SILAS COREY T1 / Bande-annonce

 

— TOME 1 DISPONIBLE LE 16 JANVIER 2013 EN LIBRAIRIE —

DETECTIVE. ESPION. TUEUR.
HEROS OU ESCROC, CA DEPEND DE L’EMPLOYEUR…

Avril 1917.
La guerre fait rage dans toute la France. À Paris, l’opposition menée par Georges Clemenceau tente de faire tomber le gouvernement Caillaux…
Silas Corey, ancien reporter, agent du 2e Bureau, détective et aventurier à plein temps, est engagé par Clemenceau pour retrouver un reporter disparu. Ce dernier aurait recueilli des preuves de la trahison du chef du gouvernement. Corey, non content d’accepter la mission, vend aussitôt ses services au 2e Bureau et à Mme Zarkoff, industrielle de l’armement compromise dans l’affaire. Fort de ses trois salaires, Corey se lance sur la piste du reporter, et ne tarde pas à croiser le chemin du redoutable espion Aquila, qui dirige les opérations du Kaiser en France… L’issue de la guerre pourrait bien dépendre du résultat de son enquête. Mais au fait, quelqu’un sait-il pour qui Silas Corey travaille vraiment ?

Fabien Nury et Pierre Alary, respectivement scénariste d’Il était une fois en France et dessinateur de Belladone, créent avec ce premier diptyque un personnage à la classe, à l’arrogance et au panache jouissifs, une fripouille que l’on adore déjà détester…
L’évènement BD de 2013 !

— TOME 2 DISPONIBLE LE 13 MARS2013 EN LIBRAIRIE —

BENOIT MOUCHARD, NOUVEAU DIRECTEUR EDITORIAL CASTERMAN BD.

Communiqué de presse de Casterman de ce 16 janvier 2013:

Benoît Mouchart rejoindra les éditions Casterman au poste de Directeur éditorial en charge de la Bande dessinée en mars prochain. Il sera directement rattaché à l’Administrateur délégué de Casterman. Né en 1976, Benoît Mouchart est directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême depuis 2003. Chargé de la programmation culturelle, il a consolidé l’ouverture du Festival à l’international, à la jeune création et à la transversalité artistique, à travers des expositions, des rencontres et des spectacles où la bande dessinée dialogue avec d’autres expressions : la musique, le cinéma, la littérature, le théâtre et l’art contemporain. Il est également l’auteur de nombreux livres sur la bande dessinée, ainsi que d’essais consacrés au romancier Jean-Patrick Manchette et à la chanteuse Brigitte Fontaine. Benoît Mouchart reste aujourd’hui totalement investi dans la réussite de la 40ème édition du Festival d’Angoulême que les Editions Casterman soutiennent par leur présence et leur engagement depuis 1974.

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FOCU

focu.jpgFocu : tu ne diras pas faux-cul, tu diras plutôt Focu !

Résumé de l’éditeur : « Depuis toujours, vous rêvez de dire ses 4 vérités à un collègue, ami, parent, prof ou supérieur hiérarchique, mais la peur des éventuelles représailles vous a toujours empêché de passer à l’action ? : vous êtes victime dela PBS(peur du break social) et avez besoin d’être aidé.

Par son art de la périphrase, Focu va, au fil de cet ouvrage, vous donner les clés pour réagir aux situations borderline du quotidien, ainsi, vous pourrez bientôt balancer les skuds les plus féroces tout en donnant à votre interlocuteur l’agréable sensation d’être brossé dans le sens du poil.

Diego Aranega. Président dela Fédération Françaisede Tact. »

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Focu est surtout un vieux (car il s’agit d’une réédition de Les 110 commandements de 2003) concept qui tient en deux cases. Une case tu ne diras pas et une autre tu diras plutôt. Chaque gag est décliné sur cette base et c’est très drôle…un certain temps en tout cas. Car cette même déclinaison étendue sur 112 pages devient répétitive mais l’album bénéficie d’une lecture très rapide (en 10 minutes le tour est fait) qui joue donc en sa faveur. De plus, la qualité humoristique est très variable même si la plus part du temps elle est au rendez-vous.

 

Le dessin de Diego ARANEGA, qui officie surtout comme dessinateur de presse, est à l’image des gags, assez relevé. Les personnages sont grotesques, moches et franchement idiots (sauf votre humble Focu bien sur). L’album, c’est-à-dire l’objet, est très graphique et plein de couleur vive qui le rendent très…pop ! Focu est donc le cadeau idéal à offrir au adepte de la lecture sur toilette (ne faites pas l’innocent). C’est rapide, facile et ça change les idées un court instant…

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Le + : Un petit album sympathique très graphique et presque toujours drôle.

 

Le – : Le concept devient très vite répétitif et fini parfois par tomber à plat. 


Infos: scénario et dessin, Diego ARANEGA; éditeur, PAQUET; prix, 8 euros.


William

Bande-annonce – WORLD WAR X Tome 1

 

L’homme est le pire ennemi de l’homme. Plus pour longtemps…
Entrez dans l’univers de WORLD WAR X (Snejbjerg / Jerry Frissen), la nouvelle trilogie de SF par le dessinateur de B.P.R.D. et le créateur de Lucha Libre !
Tome 1 à paraître le 01 février.

LANFEUST ODYSSEY, La grande traque

LanfeustOdyssey4.jpg20121203102617_t4.jpgLanfeust Odyssey, est-ce assez ?

Résumé de l’éditeur : Lanfeust, accompagné de ses 4 nouvelles épouses et d’Hébus, est parti à la recherche de Ryplëh, le jeune sage du Conservatoire d’Eckmül, témoin de l’assassinat de Nicolède et le seul à pouvoir l’innocenter de ce crime. Mais Qynostre, le sage devenu Vénérable, a lancé à sa poursuite Zakhöl, le terrible demi-troll. Il doit retrouver Ryplëh avant Lanfeust et à tout prix l’éliminer, s’il veut garder les pleins pouvoirs….

 

Que dire de plus sur la saga Lanfeust qui n’ait déjà été dit (car on a déjà dit tout et n’importe quoi) ? Ce n’est un scoop pour personne,la saga Lanfeust est fatiguée, épuisée, à bout,… bref, y a-t-il encore quelque chose à en attendre ? La réponse est : non (comme ça c’est clair une bonne fois pour toutes). Souvenez-vous avec nostalgie du cycle Lanfeust de Troy qui a vu le jour en 1994 (si si ! bientôt 20 ans) et faites votre deuil car cette époque merveilleuse est terminée, révolue. Lanfeust des étoiles, le cycle suivant, annonça très rapidement la couleur. Lanfeust allait devenir une saga en mode automatique qui au fur et à mesure allait abandonner ses milliers de fans sur le bord de la route d’Eckmul, les laissant pleurer sur leur triste sort et embrasser avec tendresse leurs vieux albums de Lanfeust de Troy…snif, snif !

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Mais restons honnête, à ce jour le plus gros défaut de la saga, et de Lanfeust Odyssey plus particulièrement, c’est le poids de Lanfeust de Troy qui marqua son époque comme on le sait. Si vous parvenez à faire abstraction de ce détail (de taille, on vous l’accorde), vous découvrirez une série d’importance mineure mais qui, malgré tout, garde assez de qualité pour évoluer au-dessus de la mêlée (de l’héroïque-fantasy BD, entendons nous bien). Même si Arleston semble être surtout devenu la vache à lait des éditions Soleil et que Tarquin semble offrir un trait moins régulier qu’auparavant, n’oublions pas les deux génies qu’ils ont été et les bons moments qu’ils nous ont fait passer. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a plus rien à en tirer. Car en effet, ce tome 4 est probablement le plus réussi de ce cycle Odyssey. Le cocktail humour/ aventure semble au rendez-vous après deux premiers tomes très médiocres et un troisième qui remonte la pente (on revient de loin) durement mais sûrement.

 

Le + : On retrouve Lanfeust dans ce tome 4 qui est jusqu’à présent le meilleur album du cycle Odyssey.

 

Le – : Pour apprécier le Lanfeust d’aujourd’hui, il faut faire le deuil du Lanfeust d’hier et ça…c’est pas forcément évident. 


Infos: scénario, ARLESTON; dessin, TARQUIN; éditeur, SOLEIL; prix, 13.95 euros.


William

Bande-annonce ISABELLAE Tome 1

 

Un regard perçant. Deux katanas affutés. Trois raisons de la redouter.
Découvrez la bande-annonce du Tome 1 d’ISABELLAE, la nouvelle série d’aventure dans le Japon médiéval par Raule et Gabor.
T1 à paraître le 18 janvier.

HERCULE, Le sang de Némée

album-cover-large-17241.jpgalbum-page-large-17241.jpgHercule, un univers de science-f(r)iction !

 

Résumé de l’éditeur : Hercule est un puissant Merk, mi-homme, mi-extraterrestre grâce aux greffes cellulaires, il n’a pas peur de la mort. Une part de lui est déjà morte : hanté par le crime commis sur sa femme et ses enfants, il doit expier en acceptant les ordres, même les plus fous, des officiers. Hercule n’a pas le choix, il doit traquer des extraterrestres se crashant sur des planètes colonisées par des humains. Sa première mission sera de tuer le lion de Némée, dont le vaisseau s’est crashé et qui protège sa femme très gravement blessée. Il a besoin du sang des humains qui vivent sur place pour la guérir… Le combat entre Hercule et le lion sera aussi sauvage qu’émotionnel… et réveillera de bien douloureux souvenirs dans l’esprit de notre héros.

 

Tout le monde a déjà entendu parler du personnage mythique Hercule, le demi-dieu à la force démesurée, et de ses « fameux » douze travaux. Cette nouvelle série chez l’éditeur Soleil vous propose de transposer cet univers mythologique dans un univers S-F très sombre en gardant uniquement la trame principale. Le choc visuel est remarquable, l’impact scénaristique l’est moins…

 

On doit Hercule, version science-fiction, à Jean David Morvan, le scénariste qu’on ne présente plus et qui fait les beaux jours d’un grand nombre de séries (et d’éditeurs). Un auteur qui a souvent de brillantes idées de départ mais qui, au final, produit des scénarios plutôt conventionnels. Et ce nouveau Hercule ne déroge pas à cette règle. Force est de constater qu’il se passe peu de choses et que des raccourcis narratifs sont pris assez grossièrement.

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La réussite de cet album doit essentiellement à son univers visuel, son dessin, ses couleurs … autrement dit à Looky, dessinateur et coloriste. Ce jeune artiste encore assez peu connu a rejoint la série Nocturnes rouges au tome 5 alors qu’il n’avait pas encore quitté les bancs de l’école. Aujourd’hui, il signe dessin et, pour la première fois, couleurs…et quel travail ! L’un des problèmes majeurs chez Soleil est que leurs couvertures sont toujours pleines de promesses d’un point de vue graphique et que la déception est souvent au rendez-vous. Mais pas cette fois, Looky impose avec énormément de talent un univers S-F très sombre à tendance cyber-punk. Rien que le travail sur le personnage d’Hercule est saisissant : un mélange de sueurs et de muscles, casque romain version S-F (et qui à l’intérieur tient plus du masque d’Iron-man), tatouages façon Hell’s Angel’s, armes en tous genres (grosses lames et gros pétoirs) et coupe punk. Pour couronner le tout, les couleurs sont au rendez-vous et visent très juste. Elles sont en parfaite harmonie avec le dessin et donnent de subtiles sensations de filtres colorés (bleuté, rouge,…).

 

Le + : Un choc visuel saisissant pour cette version S-F d’Hercule. Looky, le jeune dessinateur et coloriste, impressionne par son talent. Un artiste et une série à suivre.

 

Le – : Au-delà de la brillante idée originale, le scénario de Morvan est décevant. Bref, c’est du Morvan


Infos: scénario, Jean David MORVAN; dessins et couleurs, LOOKY; éditeur, SOLEIL; prix, 13.95 euros


William

Tout Seul

tout seul, chabouté, vents d'ouest, roman graphiquetout seul, chabouté, vents d'ouest, roman graphiqueAuteur : Chabouté

Editeur : Vent d’ouest

collection : Intégra

Date de sortie : août 2008

368 pages

genre : Roman Graphique

 

 

Résumé (éditeur)


50 ans qu’il vit ici, sur ce caillou, dans son vaisseau de granit. Bateau immobile qui ne l’emmène nulle part et qui ne rejoindra jamais aucun port… Et pourquoi quitter ce lieu alors que le monde au-delà de cette satanée ligne d’horizon fait si peur ? Où s’évader lorsqu’on n’a nulle part où aller ? Comment combattre la solitude et empêcher que ce silence perpétuel ne devienne assourdissant ?… Des années passées sur son rocher, avec l’imagination comme seule compagne…

 

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Tout Seul. C’est comme ça qu’on appelle l’habitant du phare. Personne ne l’a jamais vu, et personne ne semble se soucier de son cas. Même le marin pêcheur qui le ravitaille toute les semaines ne se pose pas de questions. Il ravitaille. C’est tout. Il aura fallu qu’il embauche un nouveau matelot pour que les choses changent.


Comment un homme isolé du monde pendant 50 ans ne sombre-t-il pas dans la folie ? Tout simplement grâce à son imagination guidée par la puissance évocatrice des mots. Ces mots prennent vie dans son esprit et lui entre-ouvre une fenêtre sur le monde. Si certains mots invitent au rêve et à l’évasion, d’autres font mal.

Au delà de la solitude et de l’imagination, ce récit évoque aussi la peur. Peur de l’inconnu, peur des autres et de leur regard, peur de rompre des habitudes, peur de la nouveauté, peur d’oser. C’est en allant au-delà de ses peurs et de ses angoisses que l’homme acquiert sa liberté.

 

Au même titre que Pratt, Tardi ou Comès, Chabouté est un Maître absolu du Noir et Blanc. Le noir intense et profond de l’encrage renforce la dureté du propos. La solitude et ses silences sont magnifiquement exprimés. Le moindre regard et la moindre attitude sont très expressifs. Dans ce monde marin de taiseux, les silences sont assourdissants et en disent bien plus que de longs dialogues. L’auteur a par ailleurs un sens du découpage et du cadrage quasi cinématographique. On lit les pages comme on suivrait les travellings d’une camera devant un grand écran, avec cet avantage de la BD sur le cinéma, que l’on peut faire une pause quand on veut.


Si les pages se tournent vite au début, on a vite fait de ralentir la cadence et de prendre un peu plus de temps à chaque page, à chaque image. Comme assis sur un rocher, on contemple les paysages maritimes et les vagabondages imaginaires de Tout Seul. Certaines évocations donnent lieu à des planches d’une intensité extraordinaire.

 

Ce récit est simplement émouvant et beau.

 

Ma note : 9/10

Loubrun

Le boxeur

le boxeur.jpg0.jpgAuteur : Reinherd Kleist
Editeur : Casterman (écritures)
Sortie :01/2013

Kampf.
Né Juif en Pologne en 1925, Hertzko Haft, comme tous ses corelégionnaires, vit l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale comme une tragédie. Rapidement envoyé en camp de travail, le jeune homme apprend la survie de manière inattendue : sommairement formé à la boxe par l’un de ses geôliers, il devient une sorte d’attraction sportive au cœur de l’horreur concentrationnaire, en livrant des combats de boxe qu’il parvient toujours à gagner. Miraculeusement rescapé de l’holocauste, Hertzko Haft finira après-guerre par émigrer aux Etats-Unis. Là, tirant parti de son étrange expérience sportive, il se remet à la boxe, avec une idée secrète : devenir si célèbre que Leah, la jeune Polonaise dont il est tombé amoureux au tout début de la guerre et dont il a perdu la trace, entendra forcément parler de lui.

Uppercut.
C’est étonnant mais après «  à l’ombre de la gloire »  retraçant le parcours du boxeur tunisien Victor Young  Perez (voir l’interview de Denis Lapière), voilà une 2e histoire vraie d’un autre boxeur, le juif polonais Hertzko Half, ayant connu lui aussi les camps d’extermination allemands .Oui, ça peut paraitre complètement inconcevable mais les SS pour se divertir organisaient des combats de boxe avec  leurs  prisonniers. Avec « le boxeur » de Reinhard Kleist (dessinateur allemand ayant déjà réalisé « Castro » dans la même collection écritures), vous allez entrer au plus profond de l’abomination nazi. La première partie qui retrace la survie du boxeur polonais est sans fioriture. On aborde de front le massacre des juifs. Chaque fois que je lis ou regarde des reportages sur ces massacres, je me demande comment l’homme a-t-il pu en arriver là ? On ne peut qu’être humble devant une horreur pareille.
Malgré le drame de cette histoire, c’est avec passion qu’on suit la survie de Hertzko Half. Vous verrez qu’il n’est pas tout blanc non plus, l’auteur a eu la bonne idée de ne pas enjoliver inutilement le caractère du « Boxeur ». La deuxième partie de cette BD narre son début de carrière aux USA.  Là aussi, vous allez dévorer les pages. Il faut dire qu’on a l’impression d’être dans la tête de Harry Half lors des combats ….on aurait presque envie de taper aussi. Le dessin en noir et blanc est très expressif et vivant bien que la mise en page soit un peu trop classique. A la fin de l’album, vous trouverez des informations complémentaires très intéressantes agrémentées  de quelques photos et croquis.
Une histoire forte qui ressemble à un combat de boxe, il encaisse, il essaye de se relever après des coups bas, il y jette toutes ses espérances mais jamais il ne jettera l’éponge. Une leçon de vie en somme.

Scénario : 9/10
Dessin:7/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gif Global.

Samba.
Le site du Reinhard Kleist ICI.
On en parle sur le forum.

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INTERVIEW DE GIHEF ET VANDERS (LIVERFOOL)

Capitol, Interview, Gihef, Vanders, Liverfool, Emmanuel Proust, 01/2013Capitol, Interview, Gihef, Vanders, Liverfool, Emmanuel Proust, 01/2013A l’occasion de la sortie de « Liverfool » chez Emmanuel Proust éditions, SambaBD a pu interviewer les auteurs de cette magnifique biographie rock consacrée au premier manager des Beatles. Gihef (scénario) et Damien Vanders (dessin) se sont pliés avec application à cet exercice.Au final,une interview détaillée et quelques informations très intéressantes.

Pour rappel: notre chronique est parue  sur le blog le 25 décembre 2012: ICI


SambaBD: Comment s’est mis en place ce projet Liverfool? Une passion commune pour les Beatles?

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013Gihef : Oui et non. Une passion commune pour la musique et le vintage, plus probablement. Ce qui a été le déclencheur de cette histoire, c’est bien son personnage central, Allan Willliams, bien plus que les Beatles dont j’apprécie la musique mais sans en être fan absolu pour autant.

En fait, c’est suite à une discussion avec un ami et ancien éditeur, Daniel Bultreys, que le projet a vu le jour.  Lors d’un séjour à Liverpool, il a croisé le vrai Allan dans des conditions assez semblables à celles décrites au début du récit. L’anecdote m’intriguait et en me renseignant sur le personnage, j’ai pensé que ce serait sympa de lui faire une petite place sur le podium beatlesien.

On a  très peu parlé de cette période pré-Beatlesmania et je pensais que c’était un point de vue intéressant que de mettre Williams en avant. L’air de rien, c’est lui qui les a envoyés à Hambourg avant qu’ils ne rencontrent le succès planétaire qu’on leur connaît aujourd’hui.

Mais au-delà de ça, ce qui m’intéressait davantage, c’était d’essayer de relater le parcours chaotique d’Allan avant et après sa rencontre avec les garçons.

Comment a-t-il pu laisser filer les Beatles et comment l’a-t-il vécu ?…


capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Quelles ont été vos sources d’inspirations principales pour réaliser cet album? Est-ce la lecture de The fool on the Hill » sur Allan Williams? Est-ce une visite à Liverpool?…

G : Oui, « The Fool on the Hill » a été un des points de départ, mais plus particulièrement l’autobiographie d’Allan Williams, « The man who gave the Beatles away ». Et puis énormément de documents vidéo, reportages, interviews, etc…

 

SambaBD: Comment avez-vous travaillé avec Vanders au niveau du dessin et du scénario? Que pensez-vous du travail Graphique de Vanders sur Liverfool?

 G : Damien a été le premier et unique choix pour cet album.

Nous sommes amis de longue date et désirions faire quelque chose ensemble depuis quelques temps. Lorsque j’ai commencé à développer le projet, je lui en ai parlé et il a immédiatement été emballé.

Nous avons ensuite travaillé ensemble sur la structure du récit et les anecdotes amusantes à y intégrer, ainsi que l’aspect graphique de certaines séquences.

Son dessin a immédiatement collé à l’ambiance qu’on voulait. Sa technique de lavis permettait de plonger davantage dans le Liverpool de la fin des années 50.

On y entre comme dans un bon vieux film en noir et blanc.

 

SambaBD:Quel est la part du réel, quelle est la part de votre imagination dans le scénario?

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013G : La plupart des grands événements décrits dans l’album sont authentiques. J’ai parfois pris des raccourcis pour les lier entre eux et me suis permis quelques écarts.

Par exemple, la rencontre avec Pete Best ne s’est pas déroulée du tout comme je l’ai décrite. En fait, il s’agissait d’un autre batteur qui n’intégrera finalement pas le groupe. Mais nous trouvions l’anecdote amusante et voulions l’utiliser. Elle était surtout plus intéressante que l’histoire originelle de la rencontre avec le batteur qui les accompagnera à Hambourg avant d’être remplacé par Ringo Starr.

 

SambaBD: Avez-vous eu un retour sur votre travail venant du monde musical, venant d’Angleterre, venant de Liverpool?

G : Pas vraiment. C’est encore un peu tôt. Mais nous bénéficions de bons retours de la part de la presse spécialisée rock. Ce qui est déjà une petite victoire en soi.

 

SambaBD: Avez-vous dû demander l’accord d’Allan William pour raconter une partie de sa vie? Y a –t-il eu des problèmes de droits d’auteur en réalisant ce biopic que ce soit avec Allan Williams ou les Beatles (ou leur ayant-droits) ?

G : Non. Nous avons beaucoup hésité et nous sommes posés la question dans tous les sens avec l’éditeur. Mais il s’avère que dans la mesure où il s’agit d’un récit romancé, cela ne pose pas vraiment de problème. De plus, il y a déjà eu une belle brochette de bandes-dessinées dédiées aux quatre de Liverpool.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Y aura-t-il une suite à Liverfool? Etes-vous prêt à continuer de travailler sur des projets dans le genre « Biographie rock »?

G : J’aimerais beaucoup continuer à travailler sur ce genre de matériel. Mais le souci principal est qu’il y a très peu d’éditeurs intéressés par ce type de projet.

Ce n’est pas aussi rentable qu’une série avec des dragons, des chevaliers ou des zombies nazis.

 

SambaBD: Emmanuel Proust éditions est une maison d’édition qui monte, qui fait parler d’elle au niveau éditorial. Qu’est ce qui vous a amené à travailler avec eux? Ont-ils une façon spécifique de travailler avec les auteurs?

G : A la base, on aurait dû le faire chez Glénat. Comme Daniel Bultreys, à l’époque éditeur chez eux, était à l’origine du projet, il nous semblait évident de le réaliser avec eux. Mais ça a coincé en haut lieu et on s’est retrouvé à la case départ avec le projet sous le bras.

On l’a donc envoyé un peu partout, comme ça se fait habituellement, et Emmanuel Proust a été le premier (et le seul) à y croire et nous a signé.

Avec le recul, je me dis que c’est une très bonne chose. Nous n’aurions pas bénéficié d’autant d’attention chez un gros éditeur. Emmanuel est un éditeur indépendant, et il travaille comme tel.

Lorsqu’il signe un projet, c’est un coup de cœur. Il le suit du début à la fin et je dois avouer que sa présence et ses encouragements nous ont été fort bénéfiques.

Néanmoins, il nous a laissé le champ libre quant à notre façon d’envisager le récit. C’est un éditeur attentif mais pas intrusif et ça m’a beaucoup plu de travailler dans ces conditions.

Lorsque le dossier a atterri sur son bureau, nous savions déjà exactement ce que nous voulions faire et comment nous voulions le faire.

Il est rare qu’un éditeur ne reformate pas un projet à son goût aujourd’hui, juste pour le rendre plus « commercial » (enfin, dans son esprit et selon ses critères).

Ca n’a jamais été le cas de Proust et je tiens à l’en remercier encore une fois.

 

Des questions plus personnelles maintenant:

 capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013A GIHEF :

 

SambaBD: Vous avez une solide expérience de dessinateur (Enchaînés, Haute sécurité,…), vous êtes maintenant scénariste (Mister Hollywood, Skipper,…), Qu’est ce qui vous pousse à porter l’une ou l’autre casquette?

G : Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. Des récits de tous genres : thriller, S-F, fantasy, drame ou comédie…

Il est arrivé un point dans ma carrière où je ne m’épanouissais plus vraiment en ne faisant que dessiner.

J’avais des envies, mais qui ne correspondaient pas nécessairement à mes capacités graphiques.

L’avantage de travailler avec d’autres dessinateurs, c’est que je peux partir dans n’importe quel genre sans avoir à me soucier de comment je vais réaliser telle ou telle séquence. C’est le dessinateur qui s’en chargera.

Bien entendu, je ne pars jamais à l’aveuglette. Chaque scénario est écrit pour LE dessinateur avec lequel je travaille.

Comme jusqu’à présent, j’ai eu la chance de ne travailler qu’avec des amis que je connaissais déjà très bien, j’ai toujours fait du sur mesure.

En outre, je refuse catégoriquement de ne me cantonner qu’à un seul genre.

C’est le gros souci des auteurs de BD (et probablement d’autres artistes dans d’autres disciplines) aujourd’hui : on est vite catalogués.

Comme j’ai essentiellement réalisé des thrillers contemporains jusqu’à il y a peu, les gens m’attendent dans ce genre exclusivement.

Ce qui me gêne le plus, c’est que ça ne correspond pas du tout à ma personnalité.

Bien sûr, je suis friand de thrillers et de polars, mais aussi de plein d’autres choses.

J’avais lu une interview de Quentin Tarantino à une époque où on lui demandait quel genre de film il aimait. Il était incapable de répondre. Il a dit très justement qu’il était fan du Cinéma en général, que ce soit des comédies romantiques, des films de guerre, des westerns, des thrillers…

Et je partage pleinement son avis.

Je suis fan d’histoire(s), point barre. Mes goûts reflètent un éclectisme qui m’est absolument nécessaire.

Par exemple, en cinéma, je peux passer d’un Jim Carrey bien débilos à du David Lynch ou du Woody Allen. Pareil en musique, où mes goûts oscillent entre Dean Martin, Ice Cube, Marilyn Manson et les Beatles.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Que devient votre série « Haute sécurité »? Est-il prévu une suite?

G : Non, la série est terminée au sixième tome.

 

SambaBD: Sur le communiqué de presse de Emmanuel Proust éditions, votre curriculum vitae mentionne je cite: « Il remplace Jean Dufaux sur le spin off de la série culte « Jessica Blandy ». C’est un scoop! Allez-vous reprendre le scénario de « La route Jessica »? Pouvez-vous nous en dire plus?

G : C’est un peu plus compliqué que ça… Au départ, Jean ne désirait plus continuer la série mais Renaud en éprouvait encore l’envie. Jean lui a donc permis de continuer s’il trouvait un scénariste pour la reprise. Renaud s’est donc tourné vers moi car il avait lu le premier Mr Hollywood et savait que j’avais des envies de plus en plus fortes d’écriture. Mais le projet a pris une tournure légèrement différente dans la mesure où nous nous attardons davantage sur le couple de tueurs (Soldier Sun et Agripa) et avons laissé un peu de côté le fil rouge « Jessica ».

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013Il s’agit donc presque du spin-off d’un spin-off. Je ne voulais pas reprendre la même dynamique que Jean sur mon histoire, j’aurais été taxé de faire du réchauffé. C’est donc sous un angle un peu différent que nous entrons dans l’univers créé par Renaud et Dufaux. D’ailleurs, même le titre a fini par changer. Nous sommes passés de « La Route Jessica » à « Crotales ».

Les deux tomes sont terminés depuis plusieurs mois et ils devraient sortir courant 2013.

 

SambaBD: Que pensez vous de la problématique des série « spin off »?

G : C’est drôle car j’en ai parlé tout récemment avec un ami auteur. Je ne comprends qu’à moitié ce choix  éditorial généralisé. Il est certain qu’en lançant une série dérivée d’un blockbuster, on diminue le facteur risque de se casser la figure. Néanmoins, il est plutôt rare qu’un spin-off fasse mieux que la série originelle. Du coup, on est aussi certain de ne pas dépasser un certain chiffre.

En bref, on élimine le risque de vautrage, mais on diminue également celui d’un éventuel vrai succès.

De plus, on se retrouve de plus en plus avec un paysage culturel formaté et c’est vraiment dommageable à long terme. Mais j’imagine que du moment que les euros rentrent dans la caisse, ce n’est pas un réel problème pour les éditeurs dans l’immédiat.

 

SambaBD: Que pensez-vous du marché actuel de la BD?

G : Le sujet est vaste et honnêtement, je ne vois pas ce que je pourrais en dire d’intelligent. On nous parle de crise d’un côté, et on nous balance des chiffres tendant à prouver le contraire de l’autre.

On diminue le prix planche des auteurs, on restreint les tirages mais on augmente le nombre de titres.

Il y a quelque chose qui cloche dans tout ça et je ne suis pas certain que cela puisse se résumer en quelques lignes.

On va dire que c’est trop complexe pour moi.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Quels sont vos futurs projets?

G : Je travaille actuellement sur une série conceptuelle avec Alcante au co-scénario. Il s’agit de one-shots sur le thème de la théorie du complot.

Il y aura un dessinateur par album et Alcante et moi travaillons chacun sur nos récits en parallèle, en s’octroyant un droit de regard pour la cohérence générale de la série, mais nous ne nous marchons pas sur les pieds. C’est très confortable.

A nouveau, je travaille avec un ami qui m’est cher et qui plus est, un grand scénariste en devenir.

La série devrait paraître courant 2014 chez Delcourt. Nous commençons avec deux albums chacun.

 

En dehors de ça, j’ai quelques projets sous le coude avec des dessinateurs talentueux comme Antonio Lapone, Alexis Sentenac & Brice Cossu, Eric Lenaerts ou Mig qui sont en préparation ou déjà en attente de réponse chez les éditeurs.

J’ai aussi plusieurs idées de projets en solo que je suis en train de développer dans un genre où on ne m’attend pas : l’humour sous forme de gags.

Mais toujours rien de concret en ce qui concerne ces derniers.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013A Damien VANDERS :

 

SambaBD: Vous êtes originaire de la région de Lille (comme François Boucq), Est-ce difficile de travailler avec un belge? Existe-il une proximité qui facilite les choses ou les mentalités sont-elles déjà différentes?

Vanders: Gihef n’est pas un vrai belge.

Je sais qu’en disant ça je dévoile une partie de son identité secrète, mais on ne m’a pas bien laissé le choix.

Cela étant, j’ai eu beaucoup de chance, je ne sais pas comment ça ce serait passé avec un belge pur jus.

Plus sérieusement, Gihef est avant tout un ami, de longue date. On peut appréhender de travailler avec un ami. Au contraire, j’en ai été ravi et fier et la collaboration n’en a été que plus agréable.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Vous avez dessiné « Back to perdition » en deux tomes chez Vents d’Ouest qui a eu plus qu’un succès d’estime, a été signalé par la critique. L’ambiance de l’histoire est très noire et très lourde. Est-ce votre style de prédilection ou simplement un travail indépendant et sans suite?

V.: Vu ce que j’avais pu faire avant avec Damien Marie – le scénariste – disons que c’est dans la même lignée, et en effet, le récit sans doute le plus noir et le plus dur de tous ceux que nous avons fait ensemble.

Je dirai que c’est un style, un genre, qui m’intéressent particulièrement et naturellement même. Je suis enclin a préférer les ambiances sombres et désespérées, où une certaine fatalité pèse sur l’ensemble des personnages.

Damien Marie aime explorer les noirceurs de l’âme et je l’y accompagne avec plaisir !

 Je ne sais pas aujourd’hui si je reviendrai à un récit aussi sombre, mais je ne le considère pas comme sans suite.

 

SambaBD: Quelles sont vos références graphiques, si vous en avez?

V.:Elles sont nombreuses, en BD, en photo, cinéma… certaines assez éloignées de ce que je fais, avec ce sentiment de « qu’est-ce que j’aimerais savoir dessiner/composer/raconter comme cet auteur » !

il faudra un jour que j’en dresse la liste pour pouvoir citer les auteurs que j’aime particulièrement… pas encore pour cette fois !

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Qu’est ce qui détermine le fait de commencer une collaboration avec un scénariste?

V.: Oula… j’en ai eu peu dans ma vie. L’essentiel de ma bibliographie s’est faite conjointement avec Damien Marie – qui est aussi un « vieil » ami aujourd’hui. Nous avons fait connaissance sur notre premier album, Règlement de Contes.

Mais en général, c’est d’abord une envie de travailler ensemble et surtout un projet commun auquel je me sens sincèrement attaché, sans ça, je ne pourrais pas accepter, quand bien même le scénariste serait un ami. Il faut impérativement que le projet m’intéresse fortement.


SambaBD: Quels sont vos projets en cours?

V.: Plusieurs… j’ai des velléités de scénariste, j’ai quelques projets en tête et sur le papier dont j’aimerais mené au moins un en tant que scénariste et dessinateur.

Il se trouve que mes projets personnels sont plutôt dans une veine polar, noir, réaliste.

J’ai deux projets en cours de travail avec un autre ami, Patrick Denieul, un récit orienté polar situé à Brest, et le second plus orienté aventures, second degré, sous forme de série, dans un style « comics »…

Et j’essaie de consacrer aussi plus de temps à des projets personnels en photo.

Voilà !


SambaBD remercie chaleureusement Gihef et Vanders pour leur implication et leur disponibilité pour cette longue interview.

Interview réalisée par Capitol pour SambaBD.



Samb’or 2012 Franco-belge.

 

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Et on termine par la catégorie phare, le meilleur de la BD franco belge est selon la samba team ….Azimut de Lupano et Andreae. On a dû perdre le nord sur ce coup là.

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Un gros coup de cœur pour  ma part.

Le podium.
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Le top 8.
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Palmarès.
2009 :Jolies ténèbres
2010 :Kraa t1
2011 : pas de prix.

Samb’or 2012 Scénario.

 

samb or,mermaid project,scénario


Une catégorie qui nous a posé quelques soucis de présélection, ensuite les votes ont été très serrés.

Mais on a finalement notre grand vainqueur.

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Bravo donc à Corine Jamar , Léo et Fred Simon.
La suite du podium.
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Le reste du top 8

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Palmares.
2010 Il était une fois en France T4
2011Notre mère la guerre T3

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