« Sanctuaire » l’intégrale des 3 tomes

sanctuaire.jpgSanctuaire2p.jpg par Christophe Bec et Xavier Dorison, paru aux éditions Humanoïdes associés (2011).
 

Résumé :
 

Juin 2029, mer méditerranée, un sous-marin nucléaire américain dernière génération, le « USS Nebraska » dirigé par le commandant David Hamish, longe les côtes de la Syrie avec laquelle son propre pays est au bord de la guerre… Une situation sensible aggravée par l’état dépressif d’Hamish et la découverte d’un sanctuaire babylonien perdu dans les abysses ; et semblant receler bien des mystères…
Mystères que le commandant et son équipage devront bientôt affronter, à l’instar de leurs propres démons, car le mal qui rôde dans ces eaux troubles est séculaire et pire que la mort elle-même !…
 

Mon avis :
 

A l’occasion d’une jolie réédition de l’intégrale, commandée pour un ami, je me suis mis doucement à la relecture de ce récit, lu une première fois il y a de çà des années…
Ce qui frappe d’emblée, c’est l’ambiance désespérée qui émane à la fois du scénario et du dessin. On nage en plein huis clos, en plein « délire », terrorisé à la fois par des décors sombres avec très peu de lumière, et les légendes terribles liées au fameux sanctuaire.
A ce niveau, c’est complètement réussi : l’oppression est palpable au fil des pages et on a peur car on se sent perdu, au bout du rouleau, comme les personnages du sous-marin… Mais qui dit huis clos maritime, dit aussi lenteur et manque de rythme. Une faiblesse pardonnable quand on sait que l’essentiel de l’action se passe dans une machinerie aquatique ou bien dans un temple… Je me souviens que le film « Abyss » de James Cameron (que j’adore) souffrait aussi du même problème mais compensait cette lenteur par une analyse plus fine des personnages et une ambiance de fin du monde vraiment très crédible.
Ici, on est plus proche d’une série b bourrée de testostérone (aucun personnage féminin) ; même si certaines scènes semblent fortement tirées du film que je viens de citer ! (Voir la scène avec le DSRV piloté par un militaire névrosé, à la fin du 2ème tome, par exemple).
 

Bref, un livre à lire surtout pour son ambiance torturée et ses dessins qui vous font perdre peu à peu tous vos repères. Certains critiquent d’ailleurs le fait que les visages se ressemblent assez, et c’est un peu vrai. Moi-même, en première lecture, çà m’a agacé. Mais il faut voir çà comme un « bonus », car dans l’obscurité après tout, face à un démon inquiétant qui vous en veut personnellement, ne pas savoir qui est assis à côté de soi, c’est… effrayant ! (Rires) Pour moi en tout cas çà a plutôt bien fonctionné, malgré, je le répète, une lenteur, un manque de rythme qui alourdit quelque peu la narration.
 

Ma note générale : 7/10
 

Sanctuaire-extrait-2_big.jpg

Petit cadeau : un poème, écrit par moi il y a un petit temps et publié sur le blog du dessinateur.
 

 

Sanctuaire

Malgré le manque de vivres
Qu’une fleur aussi jolie
Sur une terre aussi aride
Puisse survivre à la nuit
C’est pour moi un mystère ;

Comme de décoder les codes
D’une ogive nucléaire
Et me réveiller malgré tout
Sur terre

Après un long coma sous la mer
Tout près de ce « dieu fou »
Un temps convoité par Hitler,
Suivi de ses pairs recouverts de rouille,
Eternels prisonniers de son sanctuaire
Que pour la dernière fois des pieds
Foulent.

Car avec mon fils-ma moitié au paradis
Et non en enfer,
Cet orphelinat où tous guérissent de la vie,
Plus jamais un corps traversé par le verre
Ou le fer vous serez, mais un esprit ;

Une fleur de lys délivrée des tourments
Infinis…

Nicolas.

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