

Auteurs : Michel Dufranne, Peka Srdjan Nikolic
Editeur :Casterman.
Date de parution : 27/02/2013
Tome : 1 et 2.
Pages : 48
Prix : 12,95 €
1946, au cœur des Ardennes.
Une femme atteinte d’une maladie incurable, Marie-Louise Marchandise demande à deux de ses fils, André et René, de retrouver l’aîné de la fratrie, Charles, disparu dans la tourmente de la guerre. Une demande pressante, mais source de vives tensions : l’engagement de Charles dans la L.V.F., une organisation alliée des nazis, n’a pas laissé de bons souvenirs à André, qui lui, a combattu dans la Résistance. Pourtant, par dévouement pour sa mère, il accepte de partir en quête de Charles.
Au fil de ses recherches dans une Europe dévastée, André va découvrir l’existence d’O.D.E.SS.A., le réseau qui organise la fuite des criminels de guerre nazis vers l’Amérique du Sud…
Exfiltration.
Je vais commencer par les bons points en début et en fin de cette chronique : Casterman a eu la bonne idée de sortir les 2 tomes simultanément de ce diptyque. Vous avez donc directement en main toute l’histoire de cette fiction sur le célèbre réseau d’exfiltration des anciens nazis. En ouvrant ces 2 albums, le dessin du serbe Peka fait indéniablement penser à celui de Kas (Halloween blues). Que du bon me direz vous … le problème, c’est qu’il s’agit pour lui d’une première dans le monde de la BD franco-belge et franchement ça se remarque : problème de perspective, des visages torturés, des sentiments excessifs, postures statiques ou bizarroïdes … au global, ça passe mais ça pourrait être bien meilleur.
Attaquons le scénario. Là aussi je suis déçu. La partie de l’enrôlement du frère d’André dans la LVF est la plus intéressante, c’est un sujet peu glorieux et rarement abordé. Par contre, la suite se résume presque à un passage à tabac du héros. On a tellement cogné sur le Déde qu’on a du mal à bien situer tous les protagonistes. On finit par s’y retrouver mais malgré les raclées, je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages, au mieux Lulu m’a intrigué un peu. Bon, si vous aimez les méchants, vous serez servi. J’ai aussi trouvé que cette série passe à coté de son sujet, au lieu de nous narrer le réseau Odessa, on met surtout l’accent sur une lutte de pouvoir pour se faire de l’oseille. Et puis, ça manque de psychologie, d’émotion, de tension dramatique. J’ai lu nettement mieux dernièrement.
Comme on arrive à la fin de cette chronique, roulement de tambour, le 2e point positif : la fin, inhabituelle et audacieuse.
Scénario : 6/10.
Dessin : 4/10
global.
Samba.
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