dBD – Hors série n°15: Ric Hochet d’hier et d’aujourd’hui.

 

dBD, Hors série,  Ric Hochet, Tibet, Duchâteau, Zidrou, Van Liemt, polar, thriller, 06/2015

 

Dossier, entretiens et décryptage de la série.

Sortie : juin 2015

82 pages – Magazine

Ric Hochet,  Tibet, Duchâteau, Zidrou, Van Liemt, polar, thriller.

 

 

Infos (de l’éditeur) 

 

Sommaire :


 

PATRICK GAUMER, ENTRETIEN / Le rire pour ne pas avoir peur !

TIBET, ENTRETIEN / Un sujet ininterrompu…

DUCHÂTEAU & ZIDROU, RENCONTRE entre l’un des coauteurs de Ric Hochet, André-Paul Duchâteau, et son repreneur « officiel », Zidrou.

NICOLE & BIBI TIBET, RENCONTRE / Tibet, un homme bien entouré.

DENAYER, RENCONTRE / Assistant mode d’emploi.

DENAYER – TIBET, PLANCHES COMPARÉES

ZIDROU, RENCONTRE / Un scénariste tout-terrain !

VAN LIEMT, RENCONTRE / Dans le sillage de Tibet…

NINE PEYO, RENCONTRE / Tibet, le frère que je n’ai pas eu !

TIBET, UN DESSINATEUR À DÉCRYPTER… PLANCHES COMMENTÉES par : DANY, GRENSON, VANDERMEULEN, ZIDROU, VAN LIEMT, DENAYER

TIBET BIOGRAPHIE / Un Marseillais à Bruxelles.

 

 

Mon avis : Premier hors-série de dBD consacré à un héros et quel héros : Ric Hochet! dBD analyse le mythe, la légende comme l’indique dans son édito Frédéric Bosser, le directeur de la publication. Vous y trouverez Ric Hochet depuis les origines jusqu’à la reprise de la série par Zidrou et Van Liemt. J’y ai appris beaucoup de détails que je ne connaissais pas sur cette série qui a bercé mon enfance et mon adolescence, chaque mardi dans le journal Tintin.Si vous êtes fan de la série, ce magazine sera pour vous incontournable. Je vous le recommande!

A noter que dBD prépare aussi pour 2016 un autre hors-série consacré à XIII, tout un programme.

Pour clôturer cette petite chronique d’actualité, je vais vous citer le billet d’humeur d’Henri Filippini, en page 80  de l’ouvrage:

« Ce retour aux grands classiques du passé témoigne de l’inquiétude des éditeurs qui ont du mal à imposer de nouvelles créations auprès d’un lectorat quelque peu écrasé par la multitude d’albums sans ligne éditoriale, sans héros identifiables, sans scénarios capables de les faire rêver. Les problèmes intimes entre la chambre et la cuisine, les catastrophes, l’écologie, la politique, la maladie…C’est bien d’en parler, mais de là à faire rêver le lecteur…

Ric Hochet et ses vieux potes sont heureusement là pour occuper ce vide que de trop rares tentatives tentent de combler. Merci, messieurs Zidrou et Van Liemt, de nous offrir ce plaisir tout simple de savourer une bonne BD sans chercher à nous gaver les neurones. »

Ça, c’est bien envoyé !

 

a08-3e78906.gif: Appréciation générale         

 

Capitol.

 

dBD, Hors série,  Ric Hochet, Tibet, Duchâteau, Zidrou, Van Liemt, polar, thriller, 06/2015

 

MILLE TEMPÊTES.

Mille tempête,Sandoval, Paquet, 8/10, fantastique, 06/2015Mille tempête,Sandoval, Paquet, 8/10, fantastique, 06/2015Scénario et dessin : Tony Sandoval

Sortie : 3 juin 2015 – one shot

Editions Paquet

144 pages – cartonné

Fantastique

 

 

Résumé-présentation (de l’éditeur ) :

Je suis une âme qui erre depuis l’aube des temps.

Mon peuple t’a confondue avec moi.

Rentre chez toi, maintenant, pour accomplir ton destin.

Je te salue Lisa ! Ange et démon …

 

 

Mille tempête,Sandoval, Paquet, 8/10, fantastique, 06/2015

 

 

Mon avis :  

Tony Sandoval continue ici d’enrichir une œuvre sans équivalent. Ce qui ravira ses inconditionnels. Son public que l’on croise en festival est très varié, de l’ado à la mère de famille, mais plutôt féminin. Ses fans sont très fidèles et achètent systématiquement tout ce qu’il produit. Les albums de ce dessinateur mexicain restent d’approche certes difficile, mais ils ne laissent jamais le lecteur insensible.  Remarqué depuis la publication du Cadavre et le sofa (chez le même éditeur), il a depuis affirmé son sens très personnel du découpage.  Petite précision : Il pense et écrit ses histoires en espagnol, puis les traduit lui-même en français. Sa maîtrise de la langue de Voltaire n’étant pas parfaite, la correction se fait à l’aide de l’équipe éditoriale et avec lui avant publication. Ce qui explique l’absence de mention d’un traducteur.

 

Au niveau du dessin, à l’aise dans différentes techniques (le noir et blanc, la couleur directe, l’aquarelle, la bichromie, le crayonné), l’auteur n’hésite pas à les mélanger avec  maîtrise. La couverture est à cet égard une subtile utilisation du brillant et du mat. Cet aspect formel en adéquation avec une histoire complexe donne parfois l’impression que l’album s’apparente  plus à un produit destiné à la jeunesse. Mais au-delà du coté naïf des illustrations, les apparences sont trompeuses et c’est un récit sombre et violent qui nous est livré.

Mille tempête,Sandoval, Paquet, 8/10, fantastique, 06/2015

 

Affranchi des convenances et des conventions, Tony Sandoval  pratique donc un graphisme en parfaite harmonie avec un scénario sensible qui génère une angoisse diffuse.

Il plonge le lecteur dans un univers déroutant, mélange de rêve, d’imaginaire et de réel. Dans cette originalité déstabilisante, on retrouve tous ses thèmes de prédilection. Une nature étrange, inquiétante,  peuplée d’êtres fantastiques. Un réel oppressant, mais rempli de poésie. Des enfants blessés par la vie et qui trouvent des passages entre rêve et réalité. L’auteur nous fait partager sa fascination pour les miroirs avec cette couverture d’anthologie.

 

Lorsque je me suis retrouvé avec le livre en mains, l’impression de toucher un objet de qualité s’est directement imposée. Passer les doigts sur cette magnifique couverture, sentir le poids de l’ouvrage, le feuilleter avec respect, tout cela m’a procuré un sentiment ambigu qui ne m’a pas quitté pendant une lecture plus attentive et plus critique. Il s’agit d’une bande dessinée, bien sûr, mais aussi d’un livre d’illustrations artistiques. Les strates narratives se déploient en nous faisant passer d’une histoire d’enfants à un récit complexe, elliptique et fascinant. L’émotion esthétique du regard importe autant que le plaisir de la lecture de ce conte noir.

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 

Le site internet des Editions Paquet : ICI

Le blog de Tony Sandoval : ICI

 

Skippy.

 

Mille tempête,Sandoval, Paquet, 8/10, fantastique, 06/2015

 

Drifter

drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015Scénario : Ivan Brandon

Dessin : Nic Klein

Éditeur : Glénat Comics

128 pages

date de sortie : avril 2015

genre : science fiction

 

 

 

résumé (éditeur)

Le futur. Dans sa grande tradition de colonisation, l’Humanité s’est attaquée à d’autres planètes, minant et épuisant les ressources naturelles qu’elle rencontre sur son passage et, accessoirement, en laissant derrière elle des kyrielles de mondes inertes, sans vie… Abram Pollux va connaître un destin peu ordinaire sur la planète Ouro où son vaisseau spatial KF424 s’écrase violemment après une tentative d’atterrissage des plus périlleuses. Lorsqu’il s’éveille péniblement, la mémoire embrouillée, il se retrouve immédiatement confronté à un extraterrestre d’apparence belliqueuse. S’en suivra une confrontation dont notre héros sortira indemne, mais qui lui fera comprendre que sa peau ne vaut pas bien cher en cette lointaine contrée.

C’est quand il débarque dans une ville fantôme qu’Abram comprend véritablement le sens de sa nouvelle mission… Son épopée survivaliste se transformera alors en véritable quête d’humanité.

 

 

« La loi, ici, c’est un concept relatif »

 

 

Sorti en avril dernier en même temps que Lazarus et Sex criminal, Drifter fait partie du trio inaugural du nouveau label comics de chez Glénat. Ivan Brandon et Nic Klein ont déjà travaillés ensemble abordant le registre médiéval sur la série Viking encore inédite dans nos contrées. Ici ils se sont lancés dans une aventure de pure science-fiction, mélangeant – d’après le dossier de presse – western et space-opera. Ce premier tome regroupe les cinq premiers chapitres parus aux États-Unis de novembre 2014 à mars 2015.

L’histoire commence par le crash d’un vaisseau sur une étrange planète. La mise en scène est assez spectaculaire et grandiose, et le pilote Abram Pollux est miraculeusement le seul à survivre à ce crash. Dès qu’il émerge il se retrouve confronté à des créatures extra terrestres, puis à d’autres humains. S’ensuit une errance quasi solitaire du héros sur cette planète qui semble hostile et dont le mystère qui l’habite ne nous sera pas révélé dans ce tome.

L’auteur tente de nous appâter en ouvrant une multitude de pistes qui se finissent toute en eau de boudin et nous montre un personnage qui semble lui-même se demander ou on veut l’emmener. Les personnages qu’il croise sont tous plus énigmatiques les uns que les autres et n’aident pas vraiment à lever le voile sur cette mystérieuse planète. Les pistes sont bien plus que brouillées, elles s’évaporent ! Je me suis d’ailleurs demandé à mi chemin si l’auteur savait ou il allait. Comme le personnage, le lecteur est bringuebalé de ci de là, et finit par ne plus savoir ou il est ni d’où il vient. Bref, je me suis vite noyé dans la lecture de cette histoire très ennuyeuse, ou l’intrigue semble absente, le héros sans intérêt et ou les codes des genres évoqués dans le pitch se télescopent plus qu’ils ne fusionnent.

 

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Vraiment dommage, parce que le dessin, lui, est de très grande qualité. Nic Klein a réalisé des planches d’une beauté époustouflante et d’une grande puissance évocatrice. Dans un style réaliste il s’empare de l’imagerie du space-opéra et du western et, contrairement au scénario, réussit parfaitement à marier les deux. S’occupant également de la mise en couleur et ne reniant pas l’influence qu’a vraisemblablement eu Moebius/Giraud sur son travail, Nic Klein pose des décors et des ambiances soignées motivant le lecteur à poursuivre sa lecture.

 

Malgré un dessin digne des plus belles œuvres de SF, ce space-opéra est bien trop brouillon et manque cruellement de liant pour le faire entrer dans le Panthéon de la science-fiction.

 

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Loubrun

 

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