INTERVIEW DE JEAN-LUC DELVAUX, dessinateur de Jacques Gipar.

Nous sommes dans la campagne proche de Liège, pas loin de l’autoroute Liège –Bruxelles et de l’aéroport de Liège. J’ai rendez-vous avec Jean-Luc Delvaux, le dessinateur de Jacques Gipar, la série qui monte dans la collection « Calandre » de chez Paquet.

Une maison mitoyenne dans une rue calme et tranquille, dans un village dortoir avec vue sur la campagne bucolique.

Je sonne. Jean-Luc Delvaux vient m’ouvrir avec un large sourire. Bienvenue ! Sa toison grisonnante et ses lunettes complètent le personnage. Dès le départ, le ton est mis. C’est la décontraction et la simplicité qui sont de rigueur. La maison est agréable et lumineuse. Nous nous installons dans le salon et commençons directement l’interview :

SambaBD : Qu’est ce qui vous a amené au graphisme, à la Bande Dessinée ?

Jean-Luc Delvaux : Je dessine depuis que je suis tout petit et je crois que j’aimais déjà les voitures. J’aimais dessiner les voitures .J’ai toujours aimé cela, je ne sais pas pourquoi ! De fil en aiguille, j’ai rajouté des personnages. Comme mon père lisait Spirou, Tintin, j’étais un peu baigné là-dedans. Vers l’âge de 11,12 ans, je me suis dit que je pourrais peut-être me diriger vers la bande dessinée et j’avais l’intention déjà à ce moment là d’en faire mon métier…

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Didier Comès a rejoint Silence

D4AD77CF-9A95-4EA6-838F-10272EC82439.pngDidier Comès s’est éteint ce mercredi 6 mars 2013, à l’âge de 71 ans.

 

L’importance de son œuvre, son apport à l’histoire de la Bande Dessinée  venait d’être célébrés à l’occasion de deux importantes expositions rétrospectives « A l’ombre du Silence » au BAL à Liège en mai 2012 et à Angoulême en janvier 2013 dans le cadre du 40ème Festival de la Bande Dessinée.

 

Didier Comès naît pendant la deuxième Guerre mondiale à Sourbrodt, petit village germanophone du sud-est de la Belgique. Il y fréquentera les dessinateurs de la région : Hausman, Deliège, Macherot et quelques autres.

Dessinateur industriel dans une première vie, Comès s’intéresse à la fois à la Bande Dessinée et à la musique. Percussionniste de jazz semi-professionnel, il se lance dans la Bande Dessinée en 1969, pour le compte du « Soir Jeunesse ». Suivront l’édition belge de « Pilote » et le journal de « Spirou », pour de courts récits en compagnie de Paul Deliège.

C’est en 1973 que Comès entreprend son premier long récit en couleurs, Le Dieu vivant, une aventure d’Ergün L’Errant.Paru en 76-77 dans Tintin, L’ombre du corbeau  dévoile déjà l’univers futur de l’auteur. Délaissant l’humour et la caricature, il propose un récit onirique et fantastique en choisissant pour héros un soldat allemand dans les tranchées de 14-18.

Dès 1979, il publie dans le magazine « A Suivre » ce qui sera son plus grand succès, Silence. Ce livre lui vaudra la reconnaissance critique et publique. Comès y délaisse la couleur, approchant désormais le dessin à travers les masses du noir et du blanc, dans la plus pure filiation d’un Milton Caniff et en osmose avec son ami Hugo Pratt.

Suivent La Belette  (81-82), Eva,  huis-clos fantastique paru en 85, L’Arbre-Coeur  (88), Iris  (91), La Maison où rêvent les arbres  (94), Les Larmes du tigre  (2000) et Dix de Der  (2006), où Comès revient sur un thème qui lui tient à coeur : la guerre – la Seconde. A travers une oeuvre dominée par le noir et blanc et par des thématiques où coexistent le fantastique, le paganisme et la philosophie, Comès s’est imposé comme l’un des plus grands auteurs de bande dessinée belge de l’après-guerre.

 

C’est avant tout un ami avec lequel je n’ai jamais cessé de parler de ce métier, de la façon de raconter des histoires, de l’exigence du dessin, du noir et blanc mais aussi de nos inquiétudes et de nos rêves.

L’isolement qu’il a choisi dans ses Ardennes natales lui donne un regard si particulier, une telle authenticité sur le monde,  une vraie profondeur qui fait du bien.

Je reste toujours ébloui devant la beauté de ses planches, la façon dont il traduit le mystère des forêts qui l’entourent. Il travaille le végétal comme un orfèvre ou un artiste japonais. Il donne à chaque arbre une âme, une vie intérieure qui transcendent ses histoires. Il a su travailler le mouvement des cadres et des plans comme un musicien,  avec le sens rythmique du batteur qu’il a été.

Dernièrement, alors que je l’interrogeais sur la façon dont il arrivait à des noirs aussi profonds et aussi parfaits dans ses planches, il me disait avec un sourire en coin qu’il accumulait ses vieilles bouteilles d’encre comme ses bons crus. Avec le temps, leur densité lui permettait d’obtenir cette profondeur. Ce souci de perfection révélait ses qualités de grand artisan, de maître incontestable du noir et blanc.

J’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi cohérent par rapport à son œuvre. Il a vraiment tout donné dans ses livres. Il représente pour moi un point de repère autant humain qu’artistique.

François Schuiten

 

 

 

Bibliographie de Comès :

 

Virtuose du noir et blanc, il a signé une dizaine de livres, tous parus chez Casterman.

 

Le Dieu vivant

• Le Maître des ténèbres

• L’Ombre du Corbeau

• Silence

• La Belette

• Eva

• L’Arbre-Coeur

• Iris

• La Maison où rêvent les arbres

• Les Larmes du tigre

• Dix de der



Communiqué de presse de l’agence apropos pour Casterman

Concours Les Rugbymen (Bamboo) – Tome 11. On mène, mais gardons les pieds sur la tête !

Les Editions Bamboo et Samba Bd sont heureux de vous faire gagner 1 exemplaire du tome 11 : On mème, mais gardons les pieds sur la tête ! de la série : Les Rugbymen.

 

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Pour ce faire il suffit d’être inscrit sur le forum Samba BD et de poster par ICI


une image issue d’une des séries scénarisées par Béka.

Le gagnant sera tiré au sort.

Ce concours se terminera le dimanche 17 mars 2013 à minuit.

Revedefer

Les Rugbymen – Tome 11. On mène, mais gardons les pieds sur la tête !

les rugbymen,sport,humour,bamboo,beka,poupard,cosson,gags,012013,810les rugbymen,sport,humour,bamboo,beka,poupard,cosson,gags,012013,810Scénario : Béka
Dessin : Poupard
Couleurs : Cosson, Maëla
Dépôt légal : 01/2013
Editeur : Bamboo
ISBN : 978-2-8189-2216-3
Planches : 43 

 

Allez les petits !!!!!


Pour les plus anciens cet encouragement : Allez les petits !!!!! Fait obligatoirement penser à feu Roger Couderc (1918-1984) brillant journaliste sportif français et commentateur des matchs de rugby à XV sur la télévison française. Chaque fois que j’ouvre un tome des Rugbymen je ne peu m’empêcher d’avoir une pensée pour lui. Que de souvenirs des matchs du tournoi des 5 Nations à l’époque regardés en famille en étant gosse. Faut dire que bien qu’étant de l’est de la France et même si cette terre n’est pas celle du rugby, j’ai baigné depuis tout petit dans cet univers.  Je suis comme Obelix, tombé dedans étant tout petit : mon père a été pendant 11 années dirigeant d’un club de rugby dans le Jura.


les rugbymen,sport,humour,bamboo,beka,poupard,cosson,gags,012013,810Après la séquence nostalgie, passons à ce On mène, mais gardons les pieds sur la tête ! onzième tome des aventures de nos Rugbymen du Paillar Athletic Club. Béka nous a encore concocté de succulents gags rugbystique !!! La première planche te met de suite dans l’ambiance !!! Un gros du paquet d’avants, l’anesthésiste (2ème ligne), fracasse tout ses adversaires pour aller en terre promise, comprendre pour les néophytes : l’essai !!!  Deux supporters du  PAC s’extasient devant ses exploits !!!! Ils pensent que rien ou quasiment rien ne peut l’arrêter ou alors qu’il faut un gabarit pas croyable !!! La case suivante tu vois l’anesthésiste tête baissée tout penaud qui rebrousse chemin devant son petit bout de femme ???? Cette dernière ne veut pas qu’il rejoigne  ses copains pour boire un verre (MDR).  J’adore ce genre d’humour et Béka en a parsemé des comme cela tout au long de ce tome.

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Le point fort aussi de  On mène, mais gardons les pieds sur la tête ! C’est que Béka a su aussi mitonner des gags autres que rugbystiques. Des gags que l’on pourrait retrouver dans n’importe quelles bandes dessinées d’humour Gros Nez. Les gags au « Crazy Ours » sont excellents !!! La cueillette des champignons est à pleurer de rire !!! La visite de Paris avec « l’exilé », la visite du musée … que du bonheur !!!! Merci monsieur Béka !!!!

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Les dessins de Poupard sont d’un graphisme tout ce qu’il y a de plus classique. La mise en couleur de Maëla Cosson met bien en valeur les dessins. Cette BD n’a aucune chance de figurer dans les sélections pour le prochain festival d’Angoulême. Mais ce n’est sûrement pas le but recherché par les auteurs. On mène, mais gardons les pieds sur la tête !  est une bonne bande dessinée d’humour à partager sans modération en famille.


En conclusion les Rugbymen sont au rugby ce que Joe Bar Team est à la moto, une série de référence !!!!


Revedefer


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Ma note :

Gags : 9/10

Dessins : 7/10


Global : 8/10

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