Bibule

bibule,legendre,kramiek,humour,potache,gags,strip,510,062015bibule,legendre,kramiek,humour,potache,gags,strip,510,062015Auteur  : Marc Legendre

Éditeur : Kramiek

48 pages

date de sortie : mai 2015

genre : humour

 

 

 

 

Apparu dans les années 90 sous le trait et la plume de Marc Legendre (que nous avons vu récemment avec le reload de Bob et Bobette) dans la version néerlandophone de Spirou, Bibule (ne pas confondre avec Bidule, le neveu de Cubitus !) est un petit garçon hyperactif au crâne d’oeuf affirmé. Entouré de Reggie qui à l’air un peu idiot et de Doro sa meilleure amie, il traverse tout un tas de péripéties dans une succession de gags en trois cases. L’alchimie de ces trois personnages aux tempérament différents – l’hyperactivité de Bibule, le franc parlé de Doro qui rembarre franchement les garçons et la naïveté empreinte de bon sens de Reggie – contribue à créer des situations plus ou moins drôles.

 

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Humour potache s’il en est, je le qualifierais pour ma part d’humour absurde de bon sens. Un peu comme le Chat de Geluck, mais en moins drôle. Ainsi Bibule d’annoncer à Reggie avec force joie l’acquisition d’un tandem, et qu’ils pourront par conséquent s’asseoir et pédaler à deux. Et Reggie de répondre : « je préférais ton ancien vélo… On pouvait aussi s’asseoir à deux, mais tu étais le seul à pédaler … »

 

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J’avoue avoir plus souvent souri que ri malgré quelques bonnes réparties. Mais le problème n’est pas tant dans l’humour plus ou moins bon de chaque strip, ni dans ce style d’humour que d’aucuns qualifierons de simpliste. La mécanique du strip en trois case est bien maitrisée (si ça n’était pas le cas, Marc Legendre n’en aurait pas fait plus de 2000 ! ), mais cette technique narrative ne me semble pas adaptée au format album. 46 pages, 4 strips par page, il y a un effet de saturation et de rengaine qui s’installe, et au bout du compte le ressort comique fonctionne moins bien. Le strip est parfait pour un périodique dans lequel on sait exactement ou le trouver, et qui peut servir de porte d’entrée d’un magazine ou d’un quotidien et faire office d’entame à la lecture du journal. En album, ça passe plus difficilement.

 

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Alors la meilleure façon d’aborder cet album et d’en apprécier les gags, c’est de ne point trop en abuser en le laissant trainer sur le coin d’une table et d’y jeter un œil de temps à autres.

 

 

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Loubrun

 

 

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Journal de spirou: numéro spécial Waterloo!

Communiqué de Presse:

 

 

Il ne reste que quelques jours pour tout connaître sur la bataille de Waterloo. Pour cela, les Éditions Dupuis et Spirou vous proposent :

 

Un numéro impérial : Spirou spécial Bicentenaire 

 

Le numéro sera en kiosque le 17 juin. 

C’est Ruben del Rincon qui a fait la couverture et raconte en 14 planches, la bataille de Waterloo vue par les yeux d’un enfant tambour.  Fred Neidhardt révèle en 3 planches pourquoi Napoléon a ressenti le besoin d’envahir le monde. Certaines animations sont aussi dans le thème (édito, bon d’abo, animal lecteur, marges de Sti sur la page 12bis). 

 

 

L’Intégrale de « La Bataille » par Ivan Gil et Richaud, d’après Patrick Rambaud.

 

Publiée à l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, cette intégrale comprend un dossier inédit spécialement conçu pour cette édition. À noter que la bande dessinée a reçu le prix Historia 2014 de la meilleure BD historique. Au début des années 1830, Balzac travaille à un ouvrage : les Scènes de la vie militaire, scènes parmi lesquelles il place un récit se situant à Essling. « Là, j’entreprends de vous initier à toutes les horreurs, à toutes les beautés d’un champ de bataille… » Mais Balzac ne nous donnera jamais sa bataille. On a émis beaucoup d’hypothèses pour expliquer cet échec. La vérité, c’est que le dimanche 17 mars 1839, lisant le supplément du journal Le Constitutionnel, Balzac tombe sur un extrait de La chartreuse de Parme, le prochain roman de Stendhal à paraître. Et devant ce long passage qui raconte les aventures du héros, Fabrice del Dongo, emporté sur le champ de bataille de Waterloo, les bras lui en tombent. Il écrit aussitôt à Romain Colomb, le cousin de Stendhal : « J’ai été saisi d’un accès de jalousie à cette superbe et vraie description de bataille que je rêvais pour les Scènes de la vie militaire, la plus difficile portion de mon oeuvre, et ce morceau m’a ravi, chagriné, enchanté, désespéré. » Balzac ne s’en remettra jamais. Les canons de Waterloo ont écrasé les siens avant même qu’il ait eu le temps de les mettre en place. Essling ne restera, pour lui, qu’une demi-ligne au dos du manuscrit du Médecin de campagne.  Voici, illustrées par Ivan Gil, et à l’heure où l’on célèbre le bicentenaire de la bataille de Waterloo, les pages de Stendhal qui ont tant impressionné Balzac et qui, l’empêchant d’aller au bout de son oeuvre, ont permis à Patrick Rambaud d’accomplir la sienne.

 

Spirou, journal, Waterloo,bataille, bicentenaire,Napoléon, numéro spécial, 06/2015

 

La cité des esclaves Tome 4

Auteurs : Ooishi et Okada.

Editeur : Casterman.. ga

Sortie : 10 juin 2015.

Genre : fantastique.

 

Le résumé.

Plongez dans le passé de Ryûô, alias Jamaïque de Printemps, le personnage qui tire les ficelles du jeu mortel auquel se livrent les personnages ! Découvrez quelles motivations secrètes l’ont poussé à devenir le maître machiavélique qu’il est désormais, remontez dans le passé jusqu’à sa première rencontre avec Julia ! Les plus curieux se verront enfin satisfaits en découvrant l’origine scientifique du SCM !

 

« Une aiguille pour le piercing. Tu vas t’en faire un »

Lire la suite « La cité des esclaves Tome 4 »

SECRETS – Cavale – Tome 3/3.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014Dessin : Magda – Scénario: Frank Giroud et Florent Germaine

Sortie : 07/11/2014

Editions Dupuis

48 pages – Cartonné

Polar, thriller, banditisme, drame, famille,

 

 

Résumé (de l’éditeur) Nadia a maintenant découvert le secret de sa naissance. Avec l’aide de Léa, elle réussit à duper sa mère pour mettre en place son plan : retrouver son père, ex-braqueur en fuite, et l’aider à passer en Italie. Mais « la Tinosa » n’est pas femme à reculer face aux dangers. Elle se lance à la poursuite de sa fille alors que l’étau policier se resserre autour des bandits…

 

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

 

 

«  Arrête ton cirque ! Moi non plus, je ne suis pas née de la dernière pluie ! Qu’est-ce que vous avez manigancé toutes les deux ?! »

 

 

Mon avis : Salon BD d’Hanret en Belgique, dernière ! Alors que j’avais lu les deux premiers tomes de cette trilogie, je me suis mis en tête d’acheter le tome 3 que je n’avais pas encore lu et de le faire dédicacer par Magda qui devait être présente l’après-midi. Manque de chance pour moi, je n’ai pas eu le courage d’attendre et je suis rentré  plus tôt que prévu dans mes pénates. Reste à lire et chroniquer le livre pour le bonheur de tous les lecteurs de Samba BD que cela intéresse.

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Il est parfois intéressant de relire ses chroniques, de voir son cheminement personnel sur la trilogie en fonction des avis donnés au fur et à mesure de la sortie des tomes respectifs. Dès le départ, j’avais regretté le titre « Cavale » qui m’en disait déjà beaucoup trop sur le contenu du scénario. Le premier tome était plutôt basé sur le côté psychologique de la jeune Nadia, le personnage central du récit, ce que j’avais apprécié. Le tome deux révèle les secrets personnels de Nadia qu’elle découvre sur le tard. La vérité sur sa naissance, l’identité de son père, le passé tumultueux de ses parents et enfin pour terminer l’album, l’évasion et la cavale de son père.On rentre dans le concret. Reste le tome 3 qui va raconter la rencontre entre Nadia et son père, pistés par la police. Les personnages passent à l’action ! Je laisse au lecteur le soin de découvrir toutes les péripéties.

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Magda est une figure bien connue de la BD. Après des études artistiques et avoir travaillé au studio d’Edouard Aidans, elle se lance dans des projets plus personnels. La série qui la fait vraiment connaître est la série fantastique « Charly » scénarisée en collaboration avec Denis Lapière. Germaine est un scénariste qui a fait son écolage auprès de Frank Giroud, travaillant en parallèle dans des magasins spécialisés BD. Il assiste Giroud sur les séries « Louis Ferchot » (Glénat) et « Quintett » (Dupuis) avant de cosigner « L’écorché » dans la série « Secrets » chez Dupuis.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Le dessin de Magda est dans le style réaliste avec une base « ligne claire ». Le dessin est précis, dépouillé. Les décors sont détaillés, bien rendus, les personnages et leurs expressions également. C’est vraiment un plaisir de lire une histoire racontée graphiquement par Magda.

Le scénario de Germaine rend bien compte de la psychologie des personnages et de l’impact des événements sur ceux-ci. C’est le point fort du récit. Le côté polar est bien développé même si parfois la succession des développements est un peu téléphoné, prévisible. Reste la fin de l’histoire, qui est plus douce, plus constructive que la furie de la fin de la cavale.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Pour clôturer cette chronique et la trilogie « Cavale », j’estime que le scénario a une bonne assise psychologique mais que les différents événements qui jalonnent l’histoire sont parfois attendus et ne m’ont pas beaucoup étonnés. C’est dans la suite logique d’une cavale. Reste que l’album est servi par un excellent graphisme de Magda. Les amateurs de récits psychologiques et de polar apprécieront.

 

 

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a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Dupuis : ICI.

Lien vers la chronique du tome 1 sur Samba BD : ICI.

Lien vers la chronique du tome 2 sur Samba BD : ICI.

 

 

Capitol.

 

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Un certain Cervantès

un certain cervantès,lax,futuropolis,don quichotte,littérature,adaptation,chronique sociale,road movie,injustice sociale,910,042015un certain cervantès,lax,futuropolis,don quichotte,littérature,adaptation,chronique sociale,road movie,injustice sociale,910,042015Auteur : Lax

Éditeur : Futuropolis

208 pages

date de sortie : avril 2015

genre : comédie dramatique, chronique sociale

 

 

 

Résumé

Pour fuir la police après avoir fait quelques bêtises, Mike Cervantès s’engage dans l’armée et part combattre en Afghanistan. Prisonnier des Talibans, il réussit à s’échapper mais est vite repris par ses bourreaux. Il est alors torturé et perdra la main gauche.

De retour au pays, Mike est déboussolé et sombre dans la dépression et la violence. Révolté contre la société ultralibérale qui broie les plus pauvres, il décide de lutter contre les injustices, ce qui le mènera en prison. Il y découvrira le roman d’un homonyme, un certain Miguel Cervantès dont la vie présente de curieuses similitudes avec la sienne, et dont le Don Quichotte sera pour lui une véritable révélation. Se sentant investit d’une mission, il s’identifiera pleinement au héros et partira en lutte contre toutes les formes d’injustices et dérives de la société contemporaine, qu’elles soient politiques, sociales, religieuses, économiques ou intellectuelles… Idéaliste jusqu’au paroxysme, c’est à bord de sa Ford Mustang qu’il accomplira sa mission et partira en guerre contre la société.

 

« – Oh ! c’est vous Miguel, quel bon vent ?

– Le vent de la révolte, Amigo. Celui qui vous porte. Le même qui m’a poussé à écrire Don Quichotte de la Mancha. L’Histoire bégaye »

 

On ne présente plus Christian Lacroix, plus connu sous le pseudo de Lax, tantôt dessinateur, tantôt scénariste, parfois les deux et dans tous les cas toujours pour le meilleur. Sa production n’est pas pléthorique mais tous ces albums sont d’une grande qualité. Aussi à l’aise dans le polar avec le Choucas que dans des romans graphiques sur fond historique comme les oubliés d’Annam et Azrayen scénarisés par Giroud, Lax a le don de sortir des albums toujours captivants. Sa dernière production, l’écureuil du vel d’hiv, date de 2012 et clôturait une trilogie consacrée à l’univers du cyclisme.

 

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Avec ce nouvel album, il change complètement de registre et s’attaque à un monument de la littérature. Pas besoin d’être une pointure en ce domaine pour que le nom de Cervantès nous évoque quelque chose. Qui n’a jamais entendu parler de ce Don Quichotte se battant contre les moulins à vent ? L’expression est devenue populaire et ce héros, un symbole des justiciers autoproclamés et autres doux idéalistes, combattants acharnés des injustices de ce bas monde.

Lax nous propose une vue originale de cette œuvre maintes et maintes fois adaptée au cinéma, théâtre, et même en BD. Mais plutôt que de mettre simplement le texte original en image, il le transpose à notre époque et fait un parallèle entre la propre histoire de Miguel Cervantès et le personnage de Mike dont la vie est très similaire à celle de l’auteur Espagnol : vétéran d’une guerre, pris en otage et libéré contre rançon, perte de la main gauche, désillusion et révolte contre la société.

 

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Le parallèle et la mise en abyme de l’œuvre est très habilement mené. Comme une vision hallucinatoire et servant de guide au héros, Lax fait intervenir dans sa narration le vrai Miguel du 16è siècle. Petites pauses amenant quelques pistes de réflexions sur la censure, l’injustice sociale et le contrôle de plus en plus oppressant de la société par les instances politiques et financières, cette trouvaille scénaristique donne une dimension de satire sociale et d’analyse politique à ce road movie animé. Elle permet en plus, pour qui comme moi n’aurait jamais lu le roman, d’y mettre un orteil et de bien saisir tous les parallèles entre l’histoire imaginée par Lax et le roman chevaleresque satirique de Miguel Cervantès. Les rapprochements avec le roman sont subtiles et parfois drôles ou pathétiques, comme la monture attribuée à Mike : une Ford Mustang dont l’emblème est un cheval galopant.

 

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Graphiquement, Lax nous livre un album flamboyant et des planches majestueuses reflétant une Amérique profonde, crasse et poussiéreuse. Son trait délicat, rehaussé de lavis dans les tons gris/ocres/noirs crée des ambiances très suggestives dans toutes les situations.

Dans des décors de road movie américain, le Don Quichotte de Lax évoque des sujets graves et contemporains en les abordant sous un angle tragi-comique où douceur, violence, bêtise et bon sens se côtoient à chaque page.

 

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Loubrun

 

 

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Chaque soir à onze heures

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, GlenatChaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, GlenatScénario : Eddy Simon
Dessin / couleurs: Camille Benyamina
Adapté de : Malika Ferdjoukh
Dépôt légal : 04/2015
Editeur : Casterman
Planches : 94

Un soir dans Paris des années 2010, Willa, la narratrice de l’histoire, est invitée pour une soirée cocktail dans un hôtel particulier. Elle y rencontre un grand jeune homme mystérieux, Edern. L’alchimie de l’amour et ses contradictions fait son œuvre ….. Invitée par ce dernier à jouer du saxophone avec sa sœur aveugle, la vie de Willa va prendre une drôle de tournure. Chaque soir, dans le manoir d’Edern, des choses étranges se passent à 23 heures….

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Le scénario est une adaptation libre (mais très fidèle) du livre éponyme de Malika Ferdjoukh. Pour cela, le duo Simon Eddy / Camille Benyamina a été sollicité. Ces auteurs ne sont pas inconnus dans le monde de la BD. En 2014, ils avaient publié chez le même éditeur « Violette Nozière, Vilaine Chérie » revisitant, en bande dessinée, le plus célèbre des faits divers des années. Malika Ferdjoukh est une auteur prolifique. Elle a écrit ce roman sur un projet des éditions Flammarion : choisir un sentiment exacerbé autour duquel il faudra construire un récit (joie, folie, haine, dégoût, honte, passion…). Et c’est ainsi qu’est né «Chaque soir à onze heures ». Ainsi, le roman de Malika Ferdjoukh se décline autour de l’amour. Diable ! Que voilà un ambitieux programme ! Comment extraire de ce thème un scénario lisible et original (tout en évitant les écueils incontournables) ? Et c’est la tout le talent de Malika Ferdjouk. Tout en parlant de sentiments et de passion, l’auteur introduit des éléments policiers et de mystère. Il en ressort un thriller romantique, un conte sophistiqué de la (haute) bourgeoisie bohème. Le choix du milieu social permet de « ouater » l’ambiance. Même si la mort plane, le cadre chaud permet de se projeter au mieux sur les éléments sociaux et les sentiments (ou tares, c’est selon) terriblement humains. Cette comédie humaine joue sur les différences entre les protagonistes : le garçon taciturne versus le garçon le plus populaire du lycée, la fille invisible mais au talent et à l’aura en devenir versus la demoiselle aveugle mais terriblement attachante et perspicace, les différences sociales. Le tout compose une palette de personnages intrigants ou juste de passage alimentant le scénario. Cela sonne juste. Le coté romantique est un peu « too much » mais plaira à un public dédié.

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

La langueur et le coté cocooning est sans nul doute dû au dessin de Camille Benyamina. Le niveau social élevé des protagonistes répond superbement à la rondeur des dessins, à la palette de couleurs chaude et lumineuse. Laissons Malika Ferdjoukh décrire cette transposition en dessin : « velouté des teintes, à la douceur des bleus, l’extraordinaire poésie des rues parisiennes, la grâce des obscur ». Tout est dit.

« Chaque soir à onze heure » en bande dessinée répond bien au roman et occupe l’espace d’un bon moment de lecture. Si on a peur, au début, de se plonger dans un roman à l’eau de rose, ce sentiment est vite balayé par la vitesse de l’histoire. Les personnages attachants et une intrigue passionnante donnent un récit suranné. Atypique ! 

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

Dessin a06-3e788fc.gif
Scénario a05-3e788c9.gif
Total a05-3e788c9.gif

Tigrevolant

 

Petit canard blanc

petit canard blanc,liu na,andrés vera martinez,urban china,chine,enfance,autobiographiepetit canard blanc,liu na,andrés vera martinez,urban china,chine,enfance,autobiographieScénario : Liu Na

Dessin : Andrés Vera Martinez

Éditeur : Urban China

108 pages

date de sortie : 12 juin 2015

genre : autobiographie, chronique sociale

 

 

 

Résumé

Dans la Chine des années 1970, le monde est en train de changer pour deux petites filles. Da Qin et sa petite soeur Xiao Qin vivent dans la cité de Wuhan avec leurs parents. Depuis des décennies, le pays est maintenu à l’écart du reste du monde. Mais à la mort du président Mao, de nouvelles perspectives commencent à s’ouvrir…

 « -Tu as écouté la leçon d’aujourd’hui sur Lei Feng ?

– Ouais. Et je veux être comme lui quand je serai grande. »

 

Liu Na est née en 1973 en Chine et a grandit dans la ville de Wuhan. En 1999 elle s’installe au Texas ou elle travaille dans un centre médical dans la recherche sur le cancer. Elle rencontre à Austin son mari, Andrés Vera Martinez, dessinateur.

Dans ce récit autobiographique, elle nous fait faire un voyage dans le temps dans la Chine des années 70 en nous racontant des petits épisodes de son enfance. C’est l’occasion de découvrir le quotidien d’une famille chinoise ordinaire vivant dans un pays sous la coupe depuis des décennies de la dictature communiste et qui commence à peine à s’ouvrir au monde. Liu Na partage ses souvenirs personnels sur les évènements qu’elle vit, comme le jour de la mort de Mao, les leçons de propagande autour du personnage de Lei Feng, son repas du nouvel an, ou encore la visite à ses cousins vivant à la campagne et la découverte d’un autre monde. Tout cela est raconté avec sa vision d’enfant accordant une égale importance à tout qu’elle vit. Si aucun des récits n’est vraiment approfondit, on finit malgré tout par s’intéresser et parfois même s’amuser des souvenirs de Liu Na.

 

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Son mari, Andrés Vera Martinez, met tout cela en scène de façon assez élégante, dans des grandes cases et quelques belles doubles pages. Le style est simple, efficace, et apporte une certaine tendresse aux récits, même les plus durs, rendant attachante la petite Da Qin.

 

Ce récit autobiographique est plaisant à lire mais ne marquera sans doute pas les esprits tant il souffre cruellement d’un manque de profondeur. Les histoires racontées sont un peu courtes et un sentiment de frustration m’a saisi à chaque fin de chapitre.

 

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Loubrun

L’armée de l’ombre T3 : terre brûlée.

Armée de l'Ombre (L')3.jpgArmée de l'Ombre (L')3r.jpgAuteur : Olivier Speltens

Editeur : Paquet.

Sortie : 27 mai 2015.

Genre : Guerre, historique.

Automne 1943,

 l’armée allemande commence son long repli vers la mère patrie. La défaite à la bataille de Koursk a laissé les troupes de la Wehrmacht exsangue. Les hommes fuient l’armée rouge que désormais plus rien ne pourra arrêter. Face à l’hiver qui se profile, Kessler et ses compagnons devront appliquer une politique censée ralentir l’avancée soviétique : la terre brûlée…

« Il faut te faire une raison ! C’est une guerre d’extermination. »

 

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Mon avis.

Voilà bien un album que j’attendais avec impatience .Il faut dire que cette série arrive à vous prendre aux tripes par son réalisme. Un char T34 qui vous fonce dessus dessiné par Olivier Speltens, ça a réellement de la gueule. Une autre grande force de l’armée de l’ombre ,c’ est sa reconstitution historique minutieuse des combats sur le front de l’est du point-vue allemand .On y aborde aussi le ressenti des soldats, on a aussi bien des crapules, des vieux de la vieille défaitistes , des jeunes loups déterminés ou des soldats qui veulent simplement sauver leur peau. On perçoit bien l’enfer et l’absurdité de ces combats .On assiste aussi à des massacres de civils. C’était bien une guerre d’extermination !

Bref, ça sonne juste du début à la fin et l’odeur de la défaite inéluctable se fait de plus en plus forte.

Sinon, par rapport aux précédents albums, j’ai eu nettement plus facile à reconnaître  les personnages. 

On n’est plus très loin de la perfection en ce qui concerne le dessin.

Si vous êtes fan de ce genre d’histoire sur la 2e guerre mondiale, je ne peux que vous conseiller vivement cet excellent titre !

NB : Une version luxe avec dos toilé et cahier graphique  est également disponible mais ne tardez pas trop, elle sera vite épuisée.

 

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Samba.

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La druzina 1914-1918

druzina.jpgdruzina t2.jpgAuteurs :  Mazeau et Brada

Editeur : Glénat.

Sortie : 3 juin 2015.

Genre : histoire, guerre, espionnage.

Ian et Ratislav sont deux frères, dans la Tchécoslovaquie du début du XXesiècle, bouillonnante de velléités nationalistes. Ian, l’aîné, milite secrètement dans une organisation terroriste qui vise à déstabiliser l’empire Austro-hongrois. Ratislav, quant à lui, est plus intéressé par sa jolie fiancée que par la politique. Un soir, Ian est tué à la sortie d’une réunion politique. Peu après, Ratislav reçoit une lettre écrite de sa main, lui demandant de le venger en exécutant ceux qui ont causé sa mort. Il s’engage alors dans l’armée de l’empereur, dans le même régiment que l’un des traîtres. Aveuglé par sa haine, il endosse les valeurs des nationalistes, et mélange motifs personnels et valeurs politiques pour parvenir à ses fins…

« Un seul mot de moi suffirait à vous faire arrêter et fusiller ! »

 

Mon avis.

Cette BD est l’adaptation du Roman de Jacques Mazeau, La druzina, édité chez Balland. Jacques Mazeau est né à Paris en 1939, journaliste, il réalise son 1er roman  « la ferme d’en bas » à 36 ans .Chez Glénat, il scénarise la série « Malédiction de Bellary » dessinée par Guillaume Martinez, de la série « Disparitions » tirée de son roman «  l’or des maures », avec Pierre Wachs et Ersel, et de la série « OIL » avec Colak comme dessinateur .Brada est lui un jeune dessinateur originaire d’ex-Yougoslavie et s’affirme déjà comme un des plus prometteurs dessinateurs venus de l’est. Son trait m’a d’ailleurs fait penser justement à celui de Wachs ou celui d’Ersel justement. Son dessin est pour le moment assez académique mais  il se caractérise pour une belle lisibilité et des décors travaillés en plus d’une bonne expressivité comme une bonne pilsner en somme.

Je ne vais pas vous raconter des knödels , l’histoire se lit agréablement et nous en apprend plus sur le mouvement nationaliste tchèque en 1914 . En suivant un jeune tchèque voulant venger son frère, on fait assez vite le parallèle avec son homologue serbe Gavrilo Princip (BD sortie chez Futuropolis). Par contre, cette histoire dramatique  est nettement plus romancée  et tortueuse. La manipulation est de taille et elle va emmener son héros loin de ses bases pragoises. On sent clairement qu’il s’agit d’une adaptation d’un roman, aventures et romances sont au programme.

L’histoire zappe malheureusement l’épopée des 50.000 déserteurs tchèques vers Vladivostok  .Pour cela, vous pouvez vous reporter sur une autre BD chez Futuropolis « Svoboda ! ».

L’air de rien, on va devenir des experts de la 1er guerre mondiale avec toutes ces BD qui commémorent cet événement et franchement, on ne va pas s’en plaindre ou en faire une polévky.

 

 

 

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Samba.

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