Concours Urban (Futuropolis) – Tome 1. Les règles du jeu

Salut à tous et à toutes,

Pour ceux et celles qui seraient passés à coté de cette superbe série, Samba Bd est heureux de vous faire gagner le Tome 1 d’Urban.

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Pour ce faire il suffit d’être inscrit sur le forum Samba BD et de poster par ici ==> http://samba.xooit.be/t874-La-memoire-d … 20#p104428 une image issue d’une des séries scénarisées par Luc Brunschwig.

Les gagnants seront tirés au sort.

Ce concours se terminera le dimanche 10 mars 2013 à minuit.

Revedefer

LES TIGRES VOLANTS T.1 et T.2

tigre volant T1 couv.jpgtigre volant T12 couv.jpgRaids sur Rangoon T.1
Mission à Singapour T.2
Scénario : Nolane, Richard D.

Dessin : Molinari, Félix
Couleurs : Bergèse, Frédéric
Dépot légal : 01/2013
Editeur : Soleil Productions
Planches : 44 

 

Pilotes US, au service de la Chine de Tchang Kaï-chek pendant la seconde guerre mondiale, ils formèrent une escadrille internationale composée de pilotes civils en rupture de contrat, d’aventuriers aériens en mal d’exploits, de rêveurs idéalistes et de « cowboys du manche à balais ». Ils viennent de tous horizons. Ils vont devenir une légende, à un contre dix. Leurs mythiques avions de chasse à gueule de requin semèrent la mort et la terreur dans la redoutable aviation japonaise; les chinois surnommèrent ces héros  »les tigres volants ».

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Aaaaah « les tigres volants », toute une épopée ! Pour les fans de combats aériens, pour les aficionados de dogfight, pour le plaisir d’accompagner ces aventuriers du ciel, R. Nolane et F Molinari dessinent la légende. Ils rendent hommage à ces pilotes américains volant sous les cocardes chinoises entre 1941 et 1942. Entièrement tournées vers leurs gloires, leurs hauts faits sont racontés dans ces BD. Nolane s’amuse à mettre en avant l’indiscipline, l’individualisme ou le sale caractère des pilotes. Pour la petite histoire dans la grande, « papy Boyhington » a réellement existé et faisait partie des Tigres Volants ! Mais comme toujours, après la victoire, c’est la franche camaraderie et l’esprit d’équipe qui prend le dessus. Tout cela est un peu pauvre, voire attendu ! Il suffit de suivre la ligne blanche : d’un coté les méchants Japonais et de l’autre les gentils mercenaires….R. Nolane se contente d’aligner des combats aériens, certes de toute beauté, mais sans réelle surprise. La force du récit réside dans la transposition de faits réels. R.Nolane s’applique à les retranscrire avec beaucoup de soin.

 

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molinari , planche , tigresvolants.jpgMais les dessins d’avions, les combats aériens, bon sang ! C’est de la grande voltige ! On admirera la finesse du détail et la fluidité des mouvements aériens dignes d’un film d’animation ! C’est grand ! Felix Molinari était (était car malheureusement disparu en 2011) spécialisé dans le récit de guerre (Garry, SuperBoy ou encore la série Tora). Nul doute qu’il a été influencé par les dessins de Milton Caniff. La passion de l’aviation, la recherche du détail transpire dans son travail. Les P-40 des Tigres volants sont superbes ! Mais pas seulement, et l’ensemble de la flotte aérienne de tout bord est mis en valeur avec maestria.

Dans cette réédition de Soleil précédemment parue en 1994, le récit des faits d’armes des tigres volants sont une vraie réussite. Cette édition est enrichie d’un cahier non pas de croquis mais de fiches descriptives sur les différents avions dessinés dans ses pages. Photos à l’appui. Passionnant ! On en redemande.

Note : 7.5 / 10

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Chez Alex Clérisse.

Direction le blog d’Alexandre Clérisse en complément de la chronique « souvenirs de l’empire de l’atome » parue ce matin.

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Piège Sur Zarkass – T1 – Une chenille pour deux

Zarkass Couv.jpgPlancheA_179079.jpgScénario : Yann

Dessin et couleurs : Didier Cassegrain

Editeur : Ankama

Collection : Les univers de Stefan Wul

date de sortie : janvier 2013

46 planches

genre : Science Fiction

 

Résumé (Editeur)

La jungle luxuriante et menaçante de la planète Zarkass réserve bien des surprises aux deux agents spéciaux que l’ambassadeur de la colonie terrienne de New Pondichery a
contraint à collaborer pour une mission ultra-secrète : Louis, dite “Loulou” et Marcel dite “casse-burnes”. Leur couverture officielle ? Etudier la faune, la flore et les singulières et extravagantes coutumes du peuple autochtone zarkassien. Escortées d’un groupe d’indigènes, nos deux vaillantes exploratrices vont pénétrer dans une zone interdite, afin d’examiner de près l’épave mystérieuse d’un vaisseau alien qui semble fortement préoccuper les instances dirigeantes… Mais les deux jeunes femmes ne tardent pas à soupçonner que chacune d’elle a dissimulé à l’autre les véritables motifs de sa présence sur Zarkass et cache d’autres raisons de se trouver là, bien plus personnelles…

 

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Piège sur Zarkass est la troisième adaptation très libre des univers de Stefan Wul. En effet, Yann a inventé une histoire en préambule à ce récit. Il imagine que les terriens sont passés sous domination féminine et qu’à présent la vie sur la planète bleue y est beaucoup plus douce que du temps de la domination masculine.

Cette nouvelle population terrienne rebaptisée Gaïa veut apporter ses bienfaits sur la planète Zarkass, colonie peuplée d’autochtones assez primitifs.

Les agents en charge de la mission sont donc des femmes et non des hommes comme dans le roman. Si la trame principale du roman est respectée (la recherche de mystérieux engins aliens s’échouant sur la planète), je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir changé les personnages créés par Wul, d’autant que toute la faune et la flore y sont plutôt bien restitués.


Mais là n’est pas le défaut principal de cet album. La narration est d’un ennui mortel. A aucun moment je n’ai pu entrer dans l’histoire et m’attacher à un personnage. On assiste dans la première partie à une succession de petits faits et mésaventures sans grand intérêt où le duo mal assorti se livre à des joutes verbales qui auraient leur place dans la cour de récré d’un collège, pour arriver à 10 pages de la fin sur un brin d’explication à propos des deux agents et de leur mission. Ce passage tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et l’utilisation du flashback parait superflue tant on avait perdu espoir de trouver un intérêt à cette lecture. Une présentation plus classique des personnages en début d’album aurait mieux fonctionné.


piège sur zarkass,yann,cassegrain,ankama,stefan wul,science-fictionAutre point noir et pas des moindres : les dialogues.  Vouloir moderniser les dialogues d’une œuvre écrite dans les années 50 peut sembler légitime, mais parfois, à trop en faire on risque de tomber dans la caricature. C’est le cas ici. Le ton complètement décalé est parfois vulgaire et scabreux et ne colle pas du tout avec ce genre d’histoire.

Le choix d’une adaptation décalée s’est fait au détriment des thèmes chers aux univers de Stefan Wul et qui – comme dans quasiment tous les romans d’anticipation – aparaissent toujours en arrière plan, menant à des réflexions sur les civilisations, l’humanité, la colonisation, l’écologie … Là, c’est à peine suggéré, et c’est la pantalonade qui prédomine.

Cassegrain se démène avec crayons et pinceaux pour tenter de relever un peu cette histoire, mais la mission est délicate. Ce dessin me laisse un sentiment mitigé. Sans être repoussant il est difficile de s’y arrêter tant la mise en scène est surchargée, donnant une sensation de « dessin fouilli ». C’est sans doute voulu pour restituer l’épaisseur de la jungle Zarkassienne.

 

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Certains se consolerons avec la dose d’humour distillée à travers quelques jeux de mots. S’ils font de temps en temps sourire (« par le pavé sacré de Bohn-Cendit ») ils n’en rehaussent pas pour autant le propos et ne mettent en tout cas pas en valeur l’œuvre originale.

Les romans de Wul méritent mieux que ça. Après Niourk et Oms en série, cette troisième adaptation est une vraie déception.

Peut-être prendrais-je au pied de la lettre les avertissements des « Zarkhâs-twâpoov-khon », et même après avoir fumé des graines de « Hmokh-Ett », je ne pense pas remettre les pieds sur cette planète … pas envie de croiser les arbres « lutah kanlduh » …

 

Ma note 5/10

Loubrun

 

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Urban T2 : ceux qui vont mourir.

Urban2.jpgUrban2p.jpgAuteurs : Luc Brunschwig et Roberto Ricci.
Editeur :Futuropolis.
Sortie :01/2013

ALICE.

Monplaisir est une société hyper contrôlée, dirigée par l’omniprésent Springy Fool. A grands renforts de caméras et d’écrans géants, toute la ville peut suivre en direct les moindres faits et gestes de ses habitants. Monplaisir est également sous le contrôle d’A.L.I.C.E., un système automatisé composé de robots nettoyeurs qui font la chasse aux voleurs, avec des méthodes plutôt musclées … Ce système permet aux policiers de s’occuper des vrais crimes, car derrière la fête et l’amusement, on retrouve les corps mutilés de plusieurs jeunes filles. Devenant trop gênant, l’enquêteur principal est lui même assassiné par Antiochus Ebrahimi. On met alors sur le coup le meilleur Urban Interceptor : Isham El Ghellab. Cette traque est mise en scène en direct sous forme de jeu télévisé, où les spectateurs peuvent parier sur la mise à mort d’un des deux protagonistes.

Interception.
Le premier tome  m’avait séduit, le second  confirme tout le bien que je pensais  de cette série. Un signe qui ne trompe pas : mon appétit pour dévorer cet album. Une véritable faim de loup. Il faut avouer que le dessin de Roberto Ricci est un réel plaisir pour la rétine. En plus, son univers futuriste est des plus crédibles. Sa cité du jeu Montplaisir devient presque un personnage à part entière. On peut y trouver aussi quelques uns de nos travers actuels comme les dérives de la téléréalité, l’argent roi, la justice spectacle ou l’occultation des plus « pauvres ». L’ambiance devient d’ailleurs nettement plus pesante dans ce tome 2 et on commence à sentir la grosse anguille sous la roche venir troubler les rouages bien huilés de cette ville « idyllique ». Bref, Luc Brunschwig nous propose une histoire intelligente et complexe  comme à son habitude. Par contre, le cliffhanger final est une véritable torture …..aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh Punaise dire qu’il va falloir attendre le tome 3 pour savoir ce qui s’est passé !
Ce sont des salauds ces auteurs, ils flattent nos yeux avec des dessins sublimes, ils captivent notre cerveau avec une belle immersion dans un monde futuriste et puis voilà … on nous laisse dans l’expectative.
Allez, courage, on s’arme de patience et vivement le tome 3.
A noter un cahier graphique  réservé à la première édition.
Dessin : 9.5/10
Scénario :9/10
surprises.smileysmiley.com.9.gif Global.

Coup de cœur pour Samba.
On en parle sur le forum.

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Question du dimanche (38)

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Voilà le retour de la question du dimanche. Suite à notre collaboration avec les éditeurs suivants : Akiléos, Urban Comics, Dargaud, nous recevons des versions informatiques de bandes dessinées pour des chroniques sur ce blog.

 

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Cela m’a donné envie de savoir si vous lisez ou avez déjà lu des bandes dessinées en versions informatiques ? Si oui qu’en pensez-vous ?

 

Bon dimanche.

 

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Revedefer

Hurlements en coulisses

hurlements en coulisses, futuropolis, 012013, 810, musique, hurlements d'leo, concerts, moynot, one shot, recit, rock n rollhurlements en coulisses, futuropolis, 012013, 810, musique, hurlements d'leo, concerts, moynot, one shot, recit, rock n rollScénario : Moynot, Emmanuel
Dessin : Moynot, Emmanuel
Couleurs : Moynot, Emmanuel
Dépôt légal : 01/2013
Editeur : Futuropolis
ISBN : 978-2-7548-0736-4
Planches : 152 

 

 

Présentation :


Du 17 juin au 14 août 2011, Emmanuel Moynot a accompagné les Hurlements d’Léo en tournée, en France et à l’étranger. De ces deux mois, l’auteur, lui-même musicien, compositeur et chanteur, nous livre un reportage intime sur la vie du groupe: tensions, incompréhensions, coups de gueule, mais aussi interrogations, fous rires et déconnades !

 

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Sur la route :


Avant de vous donner mon avis sur cette bande dessinée une petite présentation des protagonistes de cette histoire, Les Hurlements d’Léo (HDL)


hurlements en coulisses, futuropolis, 012013, 810, musique, hurlements d'leo, concerts, moynot, one shot, recit, rock n rollHDL est un groupe français jouant du rock-java-chanson-punk-caravaning d’après eux. Ce groupe a vu le jour à Bordeaux en 1996. Leur premier album, Le café des jours heureux, parait en 1998.  L’année 2000 verra la sortie de leur deuxième opus La belle affaire, sortie du 3ème album, Ouest terne, en 2003. Aux temps suspendu le 4ème album studio  sortira en 2006.  2009 sera l’année de la sortie d’un double album best of + inédits 13 ans de caravaning. 2011 nouvel album studio, Bordel de luxe, et collaboration avec Emmanuel Moynot qui les accompagnera pendant deux mois en tournée pour en tirer une bande dessinée.


Bien que passionné de musique, principalement de Metal, je n’avais jamais écouté de morceaux des Hurlements d’Léo.  J’avais déjà entendu parler de ce groupe mais n’avais jamais ressenti l’envie de découvrir leur univers musical. La lecture de cette bande dessiné m’a donné l’envie de franchir le pas et même si l’occasion se présente d’aller les voir sur scène.

 

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Que penser d’une bande dessinée qui  raconte le ressenti d’un auteur de BD, lui aussi musicien, sur son aventure pendant deux mois au côté d’un groupe de rock alternatif ?


hurlements en coulisses, futuropolis, 012013, 810, musique, hurlements d'leo, concerts, moynot, one shot, recit, rock n rollPremière impression à froid, j’ouvre et je parcours rapidement l’ouvrage avant de débuter ma lecture. Mélange de planches en N&B et couleur. Je n’accroche pas aux dessins en NB, pas assez détaillés, trop « hachurés », …. Qu’une envie : refermer cette BD et passer à une autre ! Mais que nenni !! Futuropolis nous ayant fait parvenir cet ouvrage pour une chronique  faut bien que je me force un peu. Me voilà débutant la lecture de ce Hurlements en coulisses …


Je commence par le chapitre 1, c’est quand même mieux que de débuter par la fin (lol) !!  Premier jour et premier concert des HDL,  Nevers, cela m’intéresse étant Bourguignon, c’est presque chez moi.  J’ai un peu de mal avec le coup de crayon N&B de Manu Moynot.  Première case en couleur avec la section de cuivre des HDL et là que c’est beau !!! Le coup de pinceau de Manu Moynot est splendide !!  Je continue ma lecture et vlan !!!!  Je suis harponné par ce récit !! J’en oublie les dessins en N&B et j’accroche à fond sur l’histoire !!!  Que du bonheur !!!! Hurlements en coulisses me fait penser à d’autres bandes dessinées de chez Futuropolis : Les Ignorants d’Etienne Davodeau, Un printemps à Tchernobyl et Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel Lepage.


hurlements en coulisses, futuropolis, 012013, 810, musique, hurlements d'leo, concerts, moynot, one shot, recit, rock n rollDeuxième impression après lecture et relecture, ce récit/ressenti de Manu Moynot sur les deux mois de tournée qu’il va effectuer avec les HDL est excellent !!!  L’auteur arrive bien à nous faire vivre de l’intérieur la vie du groupe, les tensions, les joies, les questions, …. Tout ce qui fait le quotidien d’un groupe de personnes étant obligées de vivre les unes avec les autres.  De plus Manu Moynot nous livre aussi ses propres pensées sur les prestations des HDL, les relations que les différents membres entretiennent….  Ce récit est à conseiller à toutes celles et ceux  qui veulent découvrir l’envers du décor du monde de la musique.


Hurlements en coulisse est un album rock’n’roll à dévorer sans aucune modération avec en fond sonore un album live des Hurlements d’Léo !!!

 

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Revedefer


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Ma note :  

Scénario/récit : 9/10

Dessins N&B : 6/10

Dessins Couleur : 9/10


Global : 8/10

 

 

 

 

 

 

 

 

HELL SCHOOL – Tome 1: Rituels.

178989_c.jpgPlancheA_178989.jpgDessin : Ers – Scénario: Dugomier 

Editions Le Lombard

Sortie : 11/01/2013

48 pages

Prix conseillé : 10,60 €

ISBN : 9782803632183

Thriller, polar.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Résumé du tome : Située sur une petite île française, l’école de l’excellence est un établissement ultra-privé extrêmement rétrograde, dont les résultats ne sont plus à démontrer – le cauchemar de tout adolescent normalement constitué. Ainsi, le simple refus de Bastien, Hina et Boris de participer au bizutage suffira à les mettre au ban de toute vie sociale … ce qui leur laissera tout le temps d’enquêter sur les bizarreries de cette « École-Prison », comme la scolarisation gratuite des orphelins, ou les décès qui ont frappé ces mêmes orphelins au cours des dernières années !

 

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Mon avis : C’est le grand retour du tandem Ers-Dugomier, les auteurs de la série à succès « Les démons d’Alexia » qui a trouvé un épilogue (provisoire ?) en avril 2011. Les auteurs se sont donc donnés un an et demi pour revenir sur les étals des librairies.

Nouveau projet, veut dire nouvelle série avec de nouveaux personnages, dans un nouvel environnement. Cette série « Hell school » (école en enfer ou d’enfer, en français) est prévue en trois tomes mais on a déjà vu des séries prévues pour 3 tomes s’allonger sensiblement par la suite … Reste à savoir si la sauce va prendre. Je pense que le talent des auteurs est un gage de succès même si un sticker sur la couverture du style « Par les auteurs des démons d’Alexia » n’aurait pas été un luxe superflu dans l’avalanche des sorties en librairie.

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Mais, cette série est-elle vraiment dans la droite ligne de la série précédente ou les auteurs n’ont-ils pas voulu mettre en avant de façon marquée cette différence ? Il s’agit ici de l’histoire d’une école de haut niveau située sur une île privée, au large des côtes françaises en méditerranée, où tout n’est pas aussi paradisiaque, propre et net qu’on pourrait le penser à première vue. Il s’agit d’un thriller, d’un polar à la sauce « teenagers ». Connaissant les penchants des auteurs, je ne serais pas étonné qu’à un moment donné cela dérape un peu dans l’occultisme. Un des personnages principaux, Hira, est l’archétype de la rebelle. Elle a des cheveux bleus et est d’origine maorie … Les personnages sont bien typés et les potentiels de développements multiples.

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Dès la première scène, qui se passe quelques années avant le cœur de l’action, le lecteur assiste à la disparition mystérieuse et probablement provoquée d’un élève, un soir d’hiver et par mer agitée, sur la navette entre l’île et le continent. Le décor est planté et le lecteur sait directement où les auteurs veulent l’amener. Ajoutez-y des thèmes à foison tels que l’école, la discipline, l’uniforme, le bizutage et l’esprit de groupe, un encadrement pas toujours très net (le directeur de l’école est un type très étrange), la rébellion, le refus de rentrer dans le moule …Tous les ingrédients sont là au niveau du scénario pour mettre en route une fine mécanique…

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Le dessin est du même type que celui d’Alexia. Un dessin est très « Spirou ». Il a le mérite de se rapporter à une série « tout public » et fait passer plus facilement des thèmes pas toujours simples à traiter. C’est fluide, la lecture est facile. Au niveau de la colorisation, certains ont critiqué les couleurs « flashy ». C’est, semble-t-il, une demande des auteurs pour faire la différence avec la série « Alexia ». Pour ma part, elle ne m’a pas dérangé. J’ai plutôt trouvé la colorisation très réussie.

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Pour terminer cette chronique, je dirais qu’il s’agit d’un premier tome de mise en place. Je n’ai pas été enthousiasmé d’entrée mais la lecture de l’album a été agréable. Je dois reconnaître que ce début prometteur me donne l’envie de lire la suite …

 

Graphisme :     7,5/10

Scénario :       7,5/10

Moyenne :       7,5/10

 

Capitol.

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