Les Chroniques Courtes (68) :Spider-man N°2-Weird Science T2-Les Filles : T 5-Sans Pardon

Spider-man N°2 –  MARVEL FRANCE volume 5

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panini comics Kiosque – février 2015

prix : 4,80 €

Depuis janvier la série Spider-man est repartie du numéro 1. Après un an et demi de SUPERIOR SPIDER-MAN avec le Docteur Octopus, qui ayant réussi à bannir l’esprit Peter Parker dans les limbes, avait pris la place dans le corps de notre héros.

Les aventures de Spider-man repartent donc sur des nouvelles bases ( comme toutes les séries MARVEL ) mais ce qui est intéressant dans cet album c’est la reprise du Spider-man du futur issu de la série des années 90 Spider-man 2099. Peter David au scénario et Will Sliney au dessin nous sortent un début plus que prometteur de cette série : Miguel O’hara est le Spider-man de 2099; il se retrouve à notre époque – en même temps que notre Spidey donc – pour sauver son grand-père, Tiberius Stone du consortium ALCHEMAX. Il va se retrouver coincé à notre époque  et devenir le principal empêcheur de tourner en rond du dit consortium, présidé par Liz Allen ( vieille amie de Peter Parker ). 

Un scénario en béton et un dessin époustouflant comme nous montrent ces trois premières pages : 

La troisième série de l’album est la reprise de NEW WARRIORS. ( équipe responsable du drame de Stamford qui mena au conflit CIVIL WAR, meilleur run MARVEL de ces dix dernières années )

 

 

ma note pour l’album et ses trois séries:

 

 

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JR
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weird.jpgWeird Science Tome 2

Auteurs : Collectif

Sortie : janvier 2015

Editeur : Akiléos

 

Vous connaissez mon goût pour les Weird Tales. Encore un recueil de plus à ajouter à la collection.

Histoires tirées des Weird Science 09 à 15.

Pas mal d’histoires extra-terrestres, de temps passé « ailleurs » et des transformations survenue dans le shéma initial.

Quelques affreuses bestioles et de merveilleuses créatures.

Tout ça sous la plume de nos dessinateurs américains préférés : Wally Wood, Jack Kamen, Joe Orlando, George Olesen, Bill Elder, Sid Check, A. Williamson.

Bref : un must

 

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Sophie


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les filles.jpgLes Filles : Tome 5 : Au Nom du Père

Auteur : Christopher

Sortie : Novembre 2014

Editeur : Kennes Edition

Réédition de l’album éponyme sorti en 2007 chez « Carabas »

 

La suite des mésaventures amoureuses des 5 copines de « Pyjama Party »

Où la religion, l’identité sexuelle, et la fidélité sont mises à mal par tout ou partie des filles et de leur conjoint !

 

Il n’est pas évident de surfer parmi tous les exemples de couples présenté par Christopher, néanmoins c’est un panel intéressant et les discussions à couteaux tirés entre tous les protagonistes en ferait rugir plus d’un.

 

c’est pas facile de construire quelque chose dans ce monde de brute, où les non-dit, les faux-semblant et le paraître laissent des enfants désemparés et bien en peine de se « re » construire en tant qu’adulte.

 

Un « psy » ne serait pas du luxe après cette lecture… il reste encore 2 albums dans cette saga… comment vont-elles s’en sortir ???

 

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Sophie
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sans pardon.jpgSans Pardon

Auteur : Yves H.

Dessinateur : Hermann

Sortie : janvier 2015

Editeur : Le Lombard

Collection : Signé

 

Encore un bel album de cette collection « Signé » qui nous propose souvent de petits bijoux.

Couverture sobre et inquiétante.

Un nouveau western proposé par le père et le fils, tiens ! étonnant la coïncidence… un père et son fils au Far-west…. !

 

A mi-chemin entre Red Dust et la première scène de « Il Etait Une Fois Dans l’Ouest », cet album est criblé de balles.

Sur les terres du Wyoming, une bande de chasseurs de primes sans foi ni loi, est à la recherche d’une ordure de Hors la loi, impitoyable et encombré d’une famille qui va subir les outrages de ces salopards.

Il n’a jamais fait bon être compagnon d’un tueur dans l’ouest américain…

 

Une vague esquisse de rédemption, vite balayée par la violence des personnages, de grands espaces surplombé d’un ciel bleu limpide… peu de texte, taiseux comme les cow-boys solitaires…

 

La vengeance est un plat qui se mange froid, et dans la famille Huppen…. froid et ensanglanté !

 

ma note :

 

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Sophie

Balles perdues

balles perdues.jpgballes perdues planche.jpgScénario : Matz (d’après Walter Hill)

Dessin : Jef

Éditeur : Rue de Sèvres

128 pages

date de sortie : janvier 2015

genre : polar

 

 

En pleine période de la prohibition dans le début des années 30 en Arizona, Roy Nash sort de prison. Libéré par la pègre, il a une dette à payer au boss de Chicago. Il doit retrouver 3 braqueurs qui ont filé avec le magot sans le partager avec le patron. Roy n’a pas été choisit au hasard pour remplir cette mission. Non seulement il est réputé pour faire du bon boulot et surtout le finir, mais en plus l’un des braqueurs est parti avec Léna, son ex petite amie. Voilà un fait qui ne manquera pas de motiver encore plus le mafieux. Écumant les bas-fonds de Los Angeles, Roy aura finalement du mal à mener de front les deux quêtes et finira par se mettre tout le monde à dos.

 

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A l’heure où le cinéma cherche de plus en plus d’inspiration dans le monde de la BD, voilà que cette dernière va faire les fonds de tiroir de Hollywood !

Matz, qui vient de finir la série Le tueur, rempile dans le polar en adaptant un scénario de Walter Hill. Walter Hill est un producteur, réalisateur et scénariste américain. Si vous ne connaissez pas son nom, vous avez sûrement déjà vu un de ses films. Il a été notamment co-scénariste des 3 premiers Aliens, scénariste de Guet Apens (celui de Peckinpah en 1972 ainsi que le remake en 1994), réalisateur de 48 heures avec Eddy Murphy et plus récemment du film Du plomb dans la tête, adaptation de la BD éponyme de … mister Matz himself. La boucle est bouclée, et c’est sur le tournage de ce dernier film que les deux hommes se sont rencontrés.

Walter Hill à donc sorti de ses tiroirs ce scénario très cinématographique et l’a tout naturellement proposé à Matz pour une adaptation en BD. Bien que l’histoire ne soit pas d’une très grande originalité, ce polar est franchement une réussite. On sent rapidement que rien ne se passera comme prévu et on a donc forcément envie de savoir comment ça va mal tourner. Les 120 pages s’avalent d’une traite.

Le dessin de Jef (9/11, une balle dans la tête) est magnifique. Il a le sens de la mise en scène et du cadrage, des décors soignés et des gueules de cinoche. D’ailleurs, Roy Nash, le personnage principal, n’est pas sans rappeler parfois Alain Delon dans Borsalino. Il a aussi le sens de l’action et des ambiances qui font mouche à tous les coups. Des bleds paumés d’Arizona où le temps semble à l’arrêt, aux docks embrumés où il ne fait pas bon trainer la nuit, on s’y croirait et on est pas loin de confondre le bouquin qu’on tient dans les mains avec un écran de cinéma.

 

Si l’on sent bien que ce scénario a été écrit à l’origine pour le grand écran il n’en demeure pas moins très réussi au format BD, et la patte de Matz n’y est pas pour rien.

 

Il parait que Walter Hill aurait une trentaine de scénario qui dorment …

Mister Hill, please, wake them up !

 

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Loubrun

Le Roy des ribauds Livre 1

le roy.jpgle roy des ribauds 1.jpgScénario : Vincent Brugeas.

Dessin : Ronan Toulhoat

Editeur :Akiléos.

Sortie : 01/2015

Genre : Thriller moyenâgeux.

Le résumé.
Bien qu’étant de basse extraction, celui que l’on appelle Le Triste Sire est un des personnages les plus craints et respectés du royaume.

Officiellement, il ne sert que la cause de son souverain, le roi Philippe Auguste, dont il assure la garde rapprochée. Mais dans l’ombre, appuyé par ses redoutables espions et hommes de main, les Ribauds, il surveille, manipule et, parfois, élimine ceux qui se mettent en travers de son chemin, dans les bas-fonds aussi bien qu’à la cour.

« Tavernier, sers-nous ta meilleure piquette ! »

Mon Avis.

Les auteurs de Block 109 et de Chaos team nous emmènent et c’est un peu une surprise, au temps de Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste .Le cadre général se veut réaliste mais l’histoire est bel et bien une fiction. Ce que j’ai remarqué en premier, c’est l’ambiance qui règne dans ce 1er tome .Une atmosphère lourde, poisseuse et malfamée dans les bas-fonds parisiens. Le dessin de Ronan Toulhoat qui ne chôme pas avec 3 albums sortis en ce début d’année 2015 (Cet album-ci, le monde perdu T2 et Trains de légende T3) est très agréable à suivre, avec un bémol néanmoins, il vous faudra vous armer d’une bonne attention pour bien tout suivre. Perso, j’apprécie, on vit trop dans le confort, un peu de discipline et de rigueur ne peuvent pas faire du mal  surtout quand on affronte des hommes tels que le Triste Sir et sa clique !

J’ai bien aimé également le scénario, une sorte de thriller médiéval intelligent sans extravagance mais avec pas mal de finesse stratégique. Par contre, on connait finalement peu de choses sur la vie des protagonistes, je ne serais pas contre quelques révélations à leur sujet. 

Voilà, un bon premier tome qui lance bien cette série qui pourrait nous apporter d’agréables surprises par la suite !

A suivre assurément !

a07-3e78901.gifDessin

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Samba

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Notre mère la Guerre – Chroniques

notre mere la guerre,kris,mael,hardoc,edith,cuvillier,pourquie,bailly,futuropolis,les editions de la gouttiere,112014,3505,1418,guerre,verdun,charles peguynotre mere la guerre,kris,mael,hardoc,edith,cuvillier,pourquie,bailly,futuropolis,les editions de la gouttiere,112014,3505,1418,guerre,verdun,charles peguyScénario : Kris
Dessin : Pourquié, Jeff
Dépôt légal : 11/2014  
Éditeur : Futuropolis / Les éditions de la Gouttière
ISBN : 978-2-7548-1155-2
Planches : 72
 

Kris et Maël, s’étant beaucoup documentés pour produire Notre mère la guerre, les deux auteurs ont décidé de poursuivre et conclure avec ces Chroniques leur travail commun sur la guerre de 14/18.

 

Kris se charge du scénario. Maël va ouvrir et clôturer cet ouvrage aux dessins. Il sera accompagné aux crayons pour cinq petites histoires par Damien Cuvillier, Edith, Hardoc, Vincent Bailly et Jeff Pourquié.

 

Ne chercher pas ici une suite aux quatre tomes de Notre mère la guerre. Le fil de cette BD est des faits ou des histoires vraies qui ont marqué les deux auteurs lors de leurs différentes recherches pour préparer Notre mère la guerre.

 

Cette BD débute par la visite d’un enfant (en fait Kris) du site de Verdun.  Puis nous partons en août 1914, pour la première histoire, ou nous suivrons l’écrivain Charles Peguy, lieutenant d’infanterie qui monte au front. Cette histoire étant dessinée par Damien Cuvillier.

 

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La deuxième histoire est mise en images par Edith. Nous sommes à quelques jours de Noël 1915 en Angleterre. Vera Leighton attend impatiemment son époux qui va venir en  permission pour les fêtes…..

 

La troisième histoire, celle que j’ai préférée, nous raconte la Grande Guerre vu par les yeux du tonnelier Louis Barthas qui est un militant socialo/pacifiste. Cet ouvrier autodidacte passionné de lecture, va survivre à la boucherie de 14/18. Tout au long de la guerre Louis Barthas va noircir des carnets dans lesquels il va raconter sa guerre.  Cette histoire est sublimée par les magnifiques dessins de Hardoc !!!

 

La quatrième histoire est centrée sur la peur. Ici point de bravoure ou d’héroïsme, juste la trouille que ressent un jeune poilu qui est plus lâche que héros. Le tout mis en images par Vincent Bailly.

 

 La cinquième histoire tourne autour de la jeunesse. Beaucoup de gens pensent à tort que les poilus étaient « vieux ». Les chiffres nous prouvent le contraire. La boucherie de 14-18 va occasionner  9 millions de morts. 12% de ces tués avaient moins de 20 ans et 60% de ces victimes avaient entre 20 et 30 ans lors de leur décès. Partant de là Kris va scénariser comment  des jeunes de maintenant  voient la participation  de ces jeunes à cette boucherie. Le tout mis en images par Jeff Pourquié.

 

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 La conclusion de ces Chroniques revenant à Maël qui remet en images son compère Kris à une autre époque de sa vie, lorsque ce dernier visite un autre lieu de mémoire lié à 14/18.

 

J’ai beaucoup apprécié les quatre tomes de Notre mère la guerre. Par contre, je suis moins enthousiaste après la lecture de ces Chroniques. Non pas que les histoires présentées ici soient « bâclées »,  c’est la cohésion des dessins de cet ouvrage qui me pose un souci après lecture. C’est souvent le cas avec les collectifs ayant plusieurs dessinateurs. Cependant malgré ce petit détail, ces Chroniques méritent vraiment d’être lues avec une mention toute particulière pour l’histoire de Louis Barthas qui mériterait vraiment d’être développée.

 

a07-3e78901.gifMa note 

 

Revedefer  

VINCENT.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015Dessin & scénario : Barbara Stock

Sortie : 28/01/2015

Edition EP (Emmanuel Proust)

144 pages – cartonné

Histoire, Vincent Van Gogh, peinture.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Arles dans le sud de la France, XIXe siècle. Vincent, peintre méconnu et tourmenté, a l’ambition de créer une résidence d’artistes où les peintres pourraient s’exprimer librement. Mais son grand projet se voit réduit à néant par les attaques sournoises de la maladie. Confus et désorienté, le jeune artiste ira jusqu’à se couper l’oreille dans une crise de démence ! Pourtant, la folie créatrice deviendra génie…

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

 

«Quand on a une ambition, mieux vaut ne pas compter sur la reconnaissance du plus grand nombre. Y a longtemps que je l’ai appris.»

 

 

Mon avis : Attention, voici un album qui sort des sentiers battus ! Pour aimer ce livre, il va falloir mettre de côté vos idées bien établies et faire preuve d’ouverture d’esprit.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Ce roman graphique est publié en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Il est soutenu  par le Nederlands Letterenfonds dutch foundation for literature (en Français, le Fonds hollandais pour la littérature) et le service culturel de l’ambassade de Hollande. Bref, si les hollandais mettent de l’argent, c’est que cela en vaut la peine et qu’ils attendent un retour sur investissements…Passez par chez nous pour visiter le musée Van Gogh et dépenser vos euros. Quoi de plus normal en somme, d’autant plus qu’Amsterdam est une très jolie ville à visiter.

.Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

 

Barbara Stok en photo et en dessin, vue par elle-même…

 

Barbara Stok est une auteure hollandaise née en 1970 et très connue aux Pays –Bas pour ses romans graphiques autobiographiques. A ce jour, elle a publié huit ouvrages. Elle est aussi illustratrice pour les magazines. Il s’agit ici pour elle de son premier album publié en français.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Reste maintenant à parler de l’album en lui-même. Barbara Stok nous parle uniquement d’une partie très limitée de la vie de Van Gogh mais une période importante, déterminante de sa vie, pour son travail d’artiste, pour trouver son style, sa « patte ». L’histoire est racontée par le prisme de sa correspondance avec son frère Théo qui le finance. Même si le scénario peut sembler à première vue basique, il est en réalité bien construit, alternant correspondance et description des rencontres et de la vie quotidienne de notre cher Vincent. On y décrit très bien le caractère spécial, lunatique, par moment même dément du peintre, et l’évolution de sa peinture, de sa santé mentale.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Reste la partie la plus spectaculaire de l’album : le graphisme ! Cela va faire débat dans le Landerneau ! Certains vont parler de génie pictural, d’autres d’arnaque graphique totale. Le débat est ouvert. Mais, on ne peut pas reprocher Barbara Stok d’avoir un style bien particulier, voire même une certaine ressemblance graphique avec le style de Van Gogh. Des couleurs vives comme Vincent, un style basique, minimaliste, enfantin, digne d’une histoire de « playmobils » pour faire dans la caricature extrême. Mais le dessin est en conséquence dépouillé, clair et surtout très lisible. On pourrait croire à première vue que cette histoire est faite pour des enfants en bas-âge mais on en est loin car ce livre nous fait réfléchir au statut de l’artiste et à la place de l’art dans notre monde de tous les jours.

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

Bref, déroutant mais aussi percutant. C’est ainsi que je pourrais définir cet album hors catégorie. L’album est traduit et publié dans de nombreux pays. Découverte !

 

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Dessin a08-3e78906.gif

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 

Lien vers la page Facebook  de l’éditeur « Emmanuel Proust »: ICI.

Lien vers la page Facebook  de Barbara Stok : ICI.

Lien vers le site internet de Barbara Stok (anglais/néerlandais) : ICI.

 

 

Capitol.

 

Vincent, Vincent Van Gogh, Stok, emmanuel Proust éditions, 8/10, peintre, biographie, 01/2015

 

 

Amerikkka Tome 9 Cauchemar californien

amerikkka,cauchemar californien,martin,otero,motard,hell's angels,harley davidson,neo nazi,ku klux klan,racisme,emmanuel proust editions,082014,35/05Scénario : Martin, Roger
Dessin : Otéro, Nicolas  
Dépôt légal : 08/2014 
Éditeur : Emmanuel Proust Éditions
ISBN : 978-2-88932-008-0
Planches : 46

 

 

A la fin du tome 8, Angela avait perdu son bébé et notre couple de héros était fort dépité. Nous retrouvons Steve et Angela quelques mois plus tard. Ils sont en congés et Angela attend un heureux événement. Leur vie est beaucoup plus tranquille qu’à l’ordinaire, mais cela ne va pas durer….

 

Steve est contacté par une ancienne connaissance pour infiltrer un groupe de motards californiens, des Hell’s Angels, néo nazi. Pour ce faire notre héros devra quitter sa compagne et surtout lui cacher ce qu’il va faire. Il ne veut pas qu’Angela se fasse du souci et/ou qu’elle perde à nouveau leur bébé.

 

Ce gang de motards affilié au Ku Klux Klan trempe dans différents trafics tous plus odieux les uns que les autres. Steve va apprendre à conduire une Harley Davidson et même se faire tatouer des symboles néo nazi pour faire « plus vrai ». Aider de contacts locaux,  il va mettre en place le faux enlèvement, d’un  leader de ce gang de motards, et le faux sauvetage, pour se faire « adopter » par ce groupe. Une fois cette infiltration réussie, la vie de Steve va beaucoup se compliquer….

 

Rien qu’en regardant la couverture de ce nouvel opus, le visuel nous fait penser à la série TV, Sons of Anarchy. Série qui relate les aventures d’un club de motards californiens. Plusieurs fois dans ce tome, il sera d’ailleurs fait  référence à cette série. Cependant, ne cherchez pas ici une pale copie de Sons of Anarchy. Les Hell’s Angels, d’AmeriKKKa sont nettement moins « glamour » que le beau Jax et sa bande.

 

Le scénariste Roger Martin, spécialiste du Ku Klux Klan, nous a encore sorti là une histoire sordide et glauque qui nous montre ce que l’humain a de pire en lui : le racisme !!! Nicolas Otéro met tout cela en dessin avec brio.

 

amerikkka,cauchemar californien,martin,otero,motard,hell's angels,harley davidson,neo nazi,ku klux klan,racisme,emmanuel proust editions,082014,35/05Ma note : a07-3e78901.gif

 

Revedefer

Holly Ann. Tome 1. La chèvre sans cornes

Holly Ann, chevre sans cornes, kid Toussaint, servain, Casterman, thriller, vaudou, XIXèmeHolly Ann, chevre sans cornes, kid Toussaint, servain, Casterman, thriller, vaudou, XIXèmeScénario : Toussaint, Kid
Dessin / couleurs : Servain
Dépôt légal : 01/2015
Editeur : Casterman
Planches : 46

En cette fin de XIXème siècle, la Nouvelle Orléans est secouée par la disparition d’un enfant de grands propriétaires terriens. Assistée par un journaliste ingénu, Holly Ann va traquer le (les ?) tueur, disséquer le mystère, dérouler la pelote des indices. Ses talents d’enquêtrice, sa connaissance de la ville, de ses habitants et de ses pratiques religieuses lui seront des plus utiles dans cette enquête peu ordinaire.

 

Quoi de mieux que la ville de la Nouvelle Orléans, le nouveau monde du début du XXème siècle pour narrer une aventure policière pleine de mystère et de mélange des genres : Kid Toussaint joue allègrement sur le carrefour de civilisations de la Louisiane pour envoûter son lectorat. Holly Ann, sorte de Sherlock Holmes métisse, est une jeune fille pleine de ressources. Très vite, le lecteur est sous le charme de cette demoiselle, tout à la fois belle et intelligente. Toutes ses interventions claquent et rythment l’histoire. Mais qui est Holly Ann ? A part ses talents de déduction, elle jouit d’une légitimité sans faille aux yeux des habitants de Elle semble sortie de nulle part, tout le monde la connait et tout le monde la respecte. Quel est sa fonction ? Son mandat ? Cela sonne de façon bizarre. Peut-être en saurons-nous un peu plus dans les prochains tomes. Ceci dit le mystère de « la chèvre sans cornes » (je vous laisse la surprise de la définition) mêle habilement les rites animistes (Voodoo entre autre), le racisme latent, la main-mise des richesses par les blancs, les anecdotes sur la Nouvelle Orléans ou encore l’ambiance glauque des bordels dans un polar de bonne facture. Le lecteur se prend vite au jeu et Kid Toussaint joue avec son héroïne pour mieux nous captiver. Un regret : la trop rapide et fatale page 46. Il y aurait matière à pousser plus loin les dessous de l’enquête.

 

Holly Ann, chevre sans cornes, kid Toussaint, servain, Casterman, thriller, vaudou, XIXème

 

Servain, ou plutôt Stéphane Servais, n’est pas un inconnu dans le monde des phylactères. Son trait avait déjà illustré le très bon « Esprit de Warren » scénarisé par le formidable Luc Brunschwig. Il récidive dans le même type d’ambiance plutôt glauque. Cependant son trait a évolué, il est moins anguleux avec une certaine légèreté des contours. Par ailleurs, les couleurs sont nettement plus lumineuses. Cela nous permet de nous projeter facilement dans l’ambiance moite et ensoleillée des rives des Caraïbes. Le tout est dynamisé par le changement de la taille des cases, avec des gros plans ou au contraire de magnifiques travellings arrière.

 

Holly Ann, chevre sans cornes, kid Toussaint, servain, Casterman, thriller, vaudou, XIXème

 

Autant vous le dire, si j’ai aimé l’ambiance et le personnage de Holly Ann, j’ai trouvé le tout un peu décevant avec des simplifications trop grossières. Mais Kid Toussaint et Servain ont l’intelligence de faire un one shot avec un dénouement peu ordinaire. Les tomes 2 et 3 sont d’ailleurs déjà en route et emmèneront successivement Holly Ann sur la piste des indiens Natchez puis dans le quartier populaire de Storyville. « la chèvre sans cornes » est donc un bon moment de lecture avec une kyrielle de points d’interrogations en guise de postface.

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Dessins

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Tigrevolant

Le meilleur job du monde t3 : Le cobaye.

Meilleur Job du monde (le)3.jpgMeilleur Job du monde (le)3h.jpgDessinateur : Rafa Fonteriz

Scénariste :Chritophe Bec

Editeur : Soleil.

Sortie:01/2015

Genre : Fantastique de 48 pages.

 

Le job de rêve a viré au cauchemar :

Kidnappé par les hommes de main de l’ancien nazi Franz Schäfer, Doug est désormais une réserve d’organe pour ce dernier…

Pourquoi ?

Et qui pourra le sortir de là ?

 

« On a vraiment atterri chez des tarés ».

 

On avait quitté notre héros en bien fâcheuse posture et vu la couverture, visiblement, ça ne va pas s’arranger .C’est quasiment un spoiler cette pochette, un peu comme le titre « cobaye » d’ailleurs.

Tout comme les 2 premiers tomes, cette conclusion se lit avec envie et on tourne quasiment frénétiquement les pages, la curiosité est un bien vilain défaut je sais !

L’horreur atteint des sommets avec l’évocation des saloperies nazis des camps de la mort. Hormis les explications des  vivisections parfois un peu longues, le rythme est vraiment halenant jusqu’ à l’avant dernière page .Par contre, la dernière page m’a laissé très perplexe (attention spoiler) car tout ça pour ça ! Tous ces moyens déployés, toute cette artillerie lourde pour une dernière baignade ????

En plus, en repensant à l’histoire, quelques points restent mystérieux comme les femmes nues, des spectres avec des empreintes digitales ?????Pas trouvé non plus d’explication sur le chien  qui revient toujours d’entre les morts ? Si vous avez des suppositions, je suis preneur (vous pouvez les écrire dans les commentaires).Il faudra peut être que je relise les 3 tomes pour faire le distinguo entre rêve et réalité ?

Une histoire au final très prenante et musclée avec un dessin très plaisant et détaillé (un peu à la Thomas Silane) qui aurait mérité une dizaine de pages en plus pour véritablement boucler le sort de ce job de « rêve ».

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Samba.

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Lucky Luke : LES TONTONS DALTON

LUCKY LUKE N° 6 : LES TONTONS DALTON

Lucky Comics, parution octobre 2014, prix : 10,40 €

Dessin: Achdé  Scénario: Laurent Gerra & Jacques Pessis

Couleur : Mel

ISBN 978-2884-71358-0 

Voici enfin la nouvelle aventure de notre « lonesome cowboy » préféré, basée en partie sur le scénario du classique « les tontons flingueurs » de Georges Lautner avec les fameux dialogues de Michel Audiard.

Lire la suite « Lucky Luke : LES TONTONS DALTON »

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