Vacances.

Depuis la naissance de SambaBD en 2007, jamais nous avons interrompu  les chroniques.

Comme le burn-out menace, j’ai proclamé pour mes fidèles sujets 3 semaines de repos absolu.

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Il faut dire que les circonstances ne me donnaient pas trop le choix.

 

Capitol parti en voilier  à Washington interviewer un certain XIII.

 

Loubrun cherchant une certaine fée Virgule dans la forêt de Brocéliande.

 

 Tigrevolant  en Inde pour se réapprovisionner en médicaments génériques, enfin c’est sa version officielle.

 

Revedefer toujours porté disparu après le Hell fest , aux dernières nouvelles, il serait parti en tournée avec Faith No more .

 

Sophie servant de cible pour sa fille biathlète quand elle ne milite pas comme Femen.

Coq de combat luttant au Japon comme sumo.

Isabelle séquestrée par ses nouveaux voisins pour tapage nocturne.

Julien ensevelit sous une chape de béton. 

 

Et Samba dans tout ça, et bien il court après des chimères.

J’ai donc donné les clefs du blog à notre doyen, Dgege  pour arroser les fleurs et les anciennes chroniques.

Allez bonnes vacances  à tous et rendez vous pour la rentrée littéraire.

 

Samba.

 

edit Dgege … Merci pour la confiance, mais … j’ai délégué pour l’arrosage !Rigolant

 

 

 

LA PARODIE

la parodie,rodrigue,le lombard,humour,10 juillet 2015la parodie,rodrigue,le lombard,humour,10 juillet 2015La Parodie

Scénario et dessin : Michel Rodrigue

Sortie : 10 juillet 2015

Le Lombard

48 pages – cartonné

Humour

 

Présentation de l’éditeur :

 

Grandafte-le-Fou est fatigué. Il règne sur un clan de Vikings aussi peu dégourdis que vaillants. De vrais tire-au-flanc ! Et puis il y a ce Thoraxe, l’enfant des étoiles qu’ils ont recueilli, élevé, initié à leurs us et coutumes, et qui se révèle plus apte à pincer les cordes d’une lyre qu’à tendre

celle d’un arc. La seule cible qu’il vise est le coeur de la belle Aarissa, hélas peu réceptive à ses chants d’amour. Et voilà que débarque un étranger, un dur, un vrai, un tatoué, un quidam se disant amnésique. Sa présence chamboule à ce point le quotidien du village que le mieux

s’avère de le reconduire chez lui. Mais où ? Ce pari-drakkar ne manquera pas de surprises…

 

la parodie,rodrigue,le lombard,humour,10 juillet 2015

 

Mon avis :

Si dans« Astérix et les Vikings » ces derniers étaient à la recherche de la peur, ici avec « La Parodie » ils sont à la recherche de la civilisation. L’action n’est plus située à l’époque romaine, mais à la fin du XIe siècle. Les personnages iront même dans la Palestine des Croisés après avoir auparavant  visité la Scandinavie et deux villes du nord du Royaume des Francs, Étaples et Montreuil-sur-Mer.

 

la parodie,rodrigue,le lombard,humour,10 juillet 2015

 

Le dessin de l’éclectique Rodrigue, animateur actuel de la série Cubitus, est parfaitement adapté à son projet délirant de mélanger les univers de Thorgal, Astérix et XIII. La couverture de fait clairement allusion à Astérix et la Zizanie, la 4ème est dérivée d’un cow-boy qui tire plus vite que son ombre… Et pendant une quarantaine de pages, c’est un cocktail jubilatoire truffé de clins d’œil aux héros de la BD, du dessin animé et même du cinéma. Les deux personnages principaux renvoient dans un cas à Thorgal et dans l’autre à XIII. Un grand nombre de personnage sont introduits dans l’histoire et le lecteur averti s’amusera à les retrouver sous les traits de Blacksad, Sybilline, Cubitus, Kriss de Valnor, Djinn, Lucky Luke, les nains de Blanche-Neige, le professeur Tournesol, sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Philémon, les Schtroumpfs, Corto Maltesse, Hébus et les Trolls de Troy, Niklos Koda, Dark Vador, le major Gruber, Michel Vaillant, Blake et Mortimer,Johan, Pirlouit et le Seigneur des anneaux. Plus ceux que j’ai sans doute oubliés ou que je n’ai pas encore repérés. On a même droit à une magnifique case qui est un hommage à un tableau de Brueghel.

 

la parodie,rodrigue,le lombard,humour,10 juillet 2015

 

 

Le scénario n’est qu’un prétexte. Les situations comiques, les jeux de mots et les gags visuels se succèdent à un rythme vertigineux dans ce qu’il faut considérer comme un brillant exercice de style.

 

Le lecteur a devant les yeux un album très amusant et un excellent moyen de revoir ses classiques. Cette parodie s’avère être aussi un véritable hommage au 9ème art et un délassant cadeau de vacances pour bédéphiles.

 

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a08-3e78906.gifMoyenne

 

 Le site internet des Editions Le Lombard : ICI

  

 SKIPPY

L’Abbaye de Clairvaux

l'abbaye de clairvaux,glénat,didier convard,éric adam,denis béchu,le corps et l'âmel'abbaye de clairvaux,glénat,didier convard,éric adam,denis béchu,le corps et l'âmeLe Corps et l’âme 

Scénario : Didier Convard et Eric Adam

Dessin : Denis Béchu

Editeur : Glénat

Collection : Hors Collection

Date de sortie : 27 mai 2015

48 pages

Cette bande dessinée marque le 9ème centenaire de l’Abbaye de Clairvaux, troisième fille de l’Abbaye de Citeaux, située dans la claire vallée de l’Aube ; fondée par Bernard, moine dans l’ordre des cisterciens. Cet ordre restaure la règle Bénedictine qui prône l’ascetisme, la rigueur liturgique et élève le travail comme vertu.

l'abbaye de clairvaux,glénat,didier convard,éric adam,denis béchu,le corps et l'âme

 Résumé :

De sa fondation par une poignée de moines, dont l’oncle, les cousins et les frères de Bernard de Clairvaux, jusqu’à la canonisation de St Bernard ; L’album évoque la foi mise en oeuvre pour élever cette abbaye et les sacrifices permettant de bâtir cet édifice dont les pierres dit-on, possèdent une once de la sainteté de son abbé.

L’Abbaye cistercienne regroupe une communauté de moines qui choisissent de consacrer leur vie au service des autres, à l’oeuvre de Dieu et à l’étude, et une communauté de convers qui assurent les tâches matérielles, permettant au groupe de subvenir à ses besoins.

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 Tous ces personnages vivant sous l’autorité d’un seul abbé, Bernard de Clairvaux, personnage charismatique du 12ème siècle.

Mon avis :

Cet album est destiné à accompagner les visiteurs de l’Abbaye actuelle, dans le cadre de la rénovation du parcours de visite du site. Il remplit parfaitement son rôle en présentant l’élévation de la chapelle puis des premiers bâtiments destinés à accueillir toute une communauté d’hommes en prière ou travaillant. 

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 Il présente aussi le personnage de Bernard de Clairvaux, réformateur de la vie religieuse, et canonisé en 1174.

Adepte du jeûne et critique de l’opulence, Bernard de Clairvaux encourage les croisades et la formation de l’Ordre du Temple. Son discours est guerrier :  » Prenez vos armes glorieuses pour l’amour et la défense du nom chrétien et sa foi ardente  »  » que les chevaliers aillent de l’avant avec assurance pour chasser devant eux d’un coeur intrépide les ennemis de la croix du Christ  » Selon lui, les templiers tuent les malfaiteurs, non pas par homicide mais par malicide.

Recherchant la mortification la plus dure, St Bernard, de par son goût pour la pénitence et une extrème austérité me fait l’effet d’un « illuminé » croyant.

l'abbaye de clairvaux,glénat,didier convard,éric adam,denis béchu,le corps et l'âme

 Le rapprochement avec d’autres illuminés dont la foi est tournée vers un autre dieu que le dieu chrétien est facile. L’écart entre sa bienveillance envers les hommes au coeur de son abbaye et son fanatisme à l’égart des infidèles est bien montré dans l’album.

je regrette un peu le manque de dessin architecturaux qui mettrait plus en valeur l’oeuvre des compagnons charpentiers de la première chapelle, ainsi que toute la construction du cloître qui sera établi dans la seconde moitié du 12ème siècle, après le décès de Bernard de Clairvaux.

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 Coïncidence, j’ai débuté l’album en même temps qu’un roman d’Henri Vincenot qui trainait dans ma bibliothèque depuis quelques mois : « Les étoiles de Compostelle » où un jeune garçon découvre le milieu du compagnonnage et leurs créations, et qui croise le chemin de cet abbé si singulier.

« les voies du seigneurs sont impénétrables ! »

Ma note :

 6/10

Sophie

 

Le procès Carlton

Couv_248240.jpgPlancheA_248240.jpgAuteurs : François Boucq et Pascale Robert-Diard

Éditeur : le Lombard

Sortie : 3 juillet 2015

Genre : chronique judiciaire de 136 pages.

 

Vous souvenez-vous du procès Carlton ?

C’était en février dernier, à Lille.

Pour « Le Monde », la journaliste Pascale Robert-Diard et François Boucq assistaient au procès. La première a tout noté, le second tout dessiné… ou presque.

 

« Cette affaire a transformé 60 millions de Français en voyeurs. »

 

Extrait du dossier de presse.

C’est un procès presque surréaliste aux airs de téléfilm américain, qui se tenait à Lille au début de cette année 2015. La conclusion de trois ans d’enquête, d’acharnement médiatique, de révélations scabreuses.

Les croquis de François Boucq décrivent, en quelques traits, l’apathie d’un DSK épuisé par le déluge de scandales qui déferle depuis quelques temps sur ses épaules …Ou bien la lèvre pleine de Dodo la Saumure, maquignon sûr de son droit qui bavarde avec insouciance avec le juge, en homme habitué des tribunaux. Des dessins réalistes, mais qui se permettent aussi d’outrer certains traits .Comme le dit François Boucq »rendre excessifs certains aspects des personnages permet d’affirmer son point de vue, de dire : moi, je choisis cet angle parce que je vois les personnages ainsi. Je ne suis pas neutre .j’assume ma position. »

 

Observatrice silencieuse mais à la plume efficace, la journaliste Pascale Robert-Diard, chroniqueuse au journal le Monde, fut témoin privilégié de cette sage judiciaire aux allures de huis clos .Elle livre ici, sans jugement, mais sans concession non plus, un compte rendu presque clinique du procès.

 

Au final, on peut réellement se demander si le juge d’instruction n’a pas été instrumentalisé car au final, l’évidence apparaît, la justice ne se rend pas avec le code moral mais bien avec le code pénal.

Le premier a enfanté un monstre médiatique, le second a révélé un néant juridique.

 

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Samba.

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BIG K, L’INTEGRALE

Big K, Duchêne, Ptoma, Sandawe, polar noir, juin2015big k,duchêne,ptoma,sandawe,polar noir,juin2015BIG K (Intégrale)

Scénario : Fabian Ptoma

Dessins : Nicolas Duchêne

Sortie : juin 2015

Editions : Sandawe

160 pages – cartonné

                                                           Policier – polar

 

Résumé-présentation (de l’éditeur ) :

Fiction librement inspirée de la vie de Richard Kuklinski, tueur en série ayant travaillé pour la Maffia. Ce dernier a profité de l’âge d’or du crime new-yorkais, lié à l’explosion de la consommation de cocaïne, pour affiner son art du crime et assouvir ses pulsions meurtrières.

Un polar Noir, «Hard Boiled», dans la lignée de James Ellroy.

De son enfance torturée jusqu’à son adolescence où il prend conscience qu’être violent, insensible et introverti est synonyme de puissance sur autrui, nous suivrons les déclencheurs qui le mèneront jusqu’à l’atroce condition d’un homme dépourvu d’empathie pour autrui. 

big k,duchêne,ptoma,sandawe,polar noir,juin2015

 

Mon avis :

Situé dans le New York de la fin des années 70, la saga signée Fabian Ptoma et Nicolas Duchêne frappe fort. Nous avons en mains un superbe album de 160 pages formé de trois chapitres de 44 planches et, pour cette édition, d’un dossier de 16 pages. Les deux premiers chapitres avaient été publiés précédemment chez Casterman et Sandawe les reprend ici en y ajoutant la troisième et dernière partie. Cette magnifique intégrale permet donc au lecteur d’apprécier enfin l’histoire complète.

Et quelle histoire! 

Big k, alias Frank Kielowski, le tueur à gages et serial killer sorti de l’imagination de Ptoma et Duchêne, a été inspiré par la vie du célèbre exécuteur de la mafia Richard « Ice Man » Kuklinski. Pendant près de 30 ans ce psychopathe sanguinaire a mené la  double vie d’un bon père de famille apprécié de ses voisins.

 

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Le dessin réaliste et glacial de Nicolas Duchêne rend parfaitement l’ambiance glauque et sordide développée par le scénario grâce à un crayonné noirci agrémenté de teintes verdâtres ou grisâtres à l’aspect velouté. Son graphisme lui permet de planter un décor seventies typiquement américain, de brosser le portrait d’un personnage particulièrement sombre et distiller abominations et horreurs au fil des pages. La violence du graphisme est encore rehaussée par l’association de traits qui se frottent et s’entrecroisent. Le lecteur a parfois l’impression d’être confronté au « story-board » d’un film qu’il serait, peut-être, ravi de visionner.

 

big k,duchêne,ptoma,sandawe,polar noir,juin2015

 

Le scénario construit par Ptoma  reste un modèle de classicisme, de méthode et d’application. Son système narratif avec une voix en je, celle de Big K, donne une réelle profondeur psychologique à son personnage. Des flash-back bien amenés, bourrés de sensibilité, font office d’hommages appuyés au film Il était une fois en Amérique de Sergio Leone. L’évocation du milieu social et criminel des années 70 et la nostalgie qui s’en dégage attire irrésistiblement le lecteur dans l’univers du roman noir. Le making of en fin d’album permet, entre autres, de visualiser de manière saisissante le découpage référentiel d’une planche basé sur l’utilisation de photogrammes tirés du film Scarface. Mais, au final, c’est surtout l’ombre du grand romancier James Ellroy qui plane sur l’ensemble. 

Fidèle à sa politique éditoriale de crowdfunding, Sandawe a associé des édinautes à la recherche documentaire des auteurs, notamment sur le dessin des vêtements d’époque. Un livre bonus de 172 pages qui reprend le scénario, les crayonnés et les montages de photogrammes est téléchargeable. Avec cet imposant volume, le lecteur a l’occasion d’apprécier tout le travail qui a été nécessaire à la création. Encore mieux, ceux qui se laisseront entraîner par ce récit, pourront se laisser dériver vers l’aspect cinématographique de l’œuvre en visionnant les références classique des auteurs ou encore le film The Iceman(2013).

Vous l’aurez sans doute compris, les amateurs de polars très sombres trouveront ici l’occasion de découvrir une œuvre majeure qui dépasse même le cadre de la bande-dessinée et que j’estime être particulièrement digne d’intérêt.

 

 

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Scénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 



Le site internet des Editions Sandawe : ICI

 

 

 SKIPPY

TIN LIZZIE -Tome 2: Rodéo Junction.

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015Dessin : Dominique Monféry – Scénario: Thierry Chaffoin

Sortie : 08/07/2015

Editions Paquet

48 pages – Cartonné

Automobile, aventure.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Rhod – accompagné de son ami Louis et du jeune Jake – a retrouvé Becky, l’élue de son cœur. Mais un nouveau prétendant – Lord Knox – se manifeste à son tour. S’il veut conquérir sa belle, Rhod n’aura dès lors d’autre choix que d’affronter celui-ci au cours d’une épreuve opposant Tin Lizzie, l’automobile qu’il a « emprunté » à son patron et Black Storm, le pur-sang de son rival. Mais les évènements ne se dérouleront pas comme prévus et l’issue de ce duel pourrait bien tenir entre les mains de Jake… 

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015

 

 

« -J’ai l’honneur de présider la ligue de vertu de New Bay dont la mission sacrée est d’éviter que cette cité ne devienne une nouvelle Gomorrhe ! ».

 

 

Mon avis : Je vous ai déjà chroniqué le tome 1 de ce diptyque en janvier 2015 et je vous renvoie à celle-ci en bas de la présente chronique de ce tome 2. J’y analyse les fondements de cette histoire qui a pour héros principal une automobile. Je concluais ma chronique en disant que j’attendais le deuxième tome pour me faire une idée définitive sur « Tin Lizzie ». Ce diptyque n’a que des qualités. Il s’agit d’une comédie enlevée qui met en scène quelques personnages atypiques et cette voiture qui lui vaut de faire partie de la collection « Calandre ». Mais nous sommes loin, très loin, de séries de type « Michel Vaillant ».

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015

Le scénariste Thierry Chaffoin a passé 14 ans chez Walt Disney en tant que superviseur des effets spéciaux. Ensuite, il se tourne vers l’écriture de romans « jeunesse » et vers des scénarios pour des longs métrages. Le voilà maintenant dans la BD chez Paquet et la collection Calandre. Dominique Monféry a également travaillé chez Walt Disney comme réalisateur, storyboardeur et superviseur d’animation. Il réalise le court-métrage « Destino » nommé aux Oscars en 2005. Par la suite, Il fonde la société d’animation Welldone films ou il réalise des longs métrages. Les deux auteurs viennent de l’animation où ils se sont rencontrés.

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015

Lorsque j’ai reçu le tome 2, j’étais un peu anxieux. Que va donner le second tome ? Notons cependant que l’éditeur publie le second tome 6 mois après la sortie du tome initial. Bonne initiative !

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015

 Je vous rassure tout de suite. Ce tome 2 répond à mes attentes. Au niveau du scénario, les personnalités des intervenants sont bien développées, bien typées. En plus, viennent s’ajouter de nouveaux personnages qui valent leur pesant d’or comme Miss Preacher ou encore le Shérif de New Bay. Pour clôturer le tout, vient cette confrontation entre le pur-sang et la voiture avec un fond de paris et d’enjeu matrimonial. Le dessin est du même niveau que le tome 1. Il est maîtrisé. Les personnages ne sont pas figés, ils sont très expressifs. La composition des planches et le découpage sont classiques mais laissent malgré tout place à la créativité du dessinateur qui multiplie les angles de vue. On a par moment l’impression de suivre un film. On y retrouve le passé professionnel des auteurs. Mon seul regret est l’emploi des couleurs. On a voulu par les couleurs donner une marque typique du sud de L’Amérique et d’un passé remontant au début du XXe siècle. L’idée était peut-être  originale mais au final, j’ai trouvé le procédé un peu désuet et trop caricatural.

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015

Pour conclure, c’est un diptyque qui a répondu à mes attentes. Un beau récit teinté d’humour qui décrit un type de société que l’on pouvait trouver à ce temps-là dans le sud des Etats-Unis. Reste à voir maintenant si cet essai aura une suite et deviendra une série. Je suppose que cela dépendra des ventes enregistrée par l’éditeur.

 

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Liens vers la fiche technique de l’album chez Paquet : ICI.

Liens vers la chronique du tome 1 de « Tin Lizzie » sur Samba BD : ICI.

 

 

Capitol.

 

Tin Lizzie, Rodéo junction, Monféry, Chaffoin, Paquet, 7/10, Automobile, aventure, 07/2015

 

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