La Clef du Château rose

COUVERTURE_CCR.jpgPlancheS_37135.jpg La Clef du Château Rose
Scénario, dessin, couleur : Matthieu Forichon
Dépôt légal : février 2013
Editeur : Akiléos
Format : Normal
ISBN : 978-2-35574-108-1
Planches : 56


Résumé :

« Pendant la guerre, la soeur du Général de Gaulle a séjourné ici »

« Même qu’une fois, le Général a dormi une nuit dans la chambre du haut »

« Je suis sur que c’est elle qui a pris les clefs du trésor et les a enterrées sous le platane. »

 

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Un trésor, un château, une clef, tout un tas de souvenirs d’enfance qui remontent à la surface lors de la vente de la maison.


Des images d’étés dorés, où deux cousins s’inventent un trésor extraordinaire dont la quête se perpétue à l’âge adulte.


La visite de chacune des pièces de la maison de la grand-mère de l’auteur, active des souvenirs de petits bonheurs et les plaisirs d’un été en famille.

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 Mon avis :

Ce livre oscille entre mélancolie et innocence, la joie des deux garçons devant chaque découverte fait resurgir agréablement mes propres aventures entre 8 et 12 ans. 

La liberté d’action et d’imagination que nous avions à cette époque était phénoménale.

« Enfin le temps perdu qu’on ne rattrape plus »

 

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On voyage avec Matthieu dans les étés 90, des apéros à l’ombre de vieux arbres, une maison pleine de cachettes, et sous la pluie chagrine qui accompagne le déménagement, tous les petits méfaits du temps nous apparaissent.

L’enfant a viellit, la poussière a tout envahi, les toiles d’araignées pétrifient les objets, le jardin est à l’abandon, les framboisiers se sont étalés, Mamette n’est plus là …

La nostalgie nous étreint le cœur, mais tout au fond, la lumière de l’enfance brille encore…

« Je me souviens des étés que nous passions en famille… Il y a plus de 20 ans déjà… »

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C’est un album très agréable à lire, si comme moi les souvenirs d’enfance vous courent après et si vous avez déjà fait un saut dans les endroits que vous fréquentiez étant petits pendant les grandes vacances.


Ma note :

Scénario : 9/10

Dessin : 9/10

Moyenne : 9/10

 

Sophie

Les voleurs de Carthage T1 : le serment du Tophet.

Voleurs de Carthage (Les)1.jpgVoleurs de Carthage (Les)1d.jpgAuteurs : Appollo et Tanquerelle
Editeur : Dargaud.
Sortie : 03/2013

Les derniers jours de Carthage.

Le temps d’Hannibal est décidément révolu. Horodamus le Gaulois et Berkan le Numide tentent de tirer leur épingle du jeu ; ils arrachent – par hasard, il faut le dire – une captive à ses ravisseurs. Mais celle-ci, issue de la plus grande guilde des voleurs, la famille d’Utique, n’a pas l’intention de se laisser mener à la baguette. Elle propose une mission aux deux idiots : s’associer à elle pour accomplir le casse du siècle !

Il était une fois dans l’oued.

Bon, je ne vais pas me faire  que des amis sur ce coup là mais ce titre est à éviter. Pourtant le pitch aurait pu allécher. Deux petits comiques antiques voulant faire le casse du siècle avec la complicité d’une belle vestale, on aurait pu se marrer. Or ça ne l’est franchement pas où alors vous aimez l’humour raz des pâquerettes d’Eric et Ramzy. En plus, j’ai eu l’impression que le scénario ne savait pas sur quel pied danser, la belle déconnade ou alors un cambriolage bien ficelé à la Ocean’s -1300 ans avant JC avec option guerre punique, le truc où les romains feront un big massacre avec les carthaginois. Le cambriolage est plutôt banal, Delcourt aurait même pu l’intégrer dans sa série concept, c’est tout dire. Les dialogues sont surtout portés sur la gaudriole avec un parlé très actuel. D’un autre coté, on a les romains qui arrivent pour tout bruler, là c’est nettement moins drôle et d’ailleurs dans Carthage, personne ne rigole même pas nos deux loustics. Cette partie « historique » aurait pu captiver ma lecture, mais là aussi, c’est traité avec trop de légèreté pour y accorder le moindre crédit. Bref, on a un massacre avant le vrai .J’avoue que je suis un rien perfide car ma lecture a été agréable, pas de rigolade ni de tension démesurée mais un petit divertissement sympa au final.

Pour le dessin, c’est du Sfar amélioré.. Allez, terminons sur une bonne note, la colorisation en ocre et brun donnant une touche  très chaude à l’ensemble.

Scénario : 5/10
Dessin : 5/10
surprises.smileysmiley.com.5.gif Global (pas taper !)

Samba.

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INTERVIEW DE WARNAUTS + RAIVES

 

 

Capitol, Après-guerre, interview, Warnauts, Raives, Le Lombard, 03/2012Capitol, Après-guerre, interview, Warnauts, Raives, Le Lombard, 03/2012Foire du Livre de Bruxelles, vendredi 8 mars 2013. A l’occasion de la sortie de l’album « Après-guerre »- tome 1, SambaBD a rencontré, en collaboration avec Le Lombard, les « Collins et Lapièrre » de la BD, les Liégeois Eric Warnauts et Guy Raives, soit plus de 25 ans de complicité! Extraits choisis…

SambaBD : Pourquoi appeler l’album « Après-guerre T1 » au lieu de « Les Temps Nouveaux T3 » alors que le lecteur retrouve les mêmes personnages ?

 

Guy Raives : On a fait un saut dans « Les Temps Nouveaux » entre 1938 et 1945 alors qu’ici pour « Après-guerre » on commence en 1947 et on fini en 1950.C’est donc bien de redémarrer avec un nouveau cycle. Ceci dit, c’est mieux d’avoir tout lu, cela donne de la profondeur aux personnages mais c’est bien d’avoir un album qui soit lisible indépendamment du premier cycle.

SambaBD : Après, comptez-vous allez plus loin dans la même dynamique ?

Eric Warnauts : On l’espère…On aimerait aller en 1955. Ce serait possible, c’est intéressant. Il se passe plein d’événements. Après 1955, pour nous les Belges, c’est Baudouin au Congo. En France, c’est Diên Biên Phu en 1954, le début de la guerre d’Algérie.

Guy Raives : 1960, c’est la décolonisation, la loi unique en Belgique…

SambaBD : J’ai vu en fin d’album que vous avez fait une chronologie. Sur quelles bases avez-vous choisi les dates et les événements ?

Guy Raives : Celles qui nous semblaient les plus pertinentes sans être trop apparentes. Il y a un choix d’inclinaisons. On a parfois pris des faits futiles et parfois des faits importants. Chaque élément est pris en fonction de la pertinence ou pas.

Eric Warnauts : Il y a des faits du quotidien comme le Tour de France qui reprend dans l’année 1947, c’est populaire. Les jeux olympiques en 1948, des combats de boxe, des événements comme ceux-là. Des massacres et des guerres dont on ne parle pas, le début de l’apartheid en Afrique du Sud.

SambaBD : Les gens qui sont sur les photos, des gens de votre famille ?

Guy Raives : C’est un mélange. Il y a les parents, les beaux-parents, les gens de la campagne proche que l’on décrit.

 

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SambaBD: Vous formez un duo depuis de nombreuses années. Qu’est ce qui vous a amené à collaborer ? Etiez-vous au cours ensemble dans la même école ?

Eric Warnauts : Moi, j’ai fait Saint Luc et Guy a fait l’Académie… (Ndlr : les deux écoles artistiques de Liège, Saint-Luc dans l’enseignement catholique et l’Académie dans l’enseignement officiel).Comme quoi, on peut très bien fonctionner ensemble ! On s’est rencontré en fait au cours du C.A.P., au Cours d’Aptitude Pédagogique en cours du soir (Ndlr : la qualification qui permet à un étudiant ou un professionnel de donner cours en Belgique francophone). On s’est rencontré là. Guy cherchait un scénariste. Guy a mis mes couleurs sur des histoires Cela s’est imbriqué petit à petit. .J’ai écris deux albums pour lui aux éditions du miroir à Louvain La Neuve. On a commencé comme cela à travailler ensemble, puis on s’est dit pourquoi ne pas aller plus loin dans une collaboration plus étroite, plus impliquée. C’est ce qu’on a fait. On avait aussi envie d’aller vers le média qui m’a toujours attiré à savoir le magazine (A suivre) de Casterman. On l’a intégré en 1987 et on a fait 10 ans, un peu plus même.

SambaBD: Qu’est ce qui a fonctionné entre vous ? Quelle est la plus-value du duo par rapport à ce que vous faisiez seul?

Guy Raives : C’est d’être à deux ! C’est l’avis de l’autre, c’est l’apport de l’autre, le regard de l’autre, le ping-pong continuel, c’est me reposer sur ses capacités et lui inversement.

Eric Warnauts : C’est un travail de longue haleine. Faire de la BD, cela fait 25 ans que l’on fait cela. Année après année, la majorité de nos travaux, c’est des « one-shots ».Chaque fois, tu remets tout en jeu. Ce n’est pas comme quand tu fais une série et que tu es au tome 10.Ce n’est pas de la routine. On a fait  « l’innocente » sur l’immédiate après-guerre de l’Allemagne nazie, On a fait les années ’40,…C’est agréable de travailler. Le problème, c’est d’avoir un ego pour deux mais cela ça va, ce n’est pas un problème ça, franchement…

 

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SambaBD : Et en fin de compte qui fait quoi dans un album au niveau du dessin, du scénario, de la couleur ? Comment vous répartissez-vous les tâches ?

Eric Warnauts : On discute beaucoup avant. C’est moi qui écrit, fait les dialogues, met au net. Après Guy redécoupe, il amène d’autres choses. Moi, j’ai une surprise. Je redessine dessus. C’est un ping-pong et après on ne sait plus qui a dessiné quoi. Les couleurs, c’est Guy qui termine, plus la partie infographie, le côté traitement par photoshop, etc…

SambaBD : Donc, si cela se trouve, vous ne savez pas qui a fait quoi dans la même case…

Guy Raives : Non, il s’agit de passages successifs. On y a travaillé mais à des moments différents. C’est peut-être moi qui aie commencé et Eric a terminé ou inversement. En gros, c’est Eric qui écrit et moi qui fait les couleurs. Bon, on a un peu chacun son domaine réservé mais avec des exceptions.

Guy Raives : Le but, c’est l’album. Ce n’est pas de te faire plaisir à toi. C’est d’être efficace par rapport à l’objectif.

SambaBD : Vous avez eu  ce que j’appellerai une période « Congo ». Au niveau de la Belgique, on a aussi une histoire avec le Congo. Qu’est ce qui vous amène vers ce thème là ?

Eric Warnauts : Au départ, c’est aussi l’histoire de la Belgique. C’est  la seule aventure coloniale qu’on ait eue. Le Congo a eu une incidence. On la minimise. Sans le Congo, la Belgique…Ce sont des choses qui nous intéressent.

SambaBD : Vous avez aussi réalisé des séries telles que Lou Cale, l’orfèvre ou les suites vénitiennes qui peuvent passer pour plus « légère », moins politique. Dans toute votre production, quels sont les albums dont vous êtes les plus fiers ?

Eric Warnauts : C’est difficile à donner. Il y en a évidemment qui nous marquent. Par exemple, rentrer chez (A suivre) avec « Congo 40 » en 1987, c’était inouï ! Je vais citer celui-la. C’était le début, parce que c’était le premier. Cela correspond plus à des périodes qu’à des albums. Le « Liberty » parce qu’on quitte Casterman là-dessus. On savait bien qu’ils ne croyaient plus vraiment à ce qu’on faisait. En même temps on a bien fait…

SambaBD : C’était lié avec la fin d’(A Suivre) ?

Eric Warnauts : On a toujours défendu la ligne éditoriale d’(A suivre), ce qui n’était pas bien vu par la nouvelle direction. C’est souvent comme ça…

Guy Raives : Même les thèmes. Comme Liberty sur le métissage et compagnie, ce n’est pas des thèmes porteurs. Donc éditorialement, ce n’est pas facile à défendre.

Eric Warnauts : On l’a bien vu, on a fait des albums sur le Congo. Si c’est l’époque coloniale, c’est « OK ». On a fait « un diamant sur la lune », on a parlé du problème des diamants. Ce n’est pas si absurde que cela car un film a été fait quelques temps après sur ce thème. C’est l’Afrique actuelle, cela n’intéresse pas des masses.

 

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SambaBD : En tant que Liégeois, en tant que Belges, quand vous allez en France, à l’étranger, comment vos albums et  cette spécificité belge sont-ils perçus ?

Guy Raives : Cela passe très bien. Au début, on avait un peu des craintes que les Français n’allaient pas aimer. Mais ils adhèrent. Ils font le parallèle entre leur histoire est la nôtre. Ils découvrent des choses.

Eric Warnauts : On a toujours bien vendu en France. Le seul album qui a eu un décalage, c’était « Intermezzo », l’immigration italienne n’était peut-être pas présente comme chez nous avec les charbonnages, sauf dans le Nord. Et là, cela à moins bien marché en France alors que cela a très bien marché chez nous en Wallonie, à Bruxelles et même en Flandres. Cela avait bien fonctionné.

SambaBD : Et comment faites-vous au niveau des couleurs, Raives ? Puisque vous êtes le spécialiste…

Guy Raives : Dans cet album, c’est  80%  aquarelle à la main, à l’ancienne et puis il y a une partie informatique. Je scanne moi-même, je fais ma photogravure et je réinterviens dans les couleurs, dans certaines matières, je réinterprète certaines choses…Les plaques émaillées et compagnie, je ne vais pas les dessiner, c’est du collage qui amène un plus dans le récit. C’est de l’informatique et c’est tout. Je travaille avec photoshop…

SambaBD : Mis à part le tome 2 d’Après-guerre, quels sont vos projets ?

Eric Warnauts : Pour le moment, on est dedans, en immersion. On a une idée d’album sur New-York, une ville que nous aimons bien. On le fera…En général, on voyage, on vit des choses puis on raconte des histoires.

Guy Raives : il faut laisser le temps au temps…

 

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SambaBD : Vous allez en repérage, vous faites des photos, des croquis ?

Guy Raives : Oui, bien sûr. On rencontre des gens. Des croquis, non. C’est utopique ! C’est des faux croquis… Un beau croquis, cela demande du temps…

Eric Warnauts : Pendant ce temps, vous ne rencontrez pas les gens. Ce qui nous intéresse, c’est de rencontrer les gens. Nous avons déjà fait des voyages au Sénégal, à Gorée et on a pris le temps de prendre le thé avec les sénégalais. On a les moyens modernes, on a la photo et puis même, c’est l’évènement qui est important. Je n’ai pas de temps à perdre à dessiner. C’est clair, c’est du temps perdu ! Alors on prend des notes, beaucoup de notes…

Guy Raives : Ce qui est intéressant, c’est la lumière du moment, c’est la différence de couleurs entre les événements, le temps d’un instant, d’une minute. C’est ça qu’il faut intégrer.

Ainsi se termine cette entrevue. C’est  avant tout la décontraction qui a primé. Quoi de plus normal quand des Liégeois se rencontrent…à Bruxelles.

Interview réalisée par Capitol pour SambaBD.

 

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APRES-GUERRE – Tome 1: L’espoir.

Couv_184437.jpgPlancheA_184437.jpgDessin &- Scénario: Warnauts & Raives

Editions Le Lombard

Sortie : 15/03/2013

64 pages

Prix conseillé : 14,99 €

ISBN : 9782803632138

Aventure, Historique.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Berlin, 1947. Un homme est abattu par les soldats russes alors qu’il cherchait à gagner le secteur anglais. Dans sa mallette, on retrouve des fiches de prisonniers détenus dans des camps soviétiques. Parmi celles-ci, celle d’Assunta Lorca, la républicaine espagnole, amante de Thomas. Ce dernier n’aura alors de cesse de la faire libérer.

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Mon avis : Dans ce nouvel album du duo liégeois Warnauts et Raives, on retrouve les personnages découverts dans les deux albums de « Temps Nouveaux ». On a laissé les personnages en 1945 et maintenant on les retrouve en 1947. C’est l’Après-guerre mais aussi les prémices de la guerre froide. Américains et Soviétiques se déchirent déjà à Berlin où la ville a été subdivisée en zones d’influence. Les prisonniers n’ont pas encore été tous libérés. C’est le cas de l’amante de Thomas, Assunta Lorca, prisonnière politique dans un camp d’internement soviétique. Warnauts et Raives nous racontent les démarches, les recherches entreprises pour retrouver et libérer Assunta Lorca.

Warnauts et Raives ont voulu faire une rupture temporelle vis-à-vis de la première période racontée dans les « Temps Nouveaux ». « Après-guerre » comportera aussi deux tomes et concernera la période 1947-1950. Les auteurs veulent ainsi que le lecteur puisse lire et comprendre l’histoire, même s’il n’a pas lu les deux albums précédents. Bien évidemment, c’est plus intéressant d’avoir lu le premier diptyque pour mieux connaître la psychologie des personnages mais ce n’est pas un handicap insurmontable, loin de là.

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Les auteurs élaborent cette histoire sur base d’une solide documentation, de témoignages de personnes ayant vécu cette époque, de lectures communes. Ils y intègrent leur environnement habituel (la Belgique, la région liégeoise, Les Ardennes,…) mais aussi la petite et la Grande Histoire du monde. Ces personnages de papier sont donc très crédibles et c’est ça qui touche le lecteur. De plus les auteurs ont une réelle analyse et réflexion sur les faits historiques .Le résultat est tout à fait pertinent.

Au niveau du dessin, cela reste toujours de très bon niveau. Warnauts et Raives est une marque de fabrique, un gage de qualité graphique. La colorisation de Raives en aquarelle directe et retouchée par l’informatique est aussi un des points forts de l’album.

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En conclusion, si vous avez aimé « les Temps Nouveaux », vous ne pouvez rater cette suite. Si vous aimez également l’Histoire proche des années ’40-’50, vous y trouverez votre bonheur. Le Lombard l’a compris en intégrant cet album dans sa prestigieuse collection « Signé ». La sortie d’un Warnauts et Raives reste un événement. Incontournable !

 

Liens vers le site du Lombard: http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/apres-guerre/l-espoir,2562.html

 

Graphisme :     8,5/10

Scénario :       8,5/10

Moyenne :       8,5/10

 

Capitol.

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Boule à zéro Tome 2. Le gang des crocodiles

boule a zero,zidrou,ernst,carpentier,bamboo,012013,810,jeunesse,maladie,cancer,hopital,crocodile,afrique,rwandaboule a zero,zidrou,ernst,carpentier,bamboo,012013,810,jeunesse,maladie,cancer,hopital,crocodile,afrique,rwandaScénario : Zidrou
Dessin : Ernst, Serge
Couleurs : Carpentier, Laurent
Editeur : Bamboo
Dépôt Légal : 01/2013
ISBN : 978-2-8189-2206-4
Nb Pages : 46

Résumé de l’album : Bonjour, je m’appelle Zita, mais ici, à l’hôpital La Gaufre, tout le monde m’appelle  » Boule à zéro « . Je souffre d’une leucémie. Ma seule consolation d’être à l’hosto, c’est Mama Kigali. Mama Kigali est conteuse professionnelle. Les histoires, elle les raconte comme personne ! Aujourd’hui, elle nous a conté une vieille légende africaine selon laquelle la personne malade qui arriverait à toucher la queue d’un crocodile serait guérie instantanément. Vous allez sans doute me dire que je ferais mieux de ne pas croire à cette histoire de crocodile à la queue miraculeuse. Pourquoi pas, après tout ? J’ai bien cru à tous ces traitements que les docteurs m’ont infligés pendant des années. Et regardez où j’en suis !


Allo maman bobo !!


Le tome 1 de Boule à Zéro m’avait scotché !!! J’attendais avec beaucoup d’impatience la suite des aventures de la petite Zita et des autres pensionnaires de La Gaufre.


Y-a pas à redire Zidrou est vraiment un scénariste de grand talent !!! Il est capable de vous pondre des gags pour la jeunesse, Elève Ducobu, Schumi… Un scénario de ouf pour les Folies bergère, de récidiver pour Le Client !!!  Pis tranquillement d’écrire un truc pour la jeunesse qui se déroule à l’hôpital avec en vedette des enfants malades. Et là paf…. !!!! Une grosse claque !!!!   Sous ses airs de bande dessinée bien gentille pour les p’tits enfants. Vous voilà embarqués au côté de Madame la mort et de sa confidente Boule à zéro.  Vous vous retrouvez confrontés à la maladie !! Je devrais plutôt dire aux maladies. Pis pas des maladies bénignes, non, des cochonneries  qui empoisonnent la vie des enfants hospitalisés à La Gaufre.

 

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Ce tableau pourrait être d’une noirceur totale, que nenni !! Zidrou traite tout en subtilité les maladies dont souffrent les enfants.  Les personnages qu’il a créés sont très attachants.  De plus, chaque pensionnaire se voit affubler d’un surnom en rapport à sa maladie ou son affection, Wilfrite le grand brûlé, Puzzle pour la fille aux os brisés ….. ce qui les rends d’autant plus attachants ces enfants.


Le gang des crocodiles  met à l’honneur l’Afrique et ses contes. Ceci  grâce à Mama Kigali qui vient chaque vendredi apporter un peu de bonheur et d’évasion aux jeunes malades.  La dernière histoire qu’elle va leur raconter, va enflammer l’imagination de Zita. Cette dernière va créer le gang des crocodiles et vivre une aventure pleine de rebondissements avec ses jeunes condisciples. Lisez ce Tome 2 de Boule à Zéro pour en savoir plus….

 

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Les dessins de Serge Ernst tout en rondeur donnent un côté chaleureux  aux personnages. Les couleurs de Laurent Carpentier sont particulièrement réussies et contrastent bien avec l’univers froid et clinique de l’hôpital.

 

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Boule à Zéro est une vraie réussite qui traite de sujets sérieux et graves : maladie, mort, souffrance, racisme, vieillesse, solitude, génocide…. Mais sans jamais sombrer dans le mélodrame ou la noirceur.  Vivement le début d’année 2014 pour la sortie de  Docteur Zita, le troisième tome des aventures de Boule à Zéro !!!!


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 Ma note :

Scénario 9/10
Couleurs 8/10
Dessin 7/10

Global 8/10

Revedefer

Les petites chroniques (4).

 Caroline Baldwin Tome 15 : L’ombre de la chouette.


2.jpg2a.jpgScénario : Taymans, André
Dessin : Taymans, André
Couleurs : Wesel, Bruno
Dépot légal : 08/2011
Editeur : Casterman
ISBN : 978-2-203-03886-8
Planches : 45

 

Mais comment fait donc Caroline pour se retrouver dans des emmerdes pareilles ? Accrochez vous bien, la voilà accusée de tentative de meurtre sur la présidente des USA. Pour le moment, on est comme la belle, on ne comprend rien à ce qui se trame avec cette machination.


Un 1er volet qui se lit rapidement grâce à une forte dose d’action, ce qui ne sera pas sans conséquence sur sa santé également : un nez cassé et un traumatisme crânien au programme .Allez, un bon « Jack » pour débuter le tome 16 et réparer tous ces petits bobos. Courage Caroline, on t’aime bien nous.


Ma note : 6.5/10


Samba.


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Les voiles Tome 1 : Orient


2.jpg2a.jpgScénario : Renot
Dessin : Ersel
Couleurs : Lecloux, Aurélie
Dépot légal : 04/2011
Editeur : Casterman
ISBN : 978-2-203-04093-9
Planches : 46


Beaucoup de sensualité dans ce titre par contre, le scénario  a bien mis les voiles, c’est certain !!

Ma note : 4/10

Samba.


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Les Folies Bergère

 

 

Couv_168340.jpgPlancheS_34580.jpgScénario : Zidrou
 
Dessin : Porcel, Francis
 
 
Dépôt légal : 09/2012
 
Editeur : Dargaud
 
ISBN : 978-2-505-01390-7
 
Planches : 92 

 

 

Il était une fois…. Une interview sur le blog Samba Bd è http://www.sambabd.be/archive/2012/12/03/l-interview-de-francis-porcel-pour-les-folies-bergere.html  cette dernière étant tellement intéressante que je ne pu m’empêcher d’acheter l’album lié à cette dernière !!

 

Bien m’en a pris cette BD est excellente !!!!  Le scénario de Zidrou est prenant !!! Les dessins de Francis Porcel sont magnifiques !!!  Les Folies Bergère est à posséder absolument dans sa bibliothèque !!!

 

Ma note 8.5/10

 

Revedefer


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Le royaume suspendu Tome 1: le nexus élémentaire.

 

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Dessin : Ribaltchenko, Michaël
Couleurs : Berthe, Sandrine
Dépot légal : 02/2013
Editeur : Akileos
ISBN : 978-2-355-74125-8
Planches : 51

 

La couverture interpelle ensuite le contenu steampunk séduit ! Un album que les amateurs de super héros devraient apprécier. On a effet  l’homme invisible et une sorte de Hulk  fracassant les pages de ce tome 1 à un rythme effréné. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à bien suivre les scènes d’action, pas que le dessin soit mauvais mais ça manque de fluidité dans ces scènes. Il faut dire que la colorisation n’aide pas à clarifier les situations non plus. J’aurais aussi aimé avoir plus d’info sur ce monde étrange et de la profondeur dans l’étude des caractères. Bref, on sent du talent dans cet album mais aussi pas mal d’erreur de jeunesse.

Ma note : 5/10

Samba.

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Casanova (Urban comics) Tome 1 Luxuria


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Dessins : Gabriel Bà & Fàbio Moon
Editeur : Urban Comics
ISBN: 9782365771818
DL : 01/2013
Pages : 160




Casanova Quinn et sa soeur jumelle Zephyr sont des agents de l’E.M.P.I.R.E, une agence internationale chargée de préserver la Terre de toute menace.

Carnélius Quinn, leur père en est le directeur suprême. Après avoir été enlevé par le groupuscule D.E.F.O.N.C.E il est forcé de réaliser des missions en tant qu’agent double dans une réalité alternative…

Matt Fraction signe ici un récit rythmé, avec de multiples intrigues et rebondissements. Le tout parsemé de belles touches d’humour. Les dessins sont principalement assurés par Gabriel Bà que l’on retrouve avec plaisir après Daytripper.

Ma note : 07/10.


JaXoM

Interview de Sacha Goerg…(ou comment prendre la Foire du Livre à l’envers)

IMG_5802.JPG D’origine suisse, Sacha Goerg arrive à Bruxelles dans les années 90 et fonde en 1999, avec ses camarades, la maison d’édition indépendante L’employé du moi. Il s’agit d’une maison composée de réels passionnés de bande dessinée et tournée, dès ses débuts, vers les projets collectifs. Aujourd’hui, 14 ans après, le projet collectif reste au cœur de L’employé du moi même si sa forme a évolué. De simples albums collectifs (Abruxellation, 40075 km comics, Crrisp !,…), on est passé à un évènement collectif (les 24h BD) qui découle sur de véritables albums individuels rassemblés dans la collection vingt-quatre. Parallèlement, ils éditent régulièrement des albums plus « classiques » (H27, I like short songs, Basewood,… parmi tant d’autres). 

 Depuis 2007, L’employé du moi, c’est aussi, entre autres, le site grandpapier.org qui propose une plateforme de publication en ligne de bande dessinée (actuellement plus de 440 auteurs, soit plus de 1500 albums, soit 35270 pages… et oui, rien que ça !).

 

 Présent à la Foire du Livre de Bruxelles 2013 via le stand de son distributeur, Belles Lettres Diffusion Distribution, L’employé du moi bénéficie d’un impact visuel très réduit, noyé sur de grandes étagères entre différents éditeurs logés à la même enseigne (Les Requins Marteaux, 5ème couche, Rackham,… Belles Lettres, c’est plus de 150 éditeurs).

 Sacha Goerg, quant à lui, était présent le jeudi 8 mars pour participer à l’imaginarium BD (projet développé pour la Foire du Livre autour de la BD) et pour une séance de dédicace sur le stand Dargaud. Car l’auteur de Bouture et Rubiah (L’employé du moi) a signé chez Dargaud, La fille de l’eau en janvier 2012. Un album pour lequel il s’est vu récompensé il y a peu par le prix Töpffer remis par la ville de Genève. Donc finalement, le rencontrer à la Foire du Livre du Bruxelles  pour discuter avec lui de L’employé du moi, c’est un peu… prendre la Foire du Livre à l’envers !  Et il y a une certaine logique à ça, faites un tour sur la toile et regardez bien. Chaque fois qu’on parle de Sacha Goerg pour La fille de l’eau, on finit par citer L’employé du moi. C’est le plus malin qui attrape l’autre !

 

 

 

 Samba BD : Que représente un évènement comme la Foire du Livre de Bruxelles pour un éditeur comme L’employé du moi ?

 

 Sacha Goerg : Ça n’a jamais été un évènement majeur pour nous. On ne peut pas se payer un stand, on n’a pas les moyens et donc on est représenté sur le stand de notre distributeur comme plein d’autres gens mais dans des conditions qui ne sont pas toujours idéales. En pratique, c’est l’occasion pour nous de revoir notre distributeur, de discuter avec lui,… mais ce n’est pas l’évènement qui compte le plus.

 

 Un évènement comme Angoulême a plus d’importance pour vous ?

 

 Bien sûr, c’est évident, on peut vendre nos livres, on peut rencontrer le publique réellement. Ici, sous ma casquette d’auteur chez Dargaud, je vais voir du monde et dédicacer mais c’est autre chose. Il y a déjà des dédicaces qui ont été organisées sur le stand des Belles Lettres (distributeur) mais ça ne donne pas grand chose en général.

 

 

 « …on a commencé à faire des livres…je ne sais pas… pour passer du fanzine à autre chose. »



 L’employé du moi existe maintenant depuis plus de dix ans (1999), où en êtes-vous aujourd’hui par rapport à vos débuts ?

 

 Au début, on a commencé à faire des livres…je ne sais pas… pour passer du fanzine à autre chose. Et maintenant, on a une vision beaucoup plus complète du métier d’éditeur pour lequel nous n’étions pas du tout formés.

 

 Vous apprenez le métier au fur et à mesure ?

 

 On commence maintenant à le connaître même si on apprend encore des choses. En dix ans on est parti de rien, on sait comment imprimer un livre, comment préparer sa sortie. C’est énormément de rencontres, de contacts, de projets.

 

 L’employé du moi, c’est énormément de projets collectifs avec les 24h BD, le site grand papier, le site 8p.cx. S’agit-il d’une volonté toute particulière de faire avant tout des projets collectifs ? 

 

 Je ne sais pas, les choses se font un peu naturellement. Il y a des choses différentes là dedans. Pour les projets web, c’est vrai qu’on avait accès à cette technologie peut-être plus tôt que d’autres. Du coup, on s’est dit qu’on avait l’outil et qu’on pouvait surement en faire quelque chose. Ça nous a servi, même avant grand papier avec d’autres projets, à créer un réseau même si on ne l’a pas fait pour ça… On s’est rendu compte que ça générait des liens, des contacts et toute une sphère de gens autour de nous.

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Stunt de Sacha Goerg (collection vingt-quatre)



 « Nous, en tant qu’éditeur, on ne se paie pas. On regarde toujours à ce que l’expérience soit un peu excitante sinon « à quoi bon ? ». »



 Et les 24h BD découlent sur une collection, la collection vingt-quatre

 

 C’était pour essayer de rentabiliser les 24h BD. Quand on fait les 24h, ça termine sur le site mais très vite ça disparaît dans les archives. Du coup, la visibilité est vraiment temporaire. De temps en temps, il y a vraiment des récits intéressants qui sortent de ça. Et donc, on se dit que de cette manière, on peut renouveler cette expérience d’éditeur. Comme nous ne sommes pas payés pour ce qu’on fait (on paie un peu les auteurs mais ce n’est pas grand-chose. Nous, en tant qu’éditeur, on ne se paie pas. On regarde toujours à ce que l’expérience soit un peu excitante sinon « à quoi bon ? ». Je ne tiens pas à faire éditeur à tout prix, j’arrêterai peut-être un jour. Donc voilà, pour nous c’était (les 24h) l’occasion de formater une collection, ce qu’on n’avait jamais fait jusqu’à présent. C’était rigolo de dessiner une collection qui puisse accueillir un ou plusieurs auteurs. Et même graphiquement, la dessiner, c’est moi qui ai passé du temps à ça et c’était très excitant. 

 

 Cette collection devient presque un rendez-vous régulier pour les lecteurs de L’employé du moi. En effet, par intervalles de quelques mois, deux albums sortent (les 15ème et 16ème en mars 2013).

 

 Au début, on s’est dit que c’était une occasion de faire des éditions pas chères et de faire une petite marge dessus parce que, sur les livres classiques, des fois on en fait, des fois on n’en fait pas, ça dépend du contexte. Là on est en train de faire un peu le bilan et ce n’est pas si heureux que ça. Je pense que, peut-être, le format ne correspond pas… On se disait, on en sait rien mais : si on était au Etats-Unis ça fonctionnerait plus parce qu’on est dans un format de livret. Comme pour plein gens dans l’édition en général et pour plein de livres, on a énormément de retours, de livres qui reviennent. Donc, finalement, on en vend assez peu et on arrive même à perdre un peu d’argent mais ce n’est pas très grave. La collection, paradoxalement, commence à bien marcher. A Angoulême, on en a bien vendu. Je crois que les gens on comprit maintenant qu’il y avait cette collection, il faut le temps. Malgré tout, on va terminer la collection. On va faire 24 numéros et puis on va l’arrêter, histoire d’avoir un cycle. Ce n’est pas quelque chose qu’on va garder éternellement. On fait un truc qui nous excite mais, si ça nous excite plus, on doit être capable de l’arrêter.



 « …les collectifs c’est compliqué et ça coute cher à faire. Les libraires n’en veulent plus… »



 Quels sont les futurs projets de L’employé du moi ?

 

 On a un projet collectif mais on n’a pas encore de titre. C’est un projet avec six filles en trois groupes de deux qui vont donner six récits, une quarantaine de pages. Elles travaillent essentiellement au crayon. On avait réfléchi à une thématique mais au final c’est complètement libre. On a mis en contact ces gens pour faire un collectif qui n’est pas vraiment un collectif. Donc pas avec une histoire trop longue et pas avec vingt personnes. C’est une espèce de livre ciblé. Il y aura Noémie Marsily, Joanna Lorho, Joanna Hellgren, Aisha Franz, Amanda Vähämäki, et Julie Delporte. Ça va être un très beau projet collectif. Maintenant le problème des collectifs, c’est que ça devient très dur de vendre des livres en général, les collectifs c’est compliqué et ça coute cher à faire. Les libraires n’en veulent plus… mais je ne sais pas si les gens n’en veulent plus. Ça devient vraiment risqué, malheureusement. Par contre, ça reste une bonne stimulation, ça fait vraiment vivre notre site grand papier mais pour porter le livre après ça va probablement être compliqué.

 

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 Passons par votre actualité plus personnelle. Vous venez de recevoir le Prix Rodolphe Töpffer par la ville de Genève pour votre album La fille de l’eau (Dargaud). Quel est votre sentiment à ce sujet ?

 

 C’est un prix pour un album qui est sorti il y a déjà un an et c’est sympa car, dans le monde des livres, on passe très vite à d’autres choses et là ça remet un peu en lumière le livre. Ça vient de Genève, où j’ai vécu, passé mon enfance et donc c’est aussi une reconnaissance géographique parce qu’avec le temps j’avais l’impression d’avoir pris de la distance même si je retourne à Genève régulièrement. C’est extrêmement flatteur comme prix, je ne pensais pas du tout l’avoir et là je suis vraiment surpris.  



 « …le défendre devant la presse. Pour ça, Dargaud fait un beau travail de relai. »



 A ce sujet, n’est-il pas paradoxal de vous voir chez un autre éditeur ?

 

 Je fais plusieurs choses dans ma vie et à un moment donné je me suis quand même dis que je passais beaucoup de temps à faire de la bande dessinée et que, si je pouvais gagner ma vie avec ça… Donc il faut aller voir quelqu’un qui a les moyens. A L’employé du moi, malheureusement, ce n’est pas pour demain vu comment ça se passe actuellement dans le monde du livre et de la BD, je ne suis pas sûr… Vu que tout le monde paie moins qu’avant et, probablement, payera encore moins demain, je ne sais pas si nous (L’employé du moi), on pourra un jour se payer convenablement.  De plus, il y a la capacité à porter le livre, je n’avais pas envie de porter mon livre dans ma propre structure et le défendre devant la presse. Pour ça, Dargaud fait un beau travail de relai. C’est une équipe de gens qui ne font que ça, qui le font bien, dont c’est le métier et qui sont capables d’obtenir des papiers. C’est con mais je suis content d’être chez un plus gros éditeur pour que quelqu’un fasse ce boulot là pour moi et porte le livre au maximum. 

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La collection vingt-quatre



Propos recueillis par William à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles 2013.



Je clique chez:

Sacha Goerg

 

 

Le troisième testament Julius II La révélation ½, chapitre 6, strophe 7, alinéa 4.

Troisième testament (Le) - Julius2.jpgTroisième testament (Le) - Julius2g.jpgAuteurs : Alice, Dorison,Montaigne.
Editeur : Glénat .
Sortie :11/2012

Jésus revient.
Les chrétiens espèrent le retour de leur sauveur, car le Royaume de Dieu annoncé n’est toujours pas advenu. En Palestine occupée, les Juifs, eux aussi, attendent le messie. Le général romain Julius Publius Vindex, dénoncé par sa fille, est envoyé dans les mines de Judée où il retrouve l’esclave chrétien qu’il voulait mettre à mort. Il finit par le sauver. Des zélotes, juifs résistant à l’occupant romain, se glissent parmi les esclaves. Ils sont persuadés que le nouvel ami de Julius n’est pas un esclave comme les autres. Képhas, leur chef, voit en l’homme le Messie annoncé par les Ecritures. Ce Messie emmène les prisonniers libérés jusqu’au repaire des zélotes, une forteresse naturelle du nom d’Ein Guedi. Là le mystérieux Gamaliel, qui avait prédit sa venue, parvient à le convaincre : il est le frère du Christ, destiné à révéler au monde le Troisième Testament, qui ouvrira les portes du Royaume des Cieux. Mais, pour cela, il doit suivre l’appel qui résonne en lui depuis sa naissance. Vers l’Orient… Pendant ce temps, escorté de sa garde blanche, le sinistre sénateur Modius parvient aux limites d’un désert sans nom… Le Messie est bientôt rejoint par des compagnons de route avec Julius qui veut le protéger dans un but précis. Mais, Modius va tout faire pour détruire le petit groupe. Le Messie, le Prince des Princes, Sar Ha Sarim, va-t-il trouver le Troisième Testament ?

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Les chevaliers sans-têtes.

Il aura fallu la présence de Montaigne à une séance de dédicace pour que je me décide enfin à me procurer ce tome 2 de Julius .J’avais esquivé son achat en novembre dernier victime de la déferlante de nouveautés en cette fin 2012. J’étais aussi un peu échaudé de voir un nouveau dessinateur reprendre le flambeau après seulement un album réalisé par Recht . J’ai eu l’impression de me retrouver dans une série concept .Si vous me lisez régulièrement, vous connaissez mon aversion pour ce genre de série. J’ai vite remarqué que le dessin de Montaigne était de qualité, il faut dire que passer du cinquième évangile au troisième testament, ça coule de sources presque.

Mais comparons néanmoins, le dessin de ce tome 2  est plus rond avec un encrage plus marqué, moins anguleux  aussi que celui de Recht qui pour moi collait mieux à celui de la série mère. Par contre ce qui m’a réellement déplu, c’est la typographie, trop grande et très différente du tome 1.

Sinon, coté scénario, l’histoire ralentit vachement, une sorte de traversée du désert en somme. Heureusement que les dialogues sont accrocheurs  et puis, il y a ce gros mystère nébuleux qui plane sur nos personnages. En fin d’album, l’adrénaline refait surface et il vous sera très difficile de ne pas continuer ce chemin de « croix ». On est toujours pris par le souffle épique qui jaillit de ce troisième testament, c’est presque une marque de fabrique ou un sacerdoce.

Dessin : 8/10
Scénario : 7/10

7.5/10 Global.

Samba

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LE SERVICE

le service,legrand,djian,paillou,ep éditions,policier,politique,sac,barbouzesle service,legrand,djian,paillou,ep éditions,policier,politique,sac,barbouzesle service,legrand,djian,paillou,ep éditions,policier,politique,sac,barbouzes1. Premières armes : 1960-1968
2. Hautes sphères : 1974-1979

Scénario : Legrand Olivier et Djian Jean-Blaise
Dessin : Paillou, Alain
Couleurs : Paillou, Alain
Dépot légal : 09/2011
Editeur : Emmanuel Proust Éditions
Planches : 63

Paul Galland est un tueur professionnel, un homme froid sans état d’âme. Démobilisé après la Guerre d’Algérie, il est recruté par son supérieur, le Lieutenant François Charrière. Celui-ci lui propose de poursuivre une carrière très spéciale au « Service », la police secrète de la Ve République. Pendant plus de 30 ans, de mai 1968 à la fin du XXe siècle, il va participer à toutes les sombres affaires, les opérations clandestines, les manipulations politiques, les assassinats de personnages encombrants pour la Démocratie bien sur et la Liberté….sans aucun doute !!!! le service,legrand,djian,paillou,ep éditions,policier,politique,sac,barbouzes

 

Le narrateur est un journaliste d’investigation et sa préface en dit long sur le contenu de cette série. Des termes forts apparaissent comme « escadron de la mort» ou « un ministre, ca se flingue aussi bien qu’un juge ». Ces  injonctions ne laissent pas insensible. Elles choquent : cette BD concerne forcement une dictature. Pas du tout, il s’agit de la République Française !

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 Les éditions EP ont fixé clairement leur ligne : engagées et prêtes à dénoncer les méthodes fascistes dans l’ombre des démocraties. Deux séries déjà précédemment (AMERIKKKA et Julia Von Kleist) publiées donnent la ligne éditoriale de cette petite maison d’éditions.

Avec « Le Service », les éditions Proust nous proposent une série policière très politique. Même si la mention « fiction » est en bonne place, Jean Blaise Djian et Olivier Legrand parviennent à produire un récit documenté et renvoient à des faits connus : « le Service serait à l’origine de l’assassinat d’un ministre en 1979, de la mort suspecte d’un leader étudiant de Mai 1968, de la mort brutale d’un syndicaliste…. De là, à penser au SAC (Service d’Action Civique – Sic !-) créé sous de Gaulle en 1960 il n’y a qu’un pas. Tout cela fait froid dans le dos. L’idéologie fasciste des protagonistes opérant pour « sauver la démocratie » laisse pantois. La bêtise et l’embrigadement des barbouzes du Service est effrayante. Même les chefs « pensants » en perdent leur latin « alors, c’est ça que nous sommes devenus ? Une vulgaire officine à coups tordus au service d’ambitions individuelles ? ».

Prévue en quatre tomes, couvrant chacun une période comprise entre les années 60 et 90, le tome 1 couvre la période 1960 – 1968 et le tome 2, 1974 – 1979. A noter que chaque tome se suffit à lui-même. 

Les deux auteurs bien inspirés retrouvent le dessinateur Alain Paillou avec qui ils avaient signé chez le même éditeur Parabellum, un polar dans les années 30 sur la Cagoule (déjà une histoire sur les dérives fascistes !). Son graphisme à la fois sobre et classique souffre parfois de raideur. Les dessins sont bons et les bulles ne sont pas trop surchargées de texte. Il manque par contre cruellement de détails d’arrière-plan. Peut-être pour focaliser sur les actions terrifiantes de ces hommes de mains ?!

Souvent abordé dans la littérature ou le cinéma, le thème des hommes de l’ombre est ici mis en image en 64 pages. Force est de constater la réussite de cette série. La part sombre de la Vème république n’est pas jolie à voir. Mais n’oublions pas que c’est une fiction !

Note : 7.5/10

Tigrevolant

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