Templiers – Tome 1 – La chute

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Scénario : Jordan Mechner

Dessins : LeUyen Pham & Alex Puvilland

 

Editeur : Akiléos

240 pages

date de sortie : février 2014

genre : aventures Historiques

 

 

Martin est un des rares Templiers à avoir pu s’échapper au moment où le Roi de France a pris la décision d’abattre l’Ordre, afin de faire main basse sur son trésor légendaire. Honteux d’avoir survécu alors que ses nobles frères endurent la prison et la torture, il assemble un bande d’anciens Templiers et décide de se lancer dans une entreprise désespérée : réussir le plus grand hold-up du XIVe siècle.

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Les Templiers font toujours recette et sont source d’inspiration autant au cinéma et littérature qu’en BD, pour le meilleur et parfois le pire.

Point de série mystico-ésotérique pour cette parution, et c’est tant mieux. Jordan Mechner, plutôt que de nous raconter la toute puissance de l’ordre, ses mystères, pseudos intrigues ou complots, opte pour une approche originale en choisissant comme période la chute de l’ordre.

Il invente alors une fiction solidement basée sur les faits historiques et véridiques, en imaginant que l’ordre recelait quelques « brebis galeuses » que leurs écarts auraient sauvé du massacre commandité par le Roi. Quoi de plus naturel après tout que dans une confrérie qui dominait l’Occident et comptait quelques dizaines de milliers de membres, il n’y ait pas eu que de preux chevaliers.

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Ces rescapés deviennent des fugitifs réduits à la mendicité pour survivre, jusqu’au jour où ils croiseront la route d’un drôle de prêtre qui leur fera une révélation au sujet du trésor des Templiers. Ils n’auront alors de cesse que de récupérer ce trésor pour le mettre à l’abri des mains du Roi et de venger leurs frères.

Jordan Mechner est l’auteur du célèbre jeu vidéo Prince of Persia. Après une première incursion en BD avec l’adaptation de son jeu, le voilà de retour avec le même duo de dessinateurs sur un thème qui le passionne, les Templiers.

Cette fiction Historique est d’une grande qualité narrative. Parfaitement bien documentée historiquement, le récit est fluide et dynamique, et toutes les recettes d’un bon roman ou film d’aventure sont présentes. Du suspense, des bastons, de l’humour, de la grivoiserie, de l’amitié, de l’honneur, et même quelques clichés – hommage inconscient ? – de films de chevaliers où l’on assiste à des bagarres dans des postures improbables. Sans jamais égratigner la grande Histoire, l’auteur mène rondement sa barque et nous présente des personnages assez attachants.

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Le dessin semi réaliste parait de prime abord assez caricatural. Il faut passer outre cette première impression et l’on découvre alors un dessin énergique, au trait épais et hachuré, qui colle parfaitement au style du scénario et qui sert admirablement la narration. Les décors par ailleurs sont plus fouillés et précis qu’il n’y parait et méritent qu’on s’y attarde.

En refusant de tomber dans le piège d’une énième histoire ésotérique, l’auteur nous livre une histoire simple et très efficace.

 

Second tome à paraitre en avril.

 

Ma note : 7/10

Loubrun

Buck Danny Tome 53. Cobra noir

Buck danny, aviation, aventures, Zumbiehl, Winis, DupuisBuck danny, aviation, aventures, Zumbiehl, Winis, DupuisScénario : Zumbiehl, Frédéric
Dessin : Winis, Francis
Couleurs : Cerminaro, François
Dépôt légal : 11/2013
Editeur : Dupuis
Planches : 54

Un F-22 raptor a disparu au-dessus du territoire Basrannien. Afin de connaître les capacités militaires réelles du Basran en vue de frappes aériennes, Buck, Sonny et Tumbler sont chargés de mener une « black op » à partir du porte-avion géant « Ronald Reagan » et d’une base secrète. Pour ne pas éveiller les soupçons, ils choisissent d’opérer sur du matériel d’origine soviétique non identifié, des Sukhoï.

Bon sang, si un jour, quelqu’un m’avait dit que je chroniquerais un tome de LA série mythique d’aviation, je ne l’aurais jamais cru. J’ouvre donc cette chronique en toute humilité.
Toute personne un tantinet branchée sur le monde de la BD a entendu, lu, vu voir feuilleté les aventures de Buck Danny. Cette série a été créée en 1948, pré-publiée dans les pages du journal de Spirou par le triumvirat Georges Troisfontaines, Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier. Les péripéties de nos trois compères couvrent l’ensemble des conflits (ou non) de la période post seconde guerre mondiale à nos jour (et sans doute au-delà !). Elle compte désormais 53 tomes. Apres la reprise de la série par Francis Bergèse, c’est au tour de Frederic Zumbiehl, au scénario et Francis Winis, aux dessins de relever le défi. Et …. c’est une franche réussite. Autant dire que cela est extrêmement enthousiasmant de retrouver les canons de la série princeps. L’action, les rebondissements, les références aux albums antérieurs, les explications aéronautiques (petites vignettes techniques) vous mènent directement en « post-combustion » avec nos trois pilotes favoris. Entre coups tordus et clowneries de Sonny Tuckson, les auteurs rendent un hommage sincère au couple Hubinon-Charlier. C’est parfait ! Pas un instant, le lecteur s’ennuie.

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« Francis Winis, le dessinateur, était ingénieur dans l’aérospatiale et instructeur d’astronautes à la NASA. Son exigence et son souci du détail lui permettent de donner un niveau de réalisme exceptionnel aux scènes de combat aérien. » d’après les éditions Dupuis. C’est vrai, les avions sont très bien dessinés. F. Winis transpose les avions en 2013. Car en fonction des époques de chaque tome des « aventures de Buck Danny », le matériel aérien évolue et se met au gout du jour (mais pas les héros qui ne vieillissent ni ne changent de trait de caractère) : ainsi en 2013, des F-18 hornet côtoient du matériel russe derniers cri. Les combats (« dogfight ») sont vivants, dynamiques et maitrisés. La sensation de ressentir les « G » est prégnante. Le lecteur sent bien que le dessinateur a baigné dans le milieu. Par ailleurs, il s’est approprié le découpage cinématographique de la série maintenant ainsi l’intensité de l’action.

 

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Mais alors que dire des éléments humains ? Sans être une catastrophe, on frôle le hors-jeu ; particulièrement sur les tartufferies du capitaine Tuckson. C’est figé, froid. Le trait est forcé pour arriver à faire passer une émotion. Plusieurs fois, les yeux « accrochent » devant tant de défauts. Hormis cette fausse note, c’est du velours.

Dans Buck Danny, la fiction a un point d’ancrage réaliste. Dans Buck Danny, le lecteur ressort du récit avec un apprentissage de termes techniques aéronautiques. Dans Buck Danny, les combats aériens et le scénario haletant ne laissent aucun répit au lecteur. Dans Buck Danny, tu refermeras l’album avec des étoiles plein les yeux. Et c’est bien ce qu’ont fait le couple Zumbiehl – Winis. Mission accomplie. Rentrez la base. Over ! Réjouissant !

 

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Scénario : 9/10
Dessins : 7/10
Global : 8.5/10

Tigrevolant

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