La zone T3: Contact.

Zone (La)3.jpgZone (La)3p.jpgAuteur: Eric Stalner.
Editeur : Glénat.
Sortie : 12/2011.

Sauvons la reine.
Depuis 2019, 95% de la population britannique a disparu. Le groupe « Winch », un puissant conglomérat international, a acheté la Zone et prétend en disposer à sa guise. Mais c’est sans compter sur la volonté et la détermination d’un homme…Voilà plusieurs mois que Lawrence mène une véritable guérilla dans les ruines de Londres. Le combat est âpre. Le manque de moyens des résistants est tel que la victoire semble plus qu’incertaine. Dos au mur, Lawrence et ses compagnons réalisent que pour triompher, ils n’ont d’autre choix que d’attaquer une bonne fois pour toutes. La meilleur des défenses c’est l’attaque nous dit-on, et ils ont l’avantage du terrain. Reste à savoir si cela fera la différence face à un adversaire de cette envergure.

Georges de la jungle.
Si ce n’est pas malheureux d’avoir d’un coté un dessin soigné, bien détaillé créant une belle atmosphère  post apocalypse et de l’autre, un scénario basique ne se concentrant que sur l’action en oubliant le minimum de fond pour ce genre de récit. Car c’est bien joli cette chasse à l’homme mais si c’est pour terminer avec plus de mystères en fin d’album en oblitérant toute révélation, on est parti à ce rythme là pour 25 albums. Déjà qu’on a droit à une psychologie primaire des personnages, voilà qu’ils parlent quasiment tous «le petit nègre »  maintenant, même notre féru de littérature manque sérieusement de vocabulaire. On va finir par voir débarquer Tarzan .Toi mauvais, moi tuer toi. Ne rigolez pas, c’est ce qu’il arrive mais sans l’homme de la jungle mais bien avec la gracieuse participation des cannibales. L’ensemble me fait penser  à une Lamborghini avec un moteur de fiat 500.ça avance, c’est joli mais c’est surtout du « tape à l’œil. » Si un bon scénariste voulait bien se pencher sur  ce malade, les derniers survivants le remercieraient chaleureusement.
Dessin : 8.5/10
Scénario : 3/10
5-17ae.gifGlobal

On en parle sur le forum.

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Le pilote à l’Edelweiss T1 Valentine.

Auteurs : Yann et Hugault.
Editeur : Paquet (cockpit).
Sortie : 01/2012

Les débuts de l’aviation.
En 1917-18, les deux frères Castillac participent activement au conflit mondial ; Henri est devenu un des « as » de l’aviation française et Alphonse, ancien pilote lui aussi, a été sanctionné et muté dans les chars pour raison disciplinaire; mais tandis que ce dernier ronge son frein et rêve de voler à nouveau, son frère vit dans la terreur d’affronter un certain pilote allemand dont le Fokker est décoré́ d’un superbe Edelweiss.

Lire la suite « Le pilote à l’Edelweiss T1 Valentine. »

Wolf-man Volume 1.

Auteurs: Kirkman et Howard.
Editeur: Merluche Comics.
Sortie:10/2010.

Morsure

Quand Gary Hampton est retrouvé laissé pour mort après une agression en pleine forêt, il ne sait pas encore qu’une malédiction pèse sur lui : il a désormais le pouvoir se transformer en loup-garou à la pleine lune. Il décide alors de mettre ses nouveaux pouvoirs au service de la justice, il devient : WOLF-MAN.

Lire la suite « Wolf-man Volume 1. »

Ralph Azham T 1. Est-ce qu’on ment aux gens qu’on aime ?

Ralph Azham1g.jpgRalph Azham1p.jpg• Scénario : Trondheim, Lewis
• Dessin : Trondheim, Lewis
• Couleurs : Findakly, Brigitte
• Dépot légal : 03/2011 (Parution le 11/03/2011)
• Editeur : Dupuis
• ISBN : 978-2-8001-4992-9
• Planches : 46

Résumé :

Dans son village, Ralph Azham est considéré comme un bon à rien indiscipliné et insolent. Doté d’étranges pouvoirs (il voit les naissances et les morts), Ralph se met à dos tout le village très régulièrement. Pressenti, lorsqu’il était enfant, pour être l’Élu que tout le village attendait, Ralph Azham n’a pas été reconnu par l’oracle……

Looser or Winner ???

Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas un aficionado de Trondheim. J’ai lu deux Lapinot qui ne m’ont pas emballé et essayé de lire Donjon Zénith que j’ai refermé tellement je n’accrochais pas.
C’est dire si Ralph Azham était pour moi la dernière des Bds que j’attendais en 2011 et surtout il n’y avait aucune chance que je l’achète.
Ben comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’ai changé. La faute à mon libraire qui faisait l’article une fois que j’étais chez lui et je me suis laissé convaincre. Bien m’en a pris, cette Bd est tout simplement génialissime !!!!
Les dessins sont simples et expressifs et servent parfaitement l’histoire.
Le scénario peut paraitre simpliste, un enfant qui aurait dû être l’élu et qui finalement est un looser, rien de bien neuf sous le soleil me direz-vous. C’est là que Lewis Trondheim est fort, son histoire est très bien tournée avec de nombreuses scènes de flashback qui amènent quelques réponses au schmilblick et nous en font poser d’autres. Ce qui donne envie d’en connaitre plus sur ce monde et ses personnages. Les différentes relations entre les protagonistes sont très biens rendues, ce qui aide à bien pénétrer cet univers.
Ce premier tome est rempli d’humour, de situations cocasses et de moments franchement drôles, je me suis surpris à rire en lisant.
Je n’ai eu qu’une envie en refermant ce tome, découvrir la suite. Ralph Azham est une très agréable surprise, un véritable coup de cœur. Il ne me reste plus qu’à dire merci à mon libraire et à acheter le tome 2.

Ma note 8/10

Dessins 7/10

Scénario/ambiance 9/10

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Revedefer.

A.D. La Nouvelle-Orléans après le déluge


9782849531303_cg.jpg9782849531303_2.jpgAu cinéma, en télé et en BD, les œuvres post-Katrina sont déjà présentes depuis quelques temps. A.D. fait partie de celles-là. 

 

29 aout 2005, l’ouragan Katrina frappe la Louisiane. A.D. retrace cette catastrophe via les témoignages de sept habitants de La Nouvelle-Orléans, Denise, Leo, Michelle, Kwame, le docteur Brobson, Abbas et Darnell. Voici donc une histoire chorale sur fond de drame humain et de catastrophe naturelle.

 

 

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« Il m’a semblé important de raconter l’histoire du point de vue d’un panel de personnes réelles ayant vécu l’ouragan, aux profils variés : riches ou pauvres, noires ou blanches, jeunes ou vieilles, gays ou hétéros, hommes ou femmes. »

Extrait de la postface de Josh Neufeld


 

L’Amérique panse encore les plaies d’un des drames les plus profonds de son histoire. C’est dans ce contexte de mécanisme de deuil bien entamé mais pas encore terminé qu’A.D. La Nouvelle-Orléans après le déluge sort dans une version traduite de l’anglais aux éditions La boîte à bulles. L’auteur américain Josh Neufeld nous fait partager ces sept destins qu’il a rassemblés grâce à son intervention comme volontaire de la Croix-Rouge sur les lieux de cette catastrophe.

 

A.D. débute sur un véritable scénario catastrophe annoncé sur différents médias. Le timing des évènements et des images d’apocalypse crée une réelle tension. Malheureusement, l’auteur n’a pu la conserver jusqu’à la fin de son album. Le point de vue bascule en plein récit, ce qui était une catastrophe naturelle devient un drame humain. On passe des éléments qui se déchainent à une foule de personnes qui attendent dans un stade que les autorités les prennent en charge. Soit Josh Neufeld nous fait vivre les événements vu de l’extérieur jusqu’au bout (double page de l’ouragan, des rues entières qui se font dévaster, des maisons qui se font emporter,…),  soit il nous propose une histoire humaine à vivre de l’intérieur qui suit ces sept témoins privilégiés mais il choisit de ne pas trancher entre les deux. On peut regretter ce choix (ou ce non choix) car le récit perd en rythme et en intensité. 

 

 

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Au delà de la catastrophe naturelle et du drame humain, Josh Neufeld dénonce l’incompétence des autorités face aux évènements.


 

La réussite d’A.D. réside dans son dessin et son choix de couleurs. Un dessin très plat et figé qui contraste très bien avec la profondeur du drame qui se joue. Les couleurs, quant à elles, sont réduites à différentes bichromies qui ont une dominante jaune, verte, bleue,… Ce n’est pas sans rappeler ces films du début de l’histoire du cinéma dont les pellicules noir et blanc étaient teintées de différentes couleurs selon les différentes séquences. Cela donnait des ambiances très différentes suivant les couleurs.

 

Le + : Un album qui nous fait découvrir certains éléments qu’on ignorait peut-être encore sur Katrina. Le dessin et les couleurs de Josh Neufeld sont une belle surprise et créent un objet très graphique.

 

Le- : Le point du vue hésitant de l’auteur fait retomber une tension qu’il avait rapidement et très habilement mise en place.

 

Infos en vrac:

One-shoot

Dessin et scénario : Josh Neufeld

Editions : La boite à bulles

Prix : 18 euros

Parution : décembre 2011

 

www.la-boite-a-bulles.com


Cette critique est également présente sur le site Myboox


Monsieur William

QUAI D’ORSAY – Tome 2

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de VillepinCapitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de VillepinDessin : Christophe Blain- Scénario: Abel Lanzac

Editions Dargaud

Sortie : 02/12/2011

Prix conseillé : 16,95 €

Humour, Société, politique française.

 

Résumé (de l’éditeur: Arthur Vlaminck, le conseiller du ministre des Affaires étrangères en charge du langage, doit préparer les nouveaux discours du ministre. La crise du Lousdem est au coeur des préoccupations : les Américains menacent de déclencher une guerre à laquelle s’opposerait le gouvernement français. Le ministre, Taillard de Worms, s’apprête justement à prendre la parole à ce sujet au siège de l’ONU, à New York.

 

 

 

 

 

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de Villepin

 

Mon avis : Le tome 2 de cette chronique diplomatique de la politique française est du même tonneau que le tome 1. Toujours cette vue des Affaires Etrangères par le petit bout de la lorgnette. Cela donne un scénario décalé sur un évènement politique réel avec un homme politique réel. Les noms sont changés mais on y reconnaît la crise qui amènera la guerre en Irak et Dominique de Villepin. Plein de petits détails ne laissent aucun doute. On y voit entre autres le ministre faire son jogging à vive allure, ses gardes du corps tirant la langue derrière lui (de Villepin serait crédité d’un temps de moins de 3 heures sur le marathon. Si c’est réellement le cas, c’est une sacrée performance!).

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de Villepin

L’analyse est tellement chirurgicale qu’on ne peut que se dire qu’il s’agit de faits en prise directe avec la réalité.  Les petits détails « qui tuent » comme la musique (« seek and destroy » de Metallica) du portable de Arthur Vlaminck, le conseiller chargé des « langages » du ministre, les pompes bien cirées des diplomates, le déplacement en avion Falcon alors que le ministre exige de se déplacer en Airbus (très drôle cette scène-Chapitre VII),…

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de Villepin

Mais c’est surtout le langage et les idées qui vont déterminer les discours du ministre qui sont la base de l’album, avec toutes les chausse-trappes, les crocs en jambe, la concurrence pour être dans les vues du ministre, la disponibilité constante pour répondre à toutes les lubies de Taillard de Vorms…

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de Villepin

En conclusion, c’est à nouveau un livre bien torché sur une observation fine et acerbe du milieu. Ceux qui s’intéressent à la politique trouveront cet album jouissif !

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de Villepin

 

Graphisme :   7,5/10

Scénario :     8,5/10

Moyenne :     8,0/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : ICI.

Capitol, Christophe Blain, Abel Blanzac,Quai d'orsay, Humour, politique, société, Dominique de Villepin

I LIKE SHORT SONGS, l’interview d’Olive BOOGER

9782930360447_cg.jpgPlanche_bd_16909_I LIKE SHORT SONGS.jpg

I like short songs est un récit dérangeant et sans concession d’une virée nocturne à quatre. C’est noir et ça suinte la violence de la vie, 180 pages qui prennent aux tripes.


Pour la parution de son premier album chez l’employé du moi, Olive Booger  impressionne par la qualité de son récit et de son dessin. Une œuvre qui s’adresse aux bédéphiles avertis et à ne pas mettre entre toutes les mains.


En exclusivité pour Samba BD, Olive BOOGER a accepté de se soumettre à l’exercice périlleux de l’interview dessinée. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’en sort haut la main. 

 

 

 


 

Mon travail est influencé par…

 

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Mon parcours pour arriver jusque « I LIKE SHORT SONGS »…

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L’après « I LIKE SHORT SONGS », mes projets…

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Mon rêve absolu…

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Dans la vie, il y a la bande dessinée et … 

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Infos en vrac :

Noir et blanc

Parution : novembre 2011

Dessin et scénario : Olive BOOGER

Editions : l’employé du moi

Prix : 16,90 euros

 

employé-du-moi.org

grand-papier.org/olive-booger/

Le site d’Olive BOOGER : olivebooger.com

 

Une liste de librairies proposant I like short songs, et offrant un service d’expédition, est disponible sur le site de l’employé du moi. L’album se trouve également sur amazon.


Monsieur William

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