EXPOSITION « SIBYLINNE » – RAYMOND MACHEROT A BRUXELLES.

Communiqué de presse

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

L’avis de Samba BD:

Raymond Macherot est un des pionniers de la bande dessinée belge, trop peu reconnu par rapport à son immense talent. Cette exposition consacrée à son personnage « Sibylline » permettra, espérons-le, de le remettre en lumière. Il le mérite! L’exposition est complétée par des planches d’André Taymans, le repreneur de la série. Une exposition très intéressante (du 3 au 29 avril 2015) proposée par la galerie Paris-Bruxelles qui s’installe maintenant dans le quartier du Sablon (9, rue de la paille) à Bruxelles.

 

Les maitres saintiers – tome 1 – à l’accord parfait, 1788

maitres saintiers,fino,bollée,glénat,histoire,saga,artisanat,histoire de famille,fondeurs de cloches,ésotérisme,032015,710maitres saintiers,fino,bollée,glénat,histoire,saga,artisanat,histoire de famille,fondeurs de cloches,ésotérisme,032015,710Scénario : Laurent Frédéric Bollée

Dessin : Serge Fino

Editeur : Glénat

48 pages

date de sortie : mars 2015

genre : Saga, Histoire, Esotérique

 

 

Résumé

1788. Étienne et François Rochebrune sont deux frères jumeaux aux caractères diamétralement opposés : Étienne, l’intellectuel, passe sa vie dans les livres, tandis que François, plus impulsif, est une vraie force de la nature. Ils descendent d’une longue lignée de maîtres saintiers dont le métier consiste à dessiner, sculpter et fondre les cloches. En recherche d’un chantier où exercer leurs talents, ils arrivent à la ville de Châtellerault. Ici, les gens se plaignent de la cacophonie produite par les cloches en piteux état de l’église Saint-Jacques. Comme il est de coutume de croire que les jumeaux portent malheur, les fidèles voient les frères Rochebrune d’un mauvais œil. Pourtant le maire de la ville décide de leur confier le chantier. Après une brève inspection, les jumeaux constatent l’étendue des dégâts et découvrent, gravées sur les cloches, de mystérieuses inscriptions en latin datant du XIVe siècle qui dévoileraient l’emplacement du tombeau de la Vierge Marie !

 

 » Je dis juste que depuis que vous êtes dans la région,

les ennuis ont commencé … »

 

Les éditions Glénat ont le chic pour nous servir de grandes sagas, qu’elles soient familiales, sociales ou ésotériques. Après les brasseurs de bière dans Les maitres de l’orge, les pêcheurs de sardine dans les Chasseurs d’écume ou les secrets de la Franc-maçonnerie dans le Triangle secret, Laurent Frédéric Bollée (Deadline, Un long destin de sang, Terra Australis) et Serge Fino (Chasseurs d’écume), nous proposent une incursion au sein de la corporation des maitres saintiers plus communément nommés « fondeurs de cloches ».

 

S’inspirant directement de la vie de sa propre famille, Laurent Frédéric Bollée met à l’honneur avec passion un artisanat méconnu, qui a contribué – et contribue toujours – à rythmer la vie de toutes les villes et villages. La fabrication des cloches des églises est un véritable art que l’auteur entend bien nous faire partager.

Mais il n’a pas l’intention de nous ennuyer en nous livrant un cours magistral sur la fonderie. Son scénario mêle habilement Histoire et action à la sauce thriller ésotérique, dans des proportions suffisamment raisonnables pour capter l’attention du lecteur.

 

Le scénario, de facture assez classique, est sans grande surprise pour l’instant, mais il est efficace. L’auteur a le temps de réserver son lot de surprises, puisque la série est prévue en 7 tomes et la saga doit se dérouler jusqu’au XXe siècle. Pour l’instant, il plante le décor, installe les personnages et lance l’intrigue sur les chapeaux de roue en terminant ce tome 1 sur un cliffhanger à faire pâlir d’envie les meilleurs scénaristes américains de série TV.

 

Serge Fino qui avait magnifiquement mis en image la saga sardinière des Chasseurs d’écume, récidive ici avec le même talent. Son dessin réaliste est soigné, les planches sont belles et les ambiances réussies. Comme le scénario, c’est sans fioritures, parfois un peu austère, mais rudement efficace.

 

Voilà donc une nouvelle série qui démarre bien et qui présente tous les ingrédients pour trouver rapidement son public, pour peu que l’aspect ésotérique ne prédomine pas trop.

 

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Loubrun

 

Pour en savoir un peu plus sur la fonderie Bollée : ICI

Le Carillon de l’église de Châtellerault, composé de 52 cloches Bollée. C’est ici que démarre l’intrigue de cette saga.

 

Deux Frères

deux frères,gabriel bà,fàbio moon,milton hatoum,urban comics,drame familial,brésil,adaptation610,032015deux frères,gabriel bà,fàbio moon,milton hatoum,urban comics,drame familial,brésil,adaptation610,032015Scénario et dessin : Gabriel Bà et Fabio Moon

adapté du roman de Milton Hatoum

Éditeur : Urban Comics

240 pages

date de sortie : mars 2015

 

 

 

 

 

Résumé

Yaqub, fils d’une famille libanaise établie dans la ville brésilienne de Manaus, revient au pays après cinq ans passés au Liban. Il retrouve son père, sa mère et surtout son frère jumeau, Omar. Tous attendent d’assister au bonheur de la réunion des deux frères mais personne n’a véritablement pris conscience que ces cinq ans de séparation ont en réalité cristallisé leur rivalité née à l’occasion d’une querelle sentimentale, quelques mois avant le départ subit de Yaqub pour le Liban. Une rivalité que la cicatrice au visage de Yaqub ne cessa de lui rappeler chaque jour de son exil au Liban.

 

« Ce qui inquiétait le plus Halim, c’était la séparation des jumeaux »

 deux frères,gabriel bà,fàbio moon,milton hatoum,urban comics,drame familial,brésil,adaptation610,032015

 

Après le carton de Daytripper des deux frères Gabriel Bà et Fabio Moon, un nouvel album portant leur signature attire forcément l’oeil. D’autant que L’Aliéniste, leur dernier ouvrage paru en septembre dernier m’avait enchanté.

 

Les deux jumeaux Brésiliens restent dans le registre de l’adaptation littéraire en mettant en image Deux Frères, le roman de Milton Hatoum.

Cette histoire raconte la chute et la déchéance d’une famille de Manaus à travers la lutte fratricide de deux jumeaux.

Comme souvent, les histoires de familles sont compliquées et pas franchement drôles, parfois même sordides.

Si le narrateur – le fils d’une indienne au service de la famille – permet de prendre un peu de recul sur ce drame familial, il n’en demeure pas moins que le lecteur finit par être consterné et affligé par tant de violence inutile et bien futile, mais ô combien destructrice. Rancœur, orgueil, regrets, jalousie, désirs, incompréhension, incommunicabilité entre père et fils, mère dévoratrice et castratrice, animent les personnages rendant leur relation complexes et malsaines.

Comme je le disais, on ne rit pas en lisant Deux frères. La tension est omniprésente et palpable à chaque page, et la lecture devient parfois pénible. Les 240 pages ne s’avalent pas d’une traite et les auteurs n’épargneront personne en mettant en place un final brutal au cynisme glaçant.

 

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Dans un style très différent de leurs précédents ouvrages, les auteurs ont choisit un traitement graphique en noir et blanc qui est magnifique et qui n’a rien a envier aux maitres du noir et blanc que sont Didier Comès, José Munoz ou Hugo Pratt, pour ne citer qu’eux. Les contrastes servent parfaitement bien le récit et placent ce drame familial entre ombres et lumières.

 

Si j’ai préféré Daytripper et encore davantage l’Aliéniste, Deux frères reste un bon album mais dont la lecture vous prendra un peu d’énergie.

 

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Loubrun

 

Pour en savoir plus sur Milton Hatoum : ICI

 

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