Séducteurs de rue

002.jpgsdr 2.jpgAuteur : Léon Maret

D’après une enquête de Mélanie Gourarier

Éditeur : Casterman

Collection : Sociorama

168 pages – Broché

Date de sortie : 13 avril 2016

 

Présentation de l’éditeur :

 Quand auteurs de BD et sociologues de terrain s’allient pour décrypter les dessous de notre société.

Depuis une dizaine d’années, des groupes de jeunes hommes arpentent les rues des grandes villes occidentales pour expérimenter sur des femmes rencontrées au hasard leurs différentes techniques de drague.
Mais quelles sont les motivations profondes de ces « artistes de la séduction », comme ils se surnomment entre eux ?

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Arpentant les rues à la recherche de nouvelles cibles féminines, les séducteurs de trottoir ne sont pas que des personnages de fiction. Ils existent vraiment. Ils s’organisent à travers le monde en une société de jeunes hommes influencés par les techniques de développement personnel et de coaching dont l’ambition est de devenir des séducteurs d’exception. Durant trois ans, l’anthropologue Mélanie Gourarier est allée à leur rencontre, les a suivis lors de leur formation théorique et pratique de la séduction. De cette immersion dans un monde d’hommes, elle tire une analyse sur la socialisation masculine hétérosexuelle : séduire les femmes sert avant tout à s’apprécier entre hommes.

Sous la plume et le crayon de Léon Maret, ce travail ethnographique trouve une nouvelle manière de se raconter. Avec humour et autodérision, l’histoire de Sacha le looser devenu séducteur montre, autant qu’un ouvrage théorique, ce qu’est le genre et comment il se construit.

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 Mon avis :

Quatrième livraison de la collection Sociorama, habile mélange de bande dessinée et d’enquête sociologique, Séducteurs de rue aborde un sujet fascinant : comment se taper un maximum de gonzesses !!! Des hommes se rassemblent pour se donner confiance, se fixent un objectif et peaufinent différentes techniques de manipulation pour obtenir des faveurs sexuelles.

L’ensemble est décliné dans un style graphique rapide, simple, lisible, que certains lecteurs pourraient juger et qualifier d’élémentaire. Cependant, le propos fait mouche et cette plongée dans l’univers des séducteurs met parfois mal à l’aise. Si certains des protagonistes présentés sont franchement pathétiques, d’autres font froid dans le dos tant leur expertise en manipulation(s) peut s’avérer redoutable.

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Alors ?

Vous êtes plutôt un AFC ou un PUA ? Un average frustrated chump (mec frustré de base) ou un pick-up artist (artiste de la séduction) ?

Suivez le guide !

 

https://i2.wp.com/img97.xooimage.com/files/f/e/c/a05-3e788c9.gif Dessin

a08-3e78906.gif Scénario

https://i2.wp.com/img96.xooimage.com/files/4/a/1/a07-3e78901.gif Moyenne

 

Le site internet des Editions Casterman : ICI

 

Skippy.

Cette machine tue les fascistes

Couv_273723.jpgScénario: Jean-Pierre Pécau
Dessin: Damien et Senad Mavric
Couleurs: Scarlett Smulkowsky
Éditeur : DELCOURT Editions
78 pages
Dossier de 7 pages en fin d’album
Parution du 2 mars 2016
Collection: Histoire & Histoires

 

 

 

 

 

cette machine tue les fascistes,delcourt,pécau,mavric,damien,scarlettL’ingénieur Sergeï Souvarov a été sorti du goulag où il pourrissait sur ordre de Staline lui-même. Sa mission : se remettre au service de la nation et créer un nouveau char de combat. Ce sera le Iosip Stalin 2, le meilleur engin de combat de la deuxième guerre mondiale.

Mais Souvarov veut que sa création soit plus qu’une machine, il va choisir un de ces chars, lui donner un nom peint sur le flanc : « cette machine tue les fascistes » et l’accompagner tout au long de sa vie, le réparant , le bichonnant afin de le rendre presque indestructible.  

Nous suivons donc cette « bête de guerre » tout au long des conflits qui ont parsemé notre histoire : la bataille de Seelow aux portes de Berlin, les combats de rue dans la capitale allemande, l’invasion russe de Budapest, le débarquement de la baie des cochons à Cuba ou encore la rébellion en Angola.

La machine va broyer les hommes, rendre fous ses équipages (horrible scène que celle où un pilote se coupe la main et verse son sang sur la carrosserie de l’engin afin de faire une offrande à la machine de mort) et, surtout, montrer comment des dictatures en tous genres peuvent détruire les peuples sous couvert de liberté.

              » IL FALLAIT TROIS CHARS PANZER VI TIGRE AFIN D’ENGAGER UN 

                                   IS-2 EN AYANT UNE CHANCE DE VAINCRE ! »

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cette machine tue les fascistes,delcourt,pécau,mavric,damien,scarlettLe récit est prenant et riche d’histoire vécue – saviez-vous que les derniers SS défendant le Führer étaient les volontaires français de la division Charlemagne ? – et le dessin sobre ainsi que les couleurs vives rendent l’histoire encore plus véridique.


Les férus de technique et d’histoire de l’armement et des uniformes en temps de guerre (dont je suis) trouveront, en fin de volume,
un cahier qui donne toutes les caractéristiques de ces belles machines de destruction que sont l’IS-2 et l’IS-3, son successeur, et les détails des uniformes des tankistes des différents pays qui les ont utilisés.

Un bel album qui, encore une fois, nous rappelle que la guerre est une effroyable chose où les êtres humains souffrent horriblement par la volonté d’autres êtres humains et, qu’aussi belle que soit la technologie qui a créé ce char, ce n’est, ni plus ni moins, qu’une arme servant à détruire des villes et des vies.

JR

 

Ma note

scénario: 

dessin:    

couleurs: 

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