L’EXPEDITION, tome 1, Le lion de Nubie

Mazarano, Frusin, L'expédition, Dargaud, Mazarano, Frusin, L'expédition, Dargaud, Egypte, douze ans après sa conquête par l’empire romain, une barque à la dérive est découverte. Elle contient le cadavre d’un homme qui éveille beaucoup de curiosité.


Il porte des tatouages mystérieux, et transporte avec lui beaucoup de richesses. L’homme semble appartenir à un peuple encore inconnu. D’où vient-il et d’où viennent toutes ces richesses ? Voilà les questions auxquelles tente de répondre Marcus Livius en montant une expédition.

 

 

Mazarano, Frusin, L'expédition, Dargaud,

L’expédition est, en quelque sorte, le juste milieu entre Murena (Dufaux et Delaby), pour le coté politique et géopolitique romain,  et 300 (Frank Miller), pour l’action. On peut même parler de référence à la BD et au film 300. En effet, l’impression de couleur saturée et le clair/obscur un peu forcé sont deux éléments marquants du visuel de 300, le film, comme dans ce premier tome de L’expédition. La couverture est très explicite à ce sujet, la tache de sang dans le titre est un détail qui ne trompe pas. Ne boudons pas notre plaisir, cette œuvre est un vrai bonheur visuel même s’il n’est pas innovant. Le trait appuyé de Marcelo Frusin ravira un large public. Les expressions, les visages sont durs, sombres. Nous avons droit à un dessin viscéral et un découpage très réussi.

 

mazarano,frusin,l'expédition,dargaudRichard Mazarano est le génial scénariste de Le complexe du chimpanzé chez Dargaud. Un triptyque qui voyait revenir sur terre Neil Armstrong et Buzz Aldrin dans leur capsule spatiale…en 2035.

 

Un premier tome très alléchant pour une saga qui se destine à comporter 4 volumes. D’un point de vue scénaristique, Richard Marazano excelle dans la mise en place de cette expédition. Il parvient à installer un réel climat de mystère sur ce voyage vers l’inconnu, vers d’autres croyances et cultures. Les dialogues sonnent juste sans vraiment atteindre la qualité que l’on trouvait dans Murena mais sont très nettement supérieur à ceux, écrit à la truelle, de Les aigles de Rome (Marini).

 


Le + : Une belle mise en place, une tension et un mystère palpables, un dessin et des couleurs réussis, ce premier tome de L’expédition est une pure réussite.

 

Le – : Rien d’innovant au programme. Ça va être difficile de sortir du lot.

 

Infos en vrac

 

Série, tome 1/4

Prix : 13,99 euros

56 pages

Parution : février 2012

Dessin : Marcelo Frusin

Scénario : Richard Marazano

Editions : DARGAUD


William

Gabrielle B. Cycle II Antilles : Liberté.

gabrielle b.jpggabrielle b p.jpgAuteurs : Dominique et Alain Robet.
Editeur : Emmanuel Proust.
Sortie : 10/2011

A l’abordage.
L’espionne de Napoléon est envoyée aux Antilles pour une mission décisive : attirer dans un guet-apens, la flotte de l’amiral Nelson. Une mission secrète très risquée pour la belle Gabrielle … Entre l’absurdité de la guerre et les horreurs de l’esclavage, elle ne pourra compter que sur le fidèle Masque d’Argent.

Chanson du matelot.
Parole de Gaby Oh Gaby:
J’fais ma traversée au milieu des algues et des coraux
Et j’fais mes abordages sur les restes d’un vieux brick, la  Revenante
J’dis bonjour… Faut bien que je me mouille et dérouille mes adversaires
C’est ma dernière escapade, je m’écrase le nez au hublot
J’ai mon contrat de confiance, le Masque qu’il faut
J’ai qu’du bol, j’en vois Nelson qui rigole

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas toujours tirer la gueule
J’peux pas dormir, j’fais qu’des mauvaises critiques
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des Antilles
Pas très clairs

En r’gardant les résultats d’son attaque
Un pavillon  anglais qui fumait plus à changer de camp
Ca fait frémir, faut savoir dire stop
Tu sais, tu sais c’est comme ce type qui voudrait me prendre ma liberté
Et qu’abandonne sa marque sur le peau des femmes
J’sens comme un vide, ramènes moi sur la Revenante.

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas toujours tirer la gueule.
J’peux pas dormir, j’fais qu’des mauvaises critiques
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des Antilles
Pas très clairs

Gaby j’t’ai déjà dit qu’t’es bien plus belle en souriant
T’es belle comme un canon qu’attend plus qu’une mèche
Ca fait boum, au feu les boulets
Aujourd’hui c’est Waterloo et j’aimerais bien qu’on m’aime
J’sens qu’j’vais encore finir en cotation et ses  notes sur dix
Et ses Inscrivez-vous à la newsletter ;
Oh Gaby !

Scénario :6.5/10
Dessin :6/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif Global.

SAMBA.

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Zombies 0. La mort et le mourant

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Résumé de l’album :


Rien n’arrête les morts qui marchent. Ville par ville, ils avancent et dévorent les vivants. La pandémie qui a emporté les pays pauvres se répand maintenant sur le reste du monde. Cependant, les nations développées ne prennent pas la réelle mesure du danger. Lapointe, acteur canadien de série B, pour qui le futile a meilleur goût que l’essentiel, poursuit son existence comme si de rien n’était. Invité d’honneur à un festival de cinéma d’horreur, il se retrouve piégé en Russie. Seul en territoire zombie, il comprend qu’il n’a rien d’un héros quand la réalité rejoint la fiction. Avoir tué des centaines de mort-vivants dans des films ne le rend pas meilleur qu’un autre. Aujourd’hui, plus de scénario, de doublures ou de trucages. Pourtant il doit jouer le rôle de sa vie : Celui de sa survie.

 

Mon avis :

INDISPENSABLE, GENIAL, MAGNIFIQUE !!!!! Les qualificatifs me manquent pour dire combien j’ai apprécié ce Tome 0 préquel de la série Zombies. Mon premier coup de cœur de l’année 2012. J’avais déjà bien accroché aux deux tomes précédents mais là je suis encore plus enthousiasmé.

 

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Ce Tome 0 apporte un autre éclairage sur Serge Lapointe et nous montre ce personnage sous un autre visage que celui que nous lui connaissions jusque là. Nous trouvons ici la genèse du train de bateau et le pourquoi du comment de l’installation sur une île.

Olivier Péru assume pleinement la comparaison avec Walking Dead d’entrée de jeu en débutant La mort et le mourant par un gros clin d’œil à cette série. Forcement tout au long de la lecture, certaines situations, les humains protégés derrière un grillage, nous rappellent Walking Dead. Mais ici point de plagiat ou de vile copie que nenni. Le scénario est bien construit, dynamique et centré sur Serge Lapointe. Nous voyons comment ce petit acteur de série B va vivre et survivre à sa confrontation en vrai aux zombies qu’il extermine pourtant à tour de bras dans ses films. Oiliver Péru réussit pleinement l’amalgame entre action, réflexion, humour et espoir et il sait rendre ses personnages très attachants.

 

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Les dessins de Leoni n’ont rien à envier à ceux de Cholet. Ils sont aussi aboutis, précis et efficaces. Le rendu des scènes d’actions est parfait !!! Les expressions des différents personnages sont très réussies, ce qui illustre parfaitement la tension et l’horreur présentes dans ce récit.

La mise en couleur avec l’utilisation du sépia est absolument parfaite et apporte le petit plus qui transforme ce tome en réussite complète !!! Rien que pour cela, il vous faut absolument lire cet ouvrage.

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Zombies est vraiment une série absolument indispensable dans votre bibliothèque. Le seul risque que vous courrez avec ces ouvrages, c’est d’en devenir mordu ;-))))

Ma note 9/10

Scénario 9/10
Dessin 9/10
Couleur 9/10


Revedefer

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UNE NUIT DE PLEINE LUNE

 

 

Couv_136948.jpgPlancheA_136948.jpgDessin : Hermann – Scénario : Yves H.

Editions Glenat

Collection Grafica

Sortie : 14/09/2011

56 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782723480543

Drame, thriller

 

Résumé (de l’éditeur: Karim rêve de retourner vivre un jour au Maroc, dans une villa au soleil, au bord de la mer. Mais pour ça, il aurait besoin de toucher le pactole. Avec une équipe pas vraiment pro, il décide de s’attaquer à la petite fortune d’un couple de particuliers… Ce sont donc cinq jeunes nerveux et mal préparés qui pénètrent un soir chez les Boisseau, un couple âgé vivant dans une maison isolée en rase campagne. L’idée est d’attendre le retour du couple et de les effrayer suffisamment pour qu’ils dévoilent le code de leur coffre. N’importe qui finirait par céder ! Sauf que Boisseau n’est pas n’importe qui…

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Mon avis : C’est un « one shot » d’Hermann au dessin et de Yves H., le fils d’Hermann, au scénario. Autant vous le dire de suite, c’est un drame, une histoire noire, très noire…C’est pas le genre de Bd qui vont vous esbaudir… Oh que non ! Ames sensibles s’en écarter…On se rend compte bien vite que ce petit vol dans une maison cossue va bien vite déraper et partir en eau de boudin. De la faute des apprentis voleurs, de la faute du propriétaire des lieux qui n’est pas n’importe qui non plus! Bien vite, le contrôle de la situation va échapper à leurs initiateurs et tout va basculer…

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Hermann nous livre un travail très sobre, sans grande envolée mais il s’adapte très bien au scénario. Il le sert de façon impeccable.  C’est sombre et ténébreux. Les couleurs sont dans les teintes foncées, grises, noires,…Yves H. se réhabilite par rapport à d’autres travaux antérieurs moins réussis. Il donne aux personnages des personnalités propres et bien campées. Sans faire de trop, il reste sobre dans la narration  et mène l’histoire jusqu’au bout du pire du pire. Le seul reproche qu’on peut lui faire, c’est qu’à la moitié de la BD, on se doute bien de la tournure de  l’histoire et de sa  fin dramatique…Mais l’exercice de style en vaut la peine. Pour les amateurs du genre…

 

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Graphisme :   7,0/10

Scénario :     7,0/10

Moyenne :     7,0/10

 

Capitol.

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Arms Peddler (The) – Tome 1

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  • Scénario : Nanatsuki, Kyoichi
  • Dessin : Night Owl
  • Dépot légal : 02/2012
  • Editeur : Ki-oon
  • Collection : Seinen
  • ISBN : 978-2-355-92353-1
  • Planches : 200 

 

 

Présentation :

Le monde est devenu une zone de non-droit, une terre désolée où grouillent démons et criminels de tout poil. Au bord d’une route, la famille de Sona Yuki est assassinée par des bandits. Marqué au fer rouge, le jeune garçon agonise dans un désert aride quand surgit Garami, une marchande d’armes qui lui propose un choix cruel : céder à la facilité en s’abandonnant à la mort ou bien choisir la survie dans un monde hostile et sans merci. Lorsqu’il accepte cette main tendue, Sona découvre que l’inconnue n’a pas menti : jusqu’à ce qu’il ait remboursé sa dette, il restera l’esclave de la jeune femme. Son destin est désormais lié à celui de Garami…et plus d’une fois au cours de leur périple, il regrettera de ne pas avoir préféré la mort…

 

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100 pièces d’or pour une vie :

N’étant pas à la base fan de Manga, je n’aurai surement pas fait attention à la sortie de ce premier tome, si BDGest n’avait organisé un concours afin de le gagner. A chaque fois que j’allais surfer sur ce site, un bandeau annonçant ce concours s’affichait et l’agréable jeune femme qui se trouve sur la couverture avait retenu toute mon attention.

J’accompagne mon fiston dans un magasin spécialisé Manga et là en plein à côté de la caisse une PLV et un grand présentoir au couleur de The Arms Peddler. Je prends le Manga histoire de feuilleter et juste regarder sans plus. Là, le vendeur engage la conversation avec moi et commence à me faire l’article. Finalement j’ai craqué et je suis reparti avec, je sais, je suis faible (lol).

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Bien m’en a pris !!! J’ai vraiment adoré au point de relire ce tome une deuxième fois, alors que j’ai des tonnes de trucs en retard de lecture ;-)))

L’univers de The Armns Peddler m’a fait penser à la rencontre d’un westerm avec de l’héroïc fantasy. Cinématographiquement cela ressemble au croisement de Mad Max 2 pour le côté fin du monde et à Conan le barbare, celui avec Arnold Schwarzenegger, pour le côté héroïc fantasy. Le monde de The Arms Peddler est peuplé d’humains qui ne sont pas très tendres avec leurs semblables, de nécromanciens qui ressuscitent les morts, de créatures étranges et effrayantes, bref ce n’est pas le coin idéal pour partir en vacances.

 

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Les dessins du collectif Night Owl sont fluides et dynamiques, les détails sont très travaillés, le tout dans un style conventionnel. Les scènes d’actions, nombreuses dans ce premier tome, sont particulièrement réussies.

arms Garami nue.jpgLe scénario est bien ficelé et sait nous réserver quelques surprises et quelques débuts de pistes pour la suite de cette aventure. Ce premier tome se terminant sur un cliffhanger qui laisse présager de l’action pour le tome 2. Le duo Garami, Sona fonctionne à merveille, la froideur et le cynisme de l’une contrastant avec la gentillesse et la naïveté de l’autre. Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme, non pas de la belle Garami, mais de ce Manga et je serai présent pour la suite de cette série.

 

 

 

 

 

Ma note 8/10

Dessins 8/10

Scénario 8/10


Revedefer


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Rabbit (Les) Tome 1 : Carotte Power

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  • Scénario et Dessin : Sti
  • Couleurs : Ruiz, Felix
  • Dépot légal : 03/2008
  • Editeur : Paquet
  • ISBN : 978-2-88890-253-9
  • Planches : 45

 

 

 

Quoi de neuf docteur ?

Vous avez besoin de vous dérider après une dure journée de travail. Voilà une bonne solution, que vous pourrez partager en famille, la lecture des aventures de la famille Rabbit. Cette Bd d’humour met en scène principalement, Ronan le père et Antoine, euh…, il préfère se faire appeler Tony le fils.

Le principe est simple, je n’ai pas dit simplet, un gag finement ciselé par planche. Ici point de vulgarité ou d’humour sous la ceinture bas de gamme, que du bon. Sti nous distille à merveille de petites tranches de la vie quotidienne, boulot, famille, copains, amour, bref de pures tranches de bonheur.

 

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Les dessins sont simples et agréables, les couleurs sont pétillantes et apportent une touche de gaité à l’ouvrage.

 

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Le petit côté sympa de cet album ; il possède 2 couvertures en vis à vis et possède donc deux sens de lecture : un pour Tony Rabbit et un pour Ronan Rabbit. Cela permet de retrouver parfois le même gag vu des deux côtés de la lorgnette, père, fils et c’est vraiment excellent !!

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Si vous avez raté la famille Rabbit à la sortie de ce tome 1, pas de panique le tome 4 arrive, sortie en avril 2012 dans toutes les bonnes librairies.

Vous voulez en savoir plus sur Sti visitez son blog http://ilovesti.blogspot.fr/

Ma note : 7.5/10

Dessins 7/10  Gags : 8/10


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L’appel des légendes T1 et 2 Opération Clayrmore.

Appel des légendes (L')1.jpgAppel des légendes (L')1p.jpgAuteurs : Pailharey et Vignaux.
Editeur : Drugstore.
Sortie : 01/2011 et 08/2011

L’invisible.
Cathya Mac Findly, spécialiste des contes et légendes, vient d’obtenir un travail plutôt original : diriger la section Phoenix, une équipe de quatre enquêteurs qui travaille au sein du Groupe d’Intervention Cryptozoologique, inconnu du grand public et spécialisé dans les événements surnaturels…Car les créatures du bestiaire des mythologies du monde entier existent bel et bien, mais sont invisibles au commun des mortels. Seuls les descendants des anciens mages, des humains dotés d’un talent spécial que l’on nomme les « oreilles d’or », permettent de les rendre visibles aux yeux des hommes. Le travail du G.I.C. consiste à éviter que la panique ne se répande lorsque les êtres de légendes sont découverts par les humains, et ce grâce à leurs talents spéciaux et à des armes bien chargées. Ils récupèrent également les objets magiques et féériques pour les mettre en sécurité. C’est d’ailleurs le but de leur première mission : récupérer Excalibur, l’épée légendaire, en Écosse.

L’orchestre d’Offenbach.
Que je vous explique un peu le concept métaphasique de cet appel.
Il y a un mec qui grâce à une oreille en or entend des mélodies .On détermine l’instrument et une rouquine super sexy examine un gros grimoire et nous sort une formule magique  ou un truc en allemand et hop voilà qu’on découvre des êtres féériques ou autres créatures cauchemardesques ayant la sale habitude de tout vouloir détruire. 
Un exemple.
Son : Les sirènes du port d’Alexandrie ->grimoire : barracuda -> Cloclo apparait pour la promotion de son dernier film. Magique non ?
Son : les trompettes de Jéricho ->grimoire : Wienerschnitzel ->Une Bd bon public misant tout sur le divertissement pur et dur n’ayant pas peur des stéréotypes et des clichés. J’ai failli d’ailleurs bien rigoler tellement les ficelles sont grosses, on ne joue absolument pas sur la crédibilité mais plutôt la série B. Les personnages manquent aussi réellement de profondeur .Par contre, j’ai bien aimé que la jolie rouquine ne soit pas une oie blanche et assume ses choix.
Son : les tambours du Bronx-> Grimoire : Apfel strudel-> un dessin agréable très « soleil ».
Son : Les cloches-> grimoire : l’hallali ->Curieux de voir si on aura une suite vu le grand guignolesque de l’ensemble.
Scénario : 4/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif global.

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La dynastie des dragons T2:le chant du phénix.

Dynastie des dragons (La)2.jpgdynastie dragon.jpgAuteurs :Civiello et Herbeau.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 12/2011

Qui va à la guerre récolte la tempête.
La soif d’immortalité de l’empereur Renzong des Song l’a conduit à sa perte. Depuis sa mort, la décision de ne pas payer le tribut annuel provoque la fureur des Xia et la Terre du Milieu se teinte à nouveau de sang. Plus de mille soldats tombent alors sous leurs lames. Dame Xiào, quant à elle, en proie au mal qui la ronge, fait encore ce rêve. Toujours le même rêve… toujours les mêmes dragons.

Le highlander chinois.
Vous aimez les mythes et légendes chinoises ? Vous aimez  les fresques de Civiello ? Alors cette série BD est pour vous.
Comment ça, c’est court comme chronique ! Pourtant tout est dit. Tout d’abord, le dessin de Civiello , vous devez le connaitre non ? C’est indéniablement « beau » comme graphisme, certain diront qu’il est aussi froid et figé mais c’est d’ignobles balivernes, non ?
Pour l’histoire, j’avoue que je m’y suis vite perdu avec tous ces noms chinois et empires, inconnus pour la plupart des occidentaux. Mais, comme le combat est universel, rien de tel qu’une bonne petite baston entre dragons, ah oui, j’avais oublié, il a une bonne dose de fantastique dans cet ouvrage. Rajoutez-y une ou deux têtes roulantes pour bien découper les pages et on a  une BD plaisante à lire et à regarder. Mais n’allez pas croire qu’elle atteint non plus le firmament quoique les dragons ça vole haut.
Dessin : 8/10
Scénario : 5/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.

On en parle surle forum.

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BONNEVAL PACHA

9782205068481-couv-I400x523.jpgbonneval-pacha-P4.jpgTome 1 : l’insoumis

Gwen de Bonneval

Hugues Micol

DL : mars 2012

56 pages

 

 Sa seigneurie, le Comte de Bonneval dit « le Pacha » est un personnage haut en couleur. Dans ce premier tome, il relate, après s’être fait un peu prier, à un jeune officier français, les grands épisodes de sa vie agitée et fascinante.  

Parmi les personnages anecdotiques du début du dix-huitième siècle, il n’en est pas qui ait plus excité la curiosité en son temps que le Comte de Bonneval : brillant à la guerre, versatile en amitiés, tour à tour au service de la France, de l’Empereur sous les ordres du prince Eugène puis Turc lui-même et pacha à plusieurs queues. Ce récit biographique, sans doute romancé d’un personnage historique, est mené tambour battant par son descendant, Gwen de Bonneval. Dans ses jardins surplombant le Bosphore avec des flash-back sur sa jeunesse dans la Royale ou dans l’armée du Duc de Vendôme en Italie, le Pacha nous entraine dans un tourbillon d’aventures où résonne le fracas des armes, des duels et des joutes orales.

de bonneval,micol,8510,aristocrate,aventure

Si le début du roman est un peu poussif sur ses 10 premières pages, c’est pour mieux vous envouter par cette célébrité. Vous êtes ici au cœur de la bataille navale de Barfleur ou de la guerre de succession d’Espagne. Le choix du vieux Français est une bonne idée. Il rend merveilleusement vivant les coups d’éclat verbaux de monsieur le Comte. Le personnage n’en devient que plus riche et attachant.

imagesCAXMGZD3.jpgServi par un dessin en couleurs directes, le travail d’Hugues Micol peut décontenancer. Si les proportions semblent ne pas etre respectées notamment … sur la couverture, c’est pour mieux souligner les débuts adolescents du Comte et son extraordinaire parcours. Les couleurs surprennent également. Les tons pastel presque lavasses savent pourtant s’adapter à chaque situation et remplissent les cases soit de lumière soit de clair obscur en fonction du contexte. Reste que les scènes de batailles, où se superposent des plans rapprochés et des plans larges, sont époustouflantes de réalisme. C’est bien simple, on se croirait dans un tableau du 17eme siècle. 

Prévu en quatre tomes, l’aventure du Comte de Bonneval, est une agréable surprise après lecture. Acceptez la découverte, ne refusez pas son dessin, n’ayez pas peur et cette œuvre vous le rendra bien.

Scénario : 8.5 / 10

Dessin : 8 /10

Tigrevolant

LES TUNIQUES BLEUES – Tome 55: Indien, mon frère.

 

 

Couv_135015.jpgPlancheA_135015.jpgDessin : Willy Lambil – Scénario : Raoul Cauvin

Editions Dupuis

Sortie : 07/10/2011

48 pages

Prix conseillé : 11,60 €

ISBN : 9782800150987

Aventure, Western, Histoire

 

 

Résumé (de l’éditeur: La cavalerie nordiste n’a pas fière allure : le cheval du colonel Stark a de l’emphysème, et celui de Chesterfield est parkinsonien… Impossible dès lors de charger correctement l’ennemi. Une nouvelle fois, l’avenir des unionistes est entre les mains de Blutch et Chesterfield. Les voilà désignés volontaires pour aller, déguisés en colons, chercher chez les tribus Comanches du Texas les chevaux nécessaires à la poursuite de la guerre. L’occasion de retrouver en route de vieilles connaissances, comme Plume d’argent, ou le colonel Appeltown et sa fille Amélie. Mais aussi de faire des rencontres beaucoup plus inattendues, notamment pour Blutch qui va se découvrir… un frère jumeau chez les Comanches !

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Mon avis : Que faire pour renouveler une série qui en est à son 55e tome ? Posez la question à Raoul Cauvin…Il va piquer un petit somme sur son divan et hop-là ! La réponse va arriver de ce petit moment réparateur ! (Véridique !) Cauvin va nous trouver pour ce 55e tome un frère jumeau de Blutch chez les Comanches du Texas…Et nous voilà reparti pour un tour…Willy Lambil s’applique toujours pour nous livrer un travail très professionnel dans le plus pur style de chez Dupuis. Raoul Cauvin lui continue sur son rythme de sénateur. C’est un diesel. Lentement mais sûrement. Il parvient toujours à nous sortir un lapin de son chapeau. La série ronronne bien…Parfois c’est un peu loupé, parfois cela se réveille quelque peu…ici, cela reste dans la bonne moyenne mais rien d’exceptionnel.

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Je suis persuadé que cette série bénéficie toujours d’une flux de sympathie chez les jeunes lecteurs et qu’elle assure son lot de bonnes ventes…C’est le genre de BD qui rassemble les générations, le père et le fils les lisent ensemble…Mais ne vous attendez pas à plus…Gentil mais pas extraordinaire…

 

Graphisme :   7,0/10

Scénario :     6,0/10

Moyenne :     6,5/10

 

Capitol.

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Interview Thierry Lamy et Frédéric Vervisch.

Nous avions rendez-vous à Bruxelles, au centre belge de la bande dessinée, plus exactement dans la brasserie-restaurant Horta. Un cadre fantastique pour deux auteurs et un album qui le sont tout autant. Thierry Lamy est le scénariste et Frédéric Vervisch le dessinateur de Hell West, tome 1, frontier force chez Sandawe. Ils sont également, respectivement, bibliothécaire et story-border. Des types tellement passionnés qu’ils en deviennent passionnants. Une rencontre où il est question, en permanence, de s’éclater et de se faire plaisir. Nous le soupçonnions déjà à la lecture de l’album mais maintenant le doute n’est plus permis.


 

  

Comment est née votre rencontre ? 


 Frédéric Vervisch: On a un ami commun qui est Christophe Cazenove. On a commencé à échanger des mails. Il m’a proposé son projet que j’ai trouvé riche, c’était tout un univers créé à partir des codes du western mais ça partait dans le fantastique et dans l’ésotérique, il y avait de tout. Moi, je me suis dit : «  Allez, on y va, on s’éclate, on fait un truc. ». Je sortais d’une série jeunesse en couleur, alors que j’aime bien les côtés sombres. On aime tous les deux le noir et blanc, les trucs sombres, le fantastique.


Thierry Lamy: On aime tous les deux la série B, les trucs de divertissements, Indiana Jones, … on avait envie de faire quelque chose qui ne se prend pas la tête et qui rend hommage au western, à l’aventure, à l’humour.

 

 

 

Vous aviez tous les deux des envies de western.


 Thierry Lamy: Oui, voilà.


Frédéric Vervisch: On a voulu faire du Sergio Leone, en BD, à la française, tout en ne faisant pas la même chose. On aurait pu le faire. À une époque, un type a fait du western spaghetti en BD et c’était vachement bien. C’était Adios Palomita. Mais là on est parti dans autre chose, il n’y a pas le soleil écrasant, il y a de la neige, des créatures, des super meufs danseuses de saloon. J’avais dit : « Surtout, il faudra des nanas dans le saloon. » (rires).

 

 

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Thierry Lamy et Frédéric Vervisch au centre belge de la bande dessinée

 

Quels sont vos références BD et cinéma ?


Frédéric Vervisch: En BD, j’ai comme références Frank Miller, Hugo Pratt, Comès,…


Thierry Lamy: On aime aussi tout ce qui est bons dialogues, je suis un amoureux du dialogue. J’aime Audiard. Les dialogues d’Hugo Pratt sont super soignés, Frank Miller c’est pareil. Nos références sont les westerns spaghettis, tous les westerns en général, Little big man, les westerns des années 50 et 60, les westerns mythologiques,…


Frédéric Vervisch: L’homme aux colts d’or, j’adore celui-là. (à Thierry) Tu connais L’homme aux colts d’or avec Henry Fonda ?


Thierry Lamy: Oui bien sûr. Mais je l’ai vu il y a longtemps. (Il reprend) La mythologie du western…


Frédéric Vervisch: Et Dead man ?


Thierry Lamy: (sursaut) Ah ouiii, Dead man! C’est géant ! Et c’est aussi du noir et blanc mais quelque chose qui se déroule lentement. C’est du western sans être du western. Un peu comme l’héroïc fantasy est du moyen âge sans être du moyen âge. Hell West est un western fantasy en fait.

 

 

 

Dans votre album vous utilisez une sorte de réalité bis comme dans Watchmen, c’est aussi une référence ?


Thierry Lamy: C’est exactement ça, je suis très fan d’Alan Moore. Et cette façon de raconter en suivant des personnages, on les mélange, on suit leurs destins, ils se croisent. On ne raconte rien de neuf mais on est très inspirés par nos sources.

 

 

 

Une question pour Thierry Lamy, comment se passe le travail de documentation sur une histoire comme celle-ci qui reprend des personnages historiques ?


Thierry Lamy: Je travaille dans une bibliothèque et je suis historien de formation. J’adore l’histoire et je ne conçois pas un  scénario sans me documenter vraiment à fond sur la période choisie. Même si l’univers est complètement fantaisiste, je me suis beaucoup documenté et il y a des personnages qui sont vrais, même ceux qu’on ne soupçonne pas. Wanekia, par exemple, a réellement existé. Je transforme, je transpose mais je ne raconte pas n’importe quoi.

 

 

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Comment composez-vous entre le style de l’album et la justesse historique ?


Thierry Lamy: En général, il y a une seule chose qui va primer ; c’est la dramaturgie. Donc on peut tordre le coup à l’histoire. Pour sortir un peu de Hell West, je suis sur un projet  avec des chemineaux en 1940, ça s’appuie sur une chronologie très précise mais il y des trous. Et, à un moment donné, la dramaturgie s’empare de ces trous, je comble. C’est la dramaturgie qui prime. Pour Hell West, c’est beaucoup plus facile parce que c’est imaginaire. L’histoire a une base historique  mais on part dans notre délire et c’est ce qui compte.

 

 

 

Ces personnages historiques sont en fait des « guest stars » ?


Thierry Lamy: Oui mais pas des « guest stars » pour des « guest stars ». Ce sont des « guest stars » qui nous ont touché, Custer c’est le Custer de Little big man. Wild Bill Hickock, Buffalo Bill, …


Frédéric Vervisch: Beaucoup de scénaristes font ça mais c’est pour donner un truc genre clin d’œil. Avec Thierry, chaque personnage historique joue vraiment un rôle. Il a permis de conserver ce qu’on sait de chacun.

 

 

 

Ce sont de vrais personnages, pas des figurants.


Frédéric Vervisch: Ce sont de vrais personnages avec un rôle réel à jouer, d’ailleurs Custer a un rôle déterminant dans l’histoire.  


Thierry Lamy: Et certains s’invitent en cours de route.


Frédéric Vervisch: Et il y en a d’autres qui vont arriver et qui sont géniaux. Le but, c’est de s’éclater. Je prends mon pied quand je vois un Tarantino ou quand je lis un Frank Miller, je veux retraduire ça.


Thierry Lamy: On veut que les émotions soient les mêmes.


Frédéric Vervisch: On est des gamins qui jouent aux cow-boys sur un tas de terres « Pan, t’es mort ! », « Non, c’est toi ! », « eurghh !!! » (rires). Mais c’est vrai qu’on a passé les quarante balais, donc on a structuré nos histoires de gamins. On joue au Playmobiles. Régression !

 

 

 

Maintenant une question pour Frédéric Vervisch, votre dessin noir et blanc donne un sentiment de travail sur papier, à l’encre… et pourtant vous travaillez sur palette graphique, comment êtes-vous arrivé à cette technique ?


Frédéric Vervisch: Au début, je faisais des dessins traditionnels, à l’encre. J’avais une technique très traditionnelle mais, quand je scannais mes planches pour les envoyer par mails à l’éditeur,  j’ai commencé à faire des petites retouches à la palette graphique. Et puis, au bout d’un moment : « Tiens, ce personnage-là, il faudrait qu’il soit plus en colère que rigolo ». Comme je n’ai pas le temps de rescanner, je redessine sur palette. Petit à petit, j’ai fait beaucoup d’illustrations sur palette et, au bout d’un moment, je suis parti sans papier. Je me dis : « J’y vais ! ». Je trace mon format et… ça c’est plus pour les dessinateurs… je fais beaucoup de sélections au lasso (photoshop), je fais des silhouettes. Quand on a une silhouette en noir, après on y va à la gomme, c’est un dessin fait à l’envers. Je pars aussi de la technique de la carte à gratter, tu as une carte noire, tu grattes et ça donne un trait blanc.

 

 

 

Vous travaillez la lumière plutôt que l’ombre.


Frédéric Vervisch: Oui, voilà. Tu peux faire l’essai, si tu prends un fond noir et que tu fais juste une accroche de lumière d’un visage de profil, tout de suite c’est magique. Alors que si tu fais l’inverse, sur un fond blanc tu fais une silhouette de profil en noir, …ben si t’es pas Giraud, ça marche pas tout de suite. Giraud quant il faisait un Blueberry de profil … j’adorais ces profils. Moi, je vais plutôt chercher un peu de lumière dans le noir.

 

 

 

Dans cet album vous utilisez un style plus personnel ?


Frédéric Vervisch: J’ai pu m’exprimer avec un scénariste avec qui ça se passait vraiment bien. On avait envie de défendre le même univers, donc j’ai été libre. Il m’a dit « Vas-y, éclate toi. ». J’ai fait une série qui s’appelle Chinn  et j’avais un scénariste qui était aussi dessinateur et il me disait : « Là, sois plus réaliste. ». Et il m’orientait vers ce qu’il aurait aimé dessiner. Quand le scénariste essaie de prendre ta main en disant : « Moi, je veux que tu dessines ça comme ça. », tu le fais mais tu n’as pas d’espace pour te lâcher. Alors qu’ici, Thierry,  il n’essaie pas d’être mon cerveau, il me dit : « Je te propose ça, qu’est-ce que tu me réponds ? ».


Thierry Lamy: C’est comme ça aussi que je conçois le scénario. Si je veux imposer un visuel au dessinateur, autant que je fasse le dessinateur. Quand j’étais petit, je voulais faire dessinateur mais les copains m’ont vite dit « Tu dessines bien mais il faut que tu tiennes tout un album. Par contre, fais du scénario ! ». J’ai suivi leur conseil et maintenant je m’éclate plus en scénario. Et quand je vois que, sur quelques indications, on donne vie à tes personnages, à une scène que tu n’imaginais pas du tout comme ça  et que tu as une excellente surprise, je préfère ça. Ça ne m’intéresse pas d’avoir un robot, je veux quelqu’un qui me donne des surprises. Je veux retrouver cette émotion de quand je lisais des BD, je regarde le dessin et « Waouw ! ». Ici, c’est la même chose sauf que c’est moi qui écris l’histoire. Et puis après, on se répond l’un l’autre, c’est un jeu.


Frédéric Vervisch: C’est très dur de trouver un binôme qui fonctionne bien. Parfois, il y a une attente qui n’est pas la bonne. Et parfois, c’est l’éditeur qui peut ne pas comprendre et t’emmener dans un terrain qui n’est pas le tien. J’ai proposé à Bamboo un western chinois, un truc sur des moines shaolin, un peu sombre. Ils me répondent : « Ouais c’est bien mais on a un autre truc à te proposer. Gullia. C’est un truc pour les gamins ». Souvent, l’éditeur s’en fout un peu de ce qu’on a envie de faire et te projette dans autre chose. Souvent, je dis « ok » mais ici on nous a demandé : « Qu’est ce que vous avez dans le bide les gars ? ». Alors on s’est exprimé.


Thierry Lamy: On y allait à fond.


Frédéric Vervisch: Il n’y avait personne pour nous arrêter.


Thierry Lamy: Quand on discutait au téléphone, on était même dépassé par ça. Les dialogues, les scènes qui venaient toutes seules, je les envoyais à Fred. Il trouvait ça génial, il m’envoyait un story-board avec une mise en scène hors paire et ça ne s’arrêtait plus. C’était magique.

 

 

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Sadawe propose une expérience unique grâce au financement de l’album par des internautes (édinautes), comment se passe votre travail en parallèle de l’évolution de ce financement ? On imagine que vous ne démarrez pas le travail dès les premiers pourcents de financement ?


Thierry Lamy: Non, il faut être clair. On ne prendra pas le risque de travailler pour rien. C’est un vrai travail qui prend du temps.

 

 

 

Il existe un stress à suivre l’évolution du financement ?


Frédéric Vervisch: C’est vrai que, comme parfois il y en a qui retirent …

 

 

 

On peut retirer son financement ?


Frédéric Vervisch: Oui, on arrivait à 25.000…, 25.340…, 25.380 … et, d’un coup, t’es à …22.000 parce que t’en à un qui s’est barré. Et ça, ça fout les boules (rires).

 

 

 

Avez-vous des contacts avec vos édinautes ?


Thierry Lamy: Oui, notamment sur facebook. C’est assez étonnant.

 

 

 

Sur le site Sandawe on peut voir les montants investis, ça va de 8000 euros à 10 euros. C’est surprenant.


Frédéric Vervisch: On a pris parti de ne pas s’intéresser à ça sinon on commence à faire de plus belles dédicaces au mec qui a mis 500 euros. Il y en a qui ont mis 10 euros mais qui ont fait beaucoup de promo de l’album, qui avaient une vraie passion mais qui n’avaient que 10 euros. Mais il est vrai qu’un mec qui veut investir réellement dans la BD avec 8000 euros, pour nous c’est génial. Ça nous a permis de vraiment boucler le financement. Du coup, ça a boosté le financement et il y a eu une dernière ligne droite. On était tous sur facebook … « 97% !!!»… « 98% !!! »… On était comme des fous.

 

 

 

Qu’en est-il de Hell West 2 et 3 ?


Thierry Lamy: Le synopsis est bouclé mais pas le découpage. Je sais où va le récit. On commencera le travail quand on bouclera le financement.

 

 

 


vervisch,lamy,hell west,sandawe,western,fantastique,héroic fantasy,interviewVous avez d’autres projets ensembles ?


Frédéric Vervisch: On aimerait bien faire un polar.


Thierry Lamy: Notre problème, c’est qu’on n’a pas le temps mais l’envie est là. On a envie de travailler avec plein de gens mais ça reste une question de temps. Quand je vois les dessins de Fred, ça m’inspire. Quand il fait une femme fatale avec un flingue et de la fumée, il y a quelque chose qui se met en marche dans ma conscience. J’ai envie de mettre en scène  ce qui lui est arrivé, de savoir qui elle a tué. L’envie est bien là…surtout avec ce zigoto.


Frédéric Vervisch: Je suis surtout content d’avoir trouvé un scénariste avec qui je m’entends. Ça n’a pas toujours été le cas. Je ne suis pas quelqu’un de difficile mais j’attends qu’on me laisse respirer.


Thierry Lamy: Dans ma méthode de travail, j’écris et je fais mes propres dessins mais je ne les montre pas. J’essaie juste de voir s’il y a une solution et si ça va fonctionner, la densité des dialogues, le rythme, etc. Et ça me permet aussi de visualiser. Si c’est une scène de dialogues, je l’écris normalement. Si c’est une scène d’action, jela dessine. A la fin, je repasse à un découpage normal, je lui confie le truc…et il se démerde.

 

 

 

L’avenir de la BD passe t-il par internet, la BD numérique ?


Thierry Lamy: Personnellement, je pense qu’on va y venir automatiquement, je ne sais pas quand. On va vers une dématérialisation des supports.


Frédéric Vervisch: Je pense qu’il y a des pistes encore inexplorées, qu’on va découvrir dans les années qui arrivent des choses qu’on ne soupçonnait pas dansla BD, l’animation, les palettes, les I-pad. Ça va donner des trucs surprenants.


Thierry Lamy: Ça commence déjà d’ailleurs. Les problèmes dela BD numérique sont les mêmes que pour la musique et le cinéma. Quel modèle économique ? Est qu’on va vouloir un modèle gratuit ? Le téléchargement illégal, etc. Comment vont vivre les auteurs ?

 

 

 

On vit une période charnière ?


Thierry Lamy: Voilà, ça nous pend au nez. Sur les droits d’auteurs, on a environ 10% sur un bouquin. On peut dire que ça va. Sur une BD numérique qu’on vend 3 ou 4 euros… que veux-tu faire avec ça ? Il faut trouver un système qui rémunère les auteurs à leur juste valeur. C’est une grande question à se poser. Le problème, ce n’est pas tellement le numérique mais le modèle économique à suivre pour que tout le monde y trouve son compte, lecteur, éditeur et auteur.

 

 

 

Pour finir, une question plus légère. Clint Eastwood ou John Wayne ?


Frédéric Vervisch: Clint Easwood (rire).


Thierry Lamy: Clint Eastwood. Mais j’ai une tendresse pour John Wayne … un peu comme on aurait une tendresse pour un grand-père.


 Frédéric Vervisch: Dans Hell West, on est plus Clint Eastwood.

 

 

 

 

William

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