COMICS – COLLECTION DC DELUXE – FEVRIER 2014

DESSIN ET COULEURS : BRIAN BOLLAND

SCENARIO : ALAN MOORE

 

ma note pour le dessin et le scénario : 10

JR

 

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Un commentaire sur “BATMAN – THE KILLING JOKE

  1. Chaudement recommandé par les afficionados des comics. Dont JMC sur le forum. Je prend les yeux fermé conforté par la chronique de JR

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  2. Pas trop ma tasse de thé ce genre. mais je reconnais que la chronique de JR me met l’eau à la bouche.

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  3. The killing joke, 26 ans après sa sortie, reste toujours un tour de force. Et, pour ceux que ça effraie, il faut savoir que le genre « super-héros » sert seulement de cadre à un double portrait psychologique d’une rare maîtrise (bon, Alan Moore, en même temps…).
    La nouvelle colorisation de Bolland apporte un plus, même si certains de ces choix sont contestables pour les puristes. À noter aussi, qu’il en a profité pour corriger plusieurs cases (souvent une erreur de dessin ou un personnage en arrière plan).
    Pour ceux qui ont les deux versions, c’est amusant de traquer les différences.

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