Thermae Romae – Tome 4

 

Thermae Romae – Volume 4

 Scénario et dessin : Mari Yamazaki

 Editeur : Casterman

 Collection : Sakka

 184 pages

Date de parution : Octobre 2012

Manga (sens de lecture original)


36c83-1600441805
Tandis que Lucius se sent responsable de la mort d’Aelius, Hadrien est fou de rage et de tristesse. Au cours d’un bain, ce dernier s’entretient avec Lucius à propos des projets de rénovation de la station balnéaire de Baïes qu’il compte léguer à son nouveau successeur. Lors de l’entretient, Lucius disparaît et se retrouve dans une station thermale dans le Japon du XXième siècle, nez à nez avec Satsuki, une sublime jeune femme. Il se trouve que cette jeune femme est une experte et une passionnée de la Rome Antique, qu’elle parle le Latin et qu’elle est à même de comprendre Lucius.

thermae romae,yamazaki,casterman,sakka,romain,thermes

 

C’est la première fois depuis le début de l’histoire qu’un personnage du monde moderne est capable de communiquer avec l’architecte Romain et qu’il s’interroge vraiment sur l’identité de cet inconnu débarquant de nulle part. Lucius ne parvenant pas à retourner dans son époque finit par être embauché dans l’auberge qui l’a accueillit et se retrouve confronté à la modernité. Lui qui n’a pas la notion du voyage dans le temps (il ne sait jamais qu’il est dans le futur) se retrouve face à des objets dont il ne peut comprendre le fonctionnement ( télévision, téléphone, ordinateur) , dans un lieu destiné au divertissement du plus grand nombre.

 

Mari Yamazaki donne un nouveau souffle à la série en nous offrant dans ce volume une histoire complète en lieu et place des histoires courtes qui composaient les précédents volumes. Elle rompt ainsi la routine narrative qu’elle avait mise en place et ose même une narration moins linéaire en usant de quelques flash-back pour expliquer l’histoire de Satsuki. Le fait de prolonger le séjour de Lucius dans le monde moderne lui donne par ailleurs plus d’ampleur. Tiraillé entre le désir de rentrer auprès d’Hadrien et la soif de découvrir de nouvelles choses dans ce monde étrange, il est traversé par tout un tas de sentiments donnant lieu à des situations assez amusantes.

 

Les chapitres sont toujours entrecoupés de doubles pages didactiques sans prétentions et très plaisantes à lire.

 

En se focalisant moins sur l’univers des thermes, et en donnant plus d’envergure aux protagonistes, Mari Yamazaki entame là un virage salutaire pour la série. De plus, son style graphique tout en respectant les codes du manga, reste simple et réaliste et ne devrait pas trop effrayer les reffractaires aux mangas. Avec un découpage assez classique, le sens de lecture japonais devrait être rapidement assimilé par les non initiés.

 

Cette série reste vraiment atypique et prouve, s’il en est besoin, à quel point la création manga est riche et diversifiée.
Si ça n’est pas déjà fait, n’hésitez pas une seconde, jetez-vous à l’eau !

Ma note : 8/10

Loubrun

 

Voir la chronique de Capitol pour les tomes 1 et 2

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

En savoir plus sur SambaBD

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture