Dessin & scénario: Nicolas Malfin
Editions Dupuis
Collection aire libre
Sortie : 26/10/2012
72 pages
Prix conseillé : 16.50 €
ISBN : 9782800148724
Histoire, 2e guerre mondiale, Saint-Malo

Résumé (de l’éditeur): Saint Malo, août 1944 : alors que gronde la rumeur du débarquement américain, dont les troupes avancent inexorablement, combattant une armée allemande de plus en plus proche de la débâcle, le jeune Ewan, 18 ans, ronge son frein. Témoin de la mort de son père et de son oncle, victimes de soldats allemands, il rêve de rejoindre la résistance alors que couve le combat pour la libération de la cité. Seule la volonté de son grand-père, farouchement opposé à le voir risquer sa vie, le retient de franchir le pas. Mais lorsque l’un de ses meilleurs amis se fait tuer après être tombé dans une embuscade allemande, et qu’il apparaît que le responsable direct n’est autre qu’un de leurs amis d’enfance, il décide de se jeter dans la mêlée, à la veille de la bataille qui décidera du sort de Saint-Malo, et de sa libération. Un récit de guerre qui s’intéresse à un épisode intense et décisif de la libération, à travers la destinée de quatre adolescents pris dans le chaos de la guerre.
Mon avis : Nicolas Malfin, le dessinateur de la série « Golden city », s’engage dans un projet en cavalier seul chez Dupuis, dans la fameuse collection « Aire libre ». Non seulement il fait du dessin mais en plus il se lance dans le scénario et avec brio. Cette histoire devrait se dérouler en deux tomes.
Tout d’abord, l’album est magnifique et la couverture est pour moi une des plus belle de l’année 2012.Imprimé par l’imprimerie Lesaffre en Belgique, c’est un véritable bijou d’imprimeur. Dès l’ouverture de l’album, c’est une explosion de couleurs. On reconnaît de suite la patte de Malfin. C’est propre, c’est net, très net même, trop peut-être…Que la guerre est belle avec de telles couleurs et un dessin aussi lisse… J’ai eu un peu de mal au départ avec cette adéquation entre le sujet et le graphisme. Mais c’est très beau. De plus, Malfin nous décrit Saint-Malo de façon impressionnante avec une grosse documentation en appui.
Au niveau du scénario, Malfin nous raconte en fin de compte une page méconnue de la seconde guerre mondiale. Saint Malo est aux portes des îles anglo-normandes, près du Cotentin, pas loin du Mont Saint-Michel, dans un endroit où la navigation est difficile entre courants et écueils de toutes parts. Cézembre, l’île qui se trouve à quatre kilomètres au large de Saint-Malo, a été une poche de résistance importante vis-à-vis de l’avancée américaine.
Le sujet est donc bien choisi et le traitement des personnages et du récit est très bien en place. Malfin fait parler des anonymes emportés par les événements. Il y ajoute l’histoire d’adolescents qui vont être déchirés par la guerre et l’amour.
Je suis persuadé que cet album, plein de lumière et de couleurs, va en déstabiliser certains. Trop beau, trop propre pour parler de la guerre…Il faut savoir passer au delà des clichés qui voudraient un album sombre et noir. Les Malouins lors du Festival « Quai des bulles » ont bien accueilli l’album, un indice significatif. Cela donne au final un excellent album, agréable à lire.
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.






ah pour le samb’or 2012 couverture, c’est trop tard.
C’est vrai que la guerre parait belle avec Malfin, trop ?
Très belle chronique pour un superbe album. Oui, le dessin est peut-être un peu trop lisse pour traiter de la guerre. Mais c’est le style de Malfin, et il est malgré tout très efficace. Je connais très bien St-Malo et l’histoire de sa libération. Pour qui aime l’Histoire, le sujet est passionnant. Malfin retranscrit très bien tout ça. Saviez-vous que c’est sur Cézembre qu’ont eu lieu les premiers largages de bombes au napalm ? Cette île a été tellement bombardée que ça en a modifié la topographie.
Je prends, parfait pour ma semaine à thème Bretagne.