OU SONT PASSES LES GRANDS JOURS? – Tome 1.

Couv_206317.jpgPlancheA_206317.jpgDessin : Alex Tefenkgi- Scénario : Jim

Editions Grand angle

Sortie : 15/01/2014

70 pages

Prix conseillé : 16,90 €

ISBN : 9782818925522

Société, trajet de vie, amitié, drame.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : C’est l’histoire de Fred, qui s’est donné la mort. C’était le meilleur ami d’Hugo, d’Étienne, ou de Jean-Marc. Mais tout ça n’a plus vraiment d’importance. C’est encore l’histoire d’un numéro de téléphone, celui de Fred, que Hugo ne se résout pas à supprimer de son répertoire. En tout cas, pas sans avoir passé un dernier coup de fil. C’est aussi l’histoire de trois cadeaux, laissés à titre posthume par Fred et qui, progressivement, changeront leur vie à tous. C’est enfin l’histoire du temps qui passe, des petits ressentis, de ces impressions que l’on garde au fond de soi, celles que l’on tait. Jusqu’à ce que tout explose, un jour…C’est une histoire d’amitié. Une histoire sur les rêves que l’on porte en soi. Ceux que l’on réalise et ceux que l’on ne réalise pas, en somme. 

Où sont passés les grands jours, Jim, Tefenkgi, Grand Angle, 01/2014

 

Mon avis : «  on savait tous qu’un jour il faudrait devenir adultes. Personne ne nous avait dit que ça viendrait si vite. » C’est sur le bandeau rouge qui barre la couverture de cette nouvelle série scénarisée par Jim, auteur du très remarqué « Une nuit à Rome », et dessinée par Alex Tefenkgi dont on avait apprécié « Tranquille courage ». Vous trouverez en fin de chronique les liens vers ces albums sur Samba BD.

 

Où sont passés les grands jours?, Jim, Tefenkgi, Grand Angle, 01/2014

 

J’ai donc un à priori très favorable sur cette nouvelle série, rien qu’en découvrant les auteurs. Dès que j’ai feuilleté l’album, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un rapport, un lien, avec « Une nuit à Rome » tant au niveau du dessin que des couleurs. Ce n’est pas le dessin de Jim mais c’est du Tefenkgi qui s’en est inspiré. La planche de la page 19, par exemple, ressemble furieusement à ce que j’ai pu voir dans le dernier opus de Jim en tant que dessinateur. Au niveau des couleurs, même topo. Les couleurs sont appuyées, sont en référence également avec ce qu’a fait Jim. Pourtant, c’est Alex Tefenkgi qui s’est occupé des couleurs. Quand on ajoute que nous sommes chez le même éditeur, avec un tel faisceau de concordances, impossible de ne pas faire le rapprochement. Tefenkgi s’en sort très bien avec son dessin et j’ai senti une évolution, un rapprochement vers ce que fait son compère Jim dans ses propres productions graphiques.

 

Où sont passés les grands jours?, Jim, Tefenkgi, Grand Angle, 01/2014

 

Au niveau du scénario, on retrouve certains thèmes cher à Jim. Le passage de l’adolescence à l’âge adulte, de l’insouciance de la vie à la gravité de la mort, le temps qui passe, la dérive des sentiments,…En plus de ses thèmes porteurs, le scénariste y ajoute un élément du scénario, un peu décalé, mais qui va amener un doute chez le lecteur, des interrogations. Il lance aussi des pistes qui restent mystérieuses en fin du premier tome. Un copain décédé, qui a choisi de partir, lègue des objets personnels à ses plus proches amis. Ce sont des objets dérisoires et les amis s’interrogent…Tout a un message et un sens. Qu’a-t-il voulu nous faire comprendre par ce geste ? Le lecteur vagabonde à travers une histoire de copains qui cache d’autres choses, non dites, que va devoir découvrir le lecteur.

 

Où sont passés les grands jours?, Jim, Tefenkgi, Grand Angle, 01/2014

 

Au final, je suis resté un peu sur ma faim. Je suis bien conscient qu’il va falloir lire le tome 2 pour comprendre tous les tenants et aboutissants de ce scénario à tiroirs, avec plusieurs thèmes qui s’emmêlent, se croisent. Il y a donc beaucoup d’intérêts en fin de lecture mais j’attends de lire la suite pour me faire une idée plus précise de cette nouvelle série. Connaissant Jim, je devrais être optimiste. Reste à attendre la confirmation lors de la sortie du prochain tome.

 

 

Dessin :            7,5/10

Scénario :         7,5/10

Moyenne :       7,5/10

 

Chronique d’ « une nuit à Rome » sur Samba BD : ICI

Chronique de « Tranquille courage » sur Samba BD : ICI

Le blog de Jim : ICI

Le blog d’Alex Tefenkgi : ICI.

Facebook : Alexandre Tefenkgi.

Facebook : Jim Thierry Terrasson.

 

Capitol

 

Où sont passés les grands jours?, Jim, Tefenkgi, Grand Angle, 01/2014

 

L’armée de l’ombre T2 :Le réveil du géant.

armee de 'lombre.pngarmée de l'ombre 2.JPGAuteur : Olivier Speltens
Editeur : Paquet.
Sortie :02/2014.
 
 
 

 

 

La contre-attaque.

La bataille de Koursk est le symbole du revirement, où la victoire des troupes soviétiques face aux Allemands devint possible.

Kessler et ses camarades se retrouveront projetés dans cette tourmente de fer et d’acier où des milliers d’hommes ont perdu la vie, broyés par les innombrables machines de guerres mises en place par les deux camps.

Ces multiples facettes d’un même combat ôteront la jeunesse et les illusions du jeune soldat Kessler ; lui révélant impitoyablement les pires horreurs que peut générer la nature humaine.

armée de l'ombre.JPG

Tous aux abris.

armée.JPGJ’avais déjà bien apprécié le tome 1, ce tome 2 ne fait que confirmer la bonne tenue de cette série « guerrière » prévue en 4 tomes normalement. Le point fort, c’est la tension permanente qui ressort des pages, on entendrait presque les balles siffler au dessus de nos têtes. J’ai lu que certains reprochaient à cette armée de l’ombre sa lenteur , j’opterai plutôt pour une grande méticulosité . Le scénario est presque chirurgical quand il s’agit de nous décrire une bataille. Olivier Speltens joue assurément la carte de la crédibilité, il s’est d’ailleurs inspiré de récits de soldats comme August Von Kageneck (La Guerre à l’est), Guy Sajer (Le Soldat oublié) ou encore Hans Rüdel (Pilote de Stuka) dans un souci de véracité historique…

Il n’oublie pas non plus le côté psychologique et montre bien l’illusion de victoire qui régnait encore au sein de l’armée allemande avant cette bataille de Koursk.  On perçoit aussi l’endoctrinement de cette jeunesse, son obéissance, son devoir envers la patrie et son chef. On en aurait presque de l’empathie pour eux mais bon, là, désolé, ils l’avaient bien mérité ce retour de manivelle.

 

La mise en page est toujours aussi agréable accompagnée d’une colorisation adéquate. A part  quelques visages qui se ressemblent un peu trop, c’est du grand spectacle que nous offre Olivier Speltens . Les scènes avec les combats de char sont incroyables de réalisme.

Perso, cet album m’a réellement passionné, comme on dit familièrement, j’étais dedans. 

Vivement la suite !

A noter, une version toilée, limitée à 1200 exemplaires est également disponible.

 

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a08-3e78906.gifDessin

a08-3e78906.gifGlobal.

 

Samba.

On en parle sur le champ de bataille.

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