Scénario : Jean-David Morvan
Dessin : Romain Rousseaux Perin
Colorisation : Hiroyuki Ooshima
Éditeur : Grand Angle
Pages: 64
Date de sortie : 28/01/2026
Genre : Utopie sociale, famille
Résumé de l’éditeur:
Il voulait fournir l’équivalent de la richesse à la classe ouvrière.
Elle voulait une utopie durable.
Glannes, connue sous le nom de Madame Fourier, est enlevée par Émile Godin, alias Maître Caïus. Obsédé par la jalousie, il tente, par l’hypnose, d’effacer ses souvenirs et de détruire l’utopie qu’elle a fondée à Paris pour les rebuts de la société. Prêt à tout, il cherche à la briser.
Lorsque Jean-Baptiste Godin, père adoptif de Glannes et fondateur du Familistère de Guise, découvre ce que son fils Émile prépare, il s’y oppose aussitôt. Pour autant, le face-à-face entre les deux hommes révèle la profonde distance idéologique entre l’utopie de Godin, créée pour le monde ouvrier, et celle que Glannes tente de réinventer pour le monde du crime. Combien de temps Glannes pourra-t-elle encore résister ? Et quel sera le prix de ce combat pour le Familistère de Paris et celui de Guise ?
L’utopie semble s’éteindre, emportant avec elle les espoirs de ceux qui rêvaient de changer le monde…

Mon avis:
Pour un petit rappel ou si vous l’avez manquée, voici ma chronique du tome 1 : Rue de la Grande Truanderie – T.1 Une enfance au familistère
Glannes a été enlevée par le fils de M. Godin, il a toujours été jaloux d’elle, car contrairement à lui, elle a bénéficié de son amour. Émile a toujours été la déception de son père, et pour cela il hait Glannes. Il désire mettre fin à son utopie, à son familistère de truands et de prostituées. Il décide donc de l’hypnotiser, lui faire oublier tous ses souvenirs et la reprogrammer, et ainsi adieu l’utopie qu’elle a réussi à créer. Mais Émile est découvert par son père et il passe un sale quart d’heure, il le remet vertement à sa place et ne manque pas de lui dire, encore une fois, à quel point il est déçu de son comportement ! Oser ainsi s’attaquer à sa chère petite Glannes, elle qui porte un enfant…Une vraie honte !
Une fois libérée, M. Godin, alias Jeanba (de son prénom Jean-Baptiste), demande à Glannes de tout lui raconter et surtout pourquoi elle a disparu ainsi du jour au lendemain de son familistère. Glannes avoue alors qu’elle a été victime d’un odieux mensonge proféré par l’épouse défunte de M. Godin. Se croyant rejetée, elle a préféré fuir et retourner là d’où elle venait. Mais pétrie des idées et des valeurs du familistère, elle a voulu changer les choses pour tous les pauvres gens et laisser pour compte des bas-fonds de Paris. Elle lui explique absolument tout dans les moindres détails, ses débuts difficiles avec les truands qu’il a fallu convaincre de coopérer, la construction du familistère, etc. Jeanba sera-t-il d’accord avec ce familistère qui ne correspond pas du tout aux bonnes mœurs qu’il défend ? Rien n’est moins sûr… Je n’ai pas envie de vous dire la suite, vous la découvrirez en lisant la BD, mais le titre doit vous donner quelques idées sur le fin mot de l’histoire.
Pourtant…Je ne peux m’empêcher de penser que ce système et cette utopie sociale avaient des retombées positives, c’était une manière de survivre dans cette époque difficile pour beaucoup de gens. Les dessins sont vraiment magnifiques, les couleurs sont adaptées aux moments du récit et à la temporalité. Des superbes doubles planches sont présentes. Un très bel ouvrage et une histoire singulière inspirée du familistère de Godin. A découvrir…
Sandra/ Ithilwen







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