Balles perdues

balles perdues.jpgballes perdues planche.jpgScénario : Matz (d’après Walter Hill)

Dessin : Jef

Éditeur : Rue de Sèvres

128 pages

date de sortie : janvier 2015

genre : polar

 

 

En pleine période de la prohibition dans le début des années 30 en Arizona, Roy Nash sort de prison. Libéré par la pègre, il a une dette à payer au boss de Chicago. Il doit retrouver 3 braqueurs qui ont filé avec le magot sans le partager avec le patron. Roy n’a pas été choisit au hasard pour remplir cette mission. Non seulement il est réputé pour faire du bon boulot et surtout le finir, mais en plus l’un des braqueurs est parti avec Léna, son ex petite amie. Voilà un fait qui ne manquera pas de motiver encore plus le mafieux. Écumant les bas-fonds de Los Angeles, Roy aura finalement du mal à mener de front les deux quêtes et finira par se mettre tout le monde à dos.

 

balles perdues,matz,jef,walter hill,rue de sèvres,polar,prohibition,gangsters,vengeance,mafia

 

A l’heure où le cinéma cherche de plus en plus d’inspiration dans le monde de la BD, voilà que cette dernière va faire les fonds de tiroir de Hollywood !

Matz, qui vient de finir la série Le tueur, rempile dans le polar en adaptant un scénario de Walter Hill. Walter Hill est un producteur, réalisateur et scénariste américain. Si vous ne connaissez pas son nom, vous avez sûrement déjà vu un de ses films. Il a été notamment co-scénariste des 3 premiers Aliens, scénariste de Guet Apens (celui de Peckinpah en 1972 ainsi que le remake en 1994), réalisateur de 48 heures avec Eddy Murphy et plus récemment du film Du plomb dans la tête, adaptation de la BD éponyme de … mister Matz himself. La boucle est bouclée, et c’est sur le tournage de ce dernier film que les deux hommes se sont rencontrés.

Walter Hill à donc sorti de ses tiroirs ce scénario très cinématographique et l’a tout naturellement proposé à Matz pour une adaptation en BD. Bien que l’histoire ne soit pas d’une très grande originalité, ce polar est franchement une réussite. On sent rapidement que rien ne se passera comme prévu et on a donc forcément envie de savoir comment ça va mal tourner. Les 120 pages s’avalent d’une traite.

Le dessin de Jef (9/11, une balle dans la tête) est magnifique. Il a le sens de la mise en scène et du cadrage, des décors soignés et des gueules de cinoche. D’ailleurs, Roy Nash, le personnage principal, n’est pas sans rappeler parfois Alain Delon dans Borsalino. Il a aussi le sens de l’action et des ambiances qui font mouche à tous les coups. Des bleds paumés d’Arizona où le temps semble à l’arrêt, aux docks embrumés où il ne fait pas bon trainer la nuit, on s’y croirait et on est pas loin de confondre le bouquin qu’on tient dans les mains avec un écran de cinéma.

 

Si l’on sent bien que ce scénario a été écrit à l’origine pour le grand écran il n’en demeure pas moins très réussi au format BD, et la patte de Matz n’y est pas pour rien.

 

Il parait que Walter Hill aurait une trentaine de scénario qui dorment …

Mister Hill, please, wake them up !

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

Frankenstein – Le Monstre est vivant – Tome 01

Frankenstein,Le Monstre est vivant,Soleil,IDW,Berni Wrightson,Steve Niles,Mary Shelley,JaxomScénario : Steve Niles
Dessin : Berni Wrightson
Dépot légal : 11/2014
Editeur : Soleil Productions
ISBN : 978-2-302-02760-2
Planches : 72

 

 

Après la réédition en 2010 du roman originel illustré par Berni Wrightson, Soleil nous gratifie ici d’un bel album (31cm x 20,5cm) qui reprends les trois premiers comics parus chez IDW depuis 2012.

Frankenstein,Le Monstre est vivant,Soleil,IDW,Berni Wrightson,Steve Niles,Mary Shelley,Jaxom« Frankenstein Alive, Alive! » en V.O. est une libre adaptation du roman de Mary Shelley avec Steve Niles au scénario et Berni Wrightson aux dessins.

La créature ne pouvant mourir et le docteur Frankenstein étant tenu pour mort, les pérégrinations de notre héros sans âme l’amène à tout faire pour tenter de trouver le repos éternel. (Tombe de glace en plein arctique ou bien prison de lave sur le flan d’un volcan.)  

Frankenstein,Le Monstre est vivant,Soleil,IDW,Berni Wrightson,Steve Niles,Mary Shelley,JaxomIl trouvera finalement refuge chez le Dr Simon Ingles, médecin et érudit il collectionne et étudie les arcanes de l’ésotérisme.

Bien sûr il se révèlera que le Dr Ingles est plus le pendant moderne de Victor Frankenstein qu’un véritable bienfaiteur pour la créature.

Cette suite imaginaire plutôt qu’adaptation est le fruit du travail de Steve Niles auteur reconnu dans le monde des comics à tendance horrifique et compagnon de route de Berni Wrightson depuis quelques temps maintenant.

Berni Wrightson nous livre ici des personnages expressifs, des doubles pages splendides et des détails toujours soignés même sur les arrières plans. Il est pourtant (pour moi) moins performant qu’à une certaine époque (Creepy).

 

frankenstein,le monstre est vivant,soleil,idw,berni wrightson,steve niles,mary shelley,jaxom

 

Soleil nous a zappé l’interview des auteurs dans les bonus. Soit. On se contentera des couvs et d’un zoom sur les dessins de Berni Wrightson.

Une suite, oui mais pas pour tout de suite. (La faute à la VO en retard pour le coup).

Note Globale : 08/10.

JaXoM

 

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑