L’ENFANT CACHÉE

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L’enfant cachée traite du sort des juifs pendant la seconde guerre mondiale et est soutenu par l’AJPN (l’association des anonymes, justes et persécutés, durant la période nazie dans les communes de France).

 

Une grand-mère, Dounia, raconte son enfance de petite fille juive durant la seconde guerre mondiale à sa petite-fille. Ce parcours passe par le port de l’étoile juive, le comportement de l’entourage de la famille, l’école, la fuite, …  Une histoire terrible pour les yeux encore naïfs de la jeune fille.

 

Voici un album, one-shot, qui s’adresse surtout et avant tout à un public jeune (pré-ado). Si L’enfant cachée brille par le ton employé pour illustrer une période sombre de notre histoire, le propos n’apporte rien de neuf à un sujet déjà très souvent exploité. Tout ce qu’on peut souhaiter de bien au scénariste Loïc Dauvillier, en dehors d’un succès en librairie, c’est que son œuvre hérite d’une vie en tant qu’outil pédagogique dans les écoles françaises.

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Cet album ne serait rien sans le dessin, très typé jeunesse, de Marc Lizano. En effet, le trait simple et tout en rondeur donne une dimension rassurante à cette histoire qui doit raconter, et non effrayer. Le découpage est plutôt bien vu à l’exception des quelques pleines pages un peu excessives (mais sans fausse note). Le plus, apporté au dessin, est le travail de couleurs de Greg Salsado qui réussit à accentuer le sentiment d’époque « seconde guerre mondiale ».

 

Le + : L’enfant cachée est une œuvre qui marque surtout pour son style …

 

Le – : …plutôt que pour son contenu. 

 

 

Infos en vrac

One-shot

80 pages

Prix : 16,45 euros

Parution : janvier 2012

Dessin : Marc Lizano

Scénario : Loïc Dauvillier

Couleurs : Greg Salsado

Editions : Le Lombard


Monsieur William


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Le meilleur job du monde T1 :l’île Carpenter.

Meilleur job du monde (le)1.jpgMeilleur job du monde (le)1p.jpgAuteurs : Bec et Fonteriz
Editeur : Soleil.
Sortie 01/2012.

L’île paradisiaque.
Grand gagnant du concours « Le meilleur job du monde », Doug Ellis a de quoi se réjouir : il va passer six mois, grassement payé, sur une île de la côte australienne. Moyennant quelques menus travaux d’entretien, l’organisateur lui met à disposition un petit coin de paradis. Farniente et bronzage sont au programme…
L’expérience interdite.
Le résumé doit vous rappeler un fait d’actualité bien réel  où le gagnant devait tenir un blog pendant son séjour de rêve sur une ile paradisiaque .Ici, Christophe Bec a imaginé une suite et fatalement en bon maître de l’épouvante qu’il est, le rêve va vite tourner au cauchemar. Ah la fameuse porte à ne pas ouvrir, un grand classique mais oh combien efficace .Pour le moment, il est difficile de savoir si le scénario prendra la route du fantastique ou du thriller sanglant. En espérant cependant que le gore ne l’emporte pas sur le mystère et l’angoisse que peut générer ce genre de récit. Cette série prévue en 3 tomes fait très cinéma et réussit l’essentiel, celui de nous divertir agréablement.
Le dessin est aussi très dynamique et joue sur la touche réaliste. Par contre pour le jeu d’acteur, il est proche de celui de Tom Cruise qui je le rappelle tient bien deux attitudes, le Tom Cruise fâché et le Tom Cruise taquin, le reste, j’essaye toujours de le décoder.
Scénario : 7.5/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.

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Furari

furari.jpgfurarip.jpgAuteur: Jirô Taniguchi.
Editeur: Casterman (écritures)
Sortie :02/2012

Edo.
Furari pourrait se traduire par « au hasard », « au gré du vent »… Tout comme dans L’homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jirô Taniguchi entraîne son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné, mais que tout Japonais devine être Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité́, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tokyô, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses reflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité́ d’émerveillement.
Compte à rebours.
Le problème de ce Furari, c’est qu’il arrive après l’homme qui marche et le promeneur et que cette déambulation « enrichissante » devient assez lassante malgré un contexte historique différent. Je sais que tous les chemins mènent à Tokyo mais là on commence à tourner en rond.
Si vous lisez le résumé, vous saurez quasiment tout de cet album .Mais je soupçonne cette BD d’avoir un autre but, celui de nous endormir. Vos paupières sont lourdes, mais lourdes…. Car vous allez compter les pas à grande dose, remplacez les par des moutons et le tour est joué.
Bref, si vous aimez les balades contemplatives avec option artistique et animalière, Furari est pour vous, les autres devront passer leur chemin ou alors compter leurs sous dépensés inutilement.
Scénario :4/10
Dessin :8/10
surprises.smileysmiley.com.5.gif Global.

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Question du dimanche (36)

Une nouvelle question pour un dimanche radieux.

Êtes-vous  adeptes de l’achat de vos Bds  en occasion ?  Pour ma part, j’achète quasiment toutes mes Bds comme cela depuis quelques années. J’achète du neuf que lorsque je vais à une séance de dédicace en librairie ou en festival.  

Bon dimanche à vous.

Revedefer

La balade de Yaya T4:L’île.

Balade de Yaya (La)4p.jpgBalade de Yaya (La)4f.jpgAuteurs : Jean-Marie Omont et Golo Zhao
Editeur : Editions Fei.
Sortie : 02/2012
Prix :8.5
Format à l’italienne.

A la pêche.
Yaya et Tuduo, assommés dans une barque à la dérive, échouent sur une île déserte. Yaya apprend à se débrouiller pour pouvoir survivre dans cet univers inconnu. Mais le danger semble les guetter à nouveau. Nos deux héros sont-ils réellement seuls sur cette île ?

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Les naufragés.
yaya t2.JPGEn commençant ma lecture du tome 4 (9 de prévus au total) de la balade de Yaya, j’ai été très agréablement surpris par la qualité du dessin de Zhao .Un trait détaillé et dynamique  agrémenté de belles couleurs souvent dans des tons pastels édité sur un papier glacé du meilleur effet. Le tout n’est pas loin d’ailleurs à me faire penser au voyage de Chichiro , une fameuse référence non ?
Cette BD est destinée  essentiellement à un jeune public (de 7 à 12 ans) mais même les adultes y trouveront leur compte .En effet, les personnages sont haut en couleur et très vite attachants, nous avons aussi un contexte peu connu qui est celui de la guerre sino-japonaise en 1937. Vous vous amuserez à suivre les sautes de caractères de notre héroïne mais aussi son courage face à l‘adversité. Malgré l’âpreté des péripéties de nos 2 jeunes héros (n’oublions pas le joyeux volatil Pipo) , le récit est un véritable vent de fraicheur qui ravira nos petites têtes blondes. Yaya a tout pour conquérir tous les cœurs épris d’aventure et d’émotion.
Scénario : 8/10
Dessin : 9/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gif Global.

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Apocalypse sur Carson City, Tomes 1 à 3

Apocalypse sur Carson City  T1 à 3


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1. Fuite mortelle

  • Scénario/Dessin : Griffon, Guillaume
  • Couleurs : <N&B>
  • Dépot légal : 02/2010
  • Editeur : Akileos
  • ISBN : 978-2-355-74062-6
  • Planches : 96

 

Couv_2.jpg2. Le commencement de la fin

  • Scénario/Dessin : Griffon, Guillaume
  • Couleurs : <N&B>
  • Dépot légal : 09/2010
  • Editeur : Akileos
  • ISBN : 978-2-355-74072-5
  • Planches : 96


Couv_3.jpg3. Entre la ville et la mort…

  • Scénario/Dessin : Griffon, Guillaume
  • Couleurs : <N&B>
  • Dépot légal : 09/2011
  • Editeur : Akileos
  • ISBN : 978-2-355-74087-9
  • Planches : 94

 

 

 

 

Résumé :


État du Nevada, à quelques jours d’Halloween. Les frères Blackwood, recherchés pour une série de braquages, croisent, au cours de leur cavale, le terrible shérif B. Justice et son adjoint. Dans le même temps, à l’autre bout de l’État, dans un des labos de la fameuse zone 51, le général Matthews découvre avec horreur les abominables résultats des expériences top-secrètes menées par le docteur Phobic…

 

Bientôt, l’enfer s’ouvrira et Carson City en sera la porte !


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Welcome to hell !!!


Le scénario est somme toute fort  simple : des déchets toxiques d’origine militaire et issus de la Zone 51, sont malencontreusement déversés dans un lac à proximité de la paisible ville de Carson City. Au même moment trois dangereux criminels, les frères Blackwood, une version trash des Dalton, sont en cavale et se retrouvent pris en chasse par le shérif B. Justice.  Les déchets toxiques provoquent une mutation des poissons du lac, qui se tranforment en de terribles monstres mangeurs d’hommes. Les hommes mordus deviennent à leur tour des êtres sanguinaires et les portes de l’enfer s’ouvrent sur Carson City et sa population. La rencontre du shérif et des frères Blackwood est beaucoup plus hot que celle de Lucky Luke et des Dalton et se termine dans un bain de sang.  Voilà pour l’ambiance générale de cette série.


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Avant de rentrer plus en détail dans mon avis, un bref historique de ma rencontre avec Apocalypse sur Carson City. A la sortie de Fuite Mortelle, Guillaume Griffon est venu en dédicace chez mon libraire, Librairie Grangier à Dijon (coucou Seb !). Mon libraire était plus qu’enthousiaste au vu de ce premier album, moi pas. J’avais feuilletté l’album et pas accroché sur le dessin noir et blanc et le scénario semblait vraiment très léger.  Je ne me suis pas rendu à cette dédicace et j’ai oublié cette série. Depuis, j’ai découvert Walking Dead quelle claque !!! En discutant zombies avec quelques amis bédéphiles, ils m’ont tous parlé d’Apocalypse sur Carson City. Je me suis décidé à franchir le pas en achetant les trois volumes et mon dieu que j’ai bien fait !!!



Bienvenue dans une série digne des films d’horreur de série B, voir Z, si cher au magazine de cinéma Mad Movies.  Afficionados des films de Zombies de Romero, de l’univers si particulier de Tarantino & Co vous êtes ici en terrain connu.


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Guillaume Griffon a créé un univers totalement loufoque et caricatural avec une bonne dose d’humour noir. Cette série est présentée/découpée comme un film. Chaque personnage « principal » ayant droit à sa petite présentation toute en finesse et parfois hilarante, exemple :


Le réverend :


Profession : Représentant en farces et attrapes
But : Se rendait à une soirée déguisée à Gardnersville
Point Fort : Son habit, même s’il ne fait pas le moine, lui confère un certain respect
Point Faible : A les poches remplies de confettis
Signe Distinctif : N’a jamais lu la bible
Espérance de Vie : A déjà un pied dans la tombe


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Les dessins de Guillaume Griffon collent parfaitement à l’ambiance. Le fait que la tête des personnages soient disproportionnées par rapport au reste du corps peut dans un premier temps déranger, mais au final cela colle au style de cette série. Le noir et blanc est ici parfaitement exploité et donne un rendu magnifique !


J’ai pris un réel plaisir à lire ces trois premiers tomes. Guillaume Griffon a réussi là un pur chef d’œuvre, qui allie parfaitement, l’horreur/gore, le fantastique, l’action et l’humour.  Guillaume Griffon a su créer une galerie de personnages  qui valent le détour. Le Shérif, le Révérend, le Général Matthews, les frères Blackwood …. et que dire de la présence de Chuck Norris et de Steven Seagal, un vrai régal.


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Vous savez ce qu’il vous reste à faire, procurez-vous de toute urgence ces trois tomes et plongez dans l’univers ciselé de main de maitre par Guillaume Griffon.


Ma Note : 8/10


Scénario : 8/10


Dessins : 8/10


Revedefer.

 

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