« Dors, petite fille… »

dors petite fille.jpgdorspetitefillet.jpg Une bd scénarisée/dessinée par Sergio Bleda, et parue aux éditions Erko (mars 2003).
 

Mon résumé :
  Une nuit d’orage… Une petite fille autiste prénommée Christine se réveille en sueur. Elle a peur, tremble d’effroi. Un drôle de cauchemar pense-t-elle, cet enfant au regard sombre, comme surgi de nulle part… Finalement, elle décide d’ouvrir la porte de la chambre de ses parents adoptifs, peut-être pour leur demander de l’aide, réclamer un peu de réconfort ?… Horreur ! Ils sont morts tous les deux ! Une vraie boucherie. Que s’est-il donc passé ? Serait-ce elle la responsable ? Une fillette d’à peine quinze ans, avec un retard de croissance ?…
Juan, un obscur écrivain désireux de se faire connaître d’un prestigieux magazine, décide de mener l’enquête. D’autant que ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène se produit : la petite orpheline a déjà été adoptée à plusieurs reprises et tous et toutes ont subi le même sort. La même mort…
 
Mon avis :
  Autant le dire d’emblée : une sympathique petite série b sans prétention et découverte un peu par hasard. L’histoire n’est pas très originale, mais le dessinateur – Bleda, un espagnol – assure grâce à une narration dynamique tout le long et surtout via son dessin en couleurs directes, du plus bel effet. On se croirait presque dans un mauvais rêve, à chaque page tournée. Ici, il est question de revenants bien torturés et d’humains ne reculant devant rien, qu’un démon maléfique a jadis trompés. Juan et ses proches vont en prendre plein la tronche si bien qu’à la fin, on se dit « ouf ! », enfin terminé. Terminé, vraiment ? Mais il y a encore l’épilogue, comme dans tout bon film d’horreur…
Alors oui, ce n’est pas très original, mais on passe tout de même un beau moment. Juste le regret d’un mystère qui n’en est – très, trop vite ? – plus vraiment un, one-shot oblige… Mais la mise en scène est plutôt bonne (voir le passage à l’hôpital, assez flippant) et Bleda – dont je ne connaissais pas le travail avant – ne manque pas de style et de belles références (Poe, King, Lovecraft… et Graham Masterton ??? Le passage à l’hôpital, le miroir dans la maison, m’ont trop fait penser à l’un de ses diaboliques romans : « Le miroir de Satan »). Ces décors aussi sont particulièrement réussis, notamment la maison des véritables parents de la petite fille : on s’y croirait ! Un bémol cependant pour la physionomie des personnages, dont Juan et Emilio, qui se ressemblent un peu trop à mon goût, et ce dès le début. Un peu plus de distinctions physiques entre ces deux-là aurait été un plus pour ma lecture…
 
Ma note :
 
6,5/10, pas plus. Une bonne lecture, mais loin d’être un classique à mon humble avis. Une série comme « Dans la nuit » (de Callède & Denys, chez Delcourt), jouant dans le même registre et que certains critiques comparaissaient à cet album, est selon moi bien plus aboutie

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NICOLAS.

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