Gnomes de Troy T3 : Même pas peur.

Gnomes de Troy3.jpgGnomes de Troy3p.jpgAuteurs : Arleston et Tarquin.
Editeur : Soleil.
Sortie : 05/2011
Le résumé.
Ils sont mignons. Ils sont rigolos… Mais ils puent. Ne leur faites pas confiance, ils sont méchants. Ce sont des GNOMES !

Dragées Fuca :
 
Vous êtes victimes de constipation passagère, vous ne savez comment faire pour résoudre ce problème ???? Lisez Gnomes de Troy, une vrai purge, qui vous aidera à vous soulagez.
 
Y-a pas à dire chez Soleil y savent presser le citron jusqu’à la dernière goutte voir même plus.
 
Gnomes de Troy ou comment terminer de détruire un héros somme toute sympathique au début. Lanfeust de Troy c’est génial !!! Une grosse claque quand c’est sorti. A l’époque c’était les précurseurs de ce style Héroïc Fantasy saupoudré d’humour et de calambours. Arleston et Soleil avaient déjà bien pressé l’agrume rejoint par d’autres éditeurs. Mais là, c’est le fond du trou que nous avons atteint avec la jeunesse de Lanfeust.
 
Y-a presque rien à sauver dans ces deux albums. Lanfeust et un gosse limite débile ses copains ne valent guère mieux et les gags sont consternants de débilité.  Aucune finesse, rien de qui a fait le succès de Lanfeust de Troy. Ici c’est pipi, caca, prout, de l’humour digne des cours de récré d’enfants de primaire. Bref, une daube de chez daube, y-a juste les dessins qui sont corrects.
 
J’en vois déjà certains qui rigolent et qui se disent sado/maso le père Revedefer.  Que nenni, juste le papa de jeunes enfants 10 et 8 ½ ans qui eux aiment bien ce genre d’humour bas du plafond. Mais c’est normal vu leur âge.
 
Ma note :   3.5/10   –   Scéna.. quoi  1/10 – Dessins 6/10
 
PS : vous voulez une série jeunesse de qualité chez Soleil : Les p’tits Diables de Dutto, Olivier

Revedefer.

Gnomes de Troy3v.jpg


« Dors, petite fille… »

dors petite fille.jpgdorspetitefillet.jpg Une bd scénarisée/dessinée par Sergio Bleda, et parue aux éditions Erko (mars 2003).
 

Mon résumé :
  Une nuit d’orage… Une petite fille autiste prénommée Christine se réveille en sueur. Elle a peur, tremble d’effroi. Un drôle de cauchemar pense-t-elle, cet enfant au regard sombre, comme surgi de nulle part… Finalement, elle décide d’ouvrir la porte de la chambre de ses parents adoptifs, peut-être pour leur demander de l’aide, réclamer un peu de réconfort ?… Horreur ! Ils sont morts tous les deux ! Une vraie boucherie. Que s’est-il donc passé ? Serait-ce elle la responsable ? Une fillette d’à peine quinze ans, avec un retard de croissance ?…
Juan, un obscur écrivain désireux de se faire connaître d’un prestigieux magazine, décide de mener l’enquête. D’autant que ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène se produit : la petite orpheline a déjà été adoptée à plusieurs reprises et tous et toutes ont subi le même sort. La même mort…
 
Mon avis :
  Autant le dire d’emblée : une sympathique petite série b sans prétention et découverte un peu par hasard. L’histoire n’est pas très originale, mais le dessinateur – Bleda, un espagnol – assure grâce à une narration dynamique tout le long et surtout via son dessin en couleurs directes, du plus bel effet. On se croirait presque dans un mauvais rêve, à chaque page tournée. Ici, il est question de revenants bien torturés et d’humains ne reculant devant rien, qu’un démon maléfique a jadis trompés. Juan et ses proches vont en prendre plein la tronche si bien qu’à la fin, on se dit « ouf ! », enfin terminé. Terminé, vraiment ? Mais il y a encore l’épilogue, comme dans tout bon film d’horreur…
Alors oui, ce n’est pas très original, mais on passe tout de même un beau moment. Juste le regret d’un mystère qui n’en est – très, trop vite ? – plus vraiment un, one-shot oblige… Mais la mise en scène est plutôt bonne (voir le passage à l’hôpital, assez flippant) et Bleda – dont je ne connaissais pas le travail avant – ne manque pas de style et de belles références (Poe, King, Lovecraft… et Graham Masterton ??? Le passage à l’hôpital, le miroir dans la maison, m’ont trop fait penser à l’un de ses diaboliques romans : « Le miroir de Satan »). Ces décors aussi sont particulièrement réussis, notamment la maison des véritables parents de la petite fille : on s’y croirait ! Un bémol cependant pour la physionomie des personnages, dont Juan et Emilio, qui se ressemblent un peu trop à mon goût, et ce dès le début. Un peu plus de distinctions physiques entre ces deux-là aurait été un plus pour ma lecture…
 
Ma note :
 
6,5/10, pas plus. Une bonne lecture, mais loin d’être un classique à mon humble avis. Une série comme « Dans la nuit » (de Callède & Denys, chez Delcourt), jouant dans le même registre et que certains critiques comparaissaient à cet album, est selon moi bien plus aboutie

dorspetitefille_05042003.jpg

NICOLAS.

Criminal T1 : lâche !

Criminal1.jpgcriminal t1.jpgAuteurs : Brubaker et Philips
Editeur : Delcourt(Comics).
Sortie : 06/2007.

Les règles du jeu.
Une ex-junkie. Un ancien détenu épileptique. Un pickpocket. Des flics véreux. Le casting est parfait et le casse, du billard. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu. Mais s’il est une chose qu’une vie de braquages a apprise à Leo, c’est qu’il existe toujours une porte de sortie pour les lâches. Et il n’y a plus d’honneur lorsqu’il est question de survie. Quoique…
Underground.
Criminal est un comics que de nombreux lecteurs ont visiblement bien apprécié .Alors quand on le trouve en 2 e main, je joue au larron pour tenter l’aventure. On tombe vite dans une atmosphère urbaine très pesante où la violence est omniprésente .C’est du polar très sombre et efficace, les amateurs du genre devraient être ravi car le scénario est travaillé et les dialogues de qualité. Le dessin est en osmose avec ce type de récit, assez froid et suffisamment dynamique pour rendre cette atmosphère si particulière. J’ai lu que chaque album peut se lire séparément comme un one-shot avec seulement des petites imbrications  avec les autres tomes. Perso, malgré que les polars ne sont pas ma tasse de thé, j’ai passé un agréable moment de lecture surtout au prix que je l’ai acheté. D’ailleurs c’est souvent une règle à respecter, un comics en occasion, tu achètes.
7-17b0.gif

On en parle sur le forum.

Criminal1p.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

Silien Melville T2 : Retour de manivelle.

Silien Melville2.jpgSilien Melville2p.jpgAuteur :Djian/Mantey/Ternon.
Editeur : Vents d’ouest
Sortie : 01/2011

La planque.
Après les révélations à la presse de l’opération « Arpège », Silien Melville pense être tiré d’affaire. Mais il reste quelques membres de l’organisation en liberté qui eux veulent le retrouver.
 La DGSE souhaite aussi le revoir et enquête sur la journaliste ayant révélé l’affaire publiquement.

Incrédule.
Ce tome 2 peut être considéré comme un prolongement de l’intrigue initiale où notre pompiste s’était frotté aux hautes sphères dirigeantes du pays. Il s’agit donc d’un récit policier à l’atmosphère « polar à la française ».La construction de cette histoire est assez introspective et devrait plaire aux fans du genre à condition que ceux-ci ne regardent pas de trop près les coïncidences heureuses. Quand au dessin, il est assez détaillé, net accompagné de couleurs très «  informatiques ». Par contre, j’ai eu l’impression de lire un roman photo à cause du coté figé du trait.
Le tout est néanmoins assez agréable à lire mais bon, ce n’est pas la BD tonitruante du mois non plus  et vu la profusion actuelle de sorties, je me demande si cette série en vaut réellement la peine.
6-17af.gif

silien melville.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

LA GUERRE DES SAMBRE – Cycle 2- Tome 1: Werner & Charlotte :Automne 1768

Capitol, Bernar Yslaire, Boidin Marc-Antoine, La guerre des Sambre, Futuropolis, Histoire, DrameCapitol, Bernar Yslaire, Boidin Marc-Antoine, La guerre des Sambre, Futuropolis, Histoire, DrameDessin : Marc-Antoine Boidin – Scénario : Bernar Yslaire

Editions Futuropolis

Sortie en 13/10/2010

Prix conseillé : 13.00 € 

Genre : Histoire /Drame

 

Résumé (de l’éditeur: L’action commence à Vienne en 1768, peu avant le mariage de Marie-Antoinette avec le futur Louis XVI. C’est là que se sont exilées Jeanne-Sophie de Sambre et sa fille Charlotte. Dans l’atmosphère sulfureuse des salons de la cour impériale, elles font la connaissance d’un farouche orphelin aux yeux rouges, nommé Werner von Gotha. Malgré toutes les manoeuvres de sa mère, qui souhaite pour elle meilleur parti, Charlotte en tombe amoureuse. Inéluctablement.

Mon avis : Les Sambre ont aussi succombé aux « spin-offs ». Yslaire devient de plus en plus un scénariste et s’est trouvé un dessinateur doué et assez proche du style de la série pour que le lecteur n’y voit que du feu s’il n’est pas très attentif aux références des auteurs repris sur l’album. Il s’agit ici du Cycle 2. Yslaire remonte aux origines de la tragédie des Sambre en remontant aux racines de l’arbre généalogique de cette famille maudite. Le cycle devrait durer 3 tomes annuels et donner un nouvel éclairage à la saga…

C’est vrai que ce cycle peut se lire indépendamment des autres cycles. J’ai eu le même plaisir de lecture que pour la série mère même si à la fin de ce même tome, rien de bouleversant n’a été dévoilé par Yslaire…Toujours le même débat…Réellement un plus ou juste une déclinaison en plus de la série ? A vous de décider…

 

7/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : ICI.

Capitol, Bernar Yslaire, Boidin Marc-Antoine, La guerre des Sambre, Futuropolis, Histoire, Drame

Déluge T1 : retour.

Déluge1.jpgDéluge1p.jpgAuteurs : Pona et Hervas.
Editeur : Soleil (mais très discret sur la couverture)
Sortie :07/2011

Immersion.
Des siècles sont passés depuis que la pluie a commencé à tomber, inlassable, interminable…
Réchauffement planétaire, dérèglement climatique ou simple colère des dieux, plus personne ne sait ni ne se souvient. Mais le déluge a eu lieu et l’Humanité s’est partagée entre ceux qui sont partis dans les étoiles et ceux qui se sont enfoncés sous les eaux.
C’était il y a une éternité.

Bloup bloup bloup
Comme la pochette m’avait mis l’eau à la bouche, je me suis jeté à l’eau pour me procurer cette BD.
Le début est déconcertant …il y a un mec qui pêche  …il flaire un très gros poisson et juste à ce moment là, un vaisseau spatial déboule d’on n’ sait où et c’est le gros bordel .Rien compris au déroulement de cette scène d’ailleurs. Bon, on apprend que le pécheur est un nomade et qu’il aimerait bien toucher le jackpot avec sa prise soudaine. Pas de chance, il tombe sur une pin up « clone » made in comics qui s’avère être très dangereuse. En suite, ça se bagarre grave avec des monstres aquatiques, avec  une division spectre ou  avec des « puristes ».Action et sang à gogo donc avec un dessin dynamique proche de celui d’orbital avec une dose de comics. Par contre une montagne de mystères qui empêche pour le moment le lecteur d’y voir clair dans ce monde post apocalyptique. Personnellement, j’ai besoin de plus de bornes pour bien  me situer dans un  univers aussi riche. J’aurais aimé connaitre les différents groupes qui peuplent ce monde, le pourquoi de ces guerres, l’historique des événements …Vous me direz qu’il faut attendre la suite pour en savoir plus, ok mais quand on sait qu’il s’agit d’un  diptyque, il devra être fameusement costaud ce tome 2.A cause de tout ça, je ne suis pas certain de continuer l’aventure .Donc perso, il  y a de l’eau dans le gaz mais pourquoi pas un salut, il faut toujours se méfier de l’eau qui dort.

6-17af.gif

On en parle sur le forum.

DELUGE_1_COLORweb.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

Bunker T1 à T4

Bunker4.jpgBunker41.jpgChronique de la série « Bunker » de Christophe Bec, Stéphane Betbeder et Nicola Genzianella, parue aux éditions Dupuis (quatre tomes, dont un dernier à paraître dans le courant du premier semestre 2012).
 
Mon résumé :
 
« Grand comme un cercueil, noir comme la mort ! », c’est à l’origine dans une cachette comme celle-là que la mère biologique de l’ex-soldat russe Aleksi Stassik avait décidé de le faire passer, encore bébé, du territoire Ieretik vers celui du Velikiistok, ennemi juré du premier… Une fuite en avant lui permettant ainsi d’échapper à une mort certaine.
 Sa mère disparue, alors considéré comme orphelin, Aleksi fut élevé dans un pensionnat avec d’autres enfants, puis avec amour par une famille de fermiers, pour finalement devenir soldat d’élite ; préférant servir son glorieux pays avec son fusil et ses tripes plutôt qu’avec sa pelle.
  Affecté au sortir de sa formation dans la haute montagne, sur une ligne frontalière parsemée de bunkers appelée « Demarkacia », puis aux confins d’un désert de sable où, dégoûté, il perdra la foi, Aleksi désertera pour de bon l’armée.
Une armée parasitée par des chefs soucieux de leurs seuls intérêts et qui bientôt se mettront à sa poursuite… car ils ont reconnu en lui une « nouvelle arme militaire », une arme capable de vaincre l’ennemi de toujours : les ieretiks.
  Une arme de destruction massive donc, dont la véritable origine semble remontée à un autre personnage « clé », sorte de rempart ténébreux entre les forces invisibles hantant la montagne et le monde des hommes… Un monde de plus en plus rongé par la haine que se vouent ses habitants divisés et à deux doigts de devenir un enfer pour ces derniers. Un enfer… grand comme un cercueil, noir comme la mort !
 

Mon avis :
 
Après Pandémonium, autre série phare scénarisée par Christophe Bec, voici donc « Bunker » qu’il coscénarise cette fois avec Stéphane Betbeder ; Nicola Genzianella le remplaçant au dessin à partir du tome 2…
Se déroulant dans un univers de SF/militariste où plusieurs forces en présence (terrestres ou non) sont en concurrence, le récit – très complexe, il faut s’accrocher – distille son lot de suspense, de rebondissements, d’interrogations et de réflexions avec une habileté rarement égalée.
Certains lecteurs pourront reprocher un parti pris narratif osé (comprenez, nombreux flashbacks et même flashforwards qui peuvent décontenancer), mais à force de relectures (nécessaires), la série gagne en profondeur et en intensité. En ce sens, la construction m’a parfois fait penser au film « 21 grammes », d’Alejandro Gonzalez Inarritu, certaines scènes faisant écho à d’autres, plus loin dans le film. L’ensemble reste néanmoins cohérent et surtout très convaincant. La quête d’Aleksi – de ses origines, de son identité – est même parfois très émouvante, comme lors de ce tome 3 où il revoie sa famille d’adoption, notamment son frère avec qui il était autrefois en froid… Les retrouvailles laissent libre cours à l’expression de sentiments forts et Bec prouve au passage qu’il peut scénariser autre chose que de l’horreur. Une émotion en appelant une autre…
Encore une fois, cet homme excelle dans les ambiances : Bunker est oppressant à souhait ! Et ici il est aidé par son compère Betbeder qui lui cisèle d’excellents dialogues ! Bref, on y croit à 100% et vivement le tome 5, « Le mal des montagnes » ! (coming soon 2012)
  Je n’ai pas grand-chose à dire sur le dessin, par contre. Je préférais celui de Bec (tome 1), moins figé, mais Genzianella, surtout à partir du tome 3, arrive très bien à trouver ses marques. Donc, pour moi, il n’y a pas vraiment « rupture » dans le style et c’est heureux. Du bon travail et avec des décors pas trop chargés, qui respecte la ligne de Christophe Bec. Bref, j’aime bien !
  Mais heureux plus encore je serais quand ce tome 5 sera là… Hé, Dupuis, t’as intérêt à le publier cette fois !! (rires)
  Ma note :
  9/10, une très bonne note globale. A revoir peut-être après lecture du dernier album.
Nicolas.

Bunker2.jpg

Slhoka T2 : Les jardins de Sangali.

Slhoka2.jpgSlhoka2p.jpgAuteurs : Godderidge , Floch et Lyse.
Editeur : Soleil.
Sortie : 04/2003.

L’arme ultime.
Sur la planète Link-Arkoide, l’Okrane, l’une des deux plus grandes puissances, cherche un moyen radical d’éliminer son ennemi juré, la Zeide. Mais l’arrivée de Slhoka, le pilote de guerre investi de pouvoirs magiques phénoménaux, va perturber ses projets.

Moult péripéties.
Toujours dans la série des achats en 2e main, la série Slhoka  T2. Au début, quand j’ai commencé cette série, c’était pour le dessin de Floch que j’apprécie. Je me disais que par rapport à sa série actuelle, les naufragés d’Ythaq, ce Slhoka devait être un cran en dessous, une sorte de rodage dans mon esprit. Et bien, l’air de rien, ce n’est pas si mal…. en tout cas, c’est divertissant et agréable à lire. Attention, il ne faut pas chercher la BD brainstorming, non, ici c’est de l’action avec un grand A…ça décolle, ça explose, ça canarde, ça s’énerve, ça gueule aussi par moment .Bref, on s’amuse. En plus Floch a l’art de vite donner un caractère assez unique à ses personnages et c’est loin d’être idiot .Ok, le héros a un super pouvoir mais c’est comme les X-men, c’est quand on gratte que ça devient intéressant. Une série bien sympathique que je vais devoir chercher pour trouver le tome 3.Ce n’est pas comme Sillage, on ne la trouve pas chez tous les bouquinistes.
7-17b0.gif

On en parle sur le forum.

Slhoka2v.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

Khaal, Chroniques d’un empereur galactique 1. Livre premier

Khaal, Chroniques d'un empereur galactique1.jpgkhaal.jpgEditeur : Soleil Productions
Scénario : Louis
Dessin : Sécher, Valentin
Collection : Space Opéra
Pages : 54
Parution : 29-06-2011

RéKhallcitrant.
L’espace. Glacé. Infini. Tombeau de ce qu’il reste de trois glorieux empires partis à sa conquête, et qui finirent par s’entretuer jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour régner sur le charnier finalement créé. Personne ? Pas tout à fait. Au fond d’une prison galactique gigantesque de haute sécurité et autonome, vivent dans des zones séparées, les parias oubliés de ces trois races : Psis, Ethérés, Humains et leurs variantes posthumaines. Aucun d’eux ne sait qu’ils sont les derniers survivants. Obligés de collaborer pour faire tourner les machines agricoles permettant à tous de vivre, le statu quo est sur le point d’être rompu. Un homme est en passe de prendre le contrôle de la prison, par la force. Un guerrier aux pouvoirs étranges et qui cache un lourd secret. Un chef implacable. Un empereur en puissance. Cet homme à un nom, dont l’univers se souviendra. Ce nom ? Khaal.

Khaalmomie.
Mouais mouais mouais …sur ce coup là, je ne suis guère emballé.
Premièrement, j’ai vraiment eu l’impression de lire une BD estampillée Jodorowsky comme la caste des métabarons par exemple. Un mec infecte à la testostérone débordante décapitant tout ce qui passe devant lui pour un peu de gloriole. On commence par un combat dans l’arène : boucherie. On enchaine bien vite sur une grande bataille homérique pour la conquête d’Ether : un véritable massacre. On termine par un duel intergalactique : décapitation. Bref, si vous aimez la brutalité et la charcuterie en tout genre, cette BD est pour vous surtout que le dessin rend bien l’ambiance SF. Le plus fort c’est qu’au milieu de ces combats, on arrive à disserter, à philosopher  .C’est assez perturbant car il arrive souvent d’avoir un décalage entre les bulles et le contenu des cases. En plus comme on « télépathe » souvent, on se demande qui parle.  Rajoutez y un discours pompeux et solennel et la marque de fabrique « Jodorowski » est encore plus frappante. Donc si vous aimez les BD  du style space opéra, vous allez aimer ce triptyque. Les autres devront éviter la trépanation en lisant ce Khaal  là.
5-17ae.gif

On en parle sur le forum.

p6.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

« Les princesses aussi vont au petit coin »

 les princesses.jpgles prindesses 1.jpgUn album one-shot en noir et blanc de Christophe Chabouté, paru aux éditions Vents d’ouest (avril 2011).
 

Résumé :
 
Marco et Suzanne ont décidé de « changer de vie », de tracer la route avec comme philosophie de ne plus se laisser bouffer par la routine d’un quotidien banal.
C’est ainsi, au fil de leur errance sur le bitume, qu’ils font la connaissance de Jorn, un homme à l’air tout sauf banal( !), complètement parano, qui semble s’être évadé d’un hôpital psychiatrique et dont certains pontes, d’après ses propres dires fortement décousus, veulent la peau !
Au début de leur rencontre, Jorn « kidnappe » le couple via la menace d’un pistolet chargé dont il sait à peine se servir, mais il n’a vraiment rien d’un guerrier…
Se noue alors entre les trois une relation surprenante. Perturbée ici et là par les aller et venues d’un gars solitaire, être littéraire plutôt froid qui semble en savoir beaucoup sur eux… Et si Jorn avait raison ? Et si un mystérieux cartel souhaitait le voir disparaître ? La fuite, toujours la fuite…
 

Mon avis :  

Grand admirateur de l’oeuvre de Chabouté, c’est pourtant avec un certain scepticisme que j’attendais de lire sa dernière production…
Autant le dire d’emblée : ce n’était pas le dessin qui clochait ; celui-ci est toujours aussi ciselé et lumineux. Non, c’était plutôt au niveau de l’intrigue.
En effet, si certains critiques semblaient assez élogieux, donnant une bonne note à l’ensemble, d’autres – et notamment chez les propres fans de l’auteur – ne l’étaient absolument pas !
A l’arrivée, je suis pourtant conquis et surtout surpris. Surpris de voir avec quelle facilité l’auteur arrive à jouer avec nos nerfs, à nous faire croire à une chose pour aussitôt nous faire douter, comme si la réalité, tout à coup, semblait quelque peu vaciller…
Je ne peux pas en dire trop au risque de déflorer, mais cet album est à mon avis l’un des meilleurs et – surtout – l’un des plus personnels de l’auteur, qui se livre ici sur son travail comme jamais. Non seulement sur ses thèmes de prédilection (la fragile naissance des rapports humains, la société qui cloisonne les choses comme les êtres, la marginalité), mais aussi sur son propre rapport avec ses histoires.
Tout au long de l’album, le lecteur aura droit à des « jeux de miroirs » jusqu’à un final émouvant, au bord de la mer. Une fin remettant tout en question, le réel comme l’imaginaire. Le titre aussi aura droit à son explication. Et au lecteur de penser que la vie, eh bien… elle n’est ni bonne ni tout à fait mauvaise !
 
Vous l’aurez compris, j’ai adoré de bout en bout. Un album non dénué d’humour également, avec des dialogues des plus réussis, mais à lire au calme, tant chaque détail compte. Et comme le dit si bien Marco, page 45 : « Au lieu d’être comme toujours pressé d’arriver, nous on essaye déjà de prendre simplement le temps d’y aller ! »
Le thème du voyage est donc très présent dans ce livre qui m’a touché… et qui touchera encore plus, je pense, les personnes qui écrivent. Un acte pas toujours facile à comprendre, à la fois pour le lecteur et l’auteur lui-même.
 
Ma note :
 
Un grand album (par la taille et le contenu), pour lequel je mets 9/10, soit une très bonne note ! A recommander. Merci à ma sœur en passant, pour me l’avoir offert ! C’était un super cadeau !
 
NICOLAS.

les prindesses 12.jpg


Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑