Les otages.

les otages.gifles otages1.jpgAuteurs : Arnaud Floc’h,Christiane Germain d’après une histoire de Claude K.Dubois.
Editeur :Futuropolis.
Première parution : 13/04/2012 
195 x 265 mm
88 pages
Prix de vente : 18 €
Code Sodis : 790182
ISBN : 9782754806725

Rêve
Sophie suit les cours de Djembé auprès de Pete, un professeur d’origine Togolaise. Un soir, il annonce à ses élèves qu’il  organise un voyage dans son pays. Pas un circuit touristique classique, mais quelque chose de beaucoup plus authentique. Malgré le caractère bien trempé de Pete et ses propos parfois orduriers, Sophie réussit à convaincre son mari Antoine de participer à ce voyage. Curieusement, Pete refuse de donner avant leur arrivée les contacts sur place au jeune couple.
Autre étrangeté, à l’arrivée à l’aéroport, Pete le rasta s’est transformé en homme d’affaires en costume et au crâne rasé et semble les ignorer. La surprise est encore plus grande quand, une fois arrivé dans un petit village du Togo, Pete s’avère être en fait le grand prêtre de l’église locale. Quant à l’accueil réservé à Sophie et Antoine, il est plus que rudimentaire : saleté, eau croupie, insectes grouillants… Le jeune couple a le sentiment d’être séquestré par Pete et ses fidèles. Pris en otages, ils doivent dorénavant tout négocier contre argent sonnant et trébuchant. Arriveront-ils à fuir de ce lieu ?
Cauchemar.
les otages 47.jpgBrrr, que cette histoire fait froid dans le dos. Tout commence gentiment avec quelques percussions africaines et une belle invitation à un voyage authentique en terre Togolaise. Malgré quelques feux bien oranges, notre couple d’aventuriers décide de partir  un peu comme l’émission TV voyage en terre inconnue avec un bandeau sur les yeux. Et là, les feux passent carrément au rouge .On a mal pour eux notamment quand ils doivent suivre les préceptes de l’église du les otages 41.jpgchristianisme céleste (tout un programme).On voudrait leur dire « mais foutez le camp saint milliard » .Facile à dire quand on vous coupe toutes les possibilités de retraite. Bref, le rêve se transforme vite en cauchemar. Pendant votre lecture, vous sentirez cette oppression, cette manipulation vous envahir. En plus, on n’a pas donné la charge du dessin à n’importe qui. Arnaud Floc’h peut être catalogué comme un « local » de l’Afrique noire puisqu’il y a vécu sa jeunesse au Cameroun et au Niger et retourne fréquemment au Mali .Question authenticité, c’est difficile de faire mieux. Son dessin  très vivant et sa colorisation qui sent bon l’Afrique m’ont  fait penser un peu à ceux d’Emmanuel Lepage.
Une BD  riche en émotion dont vous n’en sortirez pas indemne. Une mésaventure authentique avec un gros lézard manipulateur et sectaire .En parlant de lézard, attention à celui qui quitte la page 44, il pourrait venir vous taquiner, on n’est jamais assez méfiant et prudent.
PS : Figurez vous qu’aujourd’hui, j’ai croisé un grand black en costume très classe .Je l’ai regardé d’un drôle d’air, allez savoir pourquoi !
Scénario : 8/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gif Global.

Samba.
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Le bleu du ciel T1 : Dame Lucifer.

Bleu du ciel (Le)1.jpgBleu du ciel (Le)1p.jpgAuteur : Kara.
Editeur : Soleil.
Sortie : 07/2007

Bienvenue au diable.
Qu’il soit dandy, romantique, séducteur, ou même cruel, le vampire est l’archétype même du personnage sombre et gothique. Mais Lilith n’est pas un archétype ! En effet Lilith est une femme vampire qui vit le jour, extériorise sa bonne humeur malgré son air nostalgique, et porte de grandes lunettes rondes. Elle tient aussi une jolie auberge dans une charmante ville à l’architecture normande. Dans ce cadre paradisiaque, elle attend ainsi le retour sur Terre… du Diable ! En effet, le 24 décembre 2000, celui-ci doit prendre le relais de Dieu sur le destin de notre monde.
Cependant, le Diable arrive en fait le 25 décembre 1997 ! En effet, le calendrier chrétien est en retard par rapport au véritable temps écoulé entre la naissance du Christ et l’aube du troisième millénaire.
Résultat, le Diable arrive sur Terre avec trois ans d’avance.

Esotérique-manga-à l’européenne.
Il aura fallu un achat en 2e main pour plonger dans cette série réalisée en 3 tomes. Le graphisme particulier et original de Kara m’avait bien plu mais le sujet avec une énième variation autour du grand cornu m’avait découragé à l’époque.
Je commence ma lecture et on se rend vite compte que l’auteur tord le cou à la représentation habituelle de nos amis les démons. Lilith est une femme vampire ne craignant pas le soleil. Le diable est aussi une femme, plutôt cool et pas trop enclin à dominer le monde. Bref, les archétypes sont battus en brèche.
On est donc assez surpris pas cette étonnante amorce mais passé ce contre pied, on retombe vite dans une histoire ésotérique plus classique avec une bataille entre différents clans pour le pouvoir. J’ai trouvé aussi dommage que l’auteur ne profite pas plus de son  dessin enchanteur. Osons la luxure diantre ! On parle quand même de Belzébuth saint milliard ! C’est tout de suite une flopée de lecteurs masculins en plus.
Pour la suite, je fais appel à vous, un peu d’interactivité pour savoir si les tomes 2 et 3 valent la peine d’être lus ou pas ? Je vous invite à mettre dans les commentaires  vos arguments positifs ou négatifs .Je vous refile un peu la patate chaude là. C’est un rien démoniaque comme procédé.
Scénario : 5/10
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif Global.

Samba.

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Mary Kingsley : La montagne des dieux.

kingsley.jpgkingsley 2.jpgAuteurs : Clot, Dorison G, Mathieu, Telo.
Editeur : Glénat(Explora).
Sortie : 02/2012

Chez les « sauvages ».
Lorsqu’elle débarque en Angola au milieu de l’année 1893, Mary Kingsley n’a connu que trois choses : son quartier de Londres qu’elle n’a jamais quitté, sa mère malade dont elle s’est occupée et les écrits de voyages africains d’un père toujours absent. Pourtant, à la mort de ses deux parents, elle embarque aussitôt pour une Afrique où sauvagerie, violence et horreur se côtoient selon les récits des explorateurs. Une Afrique dont elle ne connaît rien, mais qui lui a volé son père !
Elle est venue pour mourir. Ce qu’elle va vivre lui en coupe l’envie ! Dans la forêt tropicale, sur des fleuves ou des montagnes, elle apprendra les rudiments de la survie en milieu hostile, rencontrera des tribus « cannibales et sauvages » pourtant si riches, et ira plus loin que nul n’a encore été.

En pirogue, Mary!
Deuxième sortie dans la collection Explora, Mary Kingsley nous fait découvrir une femme exceptionnelle  sur les traces des grands explorateurs de l’Afrique noire. L’exploit est encore plus incroyable quand on connait la place de la femme à cette époque (fin 19eme).On a donc de la matière pour faire une bonne BD. Hélas, mille fois hélas, les auteurs passent complètement à coté de cette figure atypique. A la place, on a droit à un trekking dans la jungle parsemé de scènes  d’urgence ou de situations cocasses. L’atmosphère de cette immensité verte est pourtant bien rendue par le dessin de Telo et les couleurs mais quand on lit le cahier explicatif en fin d’album, on se rend compte que l’histoire est en fait un gros melting pot de plusieurs explorations de la britannique  .Comme pour Magellan, c’est ce fameux cahier qui est de loin le plus intéressant .Il est tellement bien fait qu’il « casse » quasiment le contenu de la BD  qui devient très vite superficielle. La BD est cantonnée en somme à une amorce fortement romancée  pour ces textes explicatifs. Mais, j’ai quand même du mal avec ce principe, vous achetez une BD pour un cahier documentaire vous ?
Si vous voulez mieux connaitre ces explorateurs, le net ou les bouquins d’une bonne bibliothèque seront certainement plus enrichissants.
Scénario : 3/10
Dessin : 7/10
Cahier explicatif : 9/10
surprises.smileysmiley.com.5.gif Global.

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Samba.

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Les démons d’Armoises T1-Prelati

Démons d'Armoises (Les)1.jpgDémons d'Armoises (Les)1p.jpgAuteurs : Gaudin,Clerjeaud et Collignon.
Editeur : Soleil.
Sortie : 01/2012.

Crémation.
Rouen, 30 mai 1431. Jehanne disparaît dans les flammes du bûcher.
La légitimité de Charles VII est sauve, mais que retiendra l’histoire de l’épopée de Jehanne et de ses compagnons d’armes.
En 1436, Gilles de Retz a regagné ses terres et ce, pour le plus grand malheur des enfants de Tiffauges. De sa rédemption acquise auprès de Jehanne il ne reste rien. Jehan de Metz et Bertrand de Polongy compagnons de Jehanne sont dépêchés vers Tiffauges. Les terribles agissements du seigneur de Retz pourraient mettre en péril le trône en mettant à jour le secret des jours victorieux. Une arme, issue d’une ancienne expérience alchimique, une arme occulte, terrifiante, dissimulée au sein du projet « Jehanne d’Arc ».

Burn out.
Voilà bien une BD qui ne va pas réussir à me réconcilier avec le genre « moyenâgeux ». Souvent, en faisant une chronique, j’essaye de  retirer le positif d’une œuvre. Mais quand c’est mauvais, il faut aussi pouvoir le dire. Je pense que les BD dont j’ai abandonné la lecture se compte sur les doigts d’une main et celle ci en fait partie. Je veux bien admettre que cet album soit bien documenté mais il n’y a aucun liant entre les pages. Je me suis souvent demandé le pourquoi d’une telle scène, quand se déroule t’elle et de quoi parle t’on (les multiples  Jehan ou Jehanne on s’y perd). Je pense que seuls les férus d’histoire pourront interpréter et comprendre certaines paroles bien mystérieuses pour moi. Et puis mon dieu, que c’est inutilement bavard, un peu comme un guide de musée qui finit par vous endormir. Ce n’est pas fini, puisque comme ça discute pas mal, il manque de place et c’est parfois à la loupe qu’on doit déchiffrer les phylactères. Un truc qu’il faudra m’expliquer aussi, pourquoi faire un récit rigoureux historiquement, presque didactique, si c’est pour le terminer dans du fantastique obscur? Le dessin aurait pu sauver l’affaire vu le soin du détail que Collignon y apporte mais là non plus, pas de chance, on confond très vite les personnages avec leur coupe au bol. Bref, c’est un véritable supplice pour moi cette BD, de quoi la jeter au bucher !
Scénario : 2/10
Dessin : 6/10
3-17ac.gif Global.

Samba.

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CLAIR-OBSCUR DANS LA VALLEE DE LA LUNE

Couv_156746.jpgPlancheA_156746.jpgDessin :Fanny Montgermont- Scénario : Didier Alcante

Editions Dupuis

Collection Air libre

Sortie : 02/03/2012

64 pages

Prix conseillé : 15,50 €

ISBN : 9782800149165

Roman graphique, voyage, société

 

Résumé (de l’éditeur: José Suarez, guide touristique dans les haut-plateaux du Chili, est un homme sombre, rongé par un secret qui l’empêche de vivre et d’aimer. Sa rencontre avec Joan, une touriste américaine, va changer sa vie. Une aventure bouleversante au coeur des somptueux paysages d’un pays au passé douloureux.

 

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Mon avis : Cette BD, c’est d’abord une magnifique couverture qui attire l’œil et l’attention du candidat lecteur. En feuilletant l’album chez mon libraire, j’ai eu ensuite un avis plus mitigé…Il est jalonné tout au long de sa lecture de planches sombres et hermétiques puis ensuite de planches plus rayonnantes de couleurs et de clarté. Assez contrasté en fin de compte. Je l’ai quand même acheté avec la conscience de peut-être prendre le risque d’être déçu. Mais la vie est faite d’expérience avec ses moments de déception et ses moments de joie, de découverte.

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Je vous rassure de suite : il s’agit d’une découverte tant au niveau graphique qu’au niveau du scénario. Il s’agit en réalité de deux vies en parallèle qui se rencontrent lors d’un voyage au Chili. Le Chili qui a vécu sous la dictature militaire avec la répression qui s’en suivi pour les opposants du régime. José Suarez, le guide touristique, est un rescapé de cette période sombre et il va découvrir, via une cliente américaine, une autre façon d’appréhender la vie, de regarder son magnifique pays. D’où, cette dualité graphique entre les ténèbres et la lumière que Fanny Montgermont parvient à nous rendre merveilleusement. Les sentiments des personnages en sont magnifiés. Alcante nous livre un magnifique scénario qui allie la découverte d’un pays au passé tumultueux et la description de deux trajets de vie radicalement différents mais qui vont devoir cohabiter et grandir ensemble.

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Cet album, d’une grande sensibilité, délicat, demande malgré tout de l’attention, surtout au début de l’histoire. Il m’a fallu quelques planches pour bien rentrer dans l’histoire. Par après, c’est un plaisir de lecture. Des planches extraordinaires de beauté, de la poésie, des sentiments, des passés lourds à porter et pourtant un optimisme communicatif en fin d’album. Un grand album, très sensible, à lire d’urgence !

 

Graphisme :   8,0/10

Scénario :     8,0/10

Moyenne :     8,0/10

 

Capitol.

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Lloyd Singer T7:Psychothérapie.

Lloyd Singer7.jpgLloyd Singer7p.jpgAuteurs: Luc Brunschwig et Olivier Martin.
Editeur : Grand Angle.
Sortie : 03/2012.

C’est grave docteur ?
Quelques jours à peine se sont écoulés depuis que Lloyd Singer a été libéré, après son enlèvement par le serial killer surnommé « La Chanson Douce ». Un court repos avant d’être replongé dans la tourmente, celle de sa sœur, Esther, anorexique, qui use désormais de son corps martyrisé comme d’une arme, pour faire pression sur sa famille.
Seule la psychothérapeute Hannah Horowitz est encore convaincue de pouvoir faire quelque chose pour lui venir en aide. Mais pour cela, elle a besoin de comprendre comment fonctionne le quatuor Singer, et de déterrer les secrets et les non-dits qui pourrissent depuis des années les relations de la famille…

Burn out !
Ce 7e tome de Lloyd Singer (Ex Makabi, je rappelle pour permette à tout le monde de bien percuter) commence par une confession étonnante de Luc Brunschwig sur son 40e album. En plus du titre « psychothérapie », il a l’art de plomber l’ambiance notre bon Luc. Je commence donc ma lecture et je me dis que cet album ressemble à une grande confidence pour la famille Singer. On aborde la partie psychanalyse avec un intérêt certain pour connaitre les causes de l’anorexie de la sœur de Lloyd. Pendant que les pièces du puzzle se mettent en pièce, on suit également un vieux tordu  qui joue au Wolfgang Priklopil de service. On comprendra bien plus tard ce qui unit ce tueur à la famille de Lloyd. Alors que beaucoup d’auteurs arrivent à nous divertir, Luc Brunschwig arrive lui à nous émouvoir et ils ne sont pas légion dans le monde du 9art à réussir cet exploit .Je ne peux que vous encourager à débuter cette série terriblement « humaine » et prenante. Vous verrez, ça vous changera d’un Largo Winch ou d’un Lanfeust. Osez l’émotion, ça fait du bien.
Sinon, la grande nouveauté vient d’Olivier Martin qui reprend le flambeau d’Olivier Neuray. Pour ce qui est de la continuité graphique, le challenge est relevé avec brio. Il reste quelques variabilités sur les visages et les corps de certains protagonistes mais rien de bien rédhibitoire et qui n’entravera absolument pas votre plaisir de lecture.
La seule déception de cet album : devoir attendre pour connaitre la fin de ce 3e cycle.
Scénario :10/10
Dessin 7/10
surprises.smileysmiley.com.9.gif Global.

SAMBA
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Cross Fire T6 : rien que pour vos dieux.

Auteurs : Sala et Chan.
Editeur : Soleil.
Sortie : 03/2012

Le tombeau de Judas.
Les Templiers ont survécu aux bûchers et aux tribunaux des papes et des rois. Ils ont disparu de nos livres d’histoire, mais ils sont toujours parmi nous ! Ils protègent leur secret d’un très vieil ennemi : le tombeau de Judas ! Depuis les croisades, ils défendent ce sanctuaire contre inquisiteurs, pilleurs de tombes et chasseurs de trésors. Ce caveau, caché au fin fond d’un Irak ravagé par la guerre, va enfin livrer ses secrets !
Sofia d’Agostino, investigatrice et chasseuse de reliques pour le Vatican, Angelo le tueur Sicilien à la gâchette si sensible, l’érudite Soeur Anna et la sulfureuse Gina ignorent que c’est ici que va se sceller leur destin. Les trois factions qui se déchirent depuis le tome 1 vont se retrouver pour la première fois au même endroit ! Il y a fort à parier que cette rencontre sera aussi explosive que la révélation qu’ils convoitent !
L’heure de la révélation approche !
L’heure de l’accomplissement !

Lire la suite « Cross Fire T6 : rien que pour vos dieux. »

ORCS. Forgés pour le guerre

orcs-211x300.jpgStan-2BNicholls-2B-26-2BJoe-2BFlood-2B-2BOrcs-2BForged-2Bfor-2BWar.pngORCS Forgés pour la guerre

Dessin / Couleurs : Joe Flood

Scénario : Stan Nicholls

DL : Mars 2012

202 pages Editions Gallimard Collection Bayou

 

Les Unis plaçaient leur foi en un dieu unique et tout puissant, les Multis adoraient tout un panthéon de dieux et d’esprits de la nature. Ils se livraient une lutte sans fin pour prendre le contrôle de leur pays d’adoption. Dans leurs rangs, on trouvait des êtres qui n’étaient pas humains. Une race différente de toutes les autres : les Orcs ! Stryke est le capitaine d’une compagnie d’Orcs : bagarreurs, belliqueux résistants mais fidèles à leurs paroles. Hardi, compagnons Orcs, debout les maudits de la terre. Sus !

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Tiens, tiens… voila un pitch peu commun…Tiré du best-seller (tout au moins outre manche !) éponyme de Stan Nicholls, Orcs est un comics vu, vécu et raconté du coté des Orcs. Tout vient d’un « what if… » du scénariste, « et si, les Orcs étaient des héros plutôt que les méchants ? ». Ce principe jouissif, à l’origine de l’uchronie, est appliqué ici pour la plus grande joie des amateurs du genre : pourquoi a-t-on toujours droit à  la version des vainqueurs ? Stan Nicholls disgresse allégrement sur la personnalité des Orcs. Il tente ainsi de créer un monde d’héroic-fantaisy avec un bestiaire à la Tolkien. Gobelins, dragons et autres parsèment l’aventure des héros Orcs. Pourquoi tente ? Malgré une très bonne idée de « what if » et 202 pages, le scénario ne décolle pas. Le lecteur est accroché uniquement par le volet vision au travers du prisme Orcs. En dehors de cela, c’est d’une cruelle banalité (surtout pour les fans d’Heroic-fantasy) : mission secrète, embuscades, rixes.… Rien ou très peu sur la vie des Orcs, leurs mœurs. C’est sans doute un choix scénaristique de s’appesantir sur l’action, mais cela ne fait pas une histoire ! Cela manque de punch et de profondeur, même si on ne s’ennuie pas.

 

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Par ailleurs, ce comics n’est pas vraiment aidé par le dessin de Joe Flood. Si les cases sont riches d’actions, elles manquent de fluidité. Le dessin ligne clair n’accompagne pas le lecteur dans le mouvement. On a du mal à être pris dans les combats et finalement cela tombe à plat. L’absence d’expression des visages y est peut-être pour beaucoup ! Finalement on glisse sur l’image sans s’attarder. A sa décharge, dessiner un monde fantastique à partir d’un roman est une gageure que peu de dessinateurs peuvent se gargariser d’avoir réussie.

 

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Bref, un comics qui se laisse lire car original pour son idée initiale mais desservi par le dessin et le scénario. Je n’ai pas lu le livre de Stan Nicholls et sans doute est-il plus riche que cette transposition peu flatteuse. Dommage ….

Dessin : 7/10

Scénario :7/10

Tigrevolant

Z comme Don Diego, tome 1, Coup de foudre à l’hacienda

2205069419.jpg2205069419_1329491724 copier.jpgUn cavalieeeer qui surgit hors de la nuiiiit (air connu). Tout le monde connaît le héros masqué Zorro ainsi que sa véritable identité Don Diego de la Vega. Z comme comme Don Diego rassemble ses aventures et ses déboires. Don Diego lutte au quotidien pour maintenir l’ordre ainsi que son identité secrète tout en tentant de séduire la belle Sexoualidad.  


 Don Diego affiche un sérieux problème de double personnalité qui donne lieu à de véritables situations burlesques.


 
9782205069419-pjhgtfage3-I400x523 copier.jpgZ comme Don Diego
est une version de Zorro à la sauce vitriol et gag hilarant. On passe du célèbre héros au pitoyable anti héros pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. Dès les premières pages de l’album, on pense furieusement à la collection poisson-pilote de Dargaud et plus précisément à la série Le retour à la terre de Larcenet et Ferri (thème mis à part) ; le format est identique et on retrouve également des gags en deux strips qui pratiquent avec frénésie l’humour de répétition. Le dessin de Fabrice Erre est à première vue très simple, souple et dégagé du superflu, mais il s’impose progressivement comme une évidence. Les tronches et leurs expressions sont de véritables tremplins pour les gags et les dialogues brillants de Fabcaro.

 

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Z comme Don Diego était dans un premier temps présent sur la plate-forme My Major Company BD mais n’a pas rencontré ses internautes et n’a pas atteint les 10.000 euros minimum pour être édité. Comment retrouve-t-on l’album chez nos libraires aujourd’hui ? MMC BD propose un financement participatif, et pas exclusif, de bande dessinée. Chaque album présent est déjà assuré d’être édité, libre aux internautes de participer à l’aventure ou non. Pour Z comme Don Diego, on se demande ce qui a pu se passer. Vu le style de l’album, on a peine à croire qu’il ne puisse trouver son public, d’autant que Dargaud annonce actuellement deux albums de cette saga par an.

 

Le + : Une nouvelle série qui démarre sur des chapeaux de roue. Un véritable univers hilarant et bien réapproprié par ses auteurs. Une réussite comme on en voudrait plus souvent.

 

Le – : Cet album est édité comme une œuvre My Major Company BD Dargaud alors qu’il n’en est rien. Il trouverait probablement mieux sa place dans la collection poisson-pilote.

 

 

Infos en vrac

 Série

Parution : avril 2012

Prix : 10,60 euros

Dessin : Fabrice Erre

Scénario : Fabcaro

Couleur : Sandrine Greff

Editions : Dargaud


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W comme William


Interview de Mauricet pour une belle nuance de rouge .

C’est à une  » speed interview  »  que je vous convie .Celle de Mauricet pour  son album « une bien belle nuance de rouge » sortit récemment chez Grand Angle(Bamboo).  Une interview assez courte mais très parlante qui  vous retranscrit très bien l’atmosphère  particulière et la sensibilité de cette BD.

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> 1. « Une bien belle nuance de rouge » me semble une œuvre bien personnelle qui doit te tenir à cœur. Comment est née cette BD pleine de sensibilité avec un vampire ?

>
Je pense que cette histoire est née de ma volonté de dépeindre une adolescente mal dansmauricet3.jpg sa peau qui se cherche et de thèmes et de sentiments forts qui me tenaient à cœur comme l’amour, la mort, la sexualité, l’amitié. Le tout, sans cynisme. En essayant de créer des personnages vrais.

> 2. Pendant ma lecture, on se prend vite d’amitié pour Garance, un personnage pourtant loin des pinups habituelles, as-tu eu difficile pour rechercher son personnage ?

mauricet4.jpg>
Garance est une sorte d’amalgame de plein de filles que j’ai croisées à un moment ou autre, je crois. Dans sa façon de voir la vie, il y a forcément un peu de moi aussi. L’important, l’essentiel était de créer une nana vraie pleine d’imperfections et de petits défauts. Je suis attiré par la singularité.

> 3. Par contre pour Ambroise Brelot, quelles influences cinéma ou littéraire peut on y voir ?

>Un peu de Dracula de Stoker forcément, une touche de Connor MacLeod dans le premier Highlander, une pointe d’Edward aux mains d’argent et, je me répète mais… toujours un peu de moi.

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> 4. Un truc qui m’a bluffé dans ce premier tome, c’est la qualité des couleurs. Je suppose que tu y as apporté un soin tout particulier ?

>Je ne suis absolument pas un théoricien de la couleur. J’y vais au feeling. La mise en couleur fait partie intégrante du processus narratif. Elle contribue à raconter l’histoire. C’est ma seule règle. J’y ai parfois accordé plus de temps et de réflexion que pour le dessin. J’aime aussi la sobriété et l’efficacité. Et ma gamme plaît visiblement. J’en suis ravi.

> 5. Je me demandais comme ça, une folie, est ce que Mauricet est un gothique ?

mauricet.jpg>Dans l’âme, je le suis très certainement. C’est plus une philosophie de vie qu’un look. Une sensibilité à fleur de peau, un intérêt pour la vie et la découverte, un respect de jolies valeurs qui font parfois sourire, et un goût certain pour le suranné. C’est ce qui se cache sous le maquillage et les couches de fringues noires d’un goth qui est important. L’essence même. Trop peu de gens s’arrêtent à l’emballage.

> 6. Peux tu nous parler un peu du tome 2, quand sortira il et ce qui nous attend car le cliffhanger final nous laisse sur notre faim si j’ose dire ?

>Le tome 2 sera intitulé ‘Le Serment’. Il devrait sortir début mars 2013. Il parlera plus d’Ambroise et de ce qui le lie à Garance. Il m’est difficile d’en dire plus. Je pense qu’il sera encore plus chargé d’émotions que le premier et apportera des réponses à presque toutes les questions posées.

Un grand merci à Mauricet pour avoir répondu à mes (bêtes) questions.
Pour plus d’info sur cet album, RDV sur le site de l’éditeur ou chez Mauricet Himself.

A bientot pour une autre interview.

Samba.

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