HERTZ – Tome 3: Le frère qui n’existait pas.

Couv_172922.jpgPlancheA_172922.jpgDessin : Denis Falque & Christian Gine 

Scénario: Didier Convard et Eric Adam

Editions Glenat

Collection : La loge noire

Sortie : 24/10/2012

72 pages

Prix conseillé : 14,95 €

ISBN : 9782723483520

Aventure, Le Triangle Secret, Franc-maçonnerie.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Nous sommes en 1999. Dans son grenier, Martin Hertz tombe sur un trésor inestimable : des journaux intimes ayant appartenu à son aïeul, André Hertz, qui vécut au XIXe siècle, et dont Martin ignorait totalement l’existence … Sa lecture l’emmènera sur les traces de cet ancêtre lui aussi franc-maçon et sur celle de ses Frères, dont la Chaîne d’Union fut mise à l’épreuve sous les fers anglais…

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Mon avis : La saga du « Triangle Secret » a donné naissance à des séries dérivées, mais pas à des séries à deux sous, peu intéressantes. « Hertz » raconte l’histoire du plus équivoque personnage de la saga, le personnage clé, Martin Hertz. Trois ans après la sortie du tome 2, le tome 3 arrive enfin. Mais l’attente en vaut la peine… Martin Hertz a retrouvé des carnets qui appartenaient à son grand oncle André Hertz. Nous découvrons alors une sombre histoire dans le milieu des Francs-maçons à l’époque de Napoléon dans un camp de prisonniers français en Angleterre. C’est une enquête policière au sens propre du terme qu’il nous est permis de lire.

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Je ne vais pas m’appesantir sur les qualités et défauts de la série qui sont connus et archiconnus. Le dessin sans être au top n’en reste pas moins très efficace et n’est pas pénalisant par rapport au scénario. Le scénario est la pierre angulaire de la saga et en est le moteur. Dans le cas de cet album, les scénaristes ont trouvé l’élément pour relancer la série. Cela va se faire via les carnets d’André Hertz et une plongée dans l’époque napoléonienne.

Cet album est passionnant. Le rythme de la narration est soutenu et enlevé. Dommage qu’il faille attendre si longtemps entre deux tomes …Vraiment excellent …

 

Graphisme :     7/10

Scénario :       9/10

Moyenne :       8/10

 

Capitol.

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Basewood

basewood-cv-36010.jpgPages-de-interieur-BASEWOOD_sept24-2-3-8d2ed.jpgRésumé de l’éditeur : La pluie battante réveille un jeune homme blessé à la tête. Il est seul dans la forêt, il fait nuit, il a perdu la mémoire, il lui manque une chaussure. Cherchant refuge dans la plaine verdoyante, il est attaqué par un monstre ailé, et est sauvé de justesse par Argus, un vieil homme borgne et solitaire. Dans la forêt de Basewood, les deux hommes apprendront au fil des saisons à se connaître et s’apprécier. Mais si le vieil Argus semble finalement préférer son destin brisé et sa solitude au monde des hommes, le jeune homme une fois guéri semble bien décidé quant lui, à renouer avec son passé.

 

A l’heure où nous perdons un maitre du noir et blanc en la personne de Didier Comès, il est bon de découvrir des œuvres telles que Basewood qui célèbre le roman graphique N et B avec une époustouflante rigueur. Bon nombre d’amateurs de bande dessinée vont s’étrangler quand ils liront ce lien qui vient d’être fait car il est peu probable que Comès, l’auteur originaire des cantons de l’est belge, ait influencé Alec Longstreth, l’américain auteur de Basewood (traduit et publié par les éditions L’employé du moi pour la version française). Leurs approches sont très différentes mais on ne peut s’empêcher de constater que l’on tient Basewood en main avec la même religieuse délicatesse qu’un  album de Comès.

 

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Alec Longstreth peut déstabiliser bon nombre d’entre nous tant le graphisme de Basewood est particulier et d’apparence simple mais il impressionne rapidement par la rigueur de son trait et la densité de ses cases à l’aspect figé. L’auteur prend le temps de dessiner chaque flocon de neige, chaque brin d’herbe,… Chaque zone d’ombre est traitée en hachures d’un parallélisme qui va en énerver plus d’un.

 

S’ajoute à ça le contraste entre le graphisme et le récit. Basewood se situe dans un contexte de paysage américain, de pionniers, de conquête de l’ouest,… des thèmes pour lesquels nous sommes habitués à des traitements plus vifs, plus colorés. Mais ça fonctionne ! Le dessin donne une dimension inattendue à cette histoire, plus humaine, plus profonde.

 

Le + : Basewood est une vraie réussite. Une bande dessinée comme on en trouve peu. Prenez et lisez-en tous, ceci est de l’art !

 

Le- : Le traitement graphique déstabilise et sera peut-être de trop pour ceux qui n’ont jamais réussi à passer à autre chose que Largo Winch et Lanfeust.


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