HISTOIRES INAVOUABLES

Histoires inavouables, ovidie D'aviau, Delcourt, sexe,adulte, érotisme,11/2013Histoires inavouables, ovidie D'aviau, Delcourt, sexe,adulte, érotisme,11/2013Dessin : Jérôme D’Aviau – Scénario : Ovidie

Editions Delcourt

Collection Erotix

Sortie : 06/11/2013

104 pages

Prix conseillé : 7,90 €

ISBN : 9782756040554

Sexe, adulte, Erotisme, histoires courtes, société.

 

Résumé (de l’éditeur) :Ils ne se connaissent pas et se donnent rendez-vous dans un train pour s’adonner à des jeux sexuels ; un serial dragueur emmène deux filles chez lui en pensant que la nuit sera chaude ; une étudiante américaine se procure du plaisir en se frottant contre tout ce qu’elle trouve dans la rame du métro jusqu’au jour où… Certaines histoires ont été vécues par Ovidie elle-même. À vous de deviner lesquelles… 

Histoires inavouables, ovidie D'aviau, Delcourt, sexe,adulte, érotisme,11/2013

Mon avis :   Attention, cette chronique n’est pas réservée pour les âmes chastes mais plutôt pour les « décontractés du sexe » comme on dirait du côté de la rue du cirque à Paris. Un bandeau rouge de l’éditeur annonce d’ailleurs sur la couverture : « Une BD signée Ovidie réservée aux adultes ». Certains la qualifient d’intello du sexe. L’origine du pseudo « Ovidie » vient d’une bande dessinée de Ptiluc. Il s’agit d’une petite ratte.

En page 4 de couverture, on peut lire une déclaration d’Ovidie qui cadre bien l’album : « Les dix histoires que vous allez découvrir sont toutes inspirées de faits réels, seuls les noms ont été modifiés. Trop croustillantes pour être avouées, elles m’ont été confiées dans le plus grand secret. J’ai moi-même vécu certaines d’entre elles et je n’avais jamais osé en parler jusqu’à ce jour. J’ai laissé quelques indices, je vous laisse deviner lesquels… »

Histoires inavouables, ovidie D'aviau, Delcourt, sexe,adulte, érotisme,11/2013

Au niveau du scénario, nous avons donc 10 histoires courtes. On dit que ce sont les meilleures…C’est vrai que cela donne du rythme au livre d’autant plus qu’elles racontent des histoires liées au sexe mais diamétralement opposées. Il y en a pour tous les styles, pour tous les genres si vous voyez ce que je veux dire…En plus de cela, c’est bien raconté, bien écrit. Ce n’est pas trop « verbeux », ce n’est pas non plus sans dialogue, sans fond. Ovidie qui a déjà quelques ouvrages en librairie, a aussi une jolie plume …

Le dessin est la vraie révélation de cet album. Jérome d’Aviau a déjà publié plusieurs albums en majorité chez des petits éditeurs. Son dessin est superbe, dépouillé (comme ses héroïnes dans cet album), mais aussi précis et maîtrisé. Ce n’est pas chirurgical et fait dans une optique d’un certain esthétisme de bon aloi. Bien évidemment, cet album n’est pas à laisser dans toutes les mains malgré la qualité graphique et scénaristique.

Histoires inavouables, ovidie D'aviau, Delcourt, sexe,adulte, érotisme,11/2013

Excellent album dans ce genre particulier qui se démarque par rapport à la production générale. Ce n’est pas le bas de gamme de la grande majorité des albums du genre. Il ne reste plus qu’aux découvreurs de talent de se lancer à la recherche de ce petit bijou dans un genre très marqué et à la marge de la bande dessinée classique. Il faudra peut-être chercher quelque peu, demander à votre libraire l’album, regarder dans les étagères du dessus, dans l’enfer des bibliothèques. Vous pouvez encore le commander sur un site de vente en ligne si vous avez peur d’essuyer les sarcasmes de votre libraire. Elle est dure la vie…

 

Lien vers le site de l’éditeur : ICI.

Lien vers le site internet d’Ovidie : ICI.

Lien vers le site internet de Jérôme D’Aviau : ICI.

 

Dessin :             9,0/10

Scénario :           8,0/10

Moyenne :           8,5/10

 

Capitol

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Golden Dogs T1-Fanny

Golden Dogs1.jpgGolden Dogs1c.jpgAuteurs : Griffo et Desberg

Editeur : Le Lombard

Sortie : 01/2014

 

Les chiens en or.

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

 

Du toc ?

GoldenDogs_PR.jpgPerso, j’ai toujours préféré le dessin de Werner Goelen alias Griffo dans un contexte historique. C’est le cas pour ces golden dogs puisque nous sommes au début de l’époque victorienne. L’emballage proposé est séduisant : des dorures, quatre jeunes gens déterminés à profiter de la vie quitte à utiliser des moyens illicites, deux auteurs qui ont déjà fait leur preuve comme dans la série Sherman par exemple  et pour terminer, l’éditeur annonce les quatre albums pour cette année. Avouez que c’est tentant. Mais comment fait-il pour dessiner aussi vite ce brave Griffo ?

J’ai été un peu étonné de lire dans  le dossier de presse que son trait était qualifié de protéiforme c.à.d. d’aspect  changeant. Étonnant comme définition car pour moi, son trait est plutôt caractéristique et élégant. 

Sinon le problème, c’est que cet album rentre dans le ventre mou de la production actuelle. C’est bien foutu, efficace mais aussi sans réelle surprise, on est dans le moule traditionnel. En plus, les personnages sont pour le moment très superficiels. On joue soit sur l’ambition ou sur la vengeance. C’est franchement trop peu pour ressentir une once d’empathie pour eux, même pour la pétillante Fanny. D’ailleurs, ce manque de sentiment, c’est presque une marque de fabrique chez  Desberg.

Et puis je m’attendais à nettement plus de finesse, à plus de « classe » dans les cambriolages. Nos quatre lurons voient ça comme une symphonie mais pour le moment on est plus dans le Rammstein qu’autre chose.

Voilà, j’espère un sursaut pour les tomes futurs car l’univers proposé a du potentiel mais il n’est malheureusement pas  assez exploité pour le moment.

a04-3e788e4.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a05-3e788c9.gif Global.

Samba.

golden dogs.jpg

 

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