Le fils de la perdition

le fils de la perdition,bec,mutti,soleil,fantastique,ésotérique,surnaturel,fin du mondele fils de la perdition,bec,mutti,soleil,fantastique,ésotérique,surnaturel,fin du mondescénario : Christophe BEC

dessin : Andréa MUTTI

éditeur : Soleil

date de parution : novembre 2013

76 pages

genre : fantastique, ésotérique

 

 

« Vade retro … »

 

Tout commence par un incident malheureusement devenu banal et quasi quotidien sur le réseau ferré Parisien. Une jeune femme se jette sous les roues de la rame de métro conduite par Perkis Sambatan. Ce jeune homme est solitaire et mène une vie morne et monotone. Son  travail sous terre dans la pénombre des galeries du métro Parisien plus le drame qu’il doit affronter, feront vaciller son psychisme et le conduiront vers une inéluctable descente aux enfers.

 

Alors que le monde vacille, qu’il est en pleine déconfiture et que les catastrophes naturelles sont légions, Perkis est hanté par de nombreux cauchemars et visions d’apocalypse. Les questions sur cet accident ainsi que l’épreuve qu’il traverse l’obsède au point qu’un besoin irrépressible le pousse à se renseigner sur la victime. Il découvre alors qu’elle était enceinte et la raison qui l’a poussée au geste ultime. En mourant, cette pauvre fille a sauvé l’humanité car elle était persuadée de porter en elle l’Antéchrist, le fils de la perdition.

 

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Christophe Bec aime nous faire peur avec ses histoires démoniaques et de fin du monde. Il revisite ici le mythe de la fin des temps en incluant un côté humain sur fond de cataclysme planétaire. La vie quotidienne de Perkis nous parle et nous touche, même au plus fort de son anéantissement psychologique. En revanche, si l’aspect psychologique est assez bien traité, le côté surnaturel est quant à lui traité de manière un peu « facile ». Les visions apocalyptiques, les possessions, les cataclysmes, les réactions rétrogrades et sectaires du Vatican, les Etats qui n’ont pas d’autres solution que de se mettre sur la gueule, tout cela sent un peu le réchauffé et la facilité.

Andréa Mutti aux pinceaux sauve un peu l’album en créant une vraie atmosphère pesante tout au long des 76 pages. Les aplats noirs assombrissent le trait réaliste et contribuent à créer une ambiance étouffante et poisseuse, en pleine adéquation avec le propos.

 

On pourra toujours voir dans cet album une critique acerbe de notre société où certains groupes pseudo mystiques, prétextant des catastrophes naturelles usent d’une pseudo spiritualité comme d’un fond de commerce malsain, menant à leur perte les pauvres bougres qui ont mordu à l’hameçon.

On peut aussi y voir une question soulevée par l’auteur : la folie (auto)destructrice de l’Homme ne serait-elle pas tout simplement le fruit de puissances surnaturelles démoniaques ?

 

Au final, j’ai un sentiment mitigé sur cet album dont on sent le potentiel mais qui ne m’a pas véritablement embarqué. Cette histoire ne m’a pas fait frissonner des masses et je pense qu’elle aurait gagné en puissance en se cantonnant au thriller psychologique. Mais cela aurait été une autre histoire.


Ma note : 6/10

Loubrun

 

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