Interview de Gabriel Lopez (Dessinateur de Isabellae).

Mais avant quelques mots sur Isabellae dont le tome 2 vient de sortir chez le Lombard récemment .

isabellae.jpgSa chevelure rousse tranche avec le Japon médiéval au sein duquel elle évolue… mais pas autant que ses sabres affûtés  Fille d’une sorcière irlandaise et d’un grand samouraï, Isabellae voyage à la recherche de sa sœur disparue. A ses côtés, le fantôme de son père, et quelques compagnons d’infortune. Cherchant à retrouver son passé pour mieux l’exorciser, elle fait pleuvoir une pluie de sang dans son sillage…

 

Premier cycle en trois tome

Place à l’interview de l’espagnol Gabriel Lopez dit Gabor 

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J’ai lu qu’avant « Greenworld » (ta première BD), tu avais travaillé dans l’animation (Cédric-Agrippine-Astérix). Peux-tu nous expliquer ce changement et ce que l’animation t’a apporté dans la réalisation d’une BD ? 

Depuis toujours, je lis et dessine des BD. Cela peut sembler étrange, mais depuis l’enfance, mon rêve, mon objectif a consisté à devenir un auteur de BD. 

Mon passage dans l’animation a été la conséquence d’un heureux accident. J’y ai appris la plupart des choses qui me sont utiles aujourd’hui, notamment en côtoyant de grands artistes qui m’ont énormément apporté. 

Le moment où tout a basculé coïncide avec l’essor de l’animation en images de synthèse. Cela signifiait dessiner moins et devoir travailler avec des logiciels de 3D, ce qui me séduisait nettement moins. 

À cette époque, j’étais en relation avec François Debois, et l’opportunité de pouvoirGreenWorld1_29092007_185942.jpg publier Greenworld chez Soleil s’est heureusement présentée. 

Je conserve de l’animation un certain sens des responsabilités lors de l’élaboration d’un projet artistique, une meilleure aptitude à raconter une histoire, et une fluidité dans la narration. 

L’animation et la bande dessinée ont beau être deux médias distincts, il existe un lien fort entre eux. 

 

Comment est née Isabellae ? 

Gabor-raule.jpegIsabellae est née de mois d’échanges avec Raule. Après quelques idées qui n’ont finalement pas été retenues, nous sommes arrivés au personnage actuel et à ses aventures. 

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Dans Isabellae, on retrouve de nombreux genres : l’aventure, le combat au sabre, du fantastique, du dépaysement, du gore, de l’amour… c’est ce mélange qui t’a attiré dans cette série ? 

C’est une combinaison de tout ce que nous apprécions. Je veux dire qu’Isabellae est née au fur et à mesure de discussions sur les histoires que nous aimions voir ou lire. Et l’aventure, les combats au sabre, le fantastique, le type de décors, le gore, l’amour… tous ces ingrédients en faisaient partie. 

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Il y a une scène dans ce tome 2 qui m’a marquée : celle où l’on voit la jonque naviguer entre des noyés. Peux-tu nous expliquer comment tu as créé cette scène ? 

Et bien, il s’agit d’un type de scène couramment utilisé par le cinéma, dans le but de choquer ou d’impressionner le spectateur, dans notre cas le lecteur. La séquence m’a pris quasiment une semaine complète, mais nous étions très satisfaits du résultat, et je suis heureux de constater qu’elle remplit son office auprès des lecteurs ! 

 

Toi qui es dans le secret des dieux, comment séduire Isabellae ? 

Il ne vaut mieux pas, du moins si tu apprécies la vie… Méfie-toi d’elle. Elle est aux commandes ! 🙂 

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Les couleurs jouent un grand rôle surtout pour bien situer les époques. Tu peux nous en dire plus sur la manière dont tu procèdes ? 

Le contraste entre les différentes couleurs de l’album est traité avec beaucoup d’attention, en fonction de ce qui se produit sur chaque planche. C’est presque de la musique. Et, dans la mesure où la BD ne dispose pas de piste son pour accompagner le déroulement de l’histoire, l’idée consiste à utiliser des palettes de couleurs afin d’accentuer les différents sentiments des personnages, l’action, la violence… C’est un peu compliqué à expliquer, mais c’est ce qui m’aide à choisir les couleurs. 

 

Deux questions plus générales. Comment expliques-tu qu’il y ait tant de « bons » dessinateurs espagnols ? 

Je ne sais pas ! Haha ! Peut-être est-ce dû à la qualité de l’eau qu’ils consomment ? Plus sérieusement, depuis des siècles, l’Espagne entretient une tradition de grands artistes. Je crois que cet amour de l’art perdure, et qu’il s’exprime particulièrement dans cette génération d’auteurs – issue des années 80 à 2000 – aujourd’hui à l’œuvre dans la bande dessinée, avec un certain succès, je pense. 

 

Comment se porte le marché espagnol de la BD ? 

On y trouve beaucoup d’auteurs talentueux, beaucoup de rééditions, moins de productions locales destinées au seul marché espagnol et moins de lecteurs que nous le souhaiterions, mais, petit à petit, la situation commence à changer. Je suis plutôt optimiste. 

 

Et enfin, Gabor (Madrid) et Raule (Barcelone), ça doit être chaud lors d’un « classico » ? 

Désolé, mais je n’aime pas le football, alors il ne se passe rien. J’ai d’autres centres d’intérêt.

 

Voilà, un grand merci à Gabriel pour avoir répondu à mes questions et à JMC pour la traduction.

 

A bientôt pour le tome 3 d’Isabellae.
Samba. 

 

Un commentaire sur “Interview de Gabriel Lopez (Dessinateur de Isabellae).

  1. Tres beau dessins et tres belles couleurs d’Isabellae. C’est d’ailleurs sur ce flash que j’ai acheté le Tome 1. Par contre le scénario est, dans mon suvenir, trop pauvre pour poursuivre la série

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