Moses Rose – Tome 2 – La mémoire des ruines

Scénario : Patrice Ordas et Patrick Cothias
Dessin : Christelle Galland
Éditeur : Bamboo
48 pages
sortie : mars 2016
genre : western


 « – La dernière fois qu’un homme dans cette tenue m’a prise par la taille, il a pris aussi ma main dans la figure !
– La dernière fois qu’une demoiselle m’a dit ça, je l’ai laissé tomber comme une bouse ! « 

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Une Mystérieuse Mélodie ou comment Mickey rencontra Minnie

une mystérieuse mélodie,disney,cosey,glénatune mystérieuse mélodie,disney,cosey,glénatScénario,dessin et couleurs : Cosey
Editeur : Glénat
Collection : Disney/Glénat
Dos toilé, coins arrondis, 60 pages
Sortie : mars 2016

 

 

 

Nous sommes à l’aube du cinéma parlant. Mickey, jeune scénariste de talent, écrit des histoires mettant en vedette le chien Dog the dog. Il se rend en train à Los Angeles pour proposer son nouveau script. Mais les studios ne veulent plus de gentilles histoires, ils veulent de l’action, du suspense… Dépité, Mickey, après avoir rendu visite à son ami Dingo, reprend le train pour rentrer chez lui. Dans le train de nuit, à cause d’une panne d’électricité, sa voisine de siège va emporter par mégarde ledit script.

 

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Mickey va donc essayer de retrouver cette mystérieuse compagne de voyage – qui ne sera autre que Minnie, vous l’avez deviné – et va vivre une incroyable aventure avec un vrai/faux manuscrit original de Shakespeare, un Dingo plus « dingue » que d’habitude et toute une flopée de personnages que nous tous, passionnés de l’œuvre de Walt Disney, connaissons bien.

une mystérieuse mélodie,disney,cosey,glénatCar là se trouve le talent et la magie de Cosey ! L’auteur a su se servir de toute l’histoire des personnages inventés par Disney pour créer une aventure qui aurait pu être, est, la naissance de la célèbre souris. Dès les premières pages nous nous croyons revenus dans les « Silly Symphonies » des studios Disney de l’époque. Nous découvrons les personnages que pourtant nous connaissons par cœur, nous assistons à la naissance du mythe. Cosey s’empare, modèle, rend hommage à Disney de façon magistrale. Ses idées ont du génie ! la rencontre de Mickey et Minnie est merveilleuse, la trouvaille du nom de Pluto que va prendre ce pauvre Dog the dog, le passage de la « réalité » dans laquelle vit Mickey à la mise en images des idées contenues dans son script (l’aventure de Dog et Dolly sur Pluton et le suspense quand à leur retour sur terre), l’apparition de Pat Ibulaire par un simple article de journal disant qu’il a été arrêté, rendent le récit très vivant et, paradoxalement, moderne. La mise en couleurs pastel de l’album et la dominante rose pour le récit fictif du script sont aussi conformes aux normes de l’époque.

Tout cela rend le récit passionnant et digne des plus grands artistes américains de la firme.

JR 

scénario et dessin: 

 

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Heart in a box

Heart in a box, Thompson, Mc Claren, glénat comics, 23 mars2016, drame fantastiqueheart in a box,thompson,mc claren,glénat comics,23 mars2016,drame fantastiqueScénario : Kelly Thomson

 

Dessin : Meredith Mc Claren

 

Editeur : Glénat comics

 

160 pages – cartonné

 

Sortie : 23 mars 2016

 

Drame fantastique

 

Présentation de l’éditeur :

 

Voilà ce qu’on appelle une rupture douloureuse…

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Emma a le cœur brisé. Littéralement. Désespérée à la suite de sa rupture avec l’Homme Sans Nom, elle a souhaité que son cœur disparaisse… et son vœu a été exaucé ! Privée de cet organe, la tristesse s’évanouit, mais les autres émotions aussi. Et Emma se rend vite compte que le vide est pire que le chagrin : elle va devoir récupérer les sept pièces de son cœur, disséminées aux quatre coins du pays. Son voyage la forcera à se confronter à sa propre histoire, et la mènera face à l’Homme Sans Nom lui-même…

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Mon avis :

Le scénario de Kelly Thompson prend l’idée du cœur brisé au pied de la lettre, au premier degré, et nous entraîne dans un road-trip au travers des USA. Même si le récit s’ouvre in media res, la narration reste plutôt linéaire, proche de celle d’un jeu-vidéo. La quête de l’héroïne devient un parcours personnel et émotionnel qui va lui faire découvrir plusieurs variantes de la conception de l’amour. Au fil des rencontres et des confrontations face à des choix douloureux, voire impossibles, la personnalité Emma grandit en sensibilité et en courage. Les dialogues sonnent juste, la lecture est plaisante. Pourtant on n’échappe pas aux clichés de ce type de récit : peines de cœur avec happy end !

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Le dessin de Meredith McClaren oscille entre le numérique et la BD classique. Ce graphisme déroutant, non-réaliste, donne néanmoins un dynamisme original à cette aventure. Les tons pastel, le trait tout en courbes, les effets de mosaïque de certaines planches, les décors minimalistes confèrent à l’ensemble un aspect étrange et fascinant.

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https://i2.wp.com/img96.xooimage.com/files/4/a/1/a07-3e78901.gif Dessin

https://i2.wp.com/img96.xooimage.com/files/4/a/1/a07-3e78901.gif Scénario

https://i2.wp.com/img96.xooimage.com/files/4/a/1/a07-3e78901.gif Moyenne

 

Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

Skippy.

 

 

La Cité des Esclaves – Tome 7

Auteur : Shinichi Okada et Hiroto Ooishi.
Editeur : Casterman.
Sortie : février2016.
Genre : fantastique.

 

 

La Cité des esclaves est un jeu de survie qui vous emmène aux limites des instincts et désirs humains.

Ennui, soif de vengeance, volonté de domination ? Le SCM est fait pour vous ! Rejoignez la communauté des porteurs de ce nouvel appareil révolutionnaire. Défiez ses membres et faites-en des esclaves qui obéiront aveuglément, même au plus inavouable de vos désirs. Mais soyez sûr de votre coup, ou c’est vous qui deviendrez la chose de votre adversaire !

 

« On finit toujours par récolter ce qu’on a semé»

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Jeu de Dames – Tome 2

JEU.jpg Scénario : Toldac
Dessin : Philan
Couleurs : Scarlett Smulkowski
Editeur : Bamboo – collection Grand Angle
48 planches
Paru le 3 février 2016

genre : espionnage

 

 

Voici que nous arrive la fin de cette étrange histoire d’amour perdu sur fond de conquête de l’espace…

CCF25032016_00000.jpgDans le premier tome nous avons connu Hugo, savant allemand qui travaillait avec Von Braün pour les nazis sur la mise en chantier des bombes volantes V1 et V2. Hugo, dégoûté par le régime nazi et ses crimes, avait rejoint la résistance avec sa fiancée Eva. Les deux amants s’étaient juré amour et fidélité jusqu’à la fin de leur vie ! Las ! Eva fut tuée lors d’un bombardement de l’aviation soviétique.
Aux États-Unis Hugo a continué à travailler avec Von Braün mais pour la recherche spatiale américaine cette fois! Il y a rencontré Lola, le sosie de son grand amour et fiancée de son ami Nick.
Hugo est de plus en plus troublé par Lola et celle-ci, délaissée par son compagnon, n’est pas indifférente non plus. Puis, étrangement, Lola est assassinée alors que Nick ne la fréquentait plus. Hugo avait refusé les avances de Lola, car il reste toujours fidèle à la promesse faite à Eva, mais accepté que la jeune femme s’installe chez lui après sa rupture.

Dans ce deuxième et dernier tome les choses se précipitent. Les Russes devancent les Américains dans le lancement du premier satellite spatial. L’inspecteur Philips, chargé de l’enquête sur l’assassinat de Lola, suspecte Nick mais… celui-ci est retrouvé mort, enterré dans un bois et, surtout, un étrange personnage se disant membre de la C.I.A demande à Philips de laisser tomber l’enquête. 

Alors Hugo va se lancer à son tour dans la recherche de la vérité, il va découvrir que Lola profitait de son séjour chez lui pour photographier les plans de ses recherches spatiales et, peu à peu, il va découvrir l’invraisemblable vérité.

CCF24032016_00000.jpg

Bien que l’histoire soit parsemée d’improbabilités et de quelques erreurs  on se prend à ce jeu de dupes sur fond de guerre froide entre les Russes et les Américains pour la conquête spatiale. Le climat malsain de cette époque, avec l’anticommunisme primaire des américains et leur manie du secret sur les recherches spatiales, est bien rendu. Les personnages survivants de la guerre sont tristes, désabusés et, en même temps, confiants en l’avenir de l’après guerre. On suit la fuite du pauvre Hugo, victime d’une machination sordide, en sachant quelle en sera l’issue logique. Il est amusant de constater que, pour une fois, les bons ne sont pas les mêmes que ceux que nous avons l’habitude de voir de ce côté-ci du monde occidental.

 

JR

SCENARIO : 

DESSIN :      

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Redhand, l’intégrale.

Scénario : Kurt Busiek, Sam Timel
Dessin : Mario Alberti, Bazal
Editeur : Humanoïdes Associés
146 pages.
Sortie : mai 2015

Genre : Science-fiction.

 

Le résumé.
Des chasseurs découvrent un homme dans un laboratoire d’une autre époque. Cet homme amnésique qu’ils nomment Redhand possède d’étranges techniques de combat. Amené au village des chasseurs, il parvient à se faire accepter par l’ensemble de la communauté, à l’exception du shaman qui reste suspicieux à son égard. Une prophétie n’annonce-t-elle pas qu’un homme sans nom, né adulte, insensible aux pouvoirs des dieux sera un jour leur destructeur ?

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Pornhollywood – Tome 1 – Engrenages

Noël Simsolo, Dominique Hé, Pornhollywood, polar noir, glénatNoël Simsolo, Dominique Hé, Pornhollywood, polar noir, glénatScénario : Noël Simsolo
Dessin / couleurs : Dominique Hé
Editeur : Glénat
Pages : 46
Sortie : 13/01/2016
Genre : polar noir

 

Hollywood, 1934. Jim Jewsky est un metteur en scène talentueux. Mis au ban des Majors du cinéma, il en est réduit à tourner des films pornographiques. Sa marque de fabrique est le l’utilisation de « sosies » de stars : Mae West, Gary Cooper. Ce genre cinématographique n’est pas sans risque. La mafia, les flics véreux, les trafics en tout genre, la violence sont le quotidien de ce type de film.

 

Point de méprise, si le titre est évidemment évocateur et si le cinéma pornographique est bien le fil conducteur de ce roman graphique, aucune scène obscène ou vulgarité ne sont mises en avant. Ici, ce n’est qu’un prétexte pour plonger dans les bas-fonds de la cité des anges. Cela permet à Noel Simolo de mettre en scène tout un panel de protagonistes plus au moins glauques, plus au moins réels. Jim Jewsky rencontre de vraies stars (Josef Von Sternberg ou Erich Von Stroheim) mais aussi un vrai parrain de la mafia flanqué de tueurs professionnels. Tous les éléments d’un véritable polar sont sur la table : les travers des stars du cinéma, les caprices de bourgeoises richissimes en mal de sensations fortes, la paranoïa des mafieux, du sexe (avec un titre pareil !) et bien sûr la corruption et le chantage à tous les étages. Mais tout ça ne fait pas une histoire. L’ensemble fait un peu plat, comme un air mille fois chanté. Heureusement, en dehors de la fiction pure et dure Noel Simonolo a la bonne idée d’introduire des notions politiques. « J’ai voulu parler des minorités aux USA. Jim est juif. Il va tomber amoureux d’une Noire, le Klu Klux Klan va intervenir dans le tome 2 qui conclut l’histoire mais laisse une porte ouverte pour la suite, au cas où ». Cela donne du corps, de l’épaisseur au scénario….

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La mise en image est tout à fait cinématographique. Il faut dire que « Noël Simsolo, le scénariste de ce Pornhollywood, connaît parfaitement le cinéma, il a été réalisateur, scénariste, comédien ». Cela se ressent bien dans l’agencement des cases et des angles de prises de vues. Afin de coller au mieux avec le scénario, Dominique Hé a choisi une ligne claire comme approche. Cela est pertinent. Malheureusement, la mise en couleurs ne suit pas. C’est bien terne avec des aplats bien pales. Mais peut être est-ce pour donner une touche finale au sordide ?

Noël Simsolo, Dominique Hé, Pornhollywood, polar noir, glénat

« Pornhollywood » est donc une BD en demi-teinte. D’un côté les standards du polar noir sont respectés. La touche politique et le fil conducteur dans le cinéma pornographique des années 30 sont de très bonnes idées. Mais la narration manque singulièrement de rythme. De l’autre le dessin est certes bien adapté aux années de l’entre deux guerre, certes bien cadré mais finalement peu expressif et un peu trop figé. Cela est sans doute dû aux choix des couleurs. La suite et la fin en mars 2016. La pellicule n’a pas fini de tuer …

 

Scénario a06-3e788fc.gif
Dessin a06-3e788fc.gif
Total a06-3e788fc.gif

 

Tigrevolant

Mickey’s Craziest Adventures

 

mickey,glénat,trondheim,keramidasscénario : Lewis Trondheim
dessin : Keramidas
couleurs : Brigitte Findakly
éditeur : Glénat
parution : 02/03/2016
44 pages
couleur, couverture cartonnée, dos toilé

 

 

 

Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas découvrent, en flânant lors d’un vide grenier, un carton contenant de vieux comics du magazine Mickey’s Quest. Ils décident alors de publier en fac-similé une vieille aventure de Mickey et Donald intitulée Mickey’s Craziest Adventures. Hélas ! l’histoire est incomplète car certains numéros du magazine manquent et l’état des revues laisse à désirer. Qu’à cela ne tienne ! les deux compères publient quand même ce long récit, contenant donc des manques, afin de nous faire découvrir ce trésor de la BD des années soixante.

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mickey,glénat,trondheim,keramidasA  partir de ce canevas invraisemblable (bien que possible) Trondheim et Keramidas nous livrent l’un des albums de la nouvelle collection Disney/Glénat dont l’idée est de publier des histoires inédites des héros Disney, dessinées et écrites par des auteurs européens ayant baigné dans la féerie du fameux « journal de Mickey » lors de leur enfance.

Cette folle aventure de Mickey démarre donc par le vol du coffre de Picsou (hé oui, encore !). Mickey et Donald, aidés par Goofy, Géo Trouvetou et sa mascotte Filament, partent à la poursuite des voleurs qui ne sont autres, vous l’aurez deviné, que Pat Ibulaire et les Rapetou ! 

L’album se compose de gags d’une planche et l’idée géniale est que, l’histoire étant incomplète, les planches ne se suivent pas et nous sautons des passages de l’aventure sans que celle-ci soit difficile à suivre. Les planches sont magistralement dessinées et coloriées à « l’ancienne » elles sont faussement tachées, pliées avec des bouts manquants car, ne l’oublions pas, trouvées dans un vieux carton miteux ayant subi l’outrage du temps.

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Les auteurs se permettent avec bonheur certains gags décalés sur les personnages (la valise remplie de shorts rouges de rechange de Mickey par exemple) mais rendent hommage aux héros car de planche en planche nous faisons le tour des aventures habituelles : jungles impénétrables, civilisations disparues, temples renfermant des trésors, monstres terrestres et marins, etc. Nos deux héros poursuivent les voleurs (qui ont réduit le trésor de Picsou afin de mieux le transporter) à travers le monde, en train, en voiture, en avion et même… sous terre affrontant en plus des dinosaures.

mickey,glénat,trondheim,keramidasUne véritable réussite qui rend un superbe hommage de vrais fans à l’œuvre de Walt Disney.

 

 

 

 

JR

Ma note :

scénario :  

dessin :      

 

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