« Les princesses aussi vont au petit coin »

 les princesses.jpgles prindesses 1.jpgUn album one-shot en noir et blanc de Christophe Chabouté, paru aux éditions Vents d’ouest (avril 2011).
 

Résumé :
 
Marco et Suzanne ont décidé de « changer de vie », de tracer la route avec comme philosophie de ne plus se laisser bouffer par la routine d’un quotidien banal.
C’est ainsi, au fil de leur errance sur le bitume, qu’ils font la connaissance de Jorn, un homme à l’air tout sauf banal( !), complètement parano, qui semble s’être évadé d’un hôpital psychiatrique et dont certains pontes, d’après ses propres dires fortement décousus, veulent la peau !
Au début de leur rencontre, Jorn « kidnappe » le couple via la menace d’un pistolet chargé dont il sait à peine se servir, mais il n’a vraiment rien d’un guerrier…
Se noue alors entre les trois une relation surprenante. Perturbée ici et là par les aller et venues d’un gars solitaire, être littéraire plutôt froid qui semble en savoir beaucoup sur eux… Et si Jorn avait raison ? Et si un mystérieux cartel souhaitait le voir disparaître ? La fuite, toujours la fuite…
 

Mon avis :  

Grand admirateur de l’oeuvre de Chabouté, c’est pourtant avec un certain scepticisme que j’attendais de lire sa dernière production…
Autant le dire d’emblée : ce n’était pas le dessin qui clochait ; celui-ci est toujours aussi ciselé et lumineux. Non, c’était plutôt au niveau de l’intrigue.
En effet, si certains critiques semblaient assez élogieux, donnant une bonne note à l’ensemble, d’autres – et notamment chez les propres fans de l’auteur – ne l’étaient absolument pas !
A l’arrivée, je suis pourtant conquis et surtout surpris. Surpris de voir avec quelle facilité l’auteur arrive à jouer avec nos nerfs, à nous faire croire à une chose pour aussitôt nous faire douter, comme si la réalité, tout à coup, semblait quelque peu vaciller…
Je ne peux pas en dire trop au risque de déflorer, mais cet album est à mon avis l’un des meilleurs et – surtout – l’un des plus personnels de l’auteur, qui se livre ici sur son travail comme jamais. Non seulement sur ses thèmes de prédilection (la fragile naissance des rapports humains, la société qui cloisonne les choses comme les êtres, la marginalité), mais aussi sur son propre rapport avec ses histoires.
Tout au long de l’album, le lecteur aura droit à des « jeux de miroirs » jusqu’à un final émouvant, au bord de la mer. Une fin remettant tout en question, le réel comme l’imaginaire. Le titre aussi aura droit à son explication. Et au lecteur de penser que la vie, eh bien… elle n’est ni bonne ni tout à fait mauvaise !
 
Vous l’aurez compris, j’ai adoré de bout en bout. Un album non dénué d’humour également, avec des dialogues des plus réussis, mais à lire au calme, tant chaque détail compte. Et comme le dit si bien Marco, page 45 : « Au lieu d’être comme toujours pressé d’arriver, nous on essaye déjà de prendre simplement le temps d’y aller ! »
Le thème du voyage est donc très présent dans ce livre qui m’a touché… et qui touchera encore plus, je pense, les personnes qui écrivent. Un acte pas toujours facile à comprendre, à la fois pour le lecteur et l’auteur lui-même.
 
Ma note :
 
Un grand album (par la taille et le contenu), pour lequel je mets 9/10, soit une très bonne note ! A recommander. Merci à ma sœur en passant, pour me l’avoir offert ! C’était un super cadeau !
 
NICOLAS.

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