LA COLLINE AUX MILLE CROIX

Capitol, La colline aux mille croix, Deborah Renault, Christian Perrissin, Futuropolis, Histoire, Drame.Capitol, La colline aux mille croix, Deborah Renault, Christian Perrissin, Futuropolis, Histoire, Drame.Dessin : Christian Perrissin – Scénario : Christian Perrissin et Deborah Renault 

Editions Futuropolis

Sortie en 11/06/2009

Prix conseillé : 15.00 € 

Genre : Histoire /Drame

 

Résumé (de l’éditeur: En 1460, dans l’austère province du Rouergue, Luce est la jeune veuve du seigneur de Mirail. Pourtant elle décide, telle Antigone, de pleurer la mort de son frère, tué dans le duel qui l’opposait à son défunt époux.
L’affront est terrible pour les de Mirail. Mais, Luce est prête à défier toutes les conventions, toutes les traditions, jusqu’à s’opposer au tout puissant seigneur de Rocmirail. Son châtiment sera à la hauteur de sa détermination.
En ces temps troublés, elle devient, alors, objet de vénération pour les catholiques et d’exécration pour les protestants.

Mon avis : Toujours dans le cadre de mes achats de seconde main, je viens de lire le premier ouvrage en tant que dessinateur de Christian Perrissin. Au départ, il s’occupait uniquement  de scénario. C’est en découvrant une nouvelle technique dessin, le crayon gras plutôt que l’encre, qu’il se rencontre qu’il n’est pas si nul que ça. Je dirais même plus, le résultat est impressionnant, très noir, mais aussi très expressif mais si cela reste parfois dans l’esquisse.

Pour rappel, Christian Perrissin a été primé à Angoulème en tant que scénariste pour l’album intitulé « Martha Jane Cannary » qui raconte l’histoire de « Calamity Jane ».

Le scénario nous plonge dans la guerre de religion entre catholiques et Protestants dans le sud de la France. C’est aussi l’histoire de deux familles qui s’entredéchirent au nom de la religion.

Tout est mis en place pour nous faire croire qu’il s’agit d’une histoire vraie mais il n’en est rien, il s’agit du fruit de la pure invention des deux scénaristes.. Et pourtant, cet album est très original tant au niveau graphique qu’au niveau du scénario. Si vous ne l’avez pas lu, que vous aimez l’Histoire, c’est la période du rattrapage…

Très bon.

 

8/10

 

Capitol.

 

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Freak Angels T1.

FreakAngels1.jpgfreak0224.jpgAuteurs : Ellis et Duffield.
Editeur : le lombard.
Sortie :06/2010

Le gang.

Voici 23 ans, douze enfants anglais sont nés exactement au même moment. Il y a 5 ans, le monde a connu une fin tragique. Freakangels raconte la suite. Dans le quartier de Whitechapel, onze des douze enfants ont reconstitué une petite communauté sur laquelle ils veillent, bien aidés par leurs pouvoirs télépathiques. Car le danger rôde : des survivants désireux de piller leur quartier, bien sécurisé, mais aussi Mark, le 12e membre, celui qu’ils ont chassé et tué… Alors, pourquoi une jeune femme armée vient-elle réclamer vengeance pour ses frères éliminés par Mark, la semaine précédente…?

Les télépathes anonymes.

De prime abord, j’étais assez  dubitatif envers ces Freakangels surtout à cause du dessin. Une sorte d’hybride manga / comics dont les personnages ressemblent à peu à la série Albator dans un Londres  post apocalyptique. J’ai dû donc me forcer mais malgré un trait parfois perfectible, j’ai commencé à lui trouver du charme au fil des pages.146pages en tout de 3 à 4 cases pour 15 euro , voilà bien un rapport qualité prix très attractif .

Le début est assez froid, comme un lendemain de cuite, on se réveille dans un univers urbain envahit par les eaux .On enfourche des machines vapeurs qui font penser à un univers steampunk. Ensuite on fait connaissance avec les 11 freakangels(le douzième c’est le grand méchantClin d'œil) .On constate vite qu’ils ont souvent un fort caractère mais aussi une personnalité  assez différente .Fatalement, il y en a bien un qui vous plaira dans ses attitudes. Et c’est là que cette série devient intéressante, on s’attache à un moment à un ou plusieurs de ses télépathes .Pour le moment, on ne sait pas trop où on va mais une chose est certaine, c’est que je vais les suivre. Et le coup fatal est apporté après la fermeture de ce comics, cet univers si spécifique vient vous hanter comme une mauvaise idée(car un brin violent) dans la tête. Vivement la suite.

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LE TUEUR – coffret intégral tome 1 à 5.

Capitol, Le tueur, Luc Jacamon, Matz, Casterman, Ligne rouge, AventuresDessin : Luc Jacamon – Scénario : Matz

Editions Casterman

Collection Ligne rouge

Sortie en 19/11/2004

Prix conseillé : 52.50 € 

Genre : Aventure

 

 

Résumé (de l’éditeur: C’est l’autobiographie d’un tueur professionnel. C’est un homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, qui ne s’embarrasse pas de scrupules ni de regrets. Alors qu’il guette sa prochaine victime, nous partageons ses pensées, nous apprenons à le connaître, nous découvrons sa vie à travers de nombreux flash-back. Plus l’attente dure et plus il s’énerve, il nous entraîne dans des abîmes de violence, jusqu’à l’explosion finale. Mais les cartes seraient-elles truquées ? Gare aux éclaboussures…

 

Mon avis : Retour à nouveau vers des sorties anciennes. Je profite à nouveau de ces mois d’été pour lire d’anciennes séries. J’avais chroniqué le tome 8 de la série « Le tueur » et cela m’avait valu pas mal de réactions. Les hasards de mes pérégrinations chez les bouquinistes m’ont permis d’acheter un magnifique coffret reprenant les cinq premiers tomes + un cahier de croquis dans un état impeccable pour 20 euros…Me voilà donc entrain de lire les cinq tomes à la suite…Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis…Voilà c’est dit, mais ce n’est pas pour cela que je vais renier complètement mon avis du tome 8…Je maintiens mon avis sur la philosophie de comptoir du tueur. Par contre, je dois saluer l’habilité du scénariste qui réussit à faire vivre sa série, à amener des rebondissements et en fin de compte à nous faire réfléchir sur la trajectoire de ce qui est un pauvre type, pas très recommandable. Le tueur veut nous faire croire qu’il est invulnérable, qu’il contrôle tout et là, il se met le doigt dans l’œil…Tout ce qui est humain est par nature vulnérable. C’est tellement bien amené que les auteurs finiront par le faire passer à ses lecteurs pour un brave type…Le comble mais c’est le propre des grands auteurs. Oui, je dois reconnaître que le tome 8 est un album de transition et pas spécialement une bonne porte d’entrée pour la série.

En conclusion, je vous conseille vivement à la lecture ces cinq premiers tomes mais à prendre avec le recul nécessaire et à ne pas mettre dans toutes les mains. Dans cette série, pour le tueur, une vie ne vaut rien. Or, la vie vaut la peine d’être vécue. La proche actualité est là pour remettre la vrai vie à sa place (remember Norway) !

 

8/10

 

Capitol.

 

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Capitol, Le tueur, Luc Jacamon, Matz, Casterman, Ligne rouge, AventuresCapitol, Le tueur, Luc Jacamon, Matz, Casterman, Ligne rouge, AventuresCapitol, Le tueur, Luc Jacamon, Matz, Casterman, Ligne rouge, AventuresCapitol, Le tueur, Luc Jacamon, Matz, Casterman, Ligne rouge, AventuresCapitol, Le tueur, Luc Jacamon, Matz, Casterman, Ligne rouge, Aventures

COMMANDO TORQUEMADA

CommandoTorquemada1_10062007_200813.jpgCommandoTorquemada2_18042008_181803.jpgtome 1 : pour la plus grande gloire de dieu
tome 2 : Dominique, nique, nique…

Scénario : Philippe Nihoul

Dessin : Xavier Lemmens

Editeur : Audie, Collection : Fluide Glacial

DL 2007 et 2008

 

Résumé : « Personne n’attend la sainte inquisition ! Nos meilleures armes sont la surprise, la terreur ! Sans oublier une dévotion fanatique au pape ! Pour la plus grande gloire de Dieu ! »

Ainsi aime à rappeler sœur Sarah Terwagne, frère Malachie Novoselic et frère Feargal Mc Gowan.

Récupérer la lance de Longinus, réhabiliter Sœur Dominique camée jusqu’aux oreilles voilà les missions du commando Torquemada pour lesquel tous les moyens sont bons : les bons mots, l’humour, le sacrilège, la terreur, le LSD…. Un cocktail qui ne vous laissera pas sur les fonds baptismaux et vous transportera au plus près du très Haut de l’humour.

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Jubilatoire, irrévérencieux, blasphématoire, impertinent….les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ces farces impies. Entre le bon moine adepte du LSD dans les hosties et autres élixirs monastique rehaussé d’héroïne / peyotl, l’ancien des S.A.S. à la gâchette facile et la demoiselle à la plastique irréprochable qui se flagelle pour entrevoir les dessins du très Haut, il n’y a pas de place pour la plaisanterie. Car s’il est un sujet sur lequel Lemmans et Nihoul ne rigolent pas c’est bien celui de la foi catholique. Visiblement les auteurs ont été touchés par la grâce divine : le cathéchisme, servir la messe et le pain azyme, ca laisse des traces !

On y trouve pèle mêle, un « hommage » appuyé à Michaël Jackson, une caricature (méritée) de l’homme à la toque de léopard, une irrévérencieuse prosternation devant le talent des Clash, une réécriture des Saintes Ecritures…Les auteurs parsèment leur production avec des morceaux de vrai Foi ! Chacun adore son ou ses Dieux à sa façon. Les voies du seigneur sont impénétrables.

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Vous l’avez compris le mécréant y trouvera son compte et le pénitent verra ses cheveux se dresser sur la tète devant tant d’outrages à la foi et à la fois par case : on dirait presque une règle d’or avec un ratio obligatoire de coup de canif.

Servi dans un ciboire, les dessins de Lemmens sont secs, clairs, tranchés. Comme le scénario de ces deux opus.

On ne s’en lasse pas.

Voila des albums réjouissants qui vont, à n’en pas douter, ramener les brebis égarées au sein de la très sainte et très apostolique église de Rome. Mais, n’ayez crainte les auteurs sont déjà sous le coup d’une bulle papale et enfermés sous Saint Pierre, ils se livrent déjà à l’écriture de nouvelles saintes BDs. Amen !

Note : 9/10

Ontophage T2 : De gris figé.

Ontophage2.jpgOntophage2p.jpgAuteur : Piskic
Editeur : Emmanuel Proust.
Sortie : 06/2011

Venez chez moi.
Transi, égaré en pleine forêt enneigée, Tristan Sphalt, journaliste au Petit Journal, s’est réfugié dans une étrange maison abandonnée. Une maison qui le ramène à son point de départ à chaque nouvelle tentative de fuite…
Une série policière et fantastique qui nous plonge dans les environs de Paris sous le Second Empire.
La spirale infernale.
Il vaut bien avouer que ce tome 2 est très déconcertant .Les ¾ de l’album se déroule dans une sorte de maison hantée qui emprisonne notre héros dans une spirale démoniaque inextricable .Quand il retrouve enfin sa liberté, nous voilà quasiment à la fin de cette 2e partie Vous l’aurez compris, l’auteur joue ici essentiellement sur l’ambiance .De ce point de vue, c’est très réussi grâce à un graphisme et un découpage convainquant qui arrivera même à vous faire frissonner. Mais coté scénario, on n’a guère avancé  et le tout est lu à une vitesse v v’. Au final, difficile d’évaluer ce tome 2, je pense qu’il faudra juger sur l’ensemble des 4 opus prévus pour y voir plus clair. L’ontophage garde donc toujours ses secrets ……
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Les insurgés d’Edaleth. T2 : Croisade.

Insurgés d'Edaleth (Les)2.jpgInsurgés d'Edaleth (Les)2p.jpgAuteurs : Tackian-Miquel et Brion.
Editeur : Soleil.
Sortie : 10/2005.

God  Wars.
Au cœur de la galaxie d’Irth, une nouvelle croisade vise à écraser définitivement toute rébellion. Seuls les Insurgés d’Edaleth s’élèvent encore contre la tyrannie.
Pour survivre, un seul moyen : choisir son camp.
Pour durer, un seul mot d’ordre : le trahir.

Irradiation activée.
Dans ma série « à suivre en occasion », j’ai coché les insurgés d’édaleth. Pour ce tome 2 de cette série de science fiction pur jus, j’ai apprécié la description des différents protagonistes de cette guerre intergalactique qui manquait cruellement dans le tome 1 pour bien situer tout ce beau monde. Une bonne chose donc tout comme le décorum ultra poussé de Brion. C’est indéniablement une réussite  qui arrive à bien nous plonger dans cet univers futuriste proche de Dune. On retrouve aussi de bonne idée comme pour  les pages 14-15 dont la mise en scène est bien pensée (c’est assez ignoble !). Malheureusement pour l’ensemble, ce conflit souffre d’un grand défaut, celui de ne pas être passionnant .On suit toutes ces manigances ou tueries sans grand envie, la faute à un manque d’empathie évidente pour les principaux  personnages malgré leur plastique avantageuse. Dommage donc.
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LA PRINCESSE DU SANG – Seconde partie

Capitol, Max Cabanes, Manchette, La princesse du sang, Air libre, Dupuis,Espionnage, AventureCapitol, Max Cabanes, Manchette, La princesse du sang, Air libre, Dupuis,Espionnage, AventureDessin : Cabanes – Scénario : Manchette

Editions Dupuis

Collection Air libre

Sortie en 06/05/2011

Prix conseillé : 15.95 € 

Genre : Aventure/espionnage

 

Résumé (de l’éditeur: Ivy et Alba avancent sans répit à travers la Sierra Maestria, tandis que Victor tente de ralentir la marche des mercenaires lancés à leur poursuite pour les supprimer. Ivy n’a qu’une idée en tête : rejoindre La Havane et ramener Alba à son oncle Aaron Black, dont elle ignore le rôle dans la disparition de la fillette. Impliquée à son insu dans une opération des services du contre-espionnage français, Ivy ne mesure pas encore l’ampleur du danger qu’elle court avec Alba en se mettant sous la protection d’Aaron Black.

Mon avis : Enfin, le deuxième tome tant attendu !…Les lecteurs du premier tome sont probablement restés sur leur faim dans l’attente de la suite, du dénouement. L’attente (près d’un an) fut longue. Parties rapidement les inconnues et les incertitudes du premier tome ! Place maintenant à de l’action et quelle action !. Mais Manchette a su jusqu’au bout garder son lecteur en haleine. Lorsqu’un coin du voile se lève, une autre inconnue apparaît et ainsi de suite. Un vrai thriller bien mené tant au niveau du scénario que du dessin de Cabanes qui nous livre un graphisme de mouvement, aux traits bien visibles, même s’ils ne sont pas toujours fignolés. Il laisse encore de la place à certaines ébauches, qui donnent un effet « brut » mais O combien original et sans faux semblant. La fin de l’histoire  m’a laissé un peu sur ma faim mais il reste une porte ouverte pour une éventuelle suite. C’est mon avis personnel… Les personnages principaux en fin de récit ne sont pas dupes. C’est un peu la désillusion et la victoire des organisations occultes contre la volonté des hommes… Très bon album !  

 

8/10

 

Capitol.

 

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Interview de Fréderic Peynet.

Le dessinateur de Phoenix, du feul, les contes du Korrigan ….Fréderic Peynet a eu l’aimabilité de répondre à phoenix2couv.jpgquelques questions pour le blog Samba BD.

peynet3.JPGPar rapport au feul  (dont une intégrale vient de sortir), Phoenix est un univers nettement plus réaliste
.C’était une envie de ta part de changer de registre ? Pas trop compliqué  à dessiner tous ces détails
de la vie quotidienne ?

C’était une envie commune. Aussi bien Jean-Charles que moi même souhaitions nous confronter à une
série contemporaine réaliste.
Pour ma part, cela faisait une dizaine d’années que je dessinais de la fantasy, je commençais à tourner
en rond graphiquement et à prendre un peu moins de plaisir au dessin, j’avais besoin de me
renouveler. Mes lectures étaient alors plutôt tournées vers le genre thriller, et l’envie d’en dessiner un
à mon tour est ainsi venue, petit à petit.
Lorsque j’ai évoqué cette envie de changement à Jean-Charles, il s’est montré très enthousiaste; il avait
brièvement abordé le genre avec son triptyque « L’ombre du cinéphage », et souhaitait développer
quelques idées d’histoires qu’il gardait de côté jusque-là.

phoenix.jpgC’est ta 2e collaboration avec JC Gaudin, visiblement le courant passe bien entre vous deux .Comment
travaillez  vous ensemble ? Reçois tu le script en entier ou par bride ? Interviens-tu dans l’élaboration
de l’histoire ?

Phoenix est né de nos nombreuses discussions alors que nous terminions le tome 3 du Feul.
J’expliquais  à Jean-Charles quels univers, quel genre j’avais envie de dessiner , et je pense que la série
est née ainsi.
Jean-Charles a mûri quelques idées qui lui sont venues avant ou suite à nos discussions.
Il m’a ensuite raconté les grandes lignes, sans m’en dire beaucoup plus. Je suis intervenu sur quelques
petits détails, mais 99% de l’histoire vient de lui.
Contrairement au Feul, je ne connais pas l’histoire dans son intégralité. Je ne sais donc pas forcément
où il va, et c’est finalement assez excitant pour moi de découvrir son scénario par bribes (4-5 pages à
la fois), cela m’évite de me lasser, car tout est toujours nouveau. L’absence de vision à long terme de
l’histoire m’empêche juste de bien préparer ma documentation et mes repérages à l’avance. C’est le
seul point délicat, mais je fais avec.

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Ce qui me frappe dans ton dessin, c’est la finesse de ton trait  .Ce qui donne au final, un dessin très
élégant (un vrai plaisir à regarder) .Quel  regard portes tu sur ton travail ? Es tu perfectionniste ?

peynet1.JPGJe le suis trop. Je ne suis pas capable de laisser partir un dessin qui ne me convient pas à 100%. C’est
parfois très ennuyeux, car je vais me bloquer sur des détails sans importance pour la narration et je
n’avancerai donc pas sur le reste de la planche tant que ces détails ne seront pas réglés. Je perds un
temps fou pour des choses qui n’en valent pas la peine au final.
Egalement, à trop détailler comme je le fais, le dessin se fige et perd de la force et de la vie. J’essaye
depuis le tome 2 de moins pousser les choses pour aller à l’essentiel et récupérer cette énergie, cette
vie qui faisaient un peu défaut aux dessins trop léchés. Il faut que je trouve le juste milieu.

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Qui sont tes premiers lecteurs ?

Ma première lectrice est ma femme, Catherine. Elle a l’oeil très aiguisé et peut trouver une erreur que
je ne vois pas. Son aide et son soutien me sont précieux.
Mon second lecteur est Jean-Charles Gaudin, à qui j’envoie un scan de la planche terminée afin qu’il la
valide ou demande une correction de texte ou parfois de dessin si le cadrage ne correspond pas à ce
qu’il imaginait.
Mon troisième lecteur est Jean Wacquet, mon directeur éditorial chez Soleil, à qui j’envoie comme à
Jean-Charles, un scan de la dernière planche. Dessiner une BD, c’est un marathon en quelque sorte, et
on peut très vite perdre le bon rythme. Les encouragements de Jean sont donc importants pour la
motivation.
Ma quatrième lectrice est Delphine Rieu, la coloriste de la série qui, à son tour, ajoute sa patte
graphique pour aboutir à la planche finalisée.

Est-ce que les ventes de Phoenix sont dans tes espérances et que retiens-tu des retours que tu as lus
ou lors de dédicaces ?peynet2.JPG

A l’heure actuelle, je ne connais pas encore les chiffres de vente exacts du tome 1. Je les aurai au mois
d’août.
Les comptes sont arrêtés deux fois par an chez Soleil (en juin et en décembre) et il faut que l’album ait
eu une durée de vie en librairie d’au moins 6 moins pour avoir les chiffres. Ainsi, pour le tome 1 sorti
en août 2010, il n’y avait pas les 6 mois réglementaires lors des relevés de vente de décembre, ce qui
fait que je n’aurais les chiffres que cette année à l’occasion du prochain relevé.
De ce que je sais, il y a eu pénurie du tome 1 au bout de 5 jours. Malheureusement, l’éditeur a mis un
mois à rééditer l’album : notre créneau en librairie était terminé lorsque celui-ci fut de nouveau
disponible.
Bref, je ne m’attends pas à des chiffres brillants concernant le tome 1 malgré un départ rapide et fort
encourageant. J’espère que les tomes suivants permettront à la série de retrouver le public qui était
passé à côté lors de son lancement.
Les critiques sont en tout cas très encourageantes pour nous. Je les trouve très positives, et c’est
donc un bon moteur pour notre motivation.

As tu les temps de lire d’autres BD ? Si oui ,que nous recommandes tu ? Quels sont tes « maitres  » dans
le 9e art ?

J’avoue ne plus en lire, car je passe mon temps à analyser ce que je vois plutôt que me laisser porter
par le récit.
Lorsque je referme l’album, je suis bien incapable de parler de l’histoire, mais je peux parler mise en
scène, narration, anatomie, perspective, couleur… Bref, je n’arrive plus à être lecteur.
Ma plus grande influence est Rosinski. Je me suis nourri de ses albums et j’ai beaucoup appris à travers
son travail. Si mon dessin est ce qu’il est aujourd’hui, c’est en grande partie à lui que je le dois, même si
nous ne nous connaissons pas.
Régis Loisel a eu un rôle important également, puisqu’il m’a suivi lors de mes débuts, en me conseillant
sur mon dessin, et en me faisant prendre conscience de mes lacunes. Il m’a fait gagner quelques
années.
perfectmook_06.jpgJe citerais également Laurent Vicomte, Christian Rossi, Emmanuel Lepage, Takehiko Inoue, Tsukasa
Hojo… Tous de grands dessinateurs réalistes dont le travail a été une formidable source de
motivation.
J’ai une grande tendresse pour le trait et l’univers de Franquin qui, même s’il n’a pas un dessin réaliste,
m’a apporté beaucoup au travers de ses albums, dans ma jeunesse et aujourd’hui encore.
Quelqu’un qui m’a probablement autant influencé que Rosinski, ces dernières années est Naoki
Urasawa, l’auteur de Monster, 20th Century Boys, Pluto…
J’aime son dynamisme, et sa mise en scène. J’aime aussi son dessin plus dépouillé, mais ô combien plus
vivant, que le mien.

En dehors de la BD, que fait Fréderic Peynet ?

C’est un boulot solitaire, alors lorsque j’ai un peu de temps libre, c’est important de ne pas négliger
quelques soirées avec les amis.
Je joue également dans un groupe rock, Slumberland. Ça permet de bien se vider la tête et de ne plus
penser au boulot, même si la majorité des membres de ce groupe travaille dans le milieu de la BD.

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Un grand merci à Fréderic Peynet pour cette belle interview.

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