EXPOSITION ULYSSE 1781 par Eric Hérenguel à la Galerie Paris-Bruxelles.

Communiqué de presse:

 

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014Le mythe d’Ulysse, transposé à l’époque troublée de la révolution américaine. Un pitch qui aurait dû repousser plus d’un dessinateur ; tant le challenge était grand. Mais habitué des ambiances historiques (parfois fantastiques ou interprétées), Éric Hérenguel percevait dans Ulysse 1781, le récit de Xavier Dorison, le moyen de pousser son graphisme vers plus de vitalité, de méticulosité et de lisibilité. On remarquera aussi ses cadrages variés, son dessin précis et recherché, le dynamisme dans les scènes de poursuites et de combats. Hérenguel excelle également dans les expressions de ses personnages : gueules expressives et corps musclés pour les hommes ; délicatesse et sensualité pour les femmes.

La galerie Bruxelles-Paris expose les planches d’Ulysse 1781. Celles-ci sont encrées d’une manière classique, avec une plume anglaise Leonardt, rehaussées d’un lavis de gris à l’encre japonaise Kaïmei (sur papier Fabriano 300 g) afin de renforcer les atmosphères et donner du volume aux planches. De nombreuses recherches et illustrations seront également dévoilées. Des originaux des précédentes séries de l’auteur seront également présentés : des planches de Lune d’Argent sur Providence, de Nuit Safran (dont des couvertures) et de Krän (dont des illustrations et couvertures).

Exposition Ulysse 1781 – par Éric Hérenguel.

… du 20 février au 7 mars 2015.

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014

 

Galerie Paris-Bruxelles, Ulysse 1781, Hérenguel, 02/2014

 

 

Magasin Général Tome 9 Notre-Dame-des-Lacs

magasin general,loisel,tripp,quebec,canada,notre-dame-des-lacs,casterman,102014,0505magasin general,loisel,tripp,quebec,canada,notre-dame-des-lacs,casterman,102014,0505Scénario : Tripp, Jean-Louis &   Loisel, Régis
Dessin : Tripp, Jean-Louis Loisel, Régis
Dépôt légal : 10/2014  
Éditeur : Casterman
ISBN : 978-2-203-06210-8
Planches : 92
 

 

9 ans que cette série a vu le jour sous la double plume et crayons du duo Jean-Louis Tripp et Régis Loisel. 9 ans que je me délecte avec bonheur des petites histoires qui parsèment la vie des habitants de ce petit village québécois de Notre-Dame des Lacs.

J’ai retrouvé avec beaucoup de bonheur toute cette galerie de personnages, Serge, Marie, Gaëtan, Noël, le Père Réjean, Alcide, les sœurs Gladu …. Tout ce petit monde que notre duo d’auteurs a su rendre sympathique et attachant.

magasin general,loisel,tripp,quebec,canada,notre-dame-des-lacs,casterman,102014,0505

La vie continue à Notre-Dame-des-Lacs, Marie est proche du terme. Noël et le Père Réjean poursuivent la construction de leur navire. Gaëtan cuisine, Alcide fabrique des chaussures rouges….Bref, rien de bien extraordinaire ou spectaculaire que des petits bonheurs ou malheurs de la vie quotidienne. Ce tome 9 est dans la même veine que ses prédécesseurs. Si comme moi vous êtes accro à cette série vous serez comblés. Sinon…tans pis pour vous.  

Jean-Louis Tripp et Régis Loisel ont réussi ici à terminer leur série de bien belle façon. Ils ont rebondi sur le cadeau que Philomène avait offert, à Jacinthe, un appareil photo. Ce tome 9, se clos sur une belle galerie de photos, 27 pages, qui permette au lecteur de savoir ce que sont devenus tout ce petit monde de Notre-Dame-des-Lacs.

Merci messieurs d’avoir su me donner autant de bonheur et de joie à la lecture de cette magnifique série !!!

Je laisse le mot de la fin à Félix (feu l’époux de Marie) « Pis avec toi, L’grand, j’peux partir en paix…. »

magasin general,loisel,tripp,quebec,canada,notre-dame-des-lacs,casterman,102014,0505

05-3e731b2.gifMa note 

Revedefer

Légal – La fin de la prohibition

Légal, Cédric Gouverneur, Amazing Améziane, Casterman, JaxomScénario : Cédric Gouverneur, Amazing Améziane
Dessin : Amazing Améziane
Dépot légal : 10/2014
Editeur : Casterman
ISBN : 978-2-203-06848-3
Planches : 120

 

 

2019. Entre Nanterre et La Defense, entre les HLM et le CAC 40, le maire de Nanterre, Serge Gorski organise la fin de la prohibition des drogues douces sur le territoire de sa commune.

Légal, Cédric Gouverneur, Amazing Améziane, Casterman, JaxomLa seule manière crédible, estime l’élu, d’essayer de contrecarrer vraiment le développement du narcotrafic. La démarche est révolutionnaire, d’autant que la mairie de Nanterre choisit d’en confier l’organisation concrète à un ancien trafiquant tout juste sorti de prison. La classe politique est en ébullition, les médias aussi, sans oublier les services de police. Mais la vraie question, la seule qui vaille peut-être, est ailleurs : comment les gros trafiquants internationaux, d’une puissance presque sans limite, vont-ils réagir à une initiative visant à les priver de leurs revenus faramineux ?

Un très bon scénario de Cédric Gouverneur et Amazing Améziane qui nous permet de suivre la trame principale de plusieurs points de vue (Politique, Dealer local et international, consommateur, etc.)

Légal, Cédric Gouverneur, Amazing Améziane, Casterman, JaxomBien documentée, cette histoire docu-fiction nous fait réfléchir. Exemple : si je prends le côté politique on pense à la manne financière que représenterait une telle initiative pour l’état si les dealers étaient taxés plutôt que mis en prison, mais aussi au réservoir d’électeurs que représenterait les consommateurs occasionnels à qui on proposerait un splif légal et moins cher. 

Sympa et intelligent sans prendre partie.

Les dessins d’Amazing Améziane, bien qu’un peu figés, sont efficaces et peuvent se comparer au travail d’un Brian Wood ou d’un Eduardo Risso.

Une très bonne surprise pour un One-Shot de 120 pages intelligent et pas moralisateur.

a09-3e78912.gifNote globale 

 JaXoM

Communiqué de presse: Sandawe fête ses 5 ans!

Communiqué de presse

Sandawé,5 ans, éditeur, crowdfunding,02/2015.

 

Sandawe fête ses 5 ans !

 

Lancée le 10 janvier 2010, la maison d’édition de bande dessinée par financement participatif Sandawe.com fête ses cinq ans.

Avec 20 albums dans le commerce, une dizaine à paraître en 2015 et plus de 1 250 000 € investis dans 53 projets par plus de 12 500 membres, elle s’est imposée comme l’alternative à l’édition traditionnelle.

Elle est la principale maison d’édition par financement participatif et l’unique plate-forme de crowdfunding spécialisée dans la bande dessinée.

Bilan d’une singulière success-story au pays des bulles, des modestes débuts avec 30 000 € à la transformation en Société Anonyme au capital de 742 500 €. Une réussite qui est aussi celle de nombreux auteurs qui, en pleine période de crise, ont pu, grâce à elle, voir aboutir leur projet d’album de bande dessinée.

 

SANDAWE EN 5 POINTS

1°) Un site de financement participatif spécialisé

Avec plus de 12 500 membres, libraires, auteurs, lecteurs passionnés et collectionneurs, Sandawe est la seule plate-forme de crowdfunding adossée à une maison d’édition classique et l’une des principales communautés d’amateurs de bande dessinée sur le « web » francophone. Les « édinautes » (ou éditeurs-internautes) y financent des albums de BD, suivent leur réalisation et participent à la promotion.

2°) Une maison d’édition de bande dessinée à part entière

Les albums financés sont édités exactement comme chez n’importe quel éditeur traditionnel : impression soignée chez les meilleurs imprimeurs, distribution en France, Belgique, Suisse et Québec par le plus puissant distributeur européen (Hachette), défense et promotion par des équipes commerciales spécialisées, vente et mise en place dans tous les circuits de librairie… Sans oublier la réalisation de versions digitales pour les principales plates-formes de diffusion numérique.

3°) Une communauté d’éditeurs

La chute des ventes par titre causée par l’augmentation de la production en bande dessinée provoque une baisse inquiétante des revenus des auteurs. Grâce à des centaines d’édinautes qui se fédèrent autour de chaque projet, Sandawe peut les rémunérer à des montants supérieurs à ceux de nombreux autres éditeurs.

4°) Des édinautes intéressés aux bénéfices

Cas unique parmi les plates-formes de financement participatif, Sandawe reverse des dividendes à ceux qui lui permettent d’éditer ses albums. Outre des contreparties exclusives, adaptées à ce public d’amateurs et de collectionneurs avertis (ex-libris, exemplaires numérotés et signés, etc.), il leur rétrocède 60 % de sa marge sur les albums, mais également sur les produits dérivés.

5°) Une utilisation optimale des nouvelles technologies

Chaque projet est soutenu individuellement via tous les réseaux sociaux et une newsletter envoyée à plus de 18 000 abonnés. Une fois les albums édités, les édinautes sont invités à accomplir de nombreuses actions de soutien sur internet pour leur donner plus de visibilité et distribuer des outils de promotion (flyers, affiches…). Une exception appréciable dans un paysage éditorial où les grands groupes rabattent leur énergie marketing sur les best-sellers.

SANDAWE EN 5 MISSIONS

1°/ Découvrir de nouveaux auteurs

2°/ Sauver des séries en péril : boucler des cycles, redonner vie à des séries arrêtées prématurément

3°/ Permettre à des auteurs de s’autoéditer sans frais (grâce aux projets libres)

4°/ Offrir un site d’échange et de rencontre pour passionnés de la BD

5°/ Mettre des outils à la disposition des auteurs (distribution, boutique, prestataires spécialisés, place de marché, conseils éditoriaux, correction, graphisme, etc.)

 

SANDAWE EN 5 ANNÉES FOLLES

 

2010 :Des débuts difficiles

Le site est lancé le 10 janvier, deux mois après la création de la société Sandawe (le 9 novembre 2009), avec deux actionnaires et un capital de 30 000 €. Les conditions de démarrage sont celles d’une start-up, mais en version film-catastrophe : le site, développé trop rapidement (moins de deux mois !) pour cause de festival d’Angoulême, se révèle lent et affiche un comportement erratique.

De plus, Patrick Pinchart, le fondateur, fait une chute de 18 m en s’adonnant à l’escalade, une semaine après le lancement ! Malgré de nombreuses fractures, un arrêt cardiaque et une rupture de l’aorte, il survit miraculeusement, mais passe l’année en centre de revalidation. Sandawe est donc la seule maison d’édition à avoir été gérée, pendant 11 mois, d’un lit d’hôpital.

Le 18 janvier, le site compte déjà 500 membres (ils seront 1000 le 13 février) et, le 24 janvier, le cap des premiers 10 000 € investis est franchi.

Le 12 février, un contrat de distribution avec Hachette est signé : une fois financés, les albums Sandawe seront distribués par la plus grosse machine logistique d’Europe !

Le 11 juin, Il Pennello, de Jean-Marc Allais et Serge Perrotin, devient le premier album de BD financé par des lecteurs: 36 000 € ont été récoltés auprès de 260 édinautes. Il sera suivi de Maître Corbaque et de Maudit Mardi !

En octobre, Maître Corbaque s’expose au Palais de Justice de Bruxelles pour le bicentenaire du Barreau. À cette occasion, une édition spéciale est imprimée et offerte aux avocats et magistrats.

L’utilisation des réseaux sociaux et des nouvelles technologies s’intensifie : chaque album possède désormais sa page Facebook, des bandes-annonces sont diffusées sur YouTube, des dossiers de présentation sur Issuu, etc.

 

2011 : Une lente croissance

L’année commence avec la sortie du premier album édité par les internautes, Maître Corbaque. L’événement obtient les honneurs d’une exposition au Centre belge de la bande dessinée. Il Pennello fera de même, en octobre, à Waterloo, et la galerie « L’art sans Costard » exposera des planches de Joseph Carey Merrick à la fin de l’année, à Bruxelles.

Sandawe se rend au Festival d’Angoulême, pour rencontrer et conseiller des jeunes auteurs aux « Zoopportunités » et à l’espace « Jeunes talents » (il participera aussi, en fin d’année, au jury du prix franco-belge des « Jeunes Talents de la BD » organisé par le Lion’s Club).

La diffusion numérique des albums est maintenant assurée par Ave ! Comics. BD Buzz suivra à la fin de l’année.

On découvre le concept de livre-bonus : chaque album Sandawe comportera un code qui permet de télécharger un e-book avec du matériel inédit — e-book qui pourra être imprimé à la demande, pour ceux qui souhaitent un exemplaire papier.

Malgré un site toujours lent et inadapté, le cap des 2000 membres est atteint le 18 juin. En novembre, celui des 300 000 € investis est dépassé.

Les auteurs commencent à faire preuve d’imagination pour leurs animations. En juillet, le rôle de d’Artagnan dans « Le Chevalier mécanique » est vendu aux enchères.

Août voit la sortie de deux autres albums, Maudit Mardi et Il Pennello. Première présence dans un salon, à Saint-Malo.

Maudit Mardi est sélectionné parmi les 125 meilleurs albums de l’année.

L’année se termine par une opération caritative : 30 auteurs dessinent une oeuvre pour une école d’enfants handicapés. L’humoriste Bruno Coppens anime la vente aux enchères avec talent et humour.

Le capital de départ est totalement absorbé. Le fonds St’Art redonne de l’air frais à Sandawe avec un prêt de 50 000 €.

 

2012 : Premiers changements

Le concept du crowdfunding intéresse de plus en plus les médias. Les dossiers se multiplient dans les journaux, mettant à contribution le fondateur de Sandawe pour l’expliquer. Radio et TV consacrent des séquences au site, dont la célèbre émission « On n’est pas des pigeons ».

Le 7 avril, une levée de fonds de 200 000 € permet à Sandawe de préparer la refonte complète du site.

Le 20 juin, la communauté compte désormais 4000 membres.

En juillet, un jeu de détournements de photos organisé par les auteurs de l’album Hell West cartonne. Les initiatives de plus en plus originales se multiplient. Le site se transforme en espace ludique de délassement pour passionnés de BD.

Le 3 septembre, afin d’accélérer la production des albums, l’éditeur garantit la parution dès le financement de 75 % du budget.

Les oeuvres Sandawe continuent à s’exposer : Maudit Mardi ! au Centre belge de la bande dessinée en septembre, Le Chevalier mécanique à Wavre puis au prestigieux château de Vaux-le-Vicomte.

En octobre, une nouvelle célébrité rejoint la communauté. Renaud, le dessinateur de Jessica Blandy,y financera D’Encre et de Sang.

Le 31 octobre, enfin ! C’est la révolution attendue par tous, le nouveau site est en ligne ! Fluide,rapide… et totalement redéveloppé, reprogrammé et débogué !

Maudit Mardi est sélectionné parmi les finalistes du « Grand Prix de la critique » des dignes membres de l’ACBD (Association des Critiques de BD).

Agréable fin d’année : 500 000 € sont financés le 17 décembre.

 

2013 : Le vrai démarrage

Après les médias, c’est le monde institutionnel de la BD qui se rend compte que le concept du crowdfunding est intéressant. Serge Perrotin, scénariste Sandawe, participe au colloque « LE FINANCEMENT PARTICIPATIF DES PROJETS D’AUTEURS. MYTHES ET RÉALITÉS. » au festival d’Angoulême.

Le pape a la bonne idée d’abdiquer au moment de la sortie de l’album Corpus Christi. La campagne de publicité saute sur l’occasion avec un bel opportunisme et titre « Les véritables raisons de la démission du pape ». L’album s’expose au Centre belge de la bande dessinée.

Une autre exposition est consacrée à Joseph Carey Merrick à Waterloo.

En juin, la nouvelle émission de TV spécialisée en bande dessinée, « Kaboom ! », réalise une émission complète sur Sandawe. Elle se financera, quelques mois plus tard, en projet libre sur le site.

Juillet voit l’annonce d’une importante nouvelle : les albums numérique seront diffusés également par comiXology, le géant américain, fraîchement installé en France.

À partir de l’été, les édinautes deviennent ambassadeurs de Sandawe, ils parcourent les salons pour semer la bonne parole du crowdfunding.

Le 20 septembre, les seins de Renaud (enfin,… de son héroïne) sont censurés par Facebook, qui rejette le bandeau publicitaire pour l’album D’Encre et de Sang. En 2014, l’affiche de la couverture ne pourra pas être imprimée par notre imprimeur allemand, à cause de la croix gammée qui y figure.

Nos auteurs commencent à se faire remarquer par le milieu critique. Joseph Carey Merrick est nominé pour le Prix St Michel de Bruxelles, puis pour le prix de la différence à Angoulême. Quatre auteurs Sandawe sont aussi médaillés au festival de Nivelles (Maingoval, Denis van P, JC Bauer, Gilles Albert). La maison d’édition elle-même n’est pas en reste : elle est sélectionnée parmi les 20 créatifs émergents de Belgique et cinq projets Sandawe figurent dans le top 15 des projets de crowdfunding les plus appréciés du site alloprod.com, spécialisé sur le financement participatif.

Novembre voit arriver une nouvelle grande initiative : les « projets libres ». Les initiateurs de projets liés à la BD peuvent désormais se faire financer indépendamment des projets Sandawe. Ils sont leur propre éditeur « à compte d’édinaute », mais Sandawe peut apporter son expertise et mettre ses prestataires spécialisés à leur service.

En fin d’année, Sandawe soutient l’opération caritative Télévie avec Justine Henin.

 

2014 : Tout s’accélère

À Angoulême, Sandawe fait l’événement : son enquête sur le financement participatif de la BD, basée sur un échantillon de 1153 personnes, est la première du genre. Tout au long de l’année, il sera invité à des présentations, conférences et tables rondes (Angoulême, Bruxelles, Lyon, Liège, Mons…).

De nouvelles grandes signatures rejoignent la communauté: Raoul Cauvin, le scénariste le plus prolifique et le plus populaire après Goscinny, Tome (Le Petit Spirou, Soda…), Darasse (Tamara, Zowie, Le Gang Mazda).

À Angoulême a lieu la première rencontre entre auteurs, éditeur et édinautes. Une autre aura encore lieu à Saint-Malo.

La censure continue à frapper : la couverture seins nus des Minoukinis est interdite de Facebook et le dessin du concours « Capitale de la BD » de l’Atomium avec des visages de héros de BD sur les célèbres boules, devra se faire sans la houppette de Tintin, pour cause de veto de Moulinsart.

Dès février, D’Encre et de Sang est publié dans le principal quotidien belge francophone, « Le Soir ».

Le 17 mars, le cap symbolique des 10 000 membres est atteint. Six semaines plus tard, ce sera celui du million d’euros investis !

Le 1er avril : Raoul Cauvin devient directeur éditorial. Le lendemain, il démissionne : « Il faut être fou pour devenir éditeur ! ». Un frétillant poisson d’avril qui piège beaucoup de monde.

Le 14 avril, Sandawe peut poser sa candidature au « Guinness Book of records ». En effet, les 50 000 € nécessaires au financement de Sara Lone 3 sont récoltés en 100 heures. Un triomphe qui fait exploser notre serveur et un record historique en langue française.

En mai, Erik Arnoux reçoit le prix du meilleur scénario au festival de Nîmes pour le premier tome de la série.

Pandora Beach sera le premier projet libre à paraître en librairie. Financé à 100% en juillet, il est édité par ses auteurs, qui en gèreront toute l’édition avec le soutien amical de Sandawe.

Le 21 juillet, Patrick Pinchart, Darasse et Tome posent nus pour la promotion des Minoukinis. C’est une honte !

En août, publication du « Guide du crowdfunding BD » destiné à tous les initiateurs de projets liés à la BD. À télécharger en e-book (gratuitement) ou à imprimer à la demande.

Septembre : un éditeur indépendant vient faire financer un album en projet libre : Riposte, par Dan Christensen, aux éditions Scutella.

Début de l’internationalisation. Sara Lone sera traduit en espagnol, D’Encre et de Sang en espagnol et en néerlandais.

En octobre, parution du magazine SandaBD, tiré à 10 000 exempaires, qui explique les principes du crowdfunding aux auteurs et au grand public.

Une levée de fonds de 500 000 €, bouclée en novembre, donne un nouveau tonus aux projets de l’équipe, qui se voit renforcée de deux personnes. La petite société se transforme en Société Anonyme.

Décembre : Sandawe devient partenaire officiel des commémorations de la bataille de Waterloo, et réalisera la reconstitution historique de celle-ci en bande dessinée.

 

2015 ne sera pas de tout repos !

Sur les traces de comme en quatorze.

comme en 14.jpgcomme en 14 f.jpgComme en Quatorze

Auteurs: Georges Van Linthout – Philippe Brau

Collection Histoire chez des ronds dans l’O.

Parution : 3 juillet 2014

Roman graphique de 88 pages en lavis.

 

L’histoire

La Première guerre mondiale a débuté par l’attaque allemande sur la Belgique. Au fort d’Embourg (Liège), deux frères sont envoyés en mission périlleuse par leur commandant. Nécessité militaire ou cynisme d’un gradé issu d’une famille de patrons à l’encontre de subalternes agitateurs sociaux et militants du suffrage universel avant-guerre ? Le frère cadet de ces derniers se persuade qu’il doit « faire justice » en retrouvant le commandant replié avec ce qui reste de l’armée belge, près de Dunkerque. Sa mère et sa sœur, désormais seules, se lancent à sa poursuite… Un passé et des antagonismes plus lointains vont resurgir mais la guerre bouleverse les destinées. La vengeance a-t-elle encore un sens ?

Pour une fois, je vais déroger à la sacrosainte chronique pour aller sur les pas des faits historiques que l’on trouve dans cette BD réalisée par le bon Georges Van Linthout et Philippe Brau .

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Sur les traces.

L’histoire commence par la chute des forts entourant Liège et plus spécifiquement le fort d’Embourg qui résista 7 jours aux assauts allemands. 

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On parle aussi de l’explosion du fort de Chaudfontaine qui tua 71 soldats le 13 août 1914. Un peu comme celui de Loncin.

 

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Ensuite, le récit se focalise sur  deux figures de la résistance.

 

Joseph Zilliox, alsacien d’origine et qui à bord du Anna le 6 décembre 1916 réussit à franchir la frontière par la Meuse  avec 42 fugitifs pour la Hollande. Plus d’info ICI

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Encore plus incroyable, l’exploit de Jules Hentjes qui remit le couvert cette fois ci à bort du Atlas V avec  pas mal de  péripéties. Les allemands ont très peu apprécié cet exploit .Vous ne traverserez plus le pont Atlas à Liège maintenant sans connaitre cette épopée.

Plus d’info ici.

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Ensuite, on aborde un aspect social avec les grèves de 1912 qui coûtèrent la vie à 3 ouvriers. 

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Un clin d’œil pour les charbonnages de Wérister sur les hauteurs de Liège.

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Voilà, maintenant je vous laisse découvrir comment les auteurs ont intégré ces éléments historiques dans leur «  fiction ». 

Encore une lecture indispensable pour commémorer cette grande boucherie mais cette fois-ci vu du coté de Liège avec une approche très sociale.

 

Samba.

 

TIN LIZZIE -Tome 1: La belle de Ponchatowla.

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.Dessin : Dominique Monféry – Scénario : Thierry Chaffoin

Sortie : 28/01/2015

Edition Paquet- Collection Calandre

48 pages – cartonné

Automobile, aventure, Etats-Unis.

 

Résumé (de l’éditeur) : Ponchatowla Mississippi, été 1908. Le Colonel Lebey, un riche planteur que tout le monde appelle simplement « le Colonel » vient d’acheter une automobile. Son intention n’est pas de parader avec, mais de la rendre utile pour le domaine, aussi charge-t-il Rhod, le régisseur, de la transformer en tracteur… Comme chaque année à la même période, le Colonel quitte son exploitation pour aller à la foire de Saint-Rochelle. De retour de la gare de Ponchatowla (où il a conduit son patron), Rhod apprend à conduire à Jake, le petit-fils du Colonel, puis lui propose de profiter de cette absence pour aller faire une virée à New Bay, la grande ville de l’état. Après bien des hésitations, Jake accepte. Cette expédition clandestine va radicalement changer le cours de leur vie…

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.

 

«Vous voulez transformer l’automobile en tracteur ?! Mais une telle merveille est faite pour rouler…Pas pour labourer!»

 

Mon avis : La fameuse collection « Calandre » accueille une nouvelle série intitulée « Tin Lizzie ». Mais attention, dans cette collection, on pense surtout à la course automobile sous toutes ses formes. Ici, le lien avec l’automobile est plus original. On se retrouve en 1908. Le colonel Lebey, riche propriétaire, achète une voiture mais pas pour parader ! Il veut juste la transformer en tracteur. Il veut innover sur ses terres et améliorer ainsi le rendement de ses cultures. C’est ça le progrès ! Rhod, son bras droit, est chargé de procéder à la transformation du véhicule mais celui-ci profite de l’absence du patron pour faire une virée à la ville de New Bay. Pour lui, la voiture est avant tout le plaisir de la conduite, la liberté de mouvement, la vitesse,… Il entraîne dans son voyage Jake, le petit-fils du colonel. C’est le départ de la série…

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.

La fiche technique destinée à la presse parle « d’un univers très poétique, cousin du sud de Magasin général ». En effet, c’est très poétique, très enlevé, avec une pointe d’humour, bref, une vraie comédie. C’est une ballade motorisée dans le sud profond des Etats-Unis. Cependant, comparer cette série à la série « Magasin Général » est audacieux. La célèbre série en 9 tomes de Loisel et Tripp qui se déroule dans un village retiré du Québec à la même époque, est une sorte d’huis-clos alors qu’ici Tin Lizzie est une porte grande ouverte sur l’extérieur, sur les routes du sud.

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.

D’autre part, le dessin est radicalement différent. Loisel et Tripp travaillent en parallèle et proposent un dessin très élaboré, avec des interventions successives et qui s’accumulent les unes aux autres. Ici, Dominique Monféry travaille seul sur le dessin. Il nous propose des traits plus conventionnels mais pas dépouillés de qualité. Le graphisme est maîtrisé, très expressif, au bord de la caricature, de la farce, qui souligne justement ce ton proche de la comédie humoristique. Le scénario de Thierry Chaffoin est un voyage agrémenté de petits détails savoureux qui se transforme rapidement en une expédition qui risque de partir en eau de boudin…

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.

Si vous cherchez un album sur la course automobile, vous risquez d’être déçu… Si vous désirez lire une comédie humoristique centrée sur un voyage en automobile, vous avez visé juste, cet album est pour vous. Pour ma part, j’attends de voir les développements du second tome (parution en juin 2015) pour me faire une idée définitive sur cette nouvelle série.

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.

 

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifDessin 

 

a07-3e78901.gifMoyenne 

 

 

Lien vers la fiche technique de l’album « Tin Lizzie » chez l’éditeur «Paquet»: ICI.

 

Vidéo promotionnelle de l’album « Tin Lizzie » :

 

Capitol.

 

Tin lizzie, Monféry, Chaffoin, Paquet, Calandre, 7/10, aventure, automobile, Etats-Unis, 01/2015.

 

 

 

 

PDM (Paquet de merde).

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015Dessin : Iglesias Jésus Alonso – Scénario : Pierre Paquet

Sortie : 11/02/2015

Edition Paquet

208 pages – cartonné

Autobiographie, éditeur.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Une autobiographie d’un homme qui se retrouve éditeur un peu par hasard. On va suivre l’évolution de sa structure où lui-même se rend compte que la frontière entre sa vie professionnelle et sa vie privée est quasi inexistante…

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015

 

«Ça ne doit pas être bien compliqué d’imprimer une BD.»

 

Mon avis : Il est rare de voir un éditeur réaliser un album BD sur sa vie privée et professionnelle. C’est ici le cas avec Pierre Paquet, fondateur et directeur des éditions du même nom, que certains appellent « le plus petit des grands éditeurs » ou « le plus grands des petits éditeurs »…A vous de choisir la bonne option…Il faut bien dire que la Maison Paquet a bien évolué ces dernières années. Après avoir pris des positions de niches avec des collections à thème comme Calandre (focalisée sur la voiture) ou Cockpit (sur l’aviation) avec la star de la Maison, Romain Hugault, Le groupe Paquet s’est bien diversifiée en reprenant Emmanuel Proust, en fondant Kramiek ou Chours. Des grands noms commencent des collaborations avec l’éditeur suisse. Bref, Les éditions Paquet ont le vent en poupe !

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015

Alors, pourquoi raconter sa vie ? Pour régler des comptes avec le milieu de l’édition ? Pour rétablir une certaine vérité sur certaines affaires ? Ou simplement pour raconter une histoire vraie jalonnée de succès mais aussi de revers ? Il semblerait qu’après mure réflexion, le scénario ait été revu vers une version plus soft, sans rancœur, plus basée sur quelques épisodes importants de sa vie professionnelle mais surtout sur sa vie privée. Elle est juste à côté et interfère de manière décisive.

Pierre Paquet nous parle du début lorsqu’il décide de publier à l’âge de 22 ans un livre de Jean-Marc Mathis alors qu’il ne connait rien à l’édition. Il raconte aussi sa première expérience à Angoulême qui se révèle être un fiasco. Il parle également de son expérience douloureuse concernant un litige qu’il a eu avec un auteur. Cette affaire s’est terminée devant le tribunal pour une question de droits d’auteur. Pierre Paquet, même s’il a eu gain de cause, en gardera un souvenir amer car cette affaire va lui valoir dans le milieu de l’édition de nombreux ragots injustifiés sur sa façon de pratiquer son métier d’éditeur.

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015

Mais, il nous parle de façon plus détaillée de sa vie privée. Ses premiers amours, ses aventures sexuelles, son ami David et puis surtout son amour des chiens et plus particulièrement d’un chien qu’il a adopté à la SPA. Ce chien s’appelle Fiston et est un chien traumatisé qu’il va devoir apprivoiser. Il va devenir son plus fidèle compagnon. C’est en définitive cette relation presque fusionnelle qui va servir de fil conducteur à la narration de la BD.

Le dessin est réalisé par Iglesias Jésus Alonso, un dessinateur espagnol qui a déjà travaillé comme illustrateur, publiciste. Il a travaillé pour des studios d’animation. C’est en 2012, qu’il se lance dans la réalisation de ce volumineux album BD avec Pierre Paquet. Il s’agit de son premier album en langue française. Il est talentueux. Son style graphique ne manque pas de qualités, à mi-chemin entre le franco-belge et le dessin réaliste. Les expressions corporelles et des visages sont très bien rendus.

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015

En conclusion, n’attendez pas de cet album un état des lieux avec les grandeurs et les turpitudes du milieu de l’édition. C’est plus subtil et c’est plutôt l’étude psychologique d’un éditeur qui doit mener de front une vie professionnelle compliquée et une vie affective pas toujours évidente.  C’est à une lecture très agréable que nous convient les auteurs qui parlent d’anecdotes véridiques et donnent une autre image de l’éditeur, sincère et décoiffante.

Un petit bémol cependant. Je l’avoue humblement mais je n’ai pas tout compris dans l’histoire…Peut-être suis-je à côté de la plaque ? Mais que contient le fameux sac poubelle qui sert de fil rouge à l’histoire et que Pierre Paquet jette à l’eau dans un moment de détresse morale? Là, je dois avouer que je calle…

A noter enfin qu’un petit cahier graphique clôt l’album. En dernière page, Pierre Paquet explique son amour des animaux de plus particulièrement de son chien fiston. Un amour tellement fusionnel que Pierre Paquet a créé une fondation qui porte son nom.  

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015

 

a08-3e78906.gifScénario

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a08-3e78906.gifMoyenne 

 

 

Lien vers la fiche technique de l’album « PDM » chez l’éditeur «Paquet»: ICI.

Lien vers le site internet de la « Fondation Fiston » : ICI.

 

 

Capitol.

 

PDM, Jésus alonso, Paquet, Groupe Paquet, 8/10, autobiographie, édition, 02/2015

 

Un loup est un loup tome 1/2

Un loup est un loup1.jpgUn loup est un loup1d.jpgScénariste : Pierre Makyo

Dessinateur : Federico Nardo

D’après le roman de Michel Folco

Editeur : Glénat 

Sortie : 4 février 2015.

Genre : Aventure historique de 64 pages.

 

Une fratrie séparée par le destin

En mars 1763, dans la contrée de Racleterre, Apolline et Clovis Tricotin mettent au monde des quintuplés : Clodomir, Pépin, Dagobert, Clotilde et Charlemagne. Des cinq, c’est Charlemagne, le dernier « sorti », qui est le plus doué et le plus tenace. Il semble même qu’il ait un don pour communiquer avec les animaux. Mais alors que leur père succombe de la rage, la fratrie est frappée par le destin. La vie des quintuplés est brisée alors qu’ils se retrouvent dispersés…

« Je vous invite à le méditer en longueur, messieurs. »

Pierre Makyo (Jérome K Bloche, Balade au bout du monde) et Federico Nardo (Monster Allergy) adaptent le roman Un Loup est un loup paru en 1995 .L’entreprise d’adaptation est souvent hardie mais les deux auteurs parviennent à restituer l’esprit unique de l’écriture de Michel Folco tout en apportant leur vision personnelle à cette histoire si singulière, mêlant aventure et humour noir dans la France féodale du XVIIIe siècle.

En voyant la couverture, j’ai eu un peu peur car les cinq personnages se ressemblaient fortement et en plus ils tirent la gueule. C’est normal mon cher Samba, déjà ce sont des quintuplés et je peux t’assurer que l’intérieur est nettement plus comique.

En plus, le trait de Fedirico Nardo m’a fait penser à celui de Griffo (Giacomo C) et franchement, ce trait convient à merveille à ce genre d’histoire théâtrale. Un bon point aussi pour la colorisation d’Antoine Queresma, il n’a point compissé son affaire.

Vous allez me prendre pour un écornifleur à vous vendre toujours des bonnes BD mais celle ci mérite vraiment votre attention  pour son ton résolument surprenant et peu conventionnel.

Bref, une excellente surprise que je vous recommande chaudement ! 

Enfin, ce n’est pas une raison pour déluger en pleine rue !

a08-3e78906.gifScénario 

a08-3e78906.gifDessin 

a08-3e78906.gif Global.

 

Samba

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MEDEE Tome 2 : Le Couteau dans la Plaie

Médée, Le couteau dans la plaie, nancy pena, blandine le callet, casterman

Médée, Le couteau dans la plaie, nancy pena, blandine le callet, castermanScénario : Blandine le Callet

Dessin : Nancy Pena

Editeur : Casterman

Date de sortie : 7 janvier 2015

Nombre de pages : 64

Genre : Mythologie

 

Résumé :

Deux femmes pour raconter l’histoire de Médée, la Magicienne, de son point de vue.

Trois voix de femmes pour témoigner de la douleur infligée par la trahison d’un amour ; et réhabiliter cette héroïne malmenée par l’histoire. Un mythe réinventé !

 

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Les argonautes sont 50 princes venus de tous les royaumes de Grèce, guidés par Argos et ses frères, les neveux de Médée.

Parmi eux, Jason à la recherche de la Toison d’Or, qui séduit Médée au premier regard. Ou plutôt qui la subjugue par la gravité de son visage. « Elle était fière, solitaire, orgueilleuse, tout le contraire d’une fille sans cervelle s’éprenant du premier venu. »

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Mon avis :

Ce n’est pas seulement son amour pour Jason qui provoque sa première trahison, c’est son désir de liberté et d’émancipation, vis à vis de son père et de sa tyrannie. C’est aussi l’envie de découvrir de nouveaux mondes, de quitter sa Colchide natale afin de vivre sa vie de femme.

Où l’on comprend aussi que la future trahison, de Jason envers sa femme, n’est pas la première, que son statut de « Héros » se forge par un mensonge auprès de ses compagnons. Et que son courage est à la hauteur de sa vertu…

Sans la magicienne, Jason n’est rien, sans son égale (voire supérieure) c’est juste un homme avec un tout petit « h »…

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Médée ne subit pas, elle agit, elle refuse de s’attendrir, de céder. Dans les sociétés « patriarcales » les femmes ne peuvent que subir !

Médée garde toute sa capacité d’action grâce à la magie. Elle a des pouvoirs supérieurs à ceux des hommes du pays.(« Histoires Noires de la Mythologie » M.T. Davidson)

Dans cet album, Médée ne participe pas au meurtre de son frère, par contre, elle tue les taureaux et le gardien de la Toison grâce au poison. Arme d’une femme méprisée, elle en utilisera d’autres jusqu’à sa déchéance.

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Les dessins de Nancy Pena sont fins et sombres comme leur héroïne, ils maintiennent l’atmosphère dramatique de ce mythe.

Moi qui aime bien les BD historiques, je crois que les « mythos » vont me plairent aussi !

 

Ma note :

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Sophie

 

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